Le ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, et la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales,
Vu le code de l'environnement, notamment ses articles R. 213-48-1 à R. 213-48-11 ;
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment ses articles L. 2224-5, R. 2224-20, D. 2224-1 ;
Vu l'arrêté du 2 mai 2007 relatif aux rapports annuels sur le prix et la qualité des services publics d'eau potable et d'assainissement ;
Vu l'arrêté du 22 juin 2007 relatif à la collecte, au transport et au traitement des eaux usées des agglomérations d'assainissement ainsi qu'à la surveillance de leur fonctionnement et de leur efficacité, et aux dispositifs d'assainissement non collectif recevant une charge brute de pollution organique supérieure à 1,2 kg/j de DBO5 ;
Vu l'avis de la mission interministérielle de l'eau en date du 7 juin 2007 ;
Vu l'avis du Comité national de l'eau en date du 26 juin 2007,
Arrêtent :
La liste des activités prévues à l'article R. 213-48-1 du code de l'environnement impliquant des utilisations de l'eau assimilables aux utilisations à des fins domestiques et exercées par les personnes abonnées au service d'eau potable ou disposant d'un forage pour leur alimentation en eau figure à l'annexe I du présent arrêté.
Les méthodes de prélèvement des effluents et d'analyses des différents éléments constitutifs de la pollution prévues à l'article R. 213-48-3 du code de l'environnement figurent à l'annexe II du présent arrêté.
La quantité de chaleur est déterminée par une mesure différentielle continue entre les eaux d'alimentation de l'établissement et celles rejetées, en intégrant les débits correspondants.
Pour réaliser le suivi régulier des rejets prévu à l'article R. 213-48-6 du code de l'environnement, le redevable adresse à l'agence de l'eau une demande d'agrément du dispositif de suivi régulier accompagnée du descriptif prévu à l'annexe III. L'agence informe de cette demande le préfet du département d'implantation de l'établissement.
L'agence accuse réception du dossier complet et procède ou fait procéder par un organisme mandaté au contrôle et à l'agrément du dispositif de suivi régulier.
L'agrément est subordonné à l'effectivité de la collecte des effluents dans l'établissement et, s'il y a lieu, à la conformité de la destination des boues et des déchets issus du dispositif de dépollution avec les prescriptions réglementaires en vigueur.
L'agence notifie au redevable le rapport de contrôle et la décision relative à l'agrément du dispositif de suivi régulier. Tout refus d'agrément du dispositif est motivé. L'agence transmet copie de la décision d'agrément au préfet du département d'implantation de l'établissement.
Après agrément et mise en uvre du dispositif de suivi régulier, les quantités de rejets mensuels des éléments constitutifs de la pollution dans le milieu naturel ou dans un réseau collectif d'assainissement sont déterminés en application des dispositions de l'annexe III au présent arrêté.
En cas de modification significative du dispositif de suivi régulier des rejets, le redevable adresse à l'agence un descriptif des modifications apportées.
Lorsque la mise en place d'un suivi régulier des rejets est possible, tout établissement dont le niveau théorique de pollution est inférieur aux seuils mentionnés à l'article R. 213-48-6 peut demander à l'agence l'agrément d'un dispositif de suivi régulier des rejets en application du présent article.
Les résultats du suivi régulier des rejets sont pris en compte pour la détermination de la redevance due au titre de l'année de l'agrément si cet agrément intervient avant le 30 septembre.
Les modalités de réalisation de la campagne générale de mesures prévues à l'article R. 213-48-7 du code de l'environnement figurent à l'annexe IV du présent arrêté.
Les grandeurs caractérisant les activités polluantes et déterminant pour chacune d'elles le niveau forfaitaire de pollution théorique produite pour chaque élément constitutif de la pollution prévues à l'article R. 213-48-8 du code de l'environnement figurent à l'annexe V du présent arrêté.
Les modalités de calcul de la pollution évitée mentionnée à l'article R. 213-48-9 du code de l'environnement figurent à l'annexe VI du présent arrêté.
En cas de facturation de l'eau au forfait en application de l'article R. 2224-20 du code général des collectivités territoriales, et en l'absence de comptage de l'eau distribuée, le volume d'eau forfaitaire annuel à retenir est fixé à 65 m ³ par habitant pour l'application des dispositions prévues aux articles L. 213-10-3 et L. 213-10-6 du code de l'environnement.
Pour l'application du présent arrêté dans les départements d'outre-mer et à Mayotte, les mots : « agence de l'eau » sont remplacés par les mots : « office de l'eau » dans le texte du présent arrêté.
L'arrêté du 28 octobre 1975 pris en exécution des articles 3, 5, 6, 10, 11 et 15 du décret n° 75-996 du 28 octobre 1975 portant application des dispositions de l'article 14-1 de la loi du 16 décembre 1964 modifiée relative au régime et à la répartition des eaux et à la lutte contre leur pollution est abrogé.
Toutefois, les redevances dues au titre des années antérieures à la date d'entrée en vigueur du présent arrêté sont établies suivant les modalités fixées par l'arrêté mentionné à l'alinéa précédent.
Le directeur de l'eau du ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables et le directeur des affaires économiques, sociales et culturelles du ministère de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.A N N E X E I
DÉFINITION DES ACTIVITÉS IMPLIQUANT DES UTILISATIONS DE L'EAU ASSIMILABLES AUX UTILISATIONS À DES FINS DOMESTIQUES
Les personnes abonnées au service d'eau potable ou disposant d'un forage pour leur alimentation en eau dont les activités impliquent des utilisations de l'eau assimilables aux utilisations de l'eau à des fins domestiques sont celles dont les locaux où a lieu la livraison d'eau permettent l'exercice des activités suivantes :
― des activités de commerce de détail, c'est-à-dire de vente au public de biens neufs ou d'occasion essentiellement destinés à la consommation des particuliers ou des ménages ;
― des activités de services contribuant aux soins d'hygiène des personnes, laveries automatiques, nettoyage à sec de vêtements, coiffure, établissements de bains-douches ;
― des activités d'hôtellerie, résidences de tourisme, camping et caravanage, parcs résidentiels de loisirs, centres de soins médicaux ou sociaux pour de courts ou de longs séjours, congrégations religieuses, hébergement de militaires, hébergement d'étudiants ou de travailleurs pour de longs séjours, centres pénitenciers ;
― des activités de services et d'administration pour lesquelles les pollutions de l'eau résultent principalement des besoins visés à l'article R. 213-48-1 du code de l'environnement :
― activités de restauration, qu'il s'agisse de restaurants traditionnels, de self-services ou d'établissements proposant des plats à emporter ;
― activités d'édition à l'exclusion de la réalisation des supports ;
― activités de production de films cinématographiques, de vidéo et de programmes de télévision, d'enregistrement sonore et d'édition musicale, de production et de diffusion de radio et de télévision, de télédiffusion, de traitement, d'hébergement et de recherche de données ;
― activités de programmation et de conseil en informatique et autres services professionnels et techniques de nature informatique ;
― activités administratives et financières de commerce de gros, de poste et de courrier, de services financiers et d'assurances, de services de caisses de retraite, de services juridiques et comptables, activités immobilières ;
― activités de sièges sociaux ;
― activités de services au public ou aux industries comme les activités d'architecture et d'ingénierie, activités de contrôle et d'analyses techniques, activités de publicité et d'études de marché, activités de fournitures de contrats de location et de location bail, activités de service dans le domaine de l'emploi, activités des agences de voyage et des services de réservation ;
― activités d'enseignement ;
― activités de services d'action sociale, d'administrations publiques et de sécurité sociale, ainsi que les activités administratives d'organisations associatives et d'organisations ou d'organismes extraterritoriaux ;
― activités pour la santé humaine, à l'exclusion des hôpitaux généraux et spécialisés en médecine ou chirurgie ;
― activités de services en matière de culture et de divertissement, y compris les bibliothèques, archives, musées et autres activités culturelles ;
― activités d'exploitation d'installations de jeux de hasard ;
― activités sportives, récréatives et de loisirs ;
― activités des locaux permettant l'accueil de voyageurs.A N N E X E I I
LES MÉTHODES DE PRÉLÈVEMENT
ET D'ANALYSES DES EFFLUENTSLa présente annexe définit les méthodes utilisées pour la détermination des quantités d'éléments constitutifs de la pollution pour le suivi régulier des rejets, lors de la réalisation de campagnes générales de mesures et pour la détermination de la pollution évitée, sans préjudice des dispositions des annexes III, IV et VI du présent arrêté.
1. Mesure des débits
Les dispositifs de mesure de débit en continu sont équipés d'enregistreurs et de totalisateurs conformes aux normes en vigueur. Les installations de comptage doivent être accessibles et assurer la sécurité du personnel.
2. Prélèvement d'échantillons des rejets
Les échantillons d'effluents sont réalisés sur la base des normes EN NF ISO 5667-1, NF EN ISO 5667-3 et ISO 5667-10.
Les préleveurs utilisés sont conformes aux règlements et normes en vigueur et leur mise en uvre compatible avec les conditions édictées par le constructeur.
Le prélèvement d'échantillons satisfait aux exigences suivantes :
― l'effluent est homogène, en particulier le point de prélèvement est situé à une distance suffisante du dernier raccordement d'une canalisation. Si nécessaire, une installation d'homogénéisation peut être utilisée sous réserve que cette installation ne modifie pas la qualité des eaux résiduaires ;
― les prélèvements sont réalisés à l'aide d'échantillonneurs automatiques, proportionnellement au débit de l'effluent.
Les préleveurs d'échantillons doivent notamment :
― avoir une vitesse d'aspiration égale ou supérieure à 0, 5 m / s ;
― être équipés de tuyaux d'aspiration et de refoulement d'un diamètre interne minimal de 9 mm ;
― être équipés d'un système de purge séquentielle du tuyau d'aspiration ;
― être munis d'une enceinte réfrigérée à 4° C sauf cas particuliers.3. Préparation et conservation des échantillons
Les échantillons d'effluents sont conservés selon les prescriptions de la norme EN 5667-3.
Les différentes déterminations sont faites dans des délais les plus courts possibles après prélèvement des échantillons et, sauf cas particulier dûment justifié, dans les 24 heures qui suivent la fin de prise de l'échantillon. Dans tous les cas, les échantillons doivent être conservés dans des conditions de température adaptées.
Les échantillons solides ou pâteux sont soumis à l'essai de lixiviation sur la base de la norme AFNOR X 31-210. Le mélange des deux premiers lixiviats fait l'objet de détermination des éléments définis au présent article, à l'exception des matières en suspension.
La détermination de la toxicité aiguë et des composés halogénés adsorbables sur charbon actif est précédée d'une décantation de deux heures. On emploie pour cette décantation une éprouvette spéciale, constituée d'une partie de 19 centimètres de hauteur, dont l'angle au sommet de la génératrice et de l'axe est de 9°. Cette partie conique est surmontée d'une partie cylindrique de 30 centimètres de hauteur et de 6, 5 centimètres de diamètre intérieur. Les cônes peuvent être pourvus, à leur extrémité, d'un robinet qui facilite d'éventuelles opérations de soutirage et de nettoyage.
Pour cette décantation, il est versé un litre d'eau à analyser dans l'éprouvette. Après avoir laissé reposer pendant deux heures et sans ajouter les matières décantées ou celles qui peuvent flotter, il est soutiré, par siphonage, 500 millilitres d'eau en maintenant l'extrémité de l'instrument de soutirage au centre d'une section de l'éprouvette, à mi-distance entre la surface de la boue déposée et la surface du liquide. Le diamètre intérieur du tube de soutirage doit être de 5 millimètres.
La détermination de la toxicité aiguë et des composés halogénés adsorbables sur charbon actif est effectuée sur l'eau ainsi soutirée. Il est noté, pour information, le volume décanté en deux heures lu sur l'éprouvette de décantation.
Dans le cas particulier où tout ou partie de la charge polluante en toxicité aiguë et en composés halogénés adsorbables sur charbon actif contenue dans l'eau à analyser se trouve concentré dans la partie surnageante, les matières sédimentées sont soutirées. Après homogénéisation du reste de l'échantillon, il est prélevé 500 millilitres à partir desquels sera effectuée la détermination de la toxicité aiguë et des composés halogénés adsorbables sur charbon actif.4. Modalités de réalisation des analyses
a) Matières en suspension.
Les matières en suspension (MES) sont mesurées selon les normes NF EN 872 (indice de classement T 90-105) et NF T 90-105-2 Détermination des matières en suspension ».
b) Demande chimique en oxygène.
La détermination de la demande chimique en oxygène (DCO) s'effectue sur liquide brut homogénéisé suivant la norme AFNOR NF T 90-101 Détermination de la demande en oxygène (DCO)-Méthode par le bichromate de potassium » ou la norme ISO 15705 (méthode ST-DCO). Dans le cas où la demande chimique en oxygène est inférieure à trente milligrammes par litre, la détermination est effectuée uniquement avec la norme ISO 15705.
c) Demande biochimique en oxygène en cinq jours.
La détermination de la demande biochimique en oxygène en cinq jours (DBO5) s'effectue sur liquide brut homogénéisé selon la norme NF EN 1899-1 (indice de classement T 90-103-1) Détermination de la demande biochimique en oxygène (DBO) ».
d) Azote réduit.
La mesure de l'azote réduit est effectuée directement par détermination de l'azote Kjeldahl selon la norme NF EN 25663 (indice de classement : T 90-110).
e) Azote oxydé, nitrites et nitrates :
La détermination de l'azote oxydé est effectuée selon la norme NF EN ISO 13395 (indice de classement T 90-012) Détermination de l'azote nitreux et de l'azote nitrique ».
En cas de nécessité, les nitrites peuvent être déterminés séparément par la norme NF EN 26777 (indice de classement : T 90-013) Dosage des nitrites », les nitrates étant obtenus par différence.
f) Phosphore total.
La détermination du phosphore total organique et minéral est effectuée sur l'échantillon prélevé selon la norme NF EN ISO 6878 (indice de classement T 90-023) ou à défaut la norme NF EN ISO 11885 (indice de classement T 90-136).
g) Métox.
La détermination des métaux et métalloïdes visée à l'article R. 213-48-3 du code de l'environnement est effectuée sur l'échantillon prélevé après minéralisation de l'échantillon selon l'une des méthodes décrites dans les normes NF EN ISO 11885, NF EN ISO 15587-1 ou NF EN ISO 15587-2, selon les normes suivantes :
― mercure : NF EN 1483 (indice de classement T 90-113) Dosage du mercure total par spectrométrie d'absorption atomique sans flamme-Méthode après minéralisation au permanganate peroxodisulfate » ;
― autres métaux et métalloïdes : NF EN ISO 11885 (indice de classement T 90-136) Dosage de 33 éléments par spectroscopie d'émission atomique avec plasma couplé par induction ».
h) Toxicité aiguë.
La toxicité aiguë est déterminée à partir de la mesure des quantités de matières inhibitrices (MI), exprimées en équitox, selon la formule suivante :
Flux de toxicité de l'effluent = débit du rejet en m ³ × 100 / [CE (I) 50 ― 24 h].
Le terme [CE (I) 50 ― 24 h] est la concentration ayant un effet sur la moitié de la population de Daphnies, sa valeur étant exprimée en pourcentage de l'effluent soumis à l'essai.
La détermination de la toxicité aiguë à partir des matières inhibitrices est effectuée suivant l'échantillon prélevé selon la norme NF EN ISO 6341 (indice de classement T 90-301) Détermination de l'inhibition de la mobilité de Daphnia magna Straus (Cladocera crustacea)-essai de toxicité aiguë ».
i) Composés halogénés adsorbables sur charbon actif.
La détermination des composés halogénés adsorbables sur charbon actif est effectuée sur l'échantillon prélevé selon la norme NF EN 1485 (indice de classement T 90-151) Dosage des halogènes des composés organiques adsorbables (AOX) », sans stripage préalable des composés halogénés volatils.
j) Sels dissous.
La teneur en sels dissous de l'échantillon prélevé est déterminée à partir de la mesure de la conductivité de l'eau, exprimée en siemens / cm. Le poids de sel est représenté par le produit de la conductivité par le volume d'eau : siemens / cm × m ³.
La détermination des sels dissous est effectuée sur l'échantillon prélevé selon la norme AFNOR NF T 90-111 Détermination de la conductivité théorique d'une eau en vue de l'évaluation de sa teneur en sels dissous » ;
k) Chaleur.
La quantité de chaleur est déterminée par calcul à partir de mesures réalisées à l'aide d'un thermomètre enregistreur conforme à l'une des normes ISO relatives aux instruments de mesure de température.A N N E X E I I I
LE SUIVI RÉGULIER DES REJETSPour les éléments constitutifs de la pollution qui font l'objet d'un suivi dans le cadre des dispositions relatives aux installations soumises à autorisation en application des articles L. 512-1 et suivants du code de l'environnement, le descriptif du projet de suivi inclut les dispositions prises en application de ce suivi et le complète en tant que de besoin pour ce qui concerne les fréquences minimales d'analyses, le suivi des rejets des autres éléments constitutifs de la pollution et, si nécessaire, les dispositions relatives à la validation des mesures et des analyses.
1. Le descriptif du dispositif de suivi régulier des rejets d'éléments à l'origine de pollution de l'eau d'origine non domestique
Le descriptif du suivi régulier des rejets précise les dispositions prises pour mesurer les rejets des éléments caractéristiques de la pollution mentionnés au tableau du I de l'article R. 213-48-6 du code de l'environnement. Il inclut :
― un plan de localisation des divers points de rejets de l'établissement, identifiant les rejets d'eaux pluviales et d'effluents, ainsi que l'emplacement des points de rejets équipés pour réaliser le suivi régulier des rejets. En cas d'épandage direct d'effluents sur des terres agricoles, le suivi régulier des rejets porte sur les effluents avant épandage.
Le plan mentionne également, s'il y a lieu, le point de prélèvement d'eau.
Il précise les accès possibles aux points de prélèvement et de rejetet, s'il y a lieu, aux ouvrages de prétraitement et d'épuration des effluents ;
― un schéma de présentation du dispositif de dépollution, ou des installations de prétraitement avant rejet au réseau d'assainissement collectif ou un plan de situation du dispositif d'épandage. Ce schéma indique la localisation des appareils de mesures et de prélèvement ;
― un descriptif du mode d'échantillonnage des effluents mentionnant en particulier le dispositif d'asservissement au débit, du mode de conditionnement des échantillons ainsi que les principales caractéristiques techniques du matériel de prélèvement ;
― un descriptif du programme d'analyses précisant :
― la périodicité et le calendrier des analyses des divers éléments constitutifs de la pollution en application du point 2 de la présente annexe ;
― les règles retenues parmi celles mentionnées au point 4 de la présente annexe pour le calcul des rejets journaliers des divers éléments constitutifs de la pollution ;
― l'identification du matériel d'analyse et des méthodes utilisés pour chaque élément constitutif de la pollution pour les analyses réalisées dans l'établissement et, le cas échéant, les coordonnées du laboratoire auquel les analyses sont confiées, les analyses étant alors réalisées en application des normes et dispositions mentionnées à l'annexe II du présent arrêté ;
― et, le cas échéant, les dispositions prises pour la mesure des éléments constitutifs de la pollution présents dans l'eau prélevée par l'établissement et des volumes prélevés,
― un descriptif de la destination des boues et des déchets résiduaires de l'épuration des rejets ainsi que du dispositif d'évaluation des quantités de boues et de déchets.
Le descriptif du suivi régulier mentionne les coordonnées de l'organisme choisi par l'établissement pour procéder à la validation des mesures et des analyses ainsi que la fréquence des opérations de validation en application du point 3 de la présente annexe.
Le descriptif du suivi régulier des rejets est accompagné de la copie des actes administratifs relatifs à l'autorisation des rejets et à la gestion des boues et des déchets de l'établissement pris au titre de la police de l'eau et de la police des installations classées pour la protection de l'environnement.
En cas d'épandage direct d'effluents sur des terres agricoles, sont joints au descriptif du suivi régulier des rejets les éléments suivants :
― un rapport d'étude montrant l'effectivité de la collecte des effluents et la bonne étanchéité du dispositif de stockage des effluents ;
― l'étude du périmètre d'épandage portant sur l'ensemble des parcelles susceptibles d'être utilisées et définissant notamment la gestion des parcelles, le calendrier et les doses d'apport.2. La définition du programme d'analyses
2. 1. Si, pour au moins un des éléments constitutifs de la pollution, le niveau théorique de pollution déterminé en application du I de l'article R. 213-48-7 du code de l'environnement est égal ou supérieur à la valeur mentionnée au tableau de l'article R. 213-48-6 du même code, et en l'absence de conditions particulières liées à la localisation des rejets ou à la nature des effluents, le programme d'analyse des rejets est réalisé comme suit :
a) Un enregistrement de la mesure du débit du rejet est réalisé en continu, quel que soit le volume de l'activité de l'établissement ;
b) Un échantillon moyen journalier du rejet est réalisé sur une durée de 24 heures proportionnellement au débit écoulé à l'aide d'un préleveur automatique asservi au débit.
La constitution de l'échantillon moyen journalier commence le jour considéré et s'achève 24 heures après.
L'établissement peut proposer à l'agence de l'eau de constituer des échantillons sur une période supérieure à 24 heures et inférieure ou égale à un mois sur présentation d'une étude démontrant la faisabilité de l'échantillonnage et de la représentativité des résultats obtenus ;
c) L'établissement réalise au moins une analyse journalière d'un élément constitutif de la pollution, représentatif de l'activité de l'établissement.
Si pour un élément constitutif de la pollution, des études des rejets de l'établissement ou d'un échantillon représentatif d'établissements ayant des activités similaires permettent d'établir une règle de corrélation entre un élément constitutif de la pollution et un élément de substitution, l'analyse journalière peut porter sur cet élément de substitution.
L'élément de substitution peut être soit un autre élément constitutif de la pollution, soit tout autre élément pertinent.
L'analyse de l'élément constitutif de la pollution est réalisée une fois par semaine pour contrôle de la règle de corrélation en l'absence d'accord de l'agence de l'eau sur une fréquence moindre compte tenu de la nature et des caractéristiques des effluents ;
d) Pour les autres éléments constitutifs de la pollution ne faisant pas l'objet d'une analyse journalière et dont le niveau théorique de pollution déterminé en application de l'article R. 213-48-8 du code de l'environnement atteint ou dépasse la valeur mentionnée au tableau de l'article R. 213-48-6 du même code, les fréquences des analyses des échantillons ainsi constitués sont au moins celles mentionnées au tableau 1 ci-dessous, sans préjudice des dispositions suivantes :
― les prélèvements analysés sont représentatifs de l'activité de l'établissement ;
― l'analyse peut être réalisée sur un élément de substitution, si des études des rejets de l'établissement ou d'un échantillon représentatif d'établissements ayant des activités similaires permettent d'établir une règle de corrélation entre un élément constitutif de la pollution et cet élément de substitution.L'analyse de l'élément constitutif de la pollution est réalisée une fois par trimestre pour contrôle de la règle de corrélation en l'absence d'accord de l'agence de l'eau sur une fréquence moindre compte tenu de la nature et des caractéristiques des effluents ;
― si, pour un élément constitutif de la pollution, l'établissement réalise des analyses journalières ou hebdomadaires à l'aide de méthodes rapides ou de microméthodes utilisables sur site, il établit alors une règle de corrélation entre les résultats ainsi obtenus et les résultats obtenus en application des méthodes définies à l'annexe II du présent arrêté.L'établissement réalise une analyse trimestrielle de l'élément concerné en application de la méthode définie à l'annexe II pour le contrôle de la règle de corrélation en l'absence d'accord de l'agence de l'eau sur une fréquence moindre compte tenu de la nature et des caractéristiques des effluents ;
e) Si la mesure d'un élément constitutif de la pollution faite en application des méthodes mentionnées à l'annexe II du présent arrêté s'écarte significativement de la détermination réalisée en application des règles de corrélation mentionnées aux points c et d ci-dessus, et après vérification de la persistance de cet écart par analyse d'échantillons journaliers, l'établissement établit de nouvelles règles de corrélation et en informe l'agence de l'eau.L'absence de réponse de l'agence de l'eau sur ces nouvelles règles dans un délai de deux mois à compter de la réception du rapport vaut accord ;
f) Si une partie des effluents et résidus liés à l'activité est traitée dans des centres de traitement de déchets autorisés, la pollution correspondante est déduite de la pollution théorique produite pour la détermination des fréquences d'analyses en application du tableau 1 ;
g) Pour les éléments constitutifs de la pollution dont le niveau théorique de pollution déterminé en application de l'article R. 213-48-7 est inférieur à la valeur mentionnée au tableau de l'article R. 213-48-6, l'établissement réalise une analyse d'un échantillon moyen journalier chaque mois, à l'exception de l'analyse de la toxicité aiguë réalisée chaque trimestre, en l'absence d'accord de l'agence de l'eau sur une fréquence moindre ou sur l'analyse d'un élément de substitution pertinent au vu des caractéristiques du rejet ;
h) Le programme d'analyse comprend, si l'établissement le demande, une mesure de la teneur des éléments constitutifs de la pollution dans l'eau prélevée par l'établissement pour les éléments constitutifs de la pollution définis par le redevable. Les fréquences des mesures sur l'eau prélevée sont définies en accord avec l'agence de l'eau au vu de l'origine et des caractéristiques de l'eau prélevée.A défaut d'accord, les fréquences de mesures sont au plus égales à celles pratiquées pour les mêmes éléments constitutifs de la pollution pour le rejet concerné.TABLEAU N° 1
Fréquence de constitution d'échantillons journaliers en fonction du niveau théorique de pollution (NTP)
défini à l'article R. 213-48-6 du code de l'environnementÉLÉMENT CONSTITUTIF
de la pollutionFRÉQUENCE DE CONSTITUTION D'ÉCHANTILLONS JOURNALIERS
en fonction du niveau théorique de pollution (NTP)1 fois / mois 1 fois / semaine 2 fois / semaine 1 fois / jour Matières en suspension (t / an). / 600 ≤ NTP < 1 000 1 000 < NTP < 3 000 NTP ≥ 3 000 Demande chimique en oxygène (t / an). / 600 ≤ NTP < 1 000 1 000 ≤ NTP < 3 000 NTP ≥ 3 000 Demande biochimique en oxygène en cinq jours (t / an). 300 ≤ NTP < 1 000 1 000 ≤ NTP < 2 000 NTP ≥ 2 000 t / an / Azote réduit (t / an). 40 ≤ NTP < 100 100 ≤ NTP < 200 NTP ≥ 200 / Azote oxydé (nitrites et nitrates) (t / an). 40 ≤ NTP < 100 100 ≤ NTP < 200 NTP ≥ 200 / Phosphore total, organique ou minéral (t / an). 10 ≤ NTP < 50 50 ≤ NTP < 100 NTP ≥ 100 / Toxicité aiguë (téq / an). 10 ≤ NTP < 50 50 ≤ NTP < 100 NTP ≥ 100 / Métox (t / an). 10 ≤ NTP < 50 50 ≤ NTP < 100 NTP ≥ 100 / Composés halogénés adsorbables sur charbon actif (t / an). 2 ≤ NTP < 10 10 ≤ NTP < 20 NTP ≥ 20 / Sels dissous (Mm ³ x S / cm / an). 0, 1 ≤ NTP < 1 1 ≤ NTP / / Chaleur (Mth / an). / NTP ≥ 2 000 / /
2. 2. Si, pour les divers éléments constitutifs de la pollution, le niveau théorique de pollution déterminé en application du I de l'article R. 213-48-7 du code de l'environnement est inférieur à la valeur mentionnée au tableau de l'article R. 213-48-6 du même code, et en l'absence de conditions particulières liées à la localisation des rejets ou à la nature des effluents, l'analyse de l'échantillon journalier mentionné au c du point 2. 1 ci-dessus est réalisée au moins une fois par semaine pour au moins un élément constitutif de la pollution ou pour un élément de substitution représentatif de l'activité de l'établissement en l'absence d'accord de l'agence de l'eau sur une fréquence moindre compte tenu de la nature et des caractéristiques des effluents. Les fréquences des analyses des autres éléments constitutifs de la pollution, ou de leur élément de substitution, sont celles mentionnées au tableau 5 de l'annexe VI du présent arrêté.
2. 3. Le cahier de relevé des résultats d'analyse peut se présenter sous forme informatisée et les résultats sont alors transmis à l'agence de l'eau sous forme électronique au format XML ou sous tout autre format convenu entre l'agence de l'eau et l'établissement.3. Validation périodique des mesures et des analyses
L'établissement fait effectuer, au moins une fois par an, par un organisme de son choix une validation des mesures et des analyses réalisées en application du dispositif de suivi régulier des rejets.L'établissement adresse à l'agence de l'eau copie de chaque rapport.
La validation périodique des mesures et des analyses réalisée en application de l'article L. 512-1 et suivants du code de l'environnement vaut validation du suivi régulier pour les éléments constitutifs de la pollution concernés sous réserve du respect des dispositions suivantes.
L'organisme chargé par l'établissement de la validation examine le respect :
― des prescriptions du présent arrêté ;
― des préconisations d'utilisation des matériels définies par les constructeurs ;
― des dispositions spécifiques définies par le descriptif de suivi régulier des rejets de l'établissement, notamment en ce qui concerne la localisation des appareils de mesures et d'échantillonnage ainsi que le programme d'analyses.
L'organisme de validation vérifie également la fiabilité des mesures des débits et fait procéder, si les analyses sont réalisées par l'établissement, à la réalisation d'analyses croisées d'un même échantillon journalier par l'établissement et par un laboratoire accrédité pour les analyses concernées.
Avant le 1er mars de chaque année, l'organisme de validation adresse à l'établissement un rapport annuel rendant compte des opérations de validation réalisées au cours de l'année précédente, rappelant les méthodes de calcul des rejets et notamment les bases de calcul des rejets en cas d'utilisation des règles de corrélation en application des c et d du point 2. 1 ci-dessus. Dans le délai d'un mois, l'établissement transmet à l'agence de l'eau un exemplaire de ce rapport annuel, sous format électronique au format XML ou sous tout autre format convenu entre l'agence de l'eau et l'établissement.4. Calcul des rejets des éléments constitutifs de la pollution
La pollution rejetée est calculée comme suit :
― la concentration d'un élément constitutif de la pollution est déterminée par analyse de cet élément dans l'échantillon moyen journalier ou par analyse d'un élément de substitution et application d'une règle de corrélation en application des c et d du point 2. 1 ci-dessus ;
― le rejet journalier d'un élément constitutif de la pollution est déterminé en multipliant la concentration d'un échantillon moyen journalier en cet élément par le volume d'effluent rejeté entre le début de constitution de l'échantillon moyen journalier jusqu'à réalisation d'un nouvel échantillon ;
― à défaut d'une détermination journalière de la concentration d'un élément constitutif de la pollution, le rejet de cet élément est calculé pour toute la période comprise entre deux déterminations en tenant compte du rapport des teneurs respectives de l'effluent en cet élément et en l'élément constitutif de la pollution faisant l'objet d'un suivi journalier ;
― si le descriptif du suivi régulier le prévoit, l'établissement déduit des rejets la pollution apportée par les eaux prélevées.
La pollution mensuelle rejetée est la somme des pollutions journalières ainsi déterminées pour le mois considéré.A N N E X E I V
LA CAMPAGNE GÉNÉRALE DE MESURES
1. Descriptif de la campagne générale de mesuresLa campagne générale de mesure des quantités de pollution produites est effectuée selon le cas :
― aux points de rejet de la pollution par l'établissement au milieu naturel ;
― aux points de rejet de la pollution à un réseau d'assainissement collectif ;
― en cas de mise en place d'un dispositif de dépollution par l'établissement, au point de rejet des effluents de l'établissement avant dépollution ainsi qu'à l'aval du dispositif de dépollution ;
― en cas d'épandage direct d'effluents sur des terres agricoles, en amont du dispositif de stockage des effluents avant épandage.
Lorsque l'établissement a plusieurs activités polluantes identifiables par des grandeurs caractéristiques différentes, la campagne générale de mesure peut être effectuée aux points de rejet des divers ateliers de l'établissement réalisant ces activités.
La campagne générale de mesures comprend la réalisation simultanée sur chaque point de mesure :
― d'une mesure en continu du débit de l'effluent ;
― d'un prélèvement à l'aide d'un échantillonneur automatique asservi à la mesure du débit permettant la constitution d'échantillons moyens représentatifs des effluents pendant la période de mesure.
Ces opérations sont effectuées conformément aux normes en vigueur et aux recommandations des constructeurs des matériels utilisés, et le cas échéant aux prescriptions techniques établies par l'agence de l'eau. Les analyses sont réalisées selon les méthodes définies par l'annexe II du présent arrêté.
Pour chaque élément constitutif de la pollution, la quantité rejetée est égale au produit de la concentration de l'échantillon constitué par le volume d'eau mesuré pendant la période considérée.2. Réalisation de la campagne générale de mesures
Une visite préliminaire du site où aura lieu la mesure est effectuée par l'agence de l'eau ou par un organisme mandaté par l'agence.
Le rapport de visite préliminaire :
― identifie l'activité polluante ainsi que la grandeur caractéristique représentative du volume d'activité ;
― détermine le contenu et l'organisation de la campagne générale de mesures. Il précise notamment la durée de la mesure au vu de l'organisation des activités polluantes, localise les points de mesures et définit le programme d'analyses ;
― établit les aménagements que l'assujetti doit réaliser avant la campagne générale de mesures pour permettre l'accès aux points de mesures pour réaliser la mesure en continu des débits et le prélèvement d'échantillons représentatifs et pour répondre aux mesures de sécurité en vigueur ;
― évalue le coût de réalisation de la mesure et des analyses, en y incluant le coût de la visite préliminaire, en application de la délibération du conseil d'administration de l'agence de l'eau mentionnée au III de l'article R. 213-48-7 du code de l'environnement ;
― rappelle la nécessité pour l'établissement de produire un plan de prévention pour la sécurité du personnel chargé de la mesure.
Le rapport de visite préliminaire est envoyé par l'agence de l'eau à l'établissement qui fait part de ses observations dans un délai de quinze jours. Après confirmation par l'établissement de la réalisation des aménagements nécessaires à la mesure, l'agence de l'eau passe commande à l'organisme ayant réalisé la visite préliminaire ou, en cas d'impossibilité, à un autre organisme mandaté par elle. Faute de réalisation des aménagements nécessaires pour la réalisation de la mesure dans un délai de trois mois à compter de la transmission du rapport de visite préliminaire, et s'il a demandé la réalisation de cette campagne générale de mesures, l'établissement doit renouveler sa demande, les résultats de la mesure étant applicables à compter de la date de la nouvelle demande.
L'organisme mandaté pour réaliser la campagne générale de mesure informe l'établissement de la date de réalisation de la mesure au moins deux semaines avant la date prévisionnelle d'intervention.A N N E X E V
DÉTERMINATION DU NIVEAU FORFAITAIRE
DE POLLUTION THÉORIQUE PRODUITELe tableau n° 2 suivant indique pour chaque activité polluante d'un établissement, identifiée par un code d'activité, la définition de la grandeur caractérisant l'activité. Pour chaque élément constitutif de la pollution, la pollution théorique produite est égale au produit du nombre d'unités de la grandeur caractérisant l'activité par le niveau forfaitaire de pollution produite par unité de cette même grandeur. Elle est, selon les cas, exprimée par mois ou directement par année.
Les valeurs des niveaux forfaitaires de pollution théorique produite par unité de grandeur caractérisant l'activité sont exprimées :
― en kilogrammes pour les matières en suspension, la demande chimique en oxygène, la demande biochimique en oxygène, l'azote réduit, l'azote oxydé, le phosphore total, les composés halogénés adsorbables sur charbon actif et pour les métox ;
― en kiloéquitox pour la toxicité aiguë ;
― en siemens / cm × m ³ pour les sels dissous ;
― en mégathermie pour la chaleur.
Pour déterminer la quantité de pollution rejetée mensuellement ou annuellement, les grandeurs caractéristiques mentionnées dans le tableau suivant sont définies et calculées comme suit :
― lorsque la grandeur caractérisant l'activité est le nombre d'emplois », celui-ci est égal au nombre d'emplois de l'activité concernée au dernier jour de chaque mois. Le nombre d'emplois est obtenu en ajoutant au nombre de personnes directement affectées aux unités de production le nombre de personnes des services généraux de l'établissement travaillant dans l'établissement pour l'activité polluante considérée, comme les équipes de dépannage et d'entretien, les services techniques divers, les services administratifs, les services de gestion des stocks, l'encadrement, y compris les intérimaires, les stagiaires et les personnels des entreprises sous-traitantes lorsque ces dernières contribuent à l'activité considérée. Lorsque les personnes des services généraux de l'établissement sont rattachées à plusieurs activités faisant l'objet de grandeurs caractéristiques distinctes, les emplois correspondants sont répartis proportionnellement aux nombres d'emplois affectés à chaque unité de production. Le personnel en longue maladie et, d'une façon générale, les emplois non sédentaires ainsi que le personnel d'entreprises extérieures présents pour des fonctions ne contribuant pas à l'activité de l'établissement à l'origine de la pollution ne sont pas comptabilisés.
En l'absence d'activité polluante de l'établissement au cours d'un mois donné, la grandeur caractéristique nombre d'emplois » est considérée comme nulle. Le cas échéant, elle est pondérée en fonction du nombre de semaines de fermeture au cours d'un même mois ;
― lorsque la grandeur caractérisant l'activité est le fil », le disque », le châssis », la débiteuse à disque » ou le polissoir », celle-ci est égale au nombre d'appareils présents dans l'établissement.TABLEAU N° 2
Détermination du niveau forfaitaire de pollution théorique produiteCODE
d'activitéLIBELLÉ
de l'activité polluanteUNITÉ
de la grandeur
caractérisant
l'activitéNIVEAU FORFAITAIRE DE POLLUTION THÉORIQUE PRODUITE PAR UNITÉ
de grandeur caractérisant l'activité (exprimé en kg ; kéq ; siemens / cm x m ³ ou Mth)DBO5 DCO MES MI SELS
solublesNR NO P AOX METOX CHALEUR OBSERVATIONS PISCICULTURE A800 Pisciculture d'eau douce Tonne d'aliments achetés pendant l'année. 65-2. ED- 490 / ED- 87, 5 / ED- ED est l'énergie digestive de l'aliment utilisé, exprimée en mégajoules.
Le résultat du calcul donnant l'assiette annuelle.INDUSTRIE
ÉNERGÉTIQUECENTRALE NUCLÉAIRE Production d'électricité : B100 ― en circuit ouvert GWh électrique produit (en net). 1, 7 A calculer par mois. B110 ― en circuit ouvert Emploi. 0, 91 2, 13 3, 04 0, 21 0, 06 Activité complémentaire à B100.
A calculer par mois.B120 en circuit fermé GWh électrique produit (en net). 0, 045 A calculer par mois. B130 en circuit fermé Emploi. 0, 91 2, 13 3, 04 0, 21 0, 06 Activité complémentaire à B120.
A calculer par mois.CENTRALE À FLAMMES FONCTIONNEMENT
AU FIOULB200 Production d'électricité GWh électrique produit (en net). 1, 1 A calculer par mois. B210 Production d'électricité Emploi. 0, 91 2, 13 3, 04 0, 21 0, 06 Activité complémentaire à B200.
A calculer par mois.FONCTIONNEMENT
AU CHARBONB300 Production d'électricité Tonne de charbon consommé. 0, 33 A calculer par mois. B310 Production d'électricité GWh électrique produit (en net). 1, 1 Activité complémentaire à B300.
A calculer par mois.B320 Production d'électricité Emploi. 0, 91 2, 13 3, 04 0, 21 0, 06 Activité complémentaire à B300 ;
A calculer par mois.INDUSTRIE
DU PÉTROLEB060 Raffinage de pétrole, fabrication de carburants et autres produits dérivés du pétrole, exclusion faite de la pétrochimie Tonne de pétrole traité. 0, 031 0, 151 0, 034 0, 040 0, 002 0, 007 0, 001 A calculer par mois. INDUSTRIE EXTRACTIVE COKERIES (y compris sidérurgiques) C110 Cokeries procédant à l'extinction du coke avec ses eaux ammoniacales Tonne de coke produit. 0, 69 1, 15 0, 3 0, 007 A calculer par mois. C120 Autres cokeries procédant à l'extinction du coke par voie humide Tonne de coke produit. 1, 5 3 0, 3 0, 03 1, 1 0, 004 0, 003 0, 037 A calculer par mois. LAVAGE, CRIBLAGE,
PRÉPARATION
DE SUBSTANCES
MINÉRALES AVEC
UTILISATION D'EAUALLUVIONS C211 Extraction d'alluvions Tonne de matériaux lavés, criblés ou préparés. 3, 5 A calculer par mois. AUTRES SUBSTANCES MINÉRALES C231 Extraction d'autres substances minérales Tonne de matériaux lavés, criblés ou préparés. 15 A calculer par mois. SALINES C500 Saline Emploi. 0, 92 2, 17 3, 04 0, 21 0, 06 A calculer par mois. C510 Saline Tonne de sel produit. 0, 32 Activité complémentaire à C500.
A calculer par mois.TRAVAIL
DES MATÉRIAUX
AVEC UTILISATION D'EAU
(Granit, marbre, etc.)C241 Sciage par fil ou disque Fil ou disque. 13 200 Résultat par année. C251 Sciage par châssis classique Châssis classique. 66 000 Résultat par année. C253 Sciage par châssis diamanté (1 à 3 lames) Châssis diamanté (1 à 3 lames). 13 200 Résultat par année. C255 Sciage par châssis diamanté (30 à 40 lames) Châssis diamanté (30 à 40 lames). 198 000 Résultat par année. C261 Débitage Débiteuse à disque. 6 160 Résultat par année. C271 Polissage automatique Polissoir automatique. 3 300 Résultat par année. C281 Polissage manuel Polissoir à grenouillère
et à chants.1 320 Résultat par année. SIDÉRURGIE,
MÉTALLURGIE,
CONSTRUCTION
MÉCANIQUEHAUTS FOURNEAUX
ET CUBILOTS
DE FONDERIED010 Hauts fourneaux et cubilots de fonderie avec lavage des gaz Tonne de fonte ou d'acier produit. 0, 2 1, 6 6, 3 3 A calculer par mois. D030 Utilisation de sables de fonderie Tonne de sable acheté dans l'année. 0, 4 3 Résultat par année. TRAITEMENT
DU MINERAI DE FERD120 Installation de concassage et d'agglomération du minerai de fer, avec dépoussiérage à sec Tonne d'aggloméré produit. 0, 03 0, 06 0, 14 A calculer par mois. ACIÉRIE D210 Aciérie sans lavage de gaz Tonne d'acier produit. 0, 005 0, 045 0, 32 A calculer par mois. D220 Aciérie avec lavage des gaz Tonne d'acier produit. 0, 04 0, 15 1, 7 A calculer par mois. LAMINAGE, TRÉFILAGE,
ÉTIRAGE, DÉCAPAGELaminage à chaud : D311 ― première chauffe Tonne de lingots chauffés. 0, 02 0, 32 0, 2 A calculer par mois. D312 ― deuxième chauffe Tonne de demi-produit enfourné. 0, 3 4, 8 3 A calculer par mois. D330 Laminage à froid, tréfilage, étirage, grosse forge et emboutissage. Tonne d'acier entrant en fabrication. 0, 1 1, 6 0, 2 A calculer par mois. D331 Utilisation d'huiles solubles ou émulsionnables Tonne de concentré d'huile soluble ou émulsionnable achetée dans l'année. 150 1 300 Activité complémentaire à D330.
Résultat par année.D332 Usinage à partir de concentrés halogénés Tonne de composés halogénés achetés dans l'année, exprimés en équivalent chlore. 1 000 Activité complémentaire à D330.
Résultat par année.D341 Décapage de l'acier Tonne d'acier décapé. 0, 012 0, 12 8, 5 0, 15 A calculer par mois. D360 Décapage de peinture Tonne de solvants halogénés achetés dans l'année, exprimés en équivalent chlore. 160 Résultat par année. D361 Décapage de peinture Tonne de décapants halogénés et alcalins achetés dans l'année. 90 Résultat par année. D362 Décapage chimique de peinture Mètre carré de surface décapée. 0, 15 0, 9 0, 53 0, 004 Activité complémentaire aux activités D360 et D361.
A calculer par mois.D370 Dégraissage par solvants halogénés Tonne de solvants halogénés achetés dans l'année, exprimés en équivalent chlore. 205 Résultat par année. D371 Dégraissage lessiviel Mètre carré de surface dégraissée. 0, 013 0, 085 0, 006 0, 002 Ne s'applique pas au dégraissage avant traitement électrolytique. TRAITEMENT
DE SURFACED400 Traitement et revêtement des métaux et des matières plastiques ;
Emaillage à haute températureEmploi. 2, 5 16, 67 10 0, 14 0, 04 A compléter, selon les cas, par les activités ci-après et dans les conditions suivantes :
― en cas d'utilisation uniquement de chaînes à cadres, le barème s'applique en l'état ;― en cas d'utilisation de chaînes à cadres et de chaînes à tonneaux ou utilisation au panier, le barème est appliqué avec un coefficient 2 ; ― en cas d'utilisation uniquement de chaînes à tonneaux ou utilisation au panier, le barème est appliqué avec un coefficient 3.
A calculer par mois.D401 Cataphorèse Tonne de chrome acheté dans l'année. 1 000 Activité complémentaire à D400.
Résultat par année.D402 Cataphorèse Tonne de plomb acheté dans l'année. 2 500 Activité complémentaire à D400.
Résultat par année.Utilisation du nickel : D411 ― nickel électrolytique Tonne de nickel acheté dans l'année. 1, 25 950 La grandeur est le tonnage acheté (métal et sels exprimés en métal), déduction faite des bains neufs introduits pour augmenter la capacité de production.
Activités complémentaires à D400.
Résultats par année.D413 ― nickel chimique Tonne de nickel acheté dans l'année. 12, 5 2 250 D414 ― phosphatation nickel Tonne de nickel acheté dans l'année. 2 750 Résultat par année. Utilisation du cuivre : D421 ― cuivre électrolytique Tonne de cuivre acheté dans l'année. 450 450 La grandeur est le tonnage acheté (métal et sels exprimés en métal), déduction faite des bains neufs introduits pour augmenter la capacité de production.
Activités complémentaires à D401.
Résultats par année.D422 ― cuivre chimique Tonne de cuivre acheté dans l'année. 4 500 800 Utilisation du zinc : D430 ― utilisation du zinc (tous usages) Tonne de zinc acheté dans l'année. 5 160 La grandeur est le tonnage acheté (métal et sels exprimés en métal), déduction faite des bains neufs introduits pour augmenter la capacité de production.
Activités complémentaires à D400.
Résultats par année.D431 ― utilisation du zinc pour la galvanisation à chaud Tonne de zinc acheté dans l'année. 60 D432 ― phosphatation au zinc Tonne de zinc acheté dans l'année. 325 D440 Utilisation du cadmium Tonne de cadmium acheté dans l'année. 140 4 250 La grandeur est le tonnage acheté (métal et sels exprimés en métal), déduction faite des bains neufs introduits pour augmenter la capacité de production.
Activité complémentaire à D400.
Résultat par année.Utilisation du chrome : D451 ― tous usages (revêtement et traitement, sauf chrome dur) Tonne de chrome acheté dans l'année. 1 000 200 La grandeur est le tonnage acheté (métal et sels exprimés en métal), déduction faite des bains neufs introduits pour augmenter la capacité de production.
Résultats par année.D452 ― chrome dur Tonne de chrome acheté dans l'année. 800 160 Utilisation de cyanure : D461 ― cyanure tous usages (revêtement et traitement), sauf cyanuration et cémentation des métaux Tonne de cyanure acheté dans l'année. 200 La grandeur est le tonnage acheté (exprimé en NaCN), déduction faite des bains neufs introduits pour augmenter la capacité de production.
Résultats par année.D462 ― cyanuration et cémentation des métaux Tonne de cyanure acheté dans l'année. 6, 75 D470 Utilisation de fluorures et d'acide fluorhydrique Tonne de fluorure acheté dans l'année. 90 La grandeur est le tonnage acheté de fluor et d'acide fluorhydrique (exprimé en acide fluorhydrique).
Résultat par année.D471 Utilisation de réactifs contenant du phosphore Tonne de phosphore acheté dans l'année. 500 La grandeur est le tonnage acheté de réactifs contenant du phosphore (exprimé en P).
Résultat par année.D472 Traitement thermique Tonne de KNO3 acheté dans l'année. 138 Résultat par année. D473 Traitement thermique Tonne de NaNO2 acheté dans l'année. 200 Résultat par année. D474 Utilisation d'acide nitrique Tonne de HNO3 pur acheté dans l'année. 220 Résultat par année. Décapage : D480 ― du cuivre et du laiton Tonne de zinc décapé. 0, 04 Le laiton est considéré comme contenant 60 % de cuivre, sauf justification contraire.
A calculer par mois.D481 ― du cuivre et du laiton Tonne de cuivre décapé. 2, 45 0, 06 A calculer par mois. D482 ― de l'aluminium Tonne d'aluminium décapé. 0, 14 A calculer par mois. D483 ― de l'acier inoxydable Tonne d'acier inoxydable traité. 0. 03 0, 07 A calculer par mois. D485 Gravure de circuits imprimés Tonne de cuivre soumis à la gravure. 81 363 A calculer par mois. D486 Stripage étain-plomb sur circuits imprimés Tonne de plomb acheté dans l'année. 1 500 Résultat par année. PRODUCTION
D'ALUMINED510 Production d'alumine à partir de la bauxite Tonne d'alumine anhydre produite. 90 1, 27 A calculer par mois. D520 Traitement de l'alumine sans production d'aluminium Emploi. 0, 83 1, 67 11 0, 14 0, 04 A calculer par mois. MÉTALLURGIE DU PLOMB ET DU ZINC D600 Métallurgie du plomb et du zinc avec fabrication d'acide sulfurique Emploi. 0, 29 1, 33 26 0, 50 0, 14 0, 42 0, 04 0, 07 5, 2 A calculer par mois. Fabrication de piles, accumulateurs, batteries : D610 ― utilisation du mercure Tonne de mercure acheté dans l'année. 1 750 Résultat par année. D611 ― utilisation de plomb Tonne de plomb acheté dans l'année. 70 Résultat par année. D612 ― utilisation de zinc Tonne de zinc acheté dans l'année. 55 Résultat par année. MÉTALLURGIE
DU CUIVRED710 Première transformation du cuivre et des alliages Emploi. 0, 58 2, 5 3 0, 14 0, 04 A calculer par mois. D711 Utilisation du cuivre et alliage dans le cadre du code D710 Tonne de cuivre ou d'alliage. 0, 32 Activité complémentaire à D710.
A calculer par mois.D712 Utilisation du cuivre et alliage dans le cadre du code D710 Tonne de cuivre mis en uvre. 3 Activité complémentaire à D710.
A calculer par mois.D713 Utilisation du cuivre et alliage dans le cadre du code D710 Tonne de zinc mis en uvre. 5, 8 Activité complémentaire à D710.
A calculer par mois.D714 Utilisation du cuivre et alliage dans le cadre du code D710 Tonne de plomb mis en uvre. 1, 2 Activité complémentaire à D710
A calculer par mois.D715 Tréfilage du cuivre et des alliages Tonne de cuivre tréfilé. 0, 26 Activité complémentaire à D710.
A calculer par mois.ACTIVITÉS
MÉCANIQUESD800 Mécanique générale, chaudronnerie (fabrication, réparation de matériels de tous types : automobiles, machines, outillage, etc.) Emploi. 0, 58 2, 5 3 0, 14 0, 02 0, 04 0, 28 A calculer par mois. D810 Utilisation d'huiles solubles ou émulsionnables Tonne de concentré d'huile soluble ou émulsionnable achetée dans l'année. 300 2 600 Activité complémentaire à D800.
Résultat par année.D 811 Usinage à partir de concentrés halogénés Tonne de composés halogénés achetés dans l'année, exprimés en équivalent chlore. 1 000 Activité complémentaire à D800.
Résultat par année.D820 Vibro-abrasion Tonne d'additifs et d'abrasifs achetés par année. 96 Activité complémentaire à D400, D800 et D900.
Résultat par année.D900 Autres activités mécaniques non visées ci-avant Emploi. 0, 29 1, 33 2 0, 14 0, 04 A calculer par mois. D910 Utilisation d'huiles solubles ou émulsionnables Tonne de concentré d'huile soluble ou émulsionnable achetée dans l'année. 300 2 600 Activité complémentaire à D900.
Résultat par année.D911 Usinage à partir de concentrés halogénés Tonne de composés halogénés achetés dans l'année, exprimés en équivalent chlore. 1 000 Activité complémentaire à D900.
Résultat par année.VERRE, CHAUX ET
CIMENT, MATÉRIAUX
DE CONSTRUCTION,
TRAVAUX PUBLICS,
BÂTIMENTINDUSTRIE
DU VERREE010 Fabrication de fibres de verre Emploi. 5, 83 38, 33 5 0, 14 0, 04 0, 09 A calculer par mois. E020 Gravure, taille et argenture de produits de verre Tonne de produits finis. 10 30 A calculer par mois. E030 Travail optique du verre Emploi. 1, 08 3, 75 10 0, 14 0, 04 A calculer par mois. E041 Fabrication des glaces Mètre carré de surface polie. 0, 001 0, 015 0, 031 A calculer par mois. E050 Activités du verre non visées aux codes E010 à E041 Emploi. 0, 08 0, 33 2 0, 14 0, 04 0, 009 0, 46 A calculer par mois. E051 Fabrication de verre émaillé Mètre carré de surface de verre émaillé. 0, 004 A calculer par mois. INDUSTRIE
DE LA CÉRAMIQUEFabrication de céramique : E110 ― à partir de barbotine par moulage de pâte obtenue par filtres-presses Tonne de produits finis. 0, 1 1 21 0, 003 Ne sont pas comprises dans les activités de la céramique : les briqueteries, les tuileries, les fabrications de poterie et de tuyaux en terre cuite, ainsi que la fabrication de carreaux en terre cuite.
A calculer par mois.E120 ― par utilisation directe de la barbotine, à l'exclusion du procédé par atomisation Tonne de produits finis. 0, 1 0, 4 56 E130 ― par procédés n'utilisant pas de barbotine ou utilisant de la barbotine soit passée aux filtres-presses avec recyclage des eaux des filtres-presses, soit atomisée Tonne de produits finis. 0, 03 0, 2 2 0, 06 INDUSTRIE
DE LA CHAUX
ET DES CIMENTSE200 Fabrication de chaux et de ciments Nombre de lavage de mélangeurs. 15 175 96 A calculer par mois. MATÉRIAUX
DE CONSTRUCTION
BÂTIMENT
ET TRAVAUX PUBLICSE500 Préparation, fabrication, transformation, traitement, pose de matériaux ou d'éléments de construction pour le bâtiment, les travaux publics ou le génie civil Emploi. 0, 83 1, 67 2 0, 14 0, 04 A calculer par mois. E510 Centrale de fabrication de béton permanente ou temporaire Mètre cube de béton produit. 14 A calculer par mois. INDUSTRIE CHIMIQUE F010 Activité correspondant à la fabrication d'anhydride sulfureux et dérivés, de silicates et d'anhydride silicique ;
Fabrication de solvants chlorés, de matières plastiques et d'élastomères à l'exception de celle de polyéthylène sous pression ;
Fabrication d'ingrédients et d'additifs pour carburation et lubrification, de noirs de carbone ;
Fabrication d'explosifs autres que ceux d'amorçage ;
Préparation d'eau de Javel ;
Fabrication d'ammoniac et dérivés ;
Fabrication d'engraisEmploi. 11, 8 177 30 10 0, 07 0, 07 0, 00 A calculer par mois. F021 Fabrication d'ammoniac, d'acide nitrique et d'ammonitrates associés Tonne de produits fabriqués. 1, 19 Activité complémentaire au code F010.
A calculer par mois.F023 Fabrication d'engrais complexe ternaire Tonne d'engrais fabriqués. 0, 3 0, 4 Activité complémentaire au code F010.
A calculer par mois.F031 Fabrication d'acide phosphorique pour production d'engrais phosphatés Tonne d'acide phosphorique, exprimé en P2O5. 18 Activité complémentaire au code F010.
A calculer par mois.F032 Fabrication de super-phosphate Tonne de super-phosphate fabriqué. 0, 06 Activité complémentaire au code F010.
A calculer par mois.F033 Fabrication d'engrais binaires P.K. Tonne d'engrais complexe fabriqué. 0, 3 Activité complémentaire au code F010.
A calculer par mois.F110 Industrie chimique minérale (1) ;
Fabrication de produits minéraux divers (2) ;
Fabrication de poudres et explosifsEmploi. 28, 3 77, 5 90 10 0, 8 0, 04 (1) A l'exception de la fabrication d'acide sulfurique à partir de soufre (classé F210), d'anhydride sulfureux et dérivés, de sulfate, d'alumine et d'aluns, de sulfure de carbone, de carbonate de soude, de soude à la chaux, de bicarbonate de soude, de chlorure de calcium, de gaz comprimés liquéfiés, dissous ou solidifiés.
(2) A l'exception de la fabrication de pigments minéraux et de compositions à base de ces pigments de silicate et d'anhydrides siliciques.
A calculer par mois.F111 Fabrication de chlore, soude ou potasse par électrolyse Emploi. 24, 8 167, 2 90 10 0, 14 0, 04 A calculer par mois. F209 Fabrication d'éthylène Tonne d'éthylène produit. 0, 003 0, 006 0, 004 A calculer par mois. F210 Etablissements effectuant uniquement des opérations de conditionnement, d'empaquetage, de développement, de découpage ainsi que la fabrication :
― d'acide sulfurique à partir du soufre ;
― de carbonate de soude ;
― de soude à la chaux, de bicarbonate de soude, de chlorure de calcium ;
― de gaz comprimés, liquéfiés, dissous ou solidifiés ;
― d'ammoniac par catalyse à partir d'hydrogène électrolytique et d'azote provenant d'air liquide (produits purs) ;
― de polyéthylène sous pression.
Transformation chimique de sels de potasse naturels (engrais et produits industriels).
Polyéthylène sous pressionEmploi. 0, 71 1, 53 2 0, 14 0, 04 A calculer par mois. F211 Soudière Tonne de carbonate de soude fabriqué par le procédé à l'ammoniaque. 2, 7 0, 06 A calculer par mois. F410 Fabrication :
― de sulfure de carbone ;
― de cyanimide calcique, d'urée, d'engrais organiques, de carbures acycliques et leurs dérivés, de carbures et leurs dérivés, de matières colorantes (et produits intermédiaires) ;
― de produits chimiques organiques de synthèse à usage pharmaceutique ;
― de tous autres produits organiques de synthèse à l'exception d'ingrédients et d'additifs pour carburation et lubrification et de noirs de carbone ;
― de tous produits photographiques, de produits de dégraissage, huile soluble, décapants, dérouillants, antirouille, dégrippants, limiteurs et accélérateurs de décapage ;
― de produits phytosanitaires et nologiques ;
― d'essences de parfumerie, d'huiles essentielles, de parfums naturels et d'eau parfumée.
Fabrication et distillation de goudrons, production et distillation de benzol.Emploi. 109, 5 297, 7 30 10 0, 29 A calculer par mois. F411 Fabrication correspondant à l'activité polluante F410 à l'exclusion de l'urée Emploi. 8 1, 2 Activité complémentaire à F410.
A calculer par mois.F412 Fabrication d'urée à partir d'ammoniac Tonne d'urée produite. 2 Activité complémentaire à F410.
A calculer par mois.F510 Fabrication d'alcaloïdes, de produits dérivés du bois, d'acide tartrique, d'acide citrique, de produits extraits des algues, de colles et gélatines d'origine animale et industrie chimique des os, de colles de pâtes et liquides à base de matières amylacées. Emploi. 131, 7 319, 7 30 10 20 3 A calculer par mois. F511 Carbonisation du bois, transformation et distillation de produits résineux Emploi. 131, 7 319, 7 30 10 0, 14 0, 04 A calculer par mois. LABORATOIRE
DE RECHERCHE
CHIMIQUEF610 Fabrication de :
― sulfate d'alumine et d'aluns ;
― pigments minéraux et leur composition ;
― accessoires et pièces de pyrotechnie ;
― produits pharmaceutiques et cosmétiques ;
― produits abrasifs ;
― charbon artificiel et terres actives ;
― produits d'entretien (y compris le traitement des cires, des désincrustants et de produits pour l'épuration des eaux) ;
― peintures, vernis, mastics, encres d'imprimerie, pigments broyés, couleurs, siccatifs.
Préparation de :
― bains pour galvanoplastie ;
― produits exothermiques pour fonderies.Emploi. 18, 1 41 12 0, 5 0, 04 A calculer par mois. F710 Fabrication, réparation et rechapage de pneumatiques et de bandages Emploi. 0, 13 0, 25 2 0, 14 0, 04 A calculer par mois. F810 Mise en uvre de composés halogénés Tonne de composés halogénés achetés dans l'année, exprimés en équivalent chlore, déduction faite de ceux entrant dans la composition des produits finis. 425 Résultat par année. INDUSTRIE
DE L'ALCOOL
ET DES BOISSONS
ALCOOLISÉESPRODUCTION D'ALCOOL,
DISTILLATIONG011 Distillerie de betteraves ou de mélasses : lavage et transport des betteraves Hectolitre d'alcool produit. 3 4 81 0, 2 0, 01 A calculer par mois. G012 Distillerie de betteraves ou de mélasses : lavage et transport des betteraves avec décantation des eaux boueuses Hectolitre d'alcool produit. 1, 6 2, 2 0, 02 A calculer par mois. G032 Rejet de vinasses et d'eaux de presse : brutes non concentrées après récupération des saccharomyces Hectolitre de vinasse et d'eau de presse rejeté. 1 1, 3 0, 3 0, 08 0, 02 A calculer par mois. G035 Distillerie de mélasse : rejet de vinasses brutes non concentrées avec récupération des saccharomyces Hectolitre de vinasse rejeté. 4 5, 5 0, 2 0, 3 A calculer par mois. G040 Distillation de marc de raisin Hectolitre d'alcool produit. 60 140 1, 2 G041 Distillation de fruits Hectolitre d'alcool produit. 47 86 23 1 0, 3 0, 04 A calculer par mois. G042 Non-récupération des résidus solides de distillation de fruits Hectolitre d'alcool produit. 20 28 50 1 0, 3 A calculer par mois. G050 Distillation de lies ou vin de presse Hectolitre d'alcool produit. 40 120 80 3 1 0, 015 A calculer par mois. G060 Distillation de vins autres que vins de presse et autres distillations Hectolitre d'alcool produit. 21 31 2 0, 4 0, 13 0, 025 A calculer par mois. G061 Distillation de vins de table clarifiés ayant subi l'élevage Hectolitre d'alcool produit. 17 25 0, 3 0, 2 0, 1 A calculer par mois. PRODUCTION ET
CONDITIONNEMENT DE VINS, LIQUEURS
ET SPIRITUEUXG100 Opérations de réception, égrappage, pressurage et vinification autres que celles concernant les vins d'Alsace, vins de Champagne et vins de méthode champenoise Hectolitre de vin produit. 0, 16 0, 26 0, 06 0, 002 A calculer par mois. VINS D'ALSACE,
VINS DE CHAMPAGNE
ET VINS DE
MÉTHODE
CHAMPENOISEG101 Opérations liées au pressurage Hectolitre de moût produit. 0, 35 0, 6 0, 05 0, 004 A calculer par mois. G102 Opérations de vinification postérieures au pressurage sauf opérations de conditionnement Hectolitre vinifié. 0, 18 0, 35 0, 04 0, 002 A calculer par mois. G103 Opérations liées au tirage Hectolitre embouteillé. 0, 07 0, 15 0, 01 0, 002 A calculer par mois. OPÉRATIONS
SPÉCIFIQUES
AUX VINS DE
CHAMPAGNE
ET À LA MÉTHODE
CHAMPENOISEG104 Opérations liées au dégorgement Hectolitre dégorgé. 0, 08 0, 2 0, 02 0, 002 A calculer par mois. NÉGOCE
ET ÉLEVAGE DES VINSG121 Négoce et élevage des vins : réception, stockage et expédition en vrac de vins bruts Hectolitre. 0, 014 0, 02 0, 003 A calculer par mois. G122 Réception, stockage, élevage, clarification de vins bruts et expédition en vrac de vins terminés Hectolitre. 0, 06 0, 1 0, 07 0, 001 A calculer par mois. G123 Réception, stockage, élevage, clarification de vins bruts et expédition en bouteilles plastiques ou neuves ou mise en fûts neufs de vins terminés Hectolitre. 0, 23 0, 33 0, 077 0, 001 A calculer par mois. G124 Réception, stockage, élevage, clarification de vins bruts et expédition en bouteilles ou fûts rendus ou consignés des vins terminés Hectolitre. 0, 24 0, 35 0, 105 0, 003 0, 004 A calculer par mois. G125 Réception et stockage de vins terminés avec embouteillage en bouteilles plastiques ou neuves ou mise en fûts neufs Hectolitre. 0, 17 0, 25 0, 007 0, 002 0, 001 A calculer par mois. G126 Réception et stockage de vins terminés avec embouteillage en bouteilles ou fûts rendus ou consignés Hectolitre. 0, 2 0, 29 0, 035 0, 002 0, 003 A calculer par mois. G130 Production de liqueurs et spiritueux à partir d'alcool, y compris les opérations d'embouteillage Hectolitre. 0, 45 0, 685 0, 1 A calculer par mois. G140 Fabrication et conditionnement d'apéritifs à base de vins Hectolitre. 0, 41 0, 59 0, 08 A calculer par mois. INDUSTRIE
DE LA BIÈREG210 Brasserie Hectolitre de bière brassée. 0, 52 0, 9 0, 4 0, 02 0, 005 A calculer par mois. G220 Cas de la non-récupération des levures de bières Tonne de levure non récupérée à 12, 5 % de matière sèche. 112, 5 225 125 10 2 A calculer par mois. Etablissement procédant uniquement au stockage et conditionnement de la bière : G231 ― conditionnement en emballage consigné Hectolitre de bière conditionnée. 0, 18 0, 31 0, 04 0, 004 0, 005 A calculer par mois. G232 ― conditionnement en emballage perdu Hectolitre de bière conditionnée. 0, 055 0, 085 0, 02 0, 001 A calculer par mois. G240 ― malterie Tonne de malt produit. 3, 5 6 1, 9 0, 2 0, 06 A calculer par mois. INDUSTRIE
DES BOISSONS
NON ALCOOLISÉESPRODUCTION
DE JUS DE FRUITS
ET CIDREH010 Réception des fruits, extraction des jus, clarification et stockage Hectolitre produit. 0, 34 0, 74 0, 3 0, 009 0, 002 A calculer par mois. Réception des jus clarifiés déjà élaborés et conditionnement : H021 ― en récipients à l'état neuf Hectolitre conditionné. 0, 082 0, 175 0, 01 A calculer par mois. H022 ― en récipients rendus ou consignés Hectolitre conditionné. 0, 09 0, 2 0, 04 0, 003 A calculer par mois. PRODUCTION
DE JUS DE RAISINH110 Opérations de réception de vendange, extraction des moûts et débouchage Hectolitre produit. 0, 03 0, 045 0, 005 0, 009 0, 001 A calculer par mois. H120 Opérations de clarification et de stockage Hectolitre produit. 0, 024 0, 045 0, 071 A calculer par mois. H130 Opérations de désulfitation Hectolitre produit. 0, 44 0, 82 0, 074 0, 003 A calculer par mois. Opérations de réception des jus clarifiés déjà élaborés et conditionnement : H141 ― en récipients à l'état neuf Hectolitre produit. 0, 1 0, 2 0, 01 0, 001 A calculer par mois. H142 ― en récipients rendus ou consignés Hectolitre produit. 0, 13 0, 25 0, 04 0, 001 0, 003 A calculer par mois. PRODUCTION
DE JUS DE FRUITS
À NOYAUXFabrication de jus de fruits à partir de fruits à noyaux et conditionnement : H211 ― en récipients à l'état neuf Hectolitre produit. 1, 8 3, 6 0, 44 0, 022 0, 004 A calculer par mois. H212 ― en récipients rendus ou consignés Hectolitre produit. 1, 8 3, 6 0, 47 0, 022 0, 007 A calculer par mois. H221 Fabrication de nectars de fruits et conditionnement Hectolitre produit. 0, 9 1, 8 0, 22 0, 011 0, 002 A calculer par mois. PRODUCTION
DE JUS DE TOMATES
ET DE FRUITS ROUGESH311 Fabrication de jus de tomates et de fruits rouges à partir de fruits et conditionnement Hectolitre produit. 0, 6 1, 2 0, 34 0, 05 0, 007 A calculer par mois. Etablissements procédant uniquement au stockage et au conditionnement de jus déjà élaborés : H321 ― en récipients à l'état neuf Hectolitre produit. 0, 1 0, 2 0, 01 0, 003 0, 001 A calculer par mois. H322 ― en récipients rendus ou consignés Hectolitre produit. 0, 1 0, 2 0, 04 0, 003 0, 007 A calculer par mois. FABRICATION
ET CONDITIONNEMENT
DE BOISSONS
GAZEUSES
ET DE BOISSONS
AUX FRUITS,
À L'EXCEPTION
DES NECTARSH411 ― en récipients à l'état neuf Hectolitre produit. 0, 13 0, 23 0, 01 0, 003 0, 002 A calculer par mois. H412 ― en récipients rendus ou consignés Hectolitre produit. 0, 13 0, 24 0, 04 0, 003 0, 005 A calculer par mois. EAUX MINÉRALES H511 Etablissements procédant au conditionnement d'eaux minérales en bouteilles de verre Hectolitre conditionné. 0, 017 0, 027 0, 03 0, 003 A calculer par mois. INDUSTRIE
ALIMENTAIRE
À PARTIR DE PRODUITS
D'ORIGINE VÉGÉTALEPRODUCTION
DE SUCREJ011 Transport et lavage des betteraves Tonne de betteraves achetées. 5, 5 13, 5 93 0, 01 Il est tenu compte que 25 % de l'azote est minéralisé la 1re année.
A calculer par mois.J012 Transport et lavage des betteraves avec décantation des eaux boueuses pendant plus de 24 heures Tonne de betteraves achetées. 1, 5 3 1 0, 02 0, 001 A calculer par mois. J050 Rejet des eaux condensées d'évaporation du jus sucré Tonne de betteraves achetées. 0, 034 r 0, 057 r 0, 14 r 0, 2 r Il s'agit du pourcentage r d'eaux condensées non réutilisées à des postes de fabrication où leur pollution est détruite.
A calculer par mois.J060 Raffinerie Tonne de sucre raffiné (produit fini). 2 4 1, 5 0, 25 0, 01 A calculer par mois. CONSERVERIES
DE PRODUITS
D'ORIGINE VÉGÉTALEL'activité de conserverie et de transformation inclut l'ensemble des opérations de préparation (lavage, transport,...). J100 Lavage de légumes, hors pommes de terre et hors légumes racines Tonne de légumes lavés. 0, 06 0, 1 6 0, 05 0, 04 A calculer par mois. J110 Conserves de petits pois, jardinière de légumes, macédoines, maïs doux Tonne de produits entrant en fabrication. 20 40 5 1, 2 0, 02 0, 3 A calculer par mois. J112 Conserves de légumes féculents dont les pommes de terre Tonne de produits entrant en fabrication. 26 54 5 1, 2 0, 3 A calculer par mois. J113 Coupe et ensilage de choux Tonne de choux soumis à la coupe. 1, 4 2, 3 0, 1 0, 1 0, 1 On considère que le nombre de jours d'activité est égal à :
― 100 jours / an pour les rejets de l'eau de coupe ;
― 200 jours / an pour les rejets de saumure fermentée.
Par tonne de choux mis en uvre, on retient :
― 120 litres de coupe ;
― 220 litres de saumure fermentée.
A calculer par mois.J114 Soutirage de choucroute Tonne de choucroute soutirée. 40 70 0, 6 1 0, 2 J115 Conserves de légumes racines (salsifis, céleris-raves, carottes...) Tonne de produits entrant en fabrication. 20 40 25 2, 4 0, 3 A calculer par mois. J116 Conserves de champignons Tonne de produits entrant en fabrication. 10 15 12, 5 2 0, 05 0, 4 A calculer par mois. J117 Conserves d'autres légumes Tonne de produits entrant en fabrication. 4, 8 9 2 0, 3 0, 13 0, 03 A calculer par mois. J120 Conserves de fruits, production de confitures et de fruits au sirop Tonne de produits entrant en fabrication. 10 20 7 0, 4 0, 05 A calculer par mois. J121 Fabrication de crème, pâte, purée de marrons Tonne de produits entrant en fabrication. 60 120 10 0, 4 0, 15 A calculer par mois. J122 Réhydratation de fruits secs Tonne de produits entrant en fabrication. 20 30 0, 8 0, 1 A calculer par mois. INDUSTRIE
DE LA LEVUREProduction de levures sélectionnées, de levures sèches et de levures vivantes : J211 ― à partir de mélasse de sucrerie Tonne de mélasse traitée. 135 250 19 16 0, 6 A calculer par mois. J212 ― à partir d'autres produits Tonne de produits soumis au traitement. 72 120 8 A calculer par mois. J213 ― avec concentration des moûts délevurés Tonne de mélasse traitée. 13 22 2 5 0, 05 A calculer par mois. INDUSTRIE
DES PRODUITS
AMYLACÉSProduction d'amidon, dextrine et glucose à partir : J310 ― de maïs Tonne de grains entrant en fabrication. 1, 2 20, 5 5, 4 0, 04 0, 02 A calculer par mois. J320 ― de pommes de terre Tonne de produits entrant en fabrication. 18 36 45 3 0, 4 A calculer par mois. J330 ― de farine de blé Tonne de produits entrant en fabrication. 28 43 12 1, 7 0, 4 A calculer par mois. CHICORÉE
POMMES DE TERREJ422 Lavage des racines et séchage Tonne de racines soumises au lavage. 2, 21 8, 42 2, 9 0, 01 A calculer par mois. J423 Lavage et conditionnement de pommes de terre et de légumes-racines, hors betteraves sucrières Tonne lavée. 0, 25 1 6 0, 02 0, 04 0, 02 0, 01 A calculer par mois. J431 Fabrication de purée en flocons, pommes chips, frites précuites, pommes de terre stérilisées Tonne de pommes de terre mises en uvre. 14, 6 25 40 0, 9 0, 07 0, 07 A calculer par mois. AUTRES
INDUSTRIES
ALIMENTAIRESJ500 Travail de grains, farines, pâtisserie et biscuiterie Tonne de produits finis. 6 10 1 0, 1 A calculer par mois. J501 Lavages de grains Tonne de grains mis en uvre. 0, 36 0, 73 0, 5 0, 03 0, 015 A calculer par mois. J502 Fabrication de pâtes alimentaires Tonne de pâtes alimentaires produites. 10 20 1 0, 035 A calculer par mois. J610 Confiserie, chocolaterie Tonne de produits finis. 16 34 2, 5 A calculer par mois. J620 Condiments Tonne de produits finis. 3 15 10 0, 5 0, 2 Ne concerne pas la fabrication du vinaigre qui relève de l'industrie de l'alcool.
A calculer par mois.J630 Café soluble Tonne de produits finis. 7 12 2, 2 0, 7 0, 25 A calculer par mois. J631 Préparation de repas Millier de repas. 4 7 1, 56 0, 2 0, 2 A calculer par mois. J632 Spécialités culinaires autres Tonne de produits fabriqués. 7 12 6 0, 5 0, 14 A calculer par mois. J640 Toutes industries alimentaires non mentionnées ci-avant Emploi. 0, 43 0, 9 2 0, 14 0, 04 S'applique à la meunerie (sauf lavage des grains) et à la boulangerie.
A calculer par mois.INDUSTRIE
ALIMENTAIRE
À PARTIR DE
PRODUITS
D'ORIGINE ANIMALE
INDUSTRIE DU LAITK010 Collecte du lait sans aucune transformation Mètre cube de lait collecté. 1 2 0, 6 0, 02 0, 04 Taux de production du sérum :
― pâtes cuites : 92 %
― pâtes pressées semi-cuites : 85 %
― pâtes molles et persillées : 82 %
― pâtes fraîches : 65 %
― caséine : 90 %
Taux moyen de récupération du sérum :
― pâtes cuites : 90 %
― pâtes pressées semi-cuites : 80 %
― pâtes molles et persillées : 75 %
― pâtes fraîches : 60 %
― caséine : 90 %K020 Transformation de lait de consommation (lait pasteurisé, lait stérilisé, lait upérisé, lait concentré). Fabrication de yaourts. Fabrication de lactose et caséine (1) ;
Fabrication de desserts lactés (lait gélifié, crèmes desserts, etc.)...Mètre cube de lait équivalent entrant en fabrication. 2, 9 5 1, 2 0, 2 0, 02 0, 2 (1) Les valeurs des coefficients spécifiques de pollution correspondent à un taux de récupération de sérum pour chaque type de fabrication tel qu'indiqué ci-dessus.
Est également indiqué le taux de production en sérum.
Ces taux sont exprimés en pourcentage du lait mis en uvre.
Equivalence crème-lait : 1 kg de crème = 10 litres de lait.
Pour K010 à K032, calculer par mois.K021 Concentration et séchage du sérum, du lait et du babeurre Mètre cube de lait, de sérum ou de babeurre traité. 0, 6 1, 1 0, 2 0, 08 0, 04 K022 Fabrication de crèmes glacées Tonne de crème glacée produite. 15 30 7 0, 3 0, 06 K031 Transformation du lait et fabrication de fromages (1) des types Emmental, Beaufort et gruyère de Comté Mètre cube de lait équivalent entrant en fabrication. 2 3 0, 5 0, 2 0, 1 K032 Transformation du lait et fabrication d'autres fromages (1) Mètre cube de lait équivalent entrant en fabrication. 5 9 1, 4 0, 3 0, 05 0, 15 K041 Affinage de fromages Comté Millier de meules soignées. 3, 3 7, 8 1 0, 15 0, 02 Mêmes remarques que pour K010 à K032. K042 Affinage de fromages de gruyères Emmental Millier de meules soignées. 35 70 17 0, 7 0, 2 Mêmes remarques que pour K010 à K032. Fabrication de fromage fondu à l'aide de : Pour K051 à K070, calculer par mois. K051 ― pétrins classiques avec système de portage ou de pompage Tonne de fromage fondu produit. 2 3 2, 2 0, 3 0, 18 K052 ― pétrins horizontaux avec système de pompage Tonne de fromage fondu produit. 7 11 1, 5 0, 3 0, 18 K060 Transformation de lait en crème ou en beurre Mètre cube de lait équivalent entrant en fabrication. 7 12 0, 7 0, 05 0, 01 0, 02 K070 Non récupération des sérums et babeurres produits Mètre cube de sérum ou de babeurre rejeté. 30 55 2, 6 1, 3 0, 6 ABATTOIRS K090 Marchés aux bestiaux Centaine de têtes d'animaux présents. 1, 2 7 5 0, 35 0, 05 A calculer par mois. Opération d'abattage : A calculer par mois (K110 à K160). Les opérations d'abattage correspondent aux sources de pollution suivantes : saignées, transport de matières stercoraires (pour les bovins), habillage, éviscération, évacuation du contenu des boyaux pour l'ensemble des animaux abattus, évacuation du contenu des estomacs des petits animaux. Le poids de carcasse par animal est de :
― bovin : 300 kg ;
― cheval : 300 kg ;
― veau : 110 kg ;
― ovin : 18 kg ;
― porc : 80 kg.K110 ― bovins Tonne de carcasse abattue. 15 30 5 0, 6 0, 04 K120 ― chevaux Tonne de carcasse abattue. 6 15 5 2 0, 14 K130 ― veaux Tonne de carcasse abattue. 12 25 5 2 0, 14 K140 ― ovins Tonne de carcasse abattue. 13 30 10 4, 5 0, 32 K150 ― porcs Tonne de carcasse abattue. 7 15 10 1, 4 0, 09 K160 ― volailles, avec récupération totale du sang Tonne de volaille (poids net) abattue. 7 15 5 1, 7 0, 5 K170 Sang non récupéré après abattage des bovins, chevaux, veaux, ovins et porcs Mètre cube de sang non récupéré. 145 260 38 3 A calculer par mois.
Le volume de sang considéré récupérable par tonne de carcasse abattue est obtenu à partir des équivalences suivantes :
― abattage de bovins : 64 litres ;
― abattage de chevaux : 84 litres ;
― abattage de veaux : 86 litres ;
― abattage d'ovins : 63 litres ;
― abattage de porcs : 52 litres.Traitement de sous-produits d'abattoir : K171 ― cas d'un atelier intégré à un abattoir Tonne de carcasse abattue dans l'abattoir. 5 12 5, 5 3 0, 3 A calculer par mois. K172 ― cas d'un atelier indépendant Tonne de sous-produit soumis au traitement. 10 30 14 7 0, 7 A calculer par mois. K173 Découpe et conditionnement de viande Tonne de produits entrant en fabrication. 0, 6 1, 1 0, 5 0, 05 0, 01 A calculer par mois. ÉQUARRISSAGE K202 Procédé à sec Tonne de sous-produit soumis à l'équarrissage. 4 6 1 1, 1 0, 1 A calculer par mois. K203 Dégraissage de farines sans aucun recyclage Tonne de farine soumis au dégraissage. 0, 6 1, 3 4 A calculer par mois. TRANSFORMATION
DE PRODUITS
D'ORIGINE ANIMALEK311 Conserve de viande Tonne de produits entrant en fabrication. 10 14 2 1, 9 0, 01 0, 6 A calculer par mois (K311 à K322).
Sont considérés comme conserves de viandes les produits subissant une cuisson.K312 Salaisons Tonne de produits entrant en fabrication. 4 7 2 1, 9 0, 6 A calculer par mois.
Traitement au sel sans cuisson.Ateliers polyvalents de boyauderie-triperie avec : K321 ― lavage et rinçage des produits Tonne de produits entrant en fabrication. 10 20 13 1, 2 0, 15 A calculer par mois.
Les poids des organes, exprimés en kilogramme, liés aux opérations de boyauderie-triperie ont les valeurs forfaitaires suivantes :
Bovins :― triperie : tête (museau) : 1, 0 ; 4 pieds : 10, 0 ; estomac (feuillet, panse, caillette) : 19, 0 ; rectum ou culard : 1, 0 ; mamelle : 5, 0 ; ― boyauderie : menu : 8, 0 ; gros et baudruche : 6, 0 ; Veaux :
― triperie : pansette : 1, 0 ; fraise : 4, 0 ; tête et 4 pieds : 15, 0 ;
― boyauderie : caillette : 0, 5 ;Ovins :
― triperie : pansette : 0, 5 ; 4 pieds : 1, 0 ;
― boyauderie : menu : 0, 7 ;
Porcs :
― boyauderie : chaudin et fuseau : 2, 0 ; menu : 1, 5 ; estomac : 0, 8.K322 ― échaudage, épilage, grattage Tonne de produits entrant en fabrication. 50 110 52 4, 4 0, 55 K323 ― opérations complètes (lavage, rinçage, échaudage, épilage, grattage) Tonne de produits entrant en fabrication. 60 130 65 5, 6 0, 7 Mêmes observations que pour K321 et K322.
A calculer par mois.K330 Préparation de poissons frais ou congelés en vue de la conserve (étêtage, éviscération, découpage, lavage, décongélation) Tonne de poisson entrant en fabrication. 21 35 13 3, 3 0, 04 0, 6 A calculer par mois. K340 Fabrication de plats cuisinés à base principalement de viande Tonne de produits entrant en fabrication. 17 36 15 0, 8 0, 2 A calculer par mois. K350 Fabrication de plats cuisinés à base principalement de poissons Tonne de produits finis. 12 25 8 1 0, 2 A calculer par mois. K360 Fabrication d'aliments pour chiens et chats Tonne de produits finis. 0, 9 1, 5 0, 4 0, 1 0, 01 A calculer par mois. K370 Halle à marée (réception et lavage de poissons). Tonne de poisson entrant en criée. 2, 2 5, 5 1 0, 4 0, 1 A calculer par mois. PÂTES À PAPIER
PAPIERS ET CARTONS
TRANSFORMATION
DU BOIS
INDUSTRIE
DE LA LAINE,
DES FIBRES,
DU BLANCHIMENT,
DE LA TEINTURE,
DE L'IMPRESSION
ET DE L'APPRÊTFABRICATION
DE PÂTES À PAPIERAvec destruction des liqueurs noires : L011 ― pâte kraft écrue Tonne de pâte produite à 90 % de siccité. 10 30 10 0, 21 0, 4 0, 4 0, 17 0, 001 A calculer par mois. L012 ― pâte kraft blanchie Tonne de pâte produite à 90 % de siccité. 20 100 40 0, 35 0, 4 0, 8 0, 25 0, 4 r A calculer par mois.
r = 1 si utilisation de bois de résineux ; r = 0, 5 dans les autres cas.L014 ― pâte au bisulfite Tonne de pâte produite à 90 % de siccité. 50 180 50 1, 6 0, 4 3, 6 1 0, 2 A calculer par mois. Sans destruction des liqueurs noires : L022 ― pâte kraft blanchie Tonne de pâte produite à 90 % de siccité. 180 260 50 0, 4 A calculer par mois. L024 ― pâte au bisulfite Tonne de pâte produite à 90 % de siccité. 370 740 60 0, 4 A calculer par mois. FABRICATION
ET TRANSFORMATION
DES PAPIERS
ET CARTONSA partir de pâte kraft, de pâte au bisulfite, de pâte mi-chimique, de pâte de paille et de produits de récupération (papiers et chiffons) : L111 ― papiers et cartons kraft Tonne de produits finis. 10 30 10 0, 03 0, 002 A calculer par mois. L112 ― autres types de papiers et cartons Tonne de produits finis. 15 35 30 0, 03 0, 002 A calculer par mois. L120 Fabrication et transformation de papiers et cartons à partir de pâte mécanique, y compris les opérations de fabrication de pâte Tonne de produits finis. 10 40 30 0, 01 0, 002 0, 2 A calculer par mois. L130 Autres activités non mentionnées ci-avant correspondant à la transformation du papier et du carton Emploi. 0, 83 1, 67 2 0, 14 0, 04 A calculer par mois. L131 Fabrication de papier et carton avec utilisation d'adjuvants chlorés Tonne de produits finis contenant des agents de résistance à l'état humide. 0, 1 A calculer par mois.
Activité complémentaire à L111, L112, L120 et L130.TRANSFORMATION
DU BOISL200 Fabrication de panneaux de fibres par procédé humide Tonne de panneaux fabriqués. 0, 9 1, 7 50 A calculer par mois. L210 Utilisation de créosote Tonne de créosote achetée dans l'année. 5 16, 5 Résultats par année (L 210 à L 213). L211 Utilisation de produits hydrodispersables et de sels organiques Mètre cube de produits prêts à l'emploi achetée dans l'année. 12, 5 0, 25 13, 75 Pour tous les modes de traitement autres que par autoclave, les coefficients spécifiques sont à multiplier par 2.
Pour les activités L 211 et L 212 : 1 m ³ = 1 t.
Pour l'activité L 211, on considère par produit prêt à l'emploi la quantité de produit acheté divisée par la concentration d'emploi, exprimée en pourcentage, telle que figurant sur l'étiquette informative accompagnant le produit acheté.L212 Utilisation de produits organiques en milieu solvant pétrolier Mètre cube de produits achetés dans l'année. 25 1 103 L213 Utilisation de sels inorganiques Tonne de produits achetés dans l'année. 162 0, 75 LAVAGE, DÉGRAISSAGE
ET DÉSUINTAGE
DE LA LAINEL310 Délainage à l'échauffe et lavage à dos Tonne de peau lainée sèche mise en uvre. 20 60 80 7 0, 3 A calculer par mois. Lavage de laine en colonnes avec utilisation de détergents sans récupération de suintine : A calculer par mois (L331 à L360). L331 ― lavage de laine, de délainage, type Mazamet Tonne de freinte. 20 50 350-15r 7 0, 2 La freinte est la différence entre le poids de la laine mise aux machines », diminuée de 2 % et la somme de tous les produits commercialisés à l'exclusion de la suintine et des poussières de battage.
r est le rapport du poids de laine mise aux machines » au cours du mois sur le poids de freinte de ce même mois.L332 ― lavage de tous autres types de laine Tonne de freinte. 400 900 350-15r 13 0, 4 L342 Lavage de laine avec utilisation de savon, sans récupération de suintine Tonne de freinte. 150 300 350-15r L360 Carbonisage de laine Tonne de laine produite carbonisée séchée à 17 % d'humidité. 4, 3 19 23 0, 6 0, 02 FABRICATION
DE FIBRES
ARTIFICIELLES
ET SYNTHÉTIQUESL410 Fabrication de viscose Millier de mètres carrés. 0, 08 1, 3 1 0, 04 0, 003 A calculer par mois. L420 Fabrication d'autres fibres artificielles Tonne de matière produite. 6 12 9, 5 2, 5 14 6, 5 A calculer par mois. L430 Fabrication de fibres synthétiques Tonne de matière produite. 4 10 9, 5 0, 3 0, 06 A calculer par mois. L500 Rouissage du lin et du chanvre Tonne de matière soumise au rouissage. 170 330 70 A calculer par mois. BLANCHIMENT-
TEINTURE-
IMPRESSION-APPRÊTL610 Opération de blanchiment, apprêt sur (à l'exclusion de l'apprêt mécanique à sec) : laine, soie, fibres artificielles ou synthétiques, mélange de laine, soie et fibres artificielles ou synthétiques Tonne de produits sortant de fabrication. 20 80 6, 5 1, 5 2 0, 2 0, 25 A calculer par mois. L620 Opération de teinture, impression sur : laine, soie, fibres artificielles ou synthétiques, mélange de laine, soie et fibres artificielles ou synthétiques Tonne de produits sortant de fabrication. 20 80 6, 5 0, 6 6 0, 33 1, 5 0, 3 0, 4 A calculer par mois. L630 Opération de blanchiment, apprêt sur (à l'exclusion de l'apprêt mécanique à sec) : lin, coton ou mélange de ces fibres avec toutes autres fibres Tonne de produits sortant de fabrication. 55 200 32 6 1, 5 0, 2 0, 25 A calculer par mois. L640 Opération de teinture, impression sur : lin, coton, ou mélange de ces fibres avec toutes autres fibres Tonne de produits sortant de fabrication. 40 120 32 0, 6 6 1, 5 0, 2 0, 25 A calculer par mois. L650 Opérations d'apprêt mécanique Emploi. 0, 31 1, 42 2 0, 14 0, 04 A calculer par mois. BLANCHISSERIE
INDUSTRIELLEL700 Lavage de linge Tonne de linge soumis au lavage. 8 20 7 0, 5 0, 03 0, 3 0, 5 0, 03 0, 08 A calculer par mois. L701 Lavage de chiffons industriels en retour Tonne de chiffons lavés. 400 800 150 28 0, 03 4 5 A calculer par mois. AUTRES ACTIVITÉS L800 Toute autre activité de l'industrie du textile, blanchiment, teinture, impression d'apprêts non mentionnée ci-avant Emploi. 0, 6 1, 8 2 0, 14 0, 04 0, 04 A calculer par mois. INDUSTRIE
DES PEAUX ET CUIRS,
TANNERIETraitement de peaux brutes salées : M011 ― par tannage au chrome Tonne de peau mise en uvre. 40 100 70 2, 5-1, 9 r 0, 4 8 0, 3 0, 1 2 A calculer par mois.
En cas de désulfuration complète, r = 1 ; en cas de non-désulfuration, r = 0.M012 ― par tannage végétal Tonne de peau mise en uvre. 50 160 70 2, 5-1, 9 r 0, 4 8 0, 3 0, 1 2 A calculer par mois.
En cas de désulfuration complète, r = 1 ; en cas de non désulfuration, r = 0.Traitement des peaux picklées : M021 ― par tannage au chrome Tonne de peau mise en uvre. 11 30 15 0, 4 0, 5 2 A calculer par mois. M022 ― par tannage végétal Tonne de peau mise en uvre. 35 110 15 0, 4 0, 5 A calculer par mois. M030 Traitement des peaux tannées Tonne de peau mise en uvre. 6 19 5 0, 4 1 0, 1 1 A calculer par mois. MÉGISSERIE
A partir de peaux lainées :M111 ― production de peaux picklées Peau mise en uvre. 0, 13 0, 32 0, 26 0, 019-
0, 011r0, 026 0, 001 M112 ― production de fourrures Peau mise en uvre. 0, 27 0, 72 0, 27 0, 003 0, 02 0, 003 0, 015-
0, 012rPour M 111 à M 133 :
A calculer par mois.
Non-utilisation ou récupération du produit de dégraissage à base de white-spirit ou de pétrole, r = 1.
Utilisation ou non-récupération du produit de dégraissage à base de white-spirit ou de pétrole, r = 0.
(*) Recyclage ou épuisement du bain de tannage r = 1.
Non-recyclage ou non-épuisement du bain de tannage r = 0.M113 ― production de cuirs tannés au chrome Peau mise en uvre. 0, 16 0, 4 0, 29 0, 019-
0, 011r0, 03 0, 002 0, 001 0, 01-
0, 008r (*)M121 A partir de peaux de chèvres, production de cuirs tannés au chrome Peau mise en uvre. 0, 07 0, 17 0, 14 0, 019-
0, 011r0, 015 0, 001 0, 01-
0, 008r (*)M131 A partir de peaux picklées, production de cuirs tannés :
― au chromePeau mise en uvre. 0, 03 0, 08 0, 03 0, 011-
0, 011r0, 004 0, 001 0, 000 0, 01-
0, 008r (*)M132 ― au végétal Peau mise en uvre. 0, 08 0, 25 0, 03 0, 011-
0, 011r0, 004 0, 001 M133 ― à l'huile Peau mise en uvre. 0, 12 0, 37 0, 03 0, 011-
0, 011r0, 004 0, 001 M141 A partir de cuirots, production de cuirs tannés :
― au chromePeau mise en uvre. 0, 05 0, 12 0, 12 0, 015-
0, 011r0, 005 0, 01-
0, 008r (*)Pour M141 à M143, mêmes observations que pour M111 à M133. M142 ― au végétal Peau mise en uvre. 0, 1 0, 22 0, 12 0, 015-
0, 011r0, 005 M143 ― à l'huile Peau mise en uvre. 0, 09 0, 27 0, 12 0, 015-
0, 011r0, 005 M150 A partir de cuirs tannés, production de cuirs finis (retannage, teinture, nourriture) Peau mise en uvre. 0, 01 0, 04 0, 01 0, 002 A calculer par mois. M151 Production de cuirs finis à partir de wet blue ou de cuirs semi-tannés Peau mise en uvre. 0, 001 A calculer par mois. INDUSTRIE
DES CORPS GRAS,
SAVONS, DÉTERGENTS
ET PRODUITS D'HYGIÈNEFABRICATION
DES CORPS
GRAS D'ORIGINE
VÉGÉTALEToutes huiles hors huile de pépins de raisin : N011 ― extraction et raffinage Tonne d'huile produite. 6, 7 24 7 0, 3 1, 5 A calculer par mois. N012 ― extraction sans raffinage Tonne d'huile produite. 0, 3 0, 5 6 0, 2 1 A calculer par mois. N013 ― raffinage d'huiles brutes Tonne d'huile produite. 4 9 1 0, 1 0, 5 A calculer par mois. N016 Raffinage d'huile brute de pépins de raisin Tonne d'huile produite. 2 7 1 0, 1 0, 5 A calculer par mois. N030 Production de margarine à partir d'huiles épurées Tonne de margarine produite. 3 9 1 0, 1 0, 4 A calculer par mois. FABRICATION
DES CORPS GRAS
D'ORIGINE ANIMALEN111 Fonte continue par centrifugation Tonne de matière grasse animale produite. 6 12 3 0, 1 0, 02 A calculer par mois. N112 Fonte en cuiseurs Tonne de matière grasse animale produite. 3 6 2 0, 05 0, 01 A calculer par mois. N120 Raffinage de corps gras d'origine animale Tonne de matière grasse animale produite. 12 22 7 0, 3 0, 04 A calculer par mois. FABRICATION
DE SAVONN210 Saponification avec rejet d'eau de relargage Tonne de savon produit. 25 40 18 A calculer par mois. N220 Saponification sans rejet d'eau de relargage, y compris la concentration des glycérols à 80 % Tonne de savon produit. 1 1, 5 7 0, 08 0, 06 A calculer par mois. FABRICATION
ET CONDITIONNEMENT
DES DÉTERGENTSSynthèse chimique du produit de base : N511 ― sans installation de récupération des fuites et des eaux de lavage ; Tonne de produit actif. 3 9 1, 5 A calculer par mois. N512 ― avec installation de récupération des fuites et des eaux de lavage ; Tonne de produit actif. 1, 5 4, 5 1 A calculer par mois. N520 Préparation de détergents (hors fabrication produits actifs) Tonne de produits fabriqués. 0, 6 1, 8 0, 5 0, 21 A calculer par mois. FABRICATION
ET CONDITIONNEMENT
DES PRODUITS D'HYGIÈNEN610 Pâtes dentifrices Tonne de produits fabriqués. 4 12 4 0, 2 0, 05 A calculer par mois. N620 Autres produits d'hygiène Tonne de produits fabriqués. 3 7 1 0, 2 0, 05 A calculer par mois. ACTIVITÉS
DIVERSESP010 Imprimerie de labeur, industries connexes à l'imprimerie, édition, reliure, dorure des livres Emploi. 0, 6 1, 4 2 0, 14 0, 064 0, 04 0, 002 A calculer par mois. P110 Transformation des matières plastiques pour la fabrication de pièces en matières plastiques, plaques, films, tubes, tuyaux, emballages et tout autre produit Emploi. 0, 6 1, 4 2 0, 14 0, 04 A calculer par mois. P210 Traitement et transformation du tabac, fabrication d'allumettes Emploi. 0, 6 1, 4 2 0, 14 0, 04 A calculer par mois. P500 Lavage de l'intérieur des wagons-citernes ou des camions-citernes Citerne lavée. 4, 3 11 0, 77 A calculer par mois. P510 Lavage extérieur des wagons-citernes ou des camions-citernes Wagon ou camion-citerne lavé. 3 8 1, 5 A calculer par mois. Q100 Récupération de déchets métalliques Hectare de stockage de déchets métalliques disponibles. 2 000 12 000 8 000 100 50 Résultat sur l'année. Q110 Démolition de véhicules Véhicule démoli. 2 14 0, 012 0, 01 0, 07 A calculer par mois. R200 Etablissements hospitaliers Journée d'hospitalisation. 0, 18 0, 38 0, 10 0, 02 Résultat sur l'année. R700 Traitement de l'eau par floculation avec rejet des boues formées Tonne de produits d'affinage achetés dans l'année, exprimés en matières en suspension ajoutées. 1 000 Résultat sur l'année.
Pour déterminer le poids de matières en suspension ajoutées à partirdu poids de produit d'affinage utilisé, les coefficients de transformation suivants sont employés :
― réactifs coagulants :
― à x % d'alumine : 0, 0151x ;
― à y % de chlorure ferrique : 0, 0065y ;
― chaux pour la décarbonatation : 2.
― réactifs absorbants et adjuvants : 1 ;
― autres produits : coefficients déterminés par l'agence.
Complète l'ensemble des activités.S100 Emploi de composés halogénés pour les activités non visées précédemment Tonne de solvants halogénés achetés, exprimés en équivalent chlore. 205 Résultat sur l'année. S200 Emploi des établissements assujettis à la redevance de pollution de l'eau d'origine non domestique Emploi. 0, 6 1, 4 2 0, 14 0, 04 A calculer par mois.
Applicable aux activités de sièges sociaux et d'administration générale présentes sur le site des établissements assujettis à la redevance pour pollution de l'eau d'origine non domestique pour des activités dont la grandeur caractéristique n'est pas l'emploi.A N N E X E V I
DÉTERMINATION DU NIVEAU DE POLLUTION ÉVITÉE
1. Cas d'un épandage d'effluents sur des terres agricolesL'épandage est considéré comme un dispositif d'épuration lorsque l'on constate simultanément :
― des apports de substances toxiques inférieurs aux doses ayant des effets toxiques à court ou long terme pour les sols et les plantes ;
― l'existence d'un stockage de sécurité étanche, ou bien, en cas d'impossibilité d'épandage, l'arrêt de la production des pollutions à épandre ;
― le maintien en bon état des sols et du couvert végétal des terrains d'épandage ;
― l'exploitation en production végétale afin que les éléments apportés soient utilisés par les cultures.
Pour l'application du III de l'article R. 213-48-9 du code de l'environnement, la pollution évitée à prendre en compte en cas d'épandage direct d'effluents sur des terres agricoles est déterminée :
― en l'absence d'un suivi régulier des rejets agréé en application de l'annexe III du présent arrêté, par application à la pollution théorique produite et pour chaque élément constitutif de la pollution d'un coefficient de récupération des effluents et d'un coefficient d'élimination de la pollution respectivement définis aux tableaux 3 et 4 ci-dessous ;
― en cas de suivi régulier des rejets, par application à la quantité de pollution mesurée d'un coefficient d'élimination de la pollution défini au tableau 4 ci-dessous.TABLEAU N° 3
Détermination du coefficient
de récupération des effluentsDONNÉES RELATIVES AUX CARACTÉRISTIQUES
générales de récupération des effluentsCOEFFICIENT
de récupération
des effluentsNIVEAU MÉDIOCRE :
Absence de plans identifiant les exutoires des réseaux d'eaux usées et d'eaux pluviales de l'établissement au milieu naturel.0, 8 NIVEAU BON :
Existence de plans identifiant les exutoires des réseaux d'eaux usées et d'eaux pluviales de l'établissement au milieu naturel et de résultats d'études montrant l'effectivité de la collecte et la bonne étanchéité des ouvrages de stockage des effluents.
Suivi périodique des points de rejet au milieu naturel.1 TABLEAU N° 4
Détermination du coefficient d'élimination de la pollutionDONNÉES RELATIVES
aux caractéristiques générales
de fonctionnement de l'épandageCOEFFICIENT D'ÉLIMINATION DE LA POLLUTION
pour chaque élément constitutif de la pollutionMES DBO5 DCO Chaleur NR NO P MI et AOX Métox et sels dissous NIVEAU MAUVAIS » :
― apports de substances toxiques supérieurs aux doses ayant des effets toxiques pour les sols ou les plantes ;
― l'épandage n'est pas exploité en production végétale afin que les éléments apportés soient utilisés par les cultures ;
― stagnation et ruissellement d'effluents.
0, 5
0, 40
0, 35
1, 00
0
0
0
0
0NIVEAU MÉDIOCRE » :
― tenue d'un cahier d'épandage ;
― les quantités produites de matières à épandre sont évaluées à partir soit d'analyses périodiques, soit d'évaluations forfaitaires réalisées en fonction de l'activité polluante, soit d'une campagne générale de mesure.1, 00 0, 70 0, 65 1, 00 0, 40 0, 40 0, 40 0 0 NIVEAU MOYEN » :
― respect des conditions du niveau MEDIOCRE ;
― existence d'un plan d'épandage et tenue d'un cahier d'épandage ;
― stockage d'effluents avant épandage suffisants et adaptés au vu du plan d'épandage.
1, 00
0, 90
0, 85
1, 00
0, 60
0, 60
0, 60
0
0NIVEAU BON » :
― respect des conditions du niveau MOYEN ;
― réalisation d'une étude du périmètre d'épandage portant sur l'ensemble des parcelles susceptibles d'être utilisées définissant notamment la gestion des parcelles, le calendrier et les doses des apports ;
― respect des contraintes identifiées et adéquation du matériel d'épandage à ces contraintes ;
― les sols sont constamment en équilibre hydrique, les volumes apportés ne dépassant jamais les possibilités d'évapotranspiration et d'absorption des sols sans saturation de leur couche superficielle.
1, 00
0, 95
0, 94
1, 00
0, 80
0, 80
0, 80
(1)
0NIVEAU TRÈS BON » :
― respect des conditions du niveau BON ;
― la comparaison des exportations par les récoltes prévues et des apports effectifs organiques et minéraux sur les parcelles, permet de considérer qu'il y a équilibre agronomique global sur l'ensemble des parcelles utilisées ;
― la structure et la qualité des sols ne sont pas altérées par l'épandage.
1, 00
0, 96
0, 96
1, 00
0, 90
0, 90
0, 90
(1)
0NIVEAU EXCELLENT 1er niveau » :
― respect des conditions du niveau TRES BON ;
l'équilibre agronomique est réalisé pour l'azote (NR et NO) et le phosphore (P).1, 00 0, 97 0, 97 1, 00 0, 95 0, 95 0, 95 (1) 0 NIVEAU EXCELLENT 2e niveau » :
― respect des conditions du niveau EXCELLENT 1er niveau ;
― la comparaison de l'ensemble des fournitures au sol et des besoins des productions effectives sur les parcelles permet de considérer qu'il y a équilibre agronomique pour l'azote et le phosphore sur chacun des îlots culturaux sur lesquels ont été épandues les pollutions ;
― une étude particulière met en évidence des rendements épuratoires sur la DCO supérieurs à 97 % ;
― le matériel d'épandage permet la régulation et le contrôle des dosages et la répartition des effluents sur le sol ; toutes les dispositions sont prises pour amener les matières fertilisantes aux périodes favorables à leur utilisation par le couvert végétal ou pour contrôler leur stock dans le sol ;
― existence d'une procédure de validation des mesures et d'un dispositif de suivi, interne à l'établissement.1, 00 > 0, 97 (2) > 0, 97 (2) 1, 00 0, 98 0, 98 0, 98 (1) 0 (1) Le coefficient d'élimination de la pollution est nul. Toutefois, si les résultats d'une étude démontrent la dégradation ou l'élimination des polluants concernés dans le sol et l'absence de transfert mesurable dans les eaux souterraines, la valeur de ce coefficient est portée à 1.
(2) A définir au vu des résultats de l'étude des rendements épuratoires sur la pollution particulaire et sur la pollution soluble.2. Autres dispositifs de dépollution mis en uvre par l'établissement
Si la totalité des effluents et résidus liés à l'activité est traitée dans des centres de traitement de déchets autorisés, l'établissement transmet à l'Agence de l'eau les justificatifs correspondants et les dispositions suivantes ne sont pas applicables.
a) Détermination de la pollution éliminée.
Pour l'application du I de l'article R. 213-48-9 du code de l'environnement, la pollution éliminée par les dispositifs de dépollution autres que l'épandage direct des rejets sur des terres agricoles est déterminée comme suit :
― le débit de l'effluent fait l'objet d'une mesure en continu au moins en sortie de l'ouvrage de dépollution ;
― des échantillons moyens journaliers sont constitués en entrée et en sortie du dispositif de dépollution à l'aide d'un préleveur automatique asservi au débit, proportionnellement au débit écoulé et selon les fréquences mentionnées au tableau 5 suivant, en l'absence d'accord de l'Agence de l'eau pour une fréquence moindre compte tenu des caractéristiques des effluents et des ouvrages de dépollution ;
― si une partie des effluents et résidus liés à l'activité est traitée dans des centres de traitement de déchets autorisés, la pollution correspondante est déduite de la pollution théorique produite pour la détermination des fréquences d'analyses ;
― l'établissement peut proposer à l'Agence de l'eau de constituer des échantillons sur une période supérieure à vingt-quatre heures et inférieure ou égale à un mois sur présentation d'une étude démontrant la faisabilité de l'échantillonnage et la représentativité des résultats obtenus ;
― l'établissement prend en charge la réalisation des mesures et des analyses ainsi que leur validation par un organisme de son choix, en application des dispositions du point 3 de l'annexe III.TABLEAU N° 5
Détermination de la fréquence de constitution d'échantillons journaliersÉLÉMENT CONSTITUTIF
de la pollutionFRÉQUENCE DE CONSTITUTION D'ÉCHANTILLONS JOURNALIERS
en fonction du niveau théorique de pollution (NTP)
déterminé en application de l'article R. 213-48-61 fois par trimestre 1 fois par mois 1 fois par semaine 2 fois par semaine 1 fois par jour Matières en suspension (t / an). NTP < 100 100 ≤ NTP < 600 600 ≤ NTP < 1 000 1 000 ≤ NTP < 3 000 NTP ≥ 3 000 Demande chimique en oxygène (t / an). NTP < 200 200 ≤ NTP < 600 600 ≤ NTP < 1 000 1 000 ≤ NTP < 3 000 NTP ≥ 3 000 Demande biochimique en oxygène en cinq jours (t / an). NTP < 300 300 ≤ NTP < 1 000 1 000 ≤ NTP < 2 000 NTP ≤ 2 000 / Azote réduit (t / an). NTP < 40 40 ≤ NTP < 100 100 ≤ NTP < 200 NTP ≥ 200 / Azote oxydé (nitrites et nitrates) (t / an). NTP < 40 40 ≤ NTP < 100 100 ≤ NTP < 200 NTP ≥ 200 / Phosphore total, organique ou minéral (t / an). NTP < 10 10 ≤ NTP < 50 50 ≤ NTP < 100 NTP ≥ 100 / Toxicité aiguë (téq / an). NTP < 10 10 ≤ NTP < 50 50 ≤ NTP < 100 NTP ≥ 100 / Métox (t / an). NTP < 10 10 ≤ NTP < 50 50 ≤ NTP < 100 NTP ≥ 100 / Composés halogénés adsorbables sur charbon actif (t / an). NTP < 2 2 ≤ NTP < 10 10 ≤ NTP < 20 NTP ≥ 20 / Sels dissous (Mm ³ × S / cm / an). / 0, 1 ≤ NTP < 1 1 ≤ NTP / /
― les concentrations des échantillons en éléments constitutifs de la pollution sont déterminées soit par analyse de ces éléments selon les méthodes mentionnées à l'annexe II du présent arrêté, soit par analyse d'éléments de substitution et application de règles de corrélation en application du point 2 de l'annexe III du présent arrêté ;
― en cas de mesure journalière en continu du débit de l'effluent, les quantités d'éléments constitutifs de la pollution en entrée et en sortie du dispositif de dépollution sont déterminées en multipliant le dernier résultat d'analyses des éléments constitutifs de la pollution des échantillons moyens journaliers par le volume d'effluent écoulé depuis cette analyse ;
― en l'absence de résultats de mesure journalière continue du débit de l'effluent, la pollution éliminée est déterminée en appliquant à la pollution produite un coefficient d'élimination de la pollution déterminé en comparant les quantités d'éléments constitutifs de la pollution mesurés dans des échantillons moyens journaliers constitués en entrée et en sortie du dispositif de dépollution ;
― la valeur du coefficient d'élimination de la pollution est arrondie à la valeur supérieure de la seconde décimale ;
― en cas d'interruption du fonctionnement d'un dispositif de traitement pendant la période d'activité de l'établissement, la quantité de pollution éliminée est réduite de un demi pour cent par jour d'arrêt complet ou temporaire dans l'année ;
― lors d'une mise en service en cours d'année d'un dispositif d'épuration, la quantité de pollution éliminée est calculée pour la seule période de fonctionnement du dispositif de dépollution ;
― en l'absence de résultats de mesures validés ou de transmission de ces résultats à l'Agence de l'eau, sans préjudice des dispositions transitoires définies au point b ci-après et sous réserve de la transmission d'éléments d'appréciation sur le fonctionnement de l'ouvrage de dépollution pendant l'année considérée tels que la consommation d'énergie, la consommation de réactifs et la production de boues, le tableau n° 6 ci-dessous indique la valeur forfaitaire du coefficient d'élimination de la pollution pour chaque élément constitutif de la pollution, selon le procédé de dépollution et en fonction des caractéristiques générales de fonctionnement du dispositif de dépollution.TABLEAU N° 6
Détermination de la valeur forfaitaire du coefficient d'élimination de la pollutionDESCRIPTION DU DISPOSITIF
d'épurationVALEUR FORFAITAIRE DU COEFFICIENT D'ÉLIMINATION
de la pollution pour chacun des éléments constitutifs de la redevanceMES DBO5 DCO MI NR NO P AOX Sels dissous Métox Bassin de décantation sans réactifs. 0, 50 0, 20 0, 15 0 0 0 0, 10 0 0 0 Unité de traitement physico-chimique, hors détoxication. 0, 7 0, 45 0, 35 0, 2 0 0 0, 8 0 0 0, 5 Unité de tamisage. 0, 6 0, 4 0, 4 0, 2 0, 1 0 0, 25 0 0 0 Unité de traitement biologique assurant ni la nitrification ni la déphosphatation. 0, 7 0, 75 0, 65 0, 3 0, 2 0 0, 2 0, 3 0 0, 5 Unité de traitement biologique assurant la nitrification. 0, 7 0, 75 0, 65 0, 3 0, 6 0, 6 0, 2 0, 3 0 0, 5 Unité de traitement biologique assurant la nitrification et la déphosphatation. 0, 7 0, 75 0, 65 0, 3 0, 6 0, 6 0, 6 0, 3 0 0, 5 Installation de détoxication sans précipitation des phosphates par voie physico-chimique. 0, 7 0 0 0, 7 0 0 0, 2 0 0 0, 7 Installation de détoxication et élimination des phosphates par précipitation voie physico-chimique. 0, 7 0 0 0, 7 0 0 0, 8 0 0 0, 7 Bassin d'évaporation. 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 Transfert des pollutions dans un autre établissement. 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 Fouille fermée. 1, 00 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Recyclage et revalorisation. 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 1, 00 Unité de séparation physique par évapoconcentration ou par dispositif à membranes. 0, 8 0, 8 0, 8 0, 3 0, 8 0, 3 0, 5 0, 8 0, 8 0, 8
b) Mesures transitoires.
Pour les ouvrages de dépollution en service à la date de publication du présent arrêté, les dispositions en vigueur en 2007 pour le suivi des ouvrages peuvent être reconduites pour les années 2008 et 2009 au lieu et place des dispositions du tableau n° 5 ci-dessus.
c) Détermination du coefficient d'élimination des boues.
Pour l'application du I de l'article R. 213-48-9 du code de l'environnement, la valeur du coefficient d'élimination des boues est déterminée en faisant le rapport entre la quantité annuelle de boues éliminées selon une filière conforme à la réglementation à la quantité annuelle de boues produites. Une filière est dite conforme » si la filière de traitement est déclarée ou autorisée selon sa taille et si le transport des boues est effectué conformément à la réglementation en vigueur.
En cas d'épandage des boues d'épuration sur des terres agricoles, le coefficient d'élimination des boues est déterminé conformément au tableau n° 7 ci-dessous en fonction des caractéristiques générales de fonctionnement de l'épandage.TABLEAU N° 7
Détermination du coefficient forfaitaire
d'élimination des bouesDONNÉES RELATIVES AUX CARACTÉRISTIQUES
générales de récupération des effluentsCOEFFICIENT
de récupération
des effluentsNIVEAU MAUVAIS :
Absence de cahier d'épandage ; ruissellement de boues.0 NIVEAU MÉDIOCRE :
Existence d'un plan d'épandage et tenue d'un cahier d'épandage.
Le cahier d'épandage met en évidence des apports supérieurs aux quantités et / ou hors des périodes prescrites par le plan d'épandage.0, 5 NIVEAU MOYEN :
Existence d'un plan d'épandage et tenue d'un cahier d'épandage.
Stockages de boues avant épandage suffisants et adaptés au vu du plan d'épandage.
Absence d'apports supérieurs aux quantités et / ou hors des périodes prescrites par le plan d'épandage.0, 8 NIVEAU BON :
Respect des conditions du niveau moyen.
Le cahier d'épandage met en évidence des pratiques conformes aux prescription du plan d'épandage.1, 00
La valeur du coefficient ainsi déterminé est appliquée au prorata des quantités de boues éliminées par épandage en cas d'existence de plusieurs filières d'élimination des boues.3. Cas des établissements raccordés
à un dispositif collectif de dépollutiona) Détermination du coefficient d'efficacité de la collecte.
Lorsqu'un établissement est raccordé directement à la station d'épuration par un collecteur spécifique, assurant le transfert en épuration de la totalité des eaux usées même par temps de pluie, la valeur du coefficient d'efficacité de la collecte est égale à 1.
Dans les autres cas, la valeur du coefficient d'efficacité de la collecte est déterminée forfaitairement. La valeur de base de ce coefficient fixée à 0, 8 est modulée comme suit :
Elle est diminuée de 0, 2 en cas de non-conformité des réseaux de collecte des effluents au cours de l'année considérée, telle qu'établie par le service de police des eaux compte tenu des données recueillies sur le fonctionnement des réseaux d'assainissement en application de l'arrêté du 22 juin 2007 relatif à la collecte, au transport et au traitement des eaux usées des agglomérations d'assainissement ainsi qu'à la surveillance de leur fonctionnement et de leur efficacité, et aux dispositifs d'assainissement non collectif recevant une charge brute de pollution organique supérieure à 1, 2 kg / j de DBO5.
Pour les années 2008 et 2009, la valeur de base est retenue. La valeur de base est ensuite ramenée à 0, 6 en l'absence de transmission par la collectivité au service de police des eaux des éléments relatifs au suivi du fonctionnement des réseaux d'assainissement demandés en application de l'arrêté mentionné à l'alinéa précédent.
Elle est majorée d'un terme complémentaire en fonction de la valeur de l'indice de connaissance des rejets au milieu naturel par les réseaux de collecte des eaux usées défini par l'arrêté du 2 mai 2007 relatif aux rapports annuels sur le prix et la qualité des services publics d'eau potable et d'assainissement pris en application de l'article D. 2224-1 et de l'annexe VI du code général des collectivités territoriales. La majoration appliquée est déterminée par le tableau n° 8 suivant :TABLEAU N° 8
Détermination du terme complémentaire applicable pour le calcul du coefficient d'efficacité de la collecteVALEUR DE L'INDICE DE CONNAISSANCE
des rejets au milieu naturel par les réseaux d'assainissementINFÉRIEUR À 30 POINTS DE 30 À 50 POINTS SUPÉRIEUR À 50 POINTS Valeur du terme complémentaire. 0 0, 1 0, 2
b) Détermination de la pollution éliminée.
La pollution éliminée par le dispositif de dépollution est déterminée comme suit :
― dans le cas d'un ouvrage collectif de dépollution d'effluents provenant d'établissements industriels et dont la maîtrise d'ouvrage est assurée par un groupement d'établissements ou par une personne publique ou privée mandatée à cette fin, les dispositions du point 2 ci-dessus sont applicables ;
― dans le cas d'un ouvrage collectif de dépollution assurant le traitement des eaux usées d'une agglomération d'assainissement, les données prises de compte pour le calcul de la pollution éliminée sont celles produites en application des dispositions du chapitre 5 de l'arrêté du 22 juin 2007 mentionné au point a ci-dessus.A défaut de données ou de leur validation, les dispositions du tableau n° 6 ci-dessus sont applicables.
Pour les établissements raccordés à un dispositif collectif de dépollution, et dans l'impossibilité de mesurer les matières inhibitrices et les AOX en amont et en aval du dispositif collectif de dépollution en raison des caractéristiques de l'effluent, les coefficients d'élimination des matières inhibitrices et des AOX sont fixés par l'agence en application du tableau n° 6 ci-dessus et, s'il y a lieu, en tenant compte des résultats d'études de l'abattement de la pollution rejetée par l'établissement ou d'établissements réalisant la même activité.
La valeur du coefficient d'élimination des boues issues du dispositif d'épuration est déterminée en application des dispositions du point c du 2 ci-dessus.
Fait à Paris, le 21 décembre 2007.
Le ministre d'Etat, ministre de l'écologie,
du développement et de l'aménagement durables,
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur de l'eau,
P. Berteaud
La ministre de l'intérieur,
de l'outre-mer et des collectivités territoriales,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur des affaires économiques,
sociales et culturelles,
P. Leyssene
Extrait du Journal officiel électronique authentifié
PDF - 3,4 Mo