Convention collective nationale des cabinets dentaires du 17 janvier 1992 - Étendue par arrêté du 2 avril 1992 JORF 9 avril 1992

Textes Attachés : Accord du 16 mars 2007 relatif au développement et au financement du paritarisme

Extension

Etendu par arrêté du 4 octobre 2007 (JO du 11 octobre 2007)

IDCC

  • 1619

Signataires

  • Fait à : Fait à Paris, le 16 mars 2007.
  • Organisations d'employeurs : Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) ; Fédération des chirurgiens-dentistes de France (FCDF) ; Fédération des syndicats dentaires libéraux (FSDL),
  • Organisations syndicales des salariés : Fédération nationale des syndicats chrétiens des personnels actifs et retraités des services de santé et services sociaux CFTC ; Fédération de la santé et de l'action sociale CGT ; Fédération nationale indépendante des syndicats du personnel des cabinets et laboratoires dentaires (FNISPCLD) ; Fédération des personnels de santé et services publics Force ouvrière,
  • Adhésion : CFDT santé et services sociaux, 47-49, avenue Simon-Bolivar, 75950 Paris Cedex 19, par lettre du 20 décembre 2010 (BO n°2011-34) Fédération CFE-CGC Santé-Social, par lettre du 29 novembre 2021 (BO n°2021-50)

Numéro du BO

2007-17

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Convention collective nationale des cabinets dentaires du 17 janvier 1992 - Étendue par arrêté du 2 avril 1992 JORF 9 avril 1992

    • Article 1er

      En vigueur

      Par le présent accord, les parties signataires confirment leur attachement à développer une politique de dialogue social et de négociations conventionnelles de qualité.

      Afin de permettre un tel développement et en tenant compte des différentes structures déjà mises en place, les parties signataires entendent définir le cadre de fonctionnement de leurs travaux afin de garantir le droit des salariés et des employeurs, et mettre en œuvre les moyens et les financements appropriés aux missions.

      En conséquence, il a été convenu :
      - de renforcer l'expression de la branche professionnelle ;
      - d'anticiper, de coordonner et d'accompagner l'application des dispositifs conventionnels ;
      - de faciliter la présence des mandatés au sein des commissions paritaires, par la prise en charge des frais et maintien des rémunérations ;
      - de développer l'impact du dialogue social auprès des employeurs et des salariés ;
      - de faciliter les actions valorisant les métiers de la branche ;
      - d'encourager les politiques d'embauche en sensibilisant les acteurs de la branche professionnelle à l'évolution des emplois et des besoins de compétence et de la qualification.

      À cet effet, il est institué un fonds de fonctionnement et de développement du paritarisme.

    • Article 2

      En vigueur

      Le présent accord est applicable à tous les cabinets dentaires du territoire national et des départements d'outre-mer identifiés sous le code APE 851E en tenant compte des textes légaux et réglementaires en vigueur.

      Il constitue une annexe à la convention collective étendue de 1992.

    • Article 3

      En vigueur

      Les organismes signataires du présent accord conviennent d'organiser la contribution au budget nécessaire au bon fonctionnement du paritarisme.

      Afin de disposer des ressources nécessaires au financement de ce budget, il est institué, à compter de la publication de l'arrêté d'extension du présent accord, une contribution annuelle à la charge des entreprises entrant dans le champ d'application de la convention collective des cabinets dentaires.

      Le financement du fonds pour le paritarisme est assuré par une cotisation annuelle, à la charge des employeurs, assise sur la masse salariale brute de l'effectif salariés des cabinets dentaires.

      Le taux de cotisation est fixé à 0,05 %.

      Au titre de la 1re année, la contribution sera assise sur la masse salariale de l'année précédente et elle sera proportionnelle au nombre de mois restant à courir entre le premier jour du mois suivant la date de publication de l'arrêté d'extension du présent accord et le 31 décembre.

    • Article 4

      En vigueur

      Les parties signataires mandatent l'OPCA-PL pour recouvrer auprès des cabinets dentaires libéraux cette cotisation, suivant les modalités suivantes :
      - la cotisation est appelée en même temps, mais distinctement, des contributions de financement à la formation continue des salariés ;
      - les modalités de recouvrement pour le compte de l'association paritaire de gestion et de reversement à cette dernière seront définies par une convention établie entre l'OPCA-PL et l'association paritaire de gestion définie à l'article 6 du présent accord ;
      - l'OPCA-PL devra tenir une comptabilité distincte de celle tenue pour les fonds de la formation professionnelle.

    • Article 5

      En vigueur

      Les parties signataires conviennent que les fonds recouvrés annuellement doivent permettre à l'association de gestion du paritarisme, définie à l'article 6 du présent accord, de faire fonctionner les instances paritaires dans les conditions suivantes :
      - après déduction des frais dûment justifiés de recouvrement par l'OPCA-PL, des frais de tenue comptable de l'association de gestion prévue à l'article 6 et des frais de commissariat aux comptes, les fonds sont destinés :
      - pour 40 % au financement :
      - des travaux diligentés par les instances paritaires de la branche (CPNE FP-commission paritaire nationale...) ;
      - des frais de secrétariat et de mise à disposition des locaux ;
      - des frais de fonctionnement et d'investissement de l'association de gestion et, plus généralement, tout autre frais décidé par les instances paritaires, signataires du présent accord (1) en vue de développer la négociation collective,
      - et pour 60 % au financement :

      - des frais engagés par les organisations représentatives pour siéger dans les instances paritaires.
      30 % sont répartis entre le collège salariés,
      30 % sont répartis entre le collège employeurs.

      Chaque collège se charge de la répartition des fonds attribués aux différentes organisations siégeant effectivement dans les instances paritaires de la branche et le communique au conseil d'administration de l'association d'aide au paritarisme.

      Chaque organisation fera son affaire des remboursements des frais de transports, de repas, d'hébergement et de perte de ressources de ses représentants appelés à participer aux travaux des diverses instances paritaires mises en place dans le cadre de la convention collective nationale.

      Un état annuel des dépenses de chaque organisation sera annexé au rapport annuel de trésorerie de l'association d'aide au paritarisme.

      (1) Termes exclus de l'extension comme étant contraires à la jurisprudence de la Cour de cassation (Cass. soc. 29 mai 2001, Cegelec) selon laquelle il résulte du principe d'égalité de valeur constitutionnelle que les dispositions d'un accord collectif qui tendent à améliorer l'exercice du droit syndical sont applicables de plein droit à tous et en particulier aux syndicats représentatifs sans qu'il y ait lieu de distinguer les signataires et les non-signataires dudit texte (arrêté du 4 octobre 2007, art. 1er).

    • Article 6

      En vigueur

      Les signataires du présent accord conviennent de créer une association de gestion du paritarisme dénommée : association d'aide au paritarisme dans les cabinets dentaires libéraux (AAP-CDL), sous l'égide de la loi de 1901, dont les statuts sont annexés au présent accord ; elle est composée de 1 représentant par organisation syndicale représentative de salariés signataire du présent accord et d'autant de représentants des organisations d'employeurs représentatives de la branche signataires du présent accord.

      L'association est administrée par un conseil d'administration paritaire composé d'un représentant par organisation syndicale des salariés représentative signataire du présent accord et d'autant de représentants des organisations signataires qui désignent un bureau exécutif.

      Le bureau est composé :
      - d'un président ;
      - d'un vice-président ;
      - d'un trésorier ;
      - d'un trésorier adjoint ;
      - et d'un secrétariat.

      Dès sa constitution, l'association est chargée :
      - d'établir ses statuts et son règlement intérieur ;
      - de désigner son bureau ;
      - de fixer les règles de financement de ses activités et d'établir un budget prévisionnel, conformément à l'article 5 du présent accord.

      Annuellement elle est chargée :
      - de vérifier la conformité de l'utilisation des fonds aux règles définies pour le financement de ses activités ;
      - de tenir une comptabilité et d'établir un budget en début d'année et un bilan en fin d'année ;
      - de présenter à la commission paritaire de la branche, le bilan de fonctionnement et le bilan financier de l'année écoulée ainsi que ses propositions éventuelles sur la répartition des fonds.

      Un règlement intérieur définit et précise les rôles et missions du conseil d'administration, du bureau et des membres.

    • Article 7

      En vigueur

      Les signataires du présent accord conviennent de se revoir 3 ans après la publication au Journal officiel de son arrêté d'extension, afin de faire un bilan des conditions d'application du présent accord et d'en tirer les conséquences à la lumière de l'évolution de la situation de l'emploi dans la branche.

      Les parties signataires conviennent que les dispositions du présent accord pourront être modifiées, notamment en fonction de l'examen des statistiques portant sur l'utilisation des fonds.

      Annuellement, la commission paritaire de branche examinera le bilan de fonctionnement de l'association d'aide au paritarisme.

    • Article 8

      En vigueur

      Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée.

      Le présent accord pourra être révisé, par avenant et par chaque partie signataire ou ayant adhéré en totalité ultérieurement, selon les modalités suivantes :

      - toute demande de révision sera adressée par lettres recommandées avec avis de réception à chacune des parties signataires et adhérentes, et comporter l'indication des dispositions dont la révision est demandée ainsi que les propositions de remplacement ;

      - à réception de la lettre, les parties susvisées devront ouvrir, dans un délai de 3 mois maximum, une négociation pour rédiger un avenant ou un nouvel accord ;

      - les dispositions de l'accord dont la révision est demandée resteront en vigueur jusqu'à la date de publication au Journal officiel de l'arrêté d'extension faisant suite à la conclusion d'un avenant ou d'un nouvel accord.

      L'avenant portant révision de tout ou partie de l'accord collectif se substitue de plein droit aux stipulations de l'accord qu'il modifie et est opposable, dans les conditions fixées à l'article L. 132-10 du code du travail, à l'ensemble des employeurs et des salariés liés par la convention ou l'accord collectif de travail.

      L'accord pourra être dénoncé par les parties signataires, dans les conditions de l'article L. 132-8 du code du travail, en respectant un préavis de 3 mois.

    • Article 9

      En vigueur

      Les parties signataires conviennent que le présent accord s'applique impérativement le premier jour du mois suivant la date de signature, soit le 1er avril 2007.

    • Article 10

      En vigueur

      Le présent accord sera déposé conformément aux dispositions de l'article L. 132-10 du code du travail.

      L'extension du présent accord sera demandée auprès du ministre du travail par l'une des organisations signataires.