Convention collective des coopératives agricoles de céréales, de meunerie, d'approvisionnement, d'alimentation du bétail et d'oléagineux (mise à jour par avenant n° 122 du 14 novembre 2013)

Textes Attachés : Accord du 19 novembre 2008 relatif au dialogue social et au développement de la négociation collective

Extension

Etendu par arrêté du 3 sept. 2009 JORF 16 sept. 2009

IDCC

  • 7002

Signataires

  • Fait à : Fait à Paris, le 19 novembre 2008. (Suivent les signatures.)
  • Organisations d'employeurs : Les COOP de France, métiers du grain ; Les COOP de France, nutrition animale,
  • Organisations syndicales des salariés : La FGA CFDT ; La FGTA FO ; La CFTC-Agri ; Le SNCOA CFE-CGC ; L'UNSA 2A,

Condition de vigueur

Il entrera en vigueur le premier jour suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.

Numéro du BO

2009-25

ChronoLégi l'accès au droit dans le temps

Voir le sommaire de la convention

Convention collective des coopératives agricoles de céréales, de meunerie, d'approvisionnement, d'alimentation du bétail et d'oléagineux (mise à jour par avenant n° 122 du 14 novembre 2013)

    • Article

      En vigueur


      La conclusion du présent accord s'inscrit dans le cadre de la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social, conformément aux dispositions de l'article 14 de la loi du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale.
      Il témoigne de la volonté des parties signataires de favoriser le développement de la négociation collective et de renforcer le dialogue social, tant au niveau de la branche que des entreprises, quelle que soit leur taille.
      Les parties signataires reconnaissent le rôle essentiel des syndicats représentatifs dans le domaine de la négociation collective.
      Le présent accord de branche a pour objet de définir le cadre de la négociation dans les entreprises et de permettre la négociation dans les entreprises dépourvues de délégué syndical.
      Les parties signataires s'engagent à ouvrir des négociations sur le dialogue social dans les 6 mois qui suivent la signature du présent accord.
      A cet effet, les parties ont décidé de mettre en oeuvre les dispositions qui suivent.

      Conditions d'entrée en vigueur

      Il entrera en vigueur le premier jour suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.

  • Article 1

    En vigueur

    Champ d'application


    Le champ d'application du présent accord est celui de la convention collective nationale de céréales, de meunerie, d'approvisionnement, d'alimentation du bétail et d'oléagineux.

    Conditions d'entrée en vigueur

    Il entrera en vigueur le premier jour suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.

  • Article 2

    En vigueur

    Négociation en l'absence de présence syndicale


    Conformément aux dispositions des articles L. 2232-21 et suivants du code du travail, dans les entreprises dépourvues de délégué syndical ou de délégué du personnel faisant fonction de délégué syndical, il est possible de négocier des accords collectifs avec :
    ― les représentants élus du personnel au comité d'entreprise ou, à défaut, les délégués du personnel ;
    ― ou, en l'absence de délégué syndical et lorsqu'un procès-verbal de carence a établi l'absence de représentants élus du personnel ou dès lors que l'entreprise n'est pas assujettie à l'obligation d'organiser des élections professionnelles  (1), un ou plusieurs salariés dûment mandatés par une ou plusieurs organisations syndicales reconnues représentatives dans la branche au plan national.


    Réunions de négociation


    Le temps passé en réunion de négociation et de déplacement est considéré comme temps de travail effectif et rémunéré comme tel.
    Lors d'une première réunion, les parties déterminent :
    ― le calendrier de négociation ;
    ― les informations qui seront communiquées avant la négociation et les délais de transmission aux élus du personnel ou salariés mandatés.
    Il ne pourra être dérogé aux dispositions ci-dessus que dans un sens plus favorable.


    Crédit d'heures


    Les représentants élus du personnel et les salariés mandatés bénéficient d'un crédit d'heures individuel de délégation, spécifique, de 10 heures.
    Ce crédit d'heures a pour seul objet la préparation de la négociation ainsi que l'information des salariés durant le processus de négociation.
    Ces heures sont considérées et rémunérées comme du temps de travail effectif.
    Il ne pourra être dérogé aux dispositions ci-dessus que dans un sens plus favorable.


    Frais de déplacement


    Les frais de déplacement engagés par les représentants élus du personnel et les salariés mandatés pour se rendre aux réunions de négociation seront pris en charge par l'entreprise.
    Il ne pourra être dérogé aux dispositions ci-dessus que dans un sens plus favorable.

    (1) Termes exclus de l'extension comme étant contraires aux dispositions de l'article L. 2232-25 du code du travail.


     
    (Arrêté du 3 septembre 2009, art. 1er)

    Conditions d'entrée en vigueur

    Il entrera en vigueur le premier jour suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.

  • Article 3

    En vigueur

    Mandatement syndical


    Modalités d'exercice du mandat


    L'employeur ou son représentant devra informer les organisations syndicales reconnues représentatives au sens de l'article 2 du présent accord au plan national, de sa décision d'engager des négociations, par lettre recommandée avec avis de réception. Cette lettre devra préciser le(s) thème(s) de la négociation ainsi que l'exposé des motifs.
    Le mandat, comportant l'indication du nom du mandataire et son objet, doit être délivré au salarié mandaté et à l'employeur par l'organisation syndicale mandante, préalablement à l'ouverture de la négociation par lettre recommandée avec avis de réception. Le mandat est limité à l'objet pour lequel il est délivré.
    Le salarié mandaté pourra être accompagné d'un autre salarié de l'entreprise lors de la négociation.
    Le temps passé par ce dernier en réunion sera considéré comme temps de travail effectif et rémunéré comme tel.
    Il ne pourra être dérogé aux dispositions ci-dessus que dans un sens plus favorable.
    Le mandat prend fin, soit :
    ― à la date de signature de l'accord ;
    ― à la date de retrait du mandat par le syndicat mandant. Le retrait du mandat doit être notifié à l'employeur par lettre recommandée avec avis de réception ;
    ― en cas d'échec des négociations constaté par procès-verbal, établi par l'employeur ou son représentant.


    Consultation des salariés


    L'accord signé par un salarié mandaté doit être approuvé par les salariés de l'entreprise ou de l'établissement à la majorité des suffrages exprimés. Les modalités de vote sont régies conformément aux dispositions du code électoral. Les salariés devront pour cela être informés 15 jours au moins avant la date prévue du scrutin, de l'heure et de la date de celui-ci, du contenu de l'accord, du texte de la question soumise à leur vote. A défaut d'approbation par les salariés consultés, l'accord est réputé non écrit.


    Protection des salariés mandatés


    Les salariés mandatés conformément aux stipulations du présent accord, bénéficient de la protection prévue par l'article L. 2411-4 du code du travail.

    Conditions d'entrée en vigueur

    Il entrera en vigueur le premier jour suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.

  • Article 4

    En vigueur

    Contenu des accords


    Les accords d'entreprise ou d'établissement conclus dans les entreprises ou établissements dépourvus de délégué syndical, entre la direction et les représentants élus du personnel ou un ou plusieurs salariés mandatés à cet effet et relevant du présent texte, pourront traiter tous les thèmes de négociation à l'exclusion de ceux relevant de dispositions légales spécifiques.

    Conditions d'entrée en vigueur

    Il entrera en vigueur le premier jour suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.

  • Article 5

    En vigueur

    Validation des accords d'entreprise


    Commission paritaire nationale de validation


    Les accords d'entreprise ou d'établissement signés avec les membres élus du comité d'entreprise ou, à défaut, les délégués du personnel, doivent être validés par une commission paritaire nationale créée au sein de la branche.
    Ils ne pourront acquérir la qualité d'accords collectifs du travail qu'après approbation par la commission paritaire nationale de validation.


    5.1. Rôle


    La commission paritaire nationale de validation a pour objet exclusif de vérifier la conformité des accords signés entre l'employeur, ou son représentant, et les élus du personnel avec les dispositions conventionnelles et la loi en vigueur.


    5.2. Saisine


    L'employeur envoie au secrétariat de la commission un exemplaire de l'accord dont il demande la validation.
    Les accords soumis à la commission paritaire de validation devront être obligatoirement accompagnés :
    ― d'une fiche signalétique dûment complétée comportant les informations suivantes : identification de l'entreprise, effectif annuel de l'entreprise sur les 12 mois précédant la mise en place de l'accord, le nombre de salariés concernés par l'accord ;
    ― d'une copie du procès-verbal des dernières élections professionnelles.


    5.3. Composition


    La commission est composée d'un représentant de chaque organisation syndicale de salariés signataire du présent accord ou adhérente à celui-ci, constituant le collège salariés, et d'un nombre égal de représentants de l'organisation patronale, présents ou représentés, constituant le collège employeurs.
    En cas d'absence, un membre de la commission pourra donner pouvoir à un autre membre, ce pouvoir devant être présenté aux membres présents avant le vote sur la validation de l'accord.
    Le secrétariat de la commission est assuré par l'organisation patronale.


    5.4. Fonctionnement et organisation


    La commission paritaire nationale de validation se réunira 3 fois par an, au cours des 1er, 2e et 4e trimestres, sur convocation de son président. Chaque réunion étant séparée d'au plus 4 mois.
    Un calendrier prévisionnel est établi en début d'année par le secrétariat, après consultation des membres de la commission paritaire nationale de validation.
    Une copie des accords à examiner accompagnée des éléments prévus par l'article 5.2 et de la convocation est adressée aux membres de la commission par le secrétariat au moins 2 semaines avant la date de la réunion.
    Chaque séance de la commission est présidée alternativement par un membre du collège salariés et par un représentant du collège employeurs.
    Le vote a lieu par collège.
    L'accord est validé si, dans chaque collège, la majorité des voix des membres présents ou représentés y est favorable.
    En cas d'égalité de vote dans un collège, c'est la majorité des votants de la commission qui l'emporte.
    Les décisions de la commission sont consignées dans un procès-verbal approuvé par les membres de la commission.
    Le procès-verbal comportera les mentions suivantes :
    ― les membres présents ;
    ― les membres représentés ;
    ― le nombre de voix en faveur ou en défaveur de l'accord dans chaque collège.
    En l'absence de validation, ou dans le cas du rejet d'un accord, un avis motivé sera transmis aux parties signataires de l'accord.

    Conditions d'entrée en vigueur

    Il entrera en vigueur le premier jour suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.

  • Article 6

    En vigueur

    Observatoire de la négociation collective


    La commission paritaire nationale de validation transmettra chaque année à la commission mixte nationale un bilan des accords signés selon les modalités de l'article 5 du présent accord, dans le cadre de l'examen annuel du rapport de branche.

    Conditions d'entrée en vigueur

    Il entrera en vigueur le premier jour suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.

  • Article 7

    En vigueur

    Entrée en vigueur des accords


    Accords signés par un salarié mandaté


    L'entrée en vigueur des accords d'entreprise ou d'établissement est subordonnée à leur dépôt par l'employeur à l'administration compétente du lieu de signature de l'accord et au conseil de prud'hommes, accompagné du procès-verbal relatif à la consultation des salariés.


    Accords signés par les instances représentatives du personnel


    L'entrée en vigueur des accords d'entreprise ou d'établissement est subordonnée à leur dépôt par l'employeur à l'administration compétente du lieu de signature de l'accord et au conseil de prud'hommes, accompagné du procès-verbal de la commission paritaire de validation.

    Conditions d'entrée en vigueur

    Il entrera en vigueur le premier jour suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.

  • Article 8

    En vigueur

    Durée. ― Révision


    Durée


    Le présent accord est conclu pour une durée déterminée de 3 ans à compter de son extension. Il cessera automatiquement de produire ses effets à l'issue de ce délai.
    Les partenaires sociaux se rencontreront dans les 3 mois précédant la date d'expiration de l'accord, afin de dresser le bilan et d'examiner les modalités de conclusion d'un nouvel accord.


    Révision


    Chaque partie signataire peut demander la révision de tout ou partie du présent accord, selon les modalités suivantes :
    ― la demande de révision devra être portée à la connaissance des autres parties signataires par lettre recommandée avec avis de réception et être accompagnée d'un projet sur le ou les articles concernés ;
    ― les négociations débuteront le plus rapidement possible, et au plus tard dans un délai de 3 mois suivant la réception de la demande de révision ;
    ― les dispositions de l'avenant portant révision se substitueront de plein droit à celles de l'accord qu'elles modifient ;
    ― le présent accord restera en vigueur jusqu'à l'application de l'accord révisé.

    Conditions d'entrée en vigueur

    Il entrera en vigueur le premier jour suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.

  • Article 9

    En vigueur

    Dépôt et publicité


    Le présent accord sera déposé par les soins de la partie la plus diligente en cinq exemplaires originaux à l'administration compétente de Paris ainsi qu'au conseil des prud'hommes.

    Conditions d'entrée en vigueur

    Il entrera en vigueur le premier jour suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.

  • Article 10

    En vigueur

    Entrée en vigueur


    Il entrera en vigueur le premier jour suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.

    Conditions d'entrée en vigueur

    Il entrera en vigueur le premier jour suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.

  • Article 11

    En vigueur

    Extension


    Les parties signataires demandent l'extension du présent accord.

    Conditions d'entrée en vigueur

    Il entrera en vigueur le premier jour suivant la publication de l'arrêté d'extension au Journal officiel.