Convention collective nationale de la promotion immobilière du 18 mai 1988. Etendue par arrêté du 4 novembre 1988 JORF 15 novembre 1988.

Textes Salaires : Avenant n° 46 du 27 juillet 2022 relatif aux salaires minimaux au 1er mai 2022

Extension

Etendu par arrêté du 13 octobre 2022 JORF 8 novembre 2022

IDCC

  • 1512

Signataires

  • Fait à : Fait à Paris, le 27 juillet 2022. (Suivent les signatures.)
  • Organisations d'employeurs : FPI,
  • Organisations syndicales des salariés : CFTC CSFV ; FS CFDT ; FEC-FO ; SNUHAB CFE-CGC,

Numéro du BO

2022-35

ChronoLégi l'accès au droit dans le temps

Voir le sommaire de la convention

Convention collective nationale de la promotion immobilière du 18 mai 1988. Etendue par arrêté du 4 novembre 1988 JORF 15 novembre 1988.

    • Article

      En vigueur


      Une première négociation sur les minima conventionnels est intervenue dans le courant du 1er trimestre 2022. L'avenant ainsi négocié n'a pas recueilli le seuil de signatures suffisants. Compte tenu de l'annonce imminente d'une hausse sensible du Smic et d'une hausse de l'inflation significative, les partenaires sociaux, soucieux à la fois de maintenir la qualité du dialogue social et de prendre en compte l'enjeu du pouvoir d'achat, ont décidé de se réunir à nouveau. Ils ont ensemble abouti à un accord repris dans le présent avenant.

  • Article 1er

    En vigueur

    Par dérogation exceptionnelle à l'article 18 de la présente convention collective, à compter du 1er mai 2022, les parties conviennent de revaloriser la grille des minima conventionnels comme suit :

    (En euros.)

    Niveau / ÉchelonCoefficientSalaire minimum mensuel brut
    pour 35 heures
    Taux d'augmentation
    octobre 2021 / mai 2022
    1,11001 7449,0 %
    1,21101 7889,0 %
    2,11231 8459,0 %
    2,21431 9158,1 %
    2,31631 9666,2 %
    3,11762 0206,2 %
    3,22032 1366,3 %
    4,13002 5506,5 %
    4,23902 9356,6 %
    5,14573 2226,8 %
    5,25903 7906,9 %
    5,37234 3587,0 %
    67874 6327,0 %
  • Article 2

    En vigueur

    Pour les salariés dont la durée du travail est calculée en jours, les parties fixent le minimum conventionnel annuel à trente-trois mille cent quatre-vingt-quinze euros (33 195 €) à compter du 1er mai 2022.

    Le salaire annuel brut minimum pour 218 jours de travail par an inclut la journée de solidarité pour les salariés ayant conclu une convention annuelle en jours.

    Les parties signataires rappellent que les salariés concernés par la conclusion d'une convention annuelle de forfait établie en jours occupent des fonctions de niveau 4 à 6 et bénéficient du fait de la nature de leurs activités et du fait de leur niveau de formation et d'expérience, d'une autonomie dans l'organisation de leur travail et dans l'exercice de leur mission.

  • Article 3

    En vigueur


    Les parties signataires rappellent qu'un accord de branche sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes a été signé le 21 février 2011.

  • Article 4

    En vigueur


    Les parties signataires ont convenu de se réunir à nouveau au mois de septembre 2022 pour débattre d'éventuels ajustements des salaires minima conventionnels, sans suspension du présent avenant. À cette occasion, l'analyse des parties signataires s'appuiera notamment sur l'évolution des paramètres suivants : permis de construire accordés, volume des mises en vente, volume des ventes, démarrages de chantiers (ces quatre indicateurs afférents au logement), inflation et conditions d'octroi des prêts immobiliers aux particuliers.

  • Article 5

    En vigueur

    Compte tenu de l'objet de l'avenant, qui détermine les minima salariaux pour les entreprises relevant du champ d'application de la convention collective, il n'y a pas lieu de prévoir de disposition spécifique pour les entreprises de moins de 50 salariés.

    Le présent avenant est communiqué à l'ensemble des organisations syndicales de salariés pour exercice éventuel du droit d'opposition dans les conditions définies par la loi.

    Il est conclu pour une durée indéterminée.

    Il est déposé au ministère du travail et du secrétariat du greffe du conseil des prud'hommes de Paris. Le secrétariat de la commission paritaire est mandaté pour demander au ministère du travail l'extension du présent accord.