Arrêté du 28 décembre 2021 portant homologation du cahier des charges concernant le mode de production biologique d'animaux d'élevage et complétant les dispositions du règlement UE 2018/848 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2018 et de ses actes secondaires

Version INITIALE

NOR : AGRT2136935A

ELI : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2021/12/28/AGRT2136935A/jo/article_snum7

Texte n°119


Sont concernés les alpagas de l'espèce Vicugna pacos et les lamas de l'espèce Lama glama.
Ces dispositions s'ajoutent et complètent les dispositions du règlement (UE) 2018/848 du Parlement européen et du Conseil et notamment les règles détaillées applicables aux ovins.
6.1. Bâtiments
6.1.1 Caractéristiques des bâtiments
Les bâtiments destinés aux alpagas et lamas remplissent les conditions suivantes :


- La surface au sol doit être construite en dur, c'est-à-dire qu'elle ne peut pas être constituée de caillebotis ou de grilles.
- Elle doit être couverte d'une litière telle que la paille, copeaux de bois, sable, …
- Il convient d'aménager une zone avec un substrat adapté (terre, sable…) afin que ces animaux puissent assouvir leur comportement naturel de roulade.


6.1.2 Densités de chargement
La densité de chargement est telle qu'elle n'entraine pas de dépassement de la limite de 170 kg d'azote par an et par hectare de terres agricoles. Le nombre d'animaux par hectare est donc limité à 10 pour les alpagas et 7 pour les lamas.
6.1.3 Superficies minimales à l'intérieur et à l'extérieur


Type d'animaux

A l'intérieur
m2/tête

A l'extérieur
m2/animal à l'exclusion des pâturages

Alpaga

2

3,5

Lama

4

6


6.2. PRATIQUES D'ÉLEVAGE
La castration physique est autorisée. La souffrance des animaux est réduite au minimum grâce à une anesthésie et/ou une analgésie suffisante et à la réalisation de chaque opération à l'âge le plus approprié par du personnel qualifié
6.3. ALIMENTS POUR ANIMAUX
Tous les jeunes sont nourris au lait maternel, de préférence à d'autres laits naturels, pendant une période minimale de 6 mois.
Au moins 90% de la matière sèche composant la ration journalière provient de fourrages grossiers, frais séchés ou ensilés.