Accord du 21 avril 2006 relatif à la création du CQP « Formateur consultant »

En vigueur depuis le 21/04/2006En vigueur depuis le 21 avril 2006

Article

En vigueur

Annexe III. Référentiel de certification CQP « Formateur consultant » en formation

Notice de présentation

1. Quel référentiel ?

Chaque référentiel vise un usage spécifique pour lequel il est construit. Le type, la nature et le degré de finesse des rubriques de la description sont directement liés à cet usage.

Le référentiel présenté ici a été construit pour fournir aux candidats au CQP par la VAE et aux membres des jurys une grille de présentation et d'évaluation de l'expérience qui correspond au « noyau dur » des compétences communes aux situations professionnelles rencontrées par les formateurs consultants en formation.

Par définition, un référentiel donne une image éclatée et recomposée d'un métier. Ainsi le travail du formateur consultant en formation n'est pas réductible à ce qu'en dira le référentiel : il ne vise pas à épuiser toutes les situations de travail rencontrées par le formateur consultant en formation ; en revanche, le référentiel doit rendre compte de ce qui fait la spécificité du métier et lui donne tout son sens.

2. Démarche de construction du référentiel

Pour réaliser ce projet, la branche a désigné un groupe de travail constitué de membres de la CPNE et sollicité le concours du Cereq, pleinement associé au lancement et aux premières phases du projet.

La première phase du projet a consisté en :

– la réalisation du référentiel métier de formateur(trice) consultant(e) selon la méthode d'analyse des emplois types étudiés dans leur dynamique (ETED) ;
– le ciblage des compétences couvertes par les formateurs(trices) consultant(e)s en formation niveau F qui correspond au CQP.

Dans la seconde phase du projet, il s'agissait :

- d'abord, de :
-- présenter le référentiel métier en grands « domaines d'activité » puis chaque domaine en compétences ou « bloc de compétences » avec une maille assez large pour permettre une approche globale et une appropriation rapide de l'outil par les différents acteurs de la VAE ;
-- relier chaque compétence à une situation professionnelle qui permet au candidat d'évoquer le contexte dans lequel il a opéré ses choix, ses démarches ;
-- préciser les savoir-faire et les savoirs de référence associés à chaque compétence contextualisée ;

- ensuite, de :
-- pondérer le poids de chaque domaine de compétences en précisant les règles d'obtention du CQP « Formateur consultant » en formation ;
-- préciser pour chaque « bloc de compétences » : les éléments constitutifs du dossier (descriptif, d'expérience, éléments de preuves…), les critères et indicateurs d'évaluation qui lui sont associés.

3. Structure du référentiel

Le référentiel de certification du CQP « Formateur consultant » en formation présente successivement :

– le cadre d'intervention et la mission des formateurs consultants en formation ;
– les règles d'obtention du CQP « Formateur consultant » en formation ;
– leurs trois grands domaines d'activité des formateurs consultants en formation :
– commercial ;
– ingénierie de la formation ;
– gestion des ressources.

Chaque domaine d'activité regroupe trois compétences caractéristiques, ce qui représente neuf compétences au total.

Chaque compétence est décrite par un tryptique « type de situation », « savoir-faire », « savoir de référence » dont les trois composantes constituent un tout indissociable.

Pour chaque compétence sont présentées les modalités de montage et de l'évaluation du dossier présenté par le candidat au CQP par la VAE ainsi que la référence de tests interactifs à la disposition du jury, pour contribuer à compléter l'entretien de VAE par des « mises en situation professionnelles ».

4. Définitions

Types de situation

Les types de situation :

– identifient des contextes finalisés ou cadres d'intervention dans lesquels les savoirs sont mobilisés et dont le repérage permet d'identifier des proximités entre différents métiers ;
– caractérisent le système des contraintes relevant de registres différents (organisation, situation professionnelle des stagiaires, délai…) auxquels est confronté un formateur.

Bien que la rédaction en soit très synthétique, la lecture des types de situation annonce l'interaction entre la personne et son environnement.

Savoir-faire

Les savoir-faire correspondent à des habiletés professionnelles produisant un résultat observable.

Savoirs de référence

Les savoirs de référence sont des connaissances techniques ou méthodologiques confortant la mise en œuvre des savoir-faire.

Il ne s'agit pas de lister dans le détail un corpus de connaissances académiques qui éloignerait de la finalité et de l'opérationnalité de l'action. La distinction savoir-faire, savoir de référence ne cherche pas à opérer une séparation trop forte entre savoirs pratiques et savoirs théoriques parce que, dans l'action, les deux sont imbriqués.

Critères et indicateurs d'évaluation

Pour évaluer, on a besoin de se référer à un système de critères qui permettront d'émettre une estimation et in fine un jugement.

Mais ces références se doivent d'être les moins équivoques possible, de façon à assurer l'équité de traitement des candidats et la comparabilité des résultats ; d'où la nécessité de compléter ces critères par des indicateurs mesurables destinés à recueillir des données factuelles et fournir des repères.

Eléments constitutifs de la preuve

Le dossier produit par le candidat en accompagnement de sa demande de validation des acquis de l'expérience, conformément aux textes réglementaires, est essentiellement déclaratif. C'est pourquoi il sera nécessaire de demander au candidat de fournir des éléments de preuves dont la diversité plus que le nombre viendra conforter ses dires.

Il devra joindre à son dossier des documents issus directement de son activité tels que : des dossiers pédagogiques, des outils d'évaluation, des notes rédigées en vue de la rédaction d'un cahier des charges… réunis spécialement à l'occasion de la VAE tels que : des attestations ou des témoignages…

Le jury pourra, en outre, compléter ces informations par des « mises en situation professionnelles ».

Insertion dans l'emploi et mission des formateurs consultants en formation

Insertion dans l'emploi

L'exercice du métier de formateur(trice) consultant(e) en formation se fait dans un organisme de formation.

Finalité globale de l'emploi

Le formateur(trice) consultant(e) en formation a pour mission de concevoir, participer à la négociation, réaliser et/ou piloter des actions de formation et/ou de conseil en formation, répondant aux besoins et aux intérêts des clients et contribuer ainsi au développement des marchés et à la pérennisation de l'organisme.

Règles de recevabilité du dossier et d'obtention du certificat de qualification professionnelle de formateur consultant en formation

Pour postuler au CQP, le formateur consultant en formation doit justifier de 3 ans d'expérience dans l'activité d'ingénierie de formation et présenter des preuves diversifiées d'action en commercial et en gestion des ressources. Le CQP s'adresse à des formateurs consultants en formation salariés ou demandeurs d'emploi.

Pour obtenir le CQP, le formateur consultant en formation doit valider sept compétences au total :

– les trois compétences du domaine de l'ingénierie de formation ;
– deux des trois compétences du domaine de l'activité commerciale ;
– deux des trois compétences du domaine de la gestion des ressources.
Le dossier du candidat devra néanmoins être documenté sur les neuf compétences du présent référentiel.

Présentation du référentiel de certification par domaine d'activité

Premier domaine d'activité : commercial et communication

Compétences commerciales et communication
bloc C 1 : approche d'une problématique client

Situation type : approche d'une problématique client : appropriation, recherches et analyse d'informations concernant un marché potentiel ou une demande de formation.

Savoir-faire : le formateur fait l'analyse de la demande (appel d'offres, commande, message), il se renseigne sur le secteur d'activité concerné, l'entreprise, et le public à former. Il se rapproche des acteurs concernés pour identifier les enjeux de la formation, cerner les besoins en pratiquant des observations, entretiens, ou enquêtes... Il aide à la formalisation des besoins, des buts et objectifs, il cible et synthétise une première réponse formation en accord avec son partenaire. En concertation, il situe et structure le projet par rapport à la politique commerciale de son organisme, et la charge de travail de son équipe de consultants.

Savoirs de référence : il travaille sur la base d'informations juridiques et financières sur la formation professionnelle et maîtrise les techniques d'entretien d'élucidation, les techniques d'enquête et les méthodes d'analyse de résolution de problèmes. Il connaît l'organisation des entreprises et le tissu économique des entreprises locales. Il actualise et anticipe la situation de son organisme sur le marché de la concurrence.

Compte rendu d'expérience effectué par le candidat

Le formateur présente certains des organismes dans lesquels il a été salarié, leur politique, leur positionnement et leur fonctionnement commercial.

Il décrit deux expériences significatives d'offre de formation : une porteuse de succès et une « moins réussie ». Il analyse les causes de son succès, et de son échec ou semi-échec.

Il montre quelles démarches il a mises en œuvre (ou omis de mettre en œuvre) pour prendre connaissance ou anticiper les besoins réels de formation, les « susciter », se documenter, analyser une situation et, si nécessaire, accompagner les demandeurs dans la formulation précise de leurs buts et de leurs besoins.

Il précise, le cas échéant, l'état « brut, initial » d'une demande et sa formulation élaborée après ses investigations.
En cas de contribution à un travail collectif dans ce domaine, le formateur cerne précisément sa propre contribution.

Critères et indicateurs d'évaluation

Exemples de critères :

– la capacité du formateur à poser ou détecter un problème, à cerner les éléments de réponse qui relèvent de la formation et ceux qui n'en relèvent pas ;
– la capacité du candidat à agir en cohérence avec le positionnement commercial de son organisme ;
– le recul du candidat pour analyser la qualité de son expérience ;
– sa capacité d'écoute.

Exemples d'indicateurs et niveaux requis pour le CQP :

– la clarté de présentation des expériences ;
– l'identification des décideurs et de leurs critères d'achat ;
– la formulation de repères permettant de vérifier la pertinence de l'approche de la problématique client ;
– la qualité d'écoute manifestée par le candidat à l'égard du jury ;
– la réponse à des questions du jury permettant de situer l'écoute du candidat (de façon directe ou indirecte).

Exemples d'éléments constitutifs de la preuve :

– comportement du formateur face au jury ;
– guide d'entretien ou grille d'analyse des besoins utilisée en clientèle ;
– questionnaires mis au point pour analyser des besoins particuliers de formation ;
– courrier transmis au client ;
– courrier interne complémentaire à un appel d'offres pour permettre à des formateurs de concevoir leur proposition ;
– compte rendu de réunion ou d'entretien ;
– dossier particulier d'analyse d'une demande ou d'un besoin de formation ;
– le récit d'une situation problème et de sa résolution ;
– attestation de stage suivi par le formateur ;
– attestation d'employeur.

Exemples de preuves recherchées par le jury en complément du dossier avant (ou après) la soutenance :

– résultat du test de positionnement édité par S@voirs Interactifs : « Responsable de formation. - Conception. – Analyser la demande et élaborer un cahier des charges ».

Compétences commerciales et communication
bloc C 2 : réseau de clientèle

Situation type : entretien et développement du réseau de clientèle et de partenaires.

Savoir-faire : à l'extérieur, le formateur communique sur son organisme. Il suit régulièrement une partie de la clientèle, fait émerger les besoins de formation, identifie les tendances, les changements de structures et d'organigramme. Il sait susciter l'échange avec le réseau des partenaires administratifs financiers, sociaux et professionnels et s'informe voire modifie le réseau selon les évolutions. En interne, il synthétise et communique sur la base des informations obtenues, signale un partenaire potentiel et participe à des groupes de travail sur des produits nouveaux ou des actions nouvelles.

Savoirs de référence : le formateur s'appuie sur sa connaissance du tissu des entreprises locales et de leur circuit de décision et de leurs « clubs » ou manifestations. Il actualise sa représentation de la concurrence et des circuits financiers de la formation.

Compte rendu d'expérience effectué par le candidat

Le formateur décrit :

– le contexte et l'organisation de son (ou de ses) organisme(s) de formation en matière de suivi de clientèle, veille concurrentielle et détection de besoins nouveaux ;
– les modalités de communication internes à l'organisme (réunions courrier ou agenda, séminaires…) et sa participation effective à cette communication interne ;
– sa part de clientèle dans les différents organismes où il a exercé son activité de formateur consultant. Pour chaque segment, il précise s'il réalise (ou réalisait) des actions de suivi et quelles en étaient les modalités (domaines spécifiques couverts, lectures, coordination avec ses collègues).

NB. Si le formateur a exercé des fonctions commerciales dans un secteur autre que celui de la formation, il peut faire état de cette expérience.

Critères et indicateurs d'évaluation

Exemples de critères :

– le jury vérifie que le formateur suit « sa clientèle ». Qu'il est acteur de la veille commerciale et qu'il participe au renouvellement de l'offre de son organisme ;
– la perspicacité du formateur quant au marché potentiel représenté par ses clients ;
– sa volonté de partager sa connaissance des clients et des partenaires avec ses collègues.

Exemples d'indicateurs et niveaux requis pour le CQP :

– présentation d'une méthode attachée à cette activité ;
– présence de fichiers clients définis à cette fin ;
– temps alloué à cette activité ;
– nombre de clients fidélisés ;
– nombre de prospects.

Exemples d'éléments constitutifs de la preuve :

– comptes rendus de réunions ;
– structure d'une base d'information (fichier, dossiers) clientèle ;
– dossier de presse réalisé sur un sujet ;
– attestations de stages… ;
– attestations d'employeurs ;
– résultats commerciaux stipulés dans l'entretien d'appréciation.

Exemples de preuves recherchées par le jury en complément du dossier avant (ou après) la soutenance :

– résultats du test de positionnement édité par S@voirs Interactifs : « Responsable de formation. – Développer-assurer le développement commercial et/ou développer une offre de formation ».

Compétences commerciales et communication
bloc C 3 : proposition commerciale

Situation type : élaboration d'une proposition commerciale et contribution à sa commercialisation ou à sa négociation.

Savoir-faire : le formateur consulte ses collègues et sa hiérarchie pour cadrer les paramètres importants de l'offre commerciale (prix, durée, profils des formateurs, phases…). Il rédige et structure l'offre en vue de sa négociation directe ou progressive. Il argumente, négocie la proposition et la fait évoluer en fonction des réactions du client, des nouvelles élucidations et de sa marge de manœuvre.

Savoirs de référence : le formateur connaît les techniques de rédaction et de négociation pratiquées par son organisme. Il prend en compte les normes de qualité et se réfère à sa connaissance des paramètres économiques et des circuits de financement de la formation professionnelle.

Compte rendu d'expérience effectué par le candidat

Le formateur présente :

– des propositions commerciales qu'il a lui-même rédigées. Il explique ses choix commerciaux et précise l'aspect novateur de la proposition et sa différenciation sur le marché ;
– une bonne expérience de négociation et une manquée. Il analyse les causes de sa réussite et de son échec ;
– son apprentissage pratique de la négociation commerciale (même en dehors du secteur et son activité de salarié).

Le cas échéant, il peut présenter un exemple de stage intra-entreprise.

Critères et indicateurs d'évaluation

Exemples de critères :

– aptitude à répondre et formuler des offres commerciales dans un délai compatible avec les exigences du marché ;
– clarté et cohérence des rédactions commerciales ;
– bonne présentation des rédactions commerciales.

Indicateurs et niveaux requis pour le CQP :

– présence des principales rubriques définies dans les normes qualité de présentation d'une offre de formation ;
– qualités d'ouverture de certaines rédactions commerciales (ex. : choix entre des options croisant différentes possibilités de démarche, durée, délai, coût...) ;
– nombre de prospects transformés en clients.

Exemples d'éléments constitutifs de la preuve :

– attestations de stages ;
– textes d'offres commerciales rédigées par le formateur, voire versions successives d'une même offre ;
– attestations d'employeurs.

Exemples de preuves recherchées par le jury en complément du dossier :

– résultats du test de positionnement édité par S@voirs Interactifs : « Responsable de formation. – Manager. – Organiser le travail de l'équipe ».

Deuxième domaine d'activité : ingénierie de formation

Ingénierie de formation
bloc I 1 : construction d'un projet de formation

Situation type : construction d'un projet de formation à partir d'une analyse élaborée de la demande, des besoins de formation et, le cas échéant, d'un accord du commanditaire.

Savoir-faire : il complète par des entretiens sa connaissance du contexte des besoins et des connaissances précises à transmettre et des comportements ou savoir-faire à faire acquérir. Il formalise le but et les objectifs terminaux de formation, sélectionne les intervenants et détermine avec eux : les objectifs secondaires, les prérequis, les contenus, les durées. Il construit avec les intervenants la progression pédagogique globale : imagine diverses situations de formation (applications pratiques, recherches, enseignements...) et crée ou adapte les centres de ressources et les outils de suivi. Il intègre les contraintes apportées par la législation de la formation et les systèmes de financement. Il rédige le projet ou la présentation du produit.

Savoirs de référence : il maîtrise la gestion de projet, l'ingénierie de formation, d'apprentissage et les modalités d'application des normes de qualité pratiquées dans son organisme. Il tient compte de l'évolution des nouvelles techniques de communication et s'appuie sur une connaissance actualisée des disciplines concernées.

Il se réfère aux enjeux de la formation, aux référentiels de compétences professionnels et aux changements organisationnels des futurs stagiaires ou apprenants. À cet effet, il s'appuie sur des connaissances en sociologie du travail (organisation du travail et structuration des tâches, organisation qualifiante).

Compte rendu d'expérience effectué par le candidat

Le formateur présente :

– plusieurs dossiers de formation qu'il a élaborés en indiquant ses propres contributions. Ces dossiers doivent refléter une variété sur le plan de l'ingénierie de formation ;
– pour au moins trois projets de types différents, il explicite :
– les buts de l'action ;
– les objectifs pédagogiques terminaux ;
– les objectifs pédagogiques secondaires ;
– la progression pédagogique et son organisation ;
– le programme ;
– la composition de l'équipe d'intervenants et leur coordination ;
– l'équilibre budgétaire du projet (repris en compétence « G 2 ») ;
– le profil des stagiaires et s'il s'agit : de formation en situation collective, de formation en situation individualisée, de formation en situation de travail ou la combinaison de différentes modalités de formation.

Critères et indicateurs d'évaluation

Exemples de critères :

– prise en compte du (ou des) référentiel(s) métier concerné(s) par la formation ;
– précision et technicité des dossiers de conception de formation et du dossier monté pour la VAE du CQP de formateur ;
– structuration des dossiers en respectant les normes de qualité ;
– anticipation des difficultés et amorce de solutions.

Indicateurs et niveaux requis pour le CQP :

– utilisation de verbes correspondant à des comportements observables dans la formulation des objectifs pédagogiques ;
– présence de conditions de réalisation et de critères de réussite dans la formulation d'objectifs pédagogiques ;
– rédaction du profil des intervenants préalablement à un recrutement pour une vacation ;
– fréquence et complexité des montages réalisés.

Exemples d'éléments constitutifs de la preuve :

– attestations de formation ;
– attestations d'employeurs ;
– exemples de dossiers de conception de formation (vivement souhaités avec, si possible, attestations des employeurs).

Exemples de preuves recherchées par le jury en complément du dossier :

– résultats du test de positionnement du QCM édité par S@voirs Interactifs : « Cible formateur. – Ingénierie, conception. – Concevoir une action de formation et organiser les ressources ».

Compétences techniques
bloc I 2 : animation d'une action de formation

Situation type : situation de préparation et d'animation d'une action de formation à partir de l'offre commerciale, du référentiel métier et des objectifs terminaux de formation.

Savoir-faire : le formateur sait définir des objectifs pédagogiques secondaires à partir des objectifs terminaux et y associer des indicateurs d'évaluation (cf. bloc 3 I) en coopération avec ses partenaires. Seul ou en équipe, il conçoit la progression pédagogique, en détermine les méthodes, il sélectionne ou crée les outils pédagogiques (cahier de suivi en alternance, fiches pédagogiques d'intervention, support de cours… moyens de e-learning) ; il négocie des conditions de mise en œuvre de la formation comme l'évolution des mises en situations de travail…

Le formateur anime et conduit un groupe en formation, il assure le « face-à-face » pédagogique, repère les besoins particuliers, les motivations et problèmes des individus et du groupe. Il est à même de réagir et de proposer des solutions face à un conflit ou problème. Il adapte son projet, ses contenus et méthodes en fonction des évaluations (cf. bloc 3 I) et des évolutions envisagées en concertation avec les partenaires et les stagiaires.

Savoirs de référence : il se réfère à sa connaissance de l'ingénierie de la formation, ses lectures et observations sur l'ingénierie de l'apprenance. Il est entraîné à l'utilisation d'une grande variété de méthodes et outils d'enseignement et d'apprentissage. Il sait utiliser le fond de ressources en méthodes, outils, support et matériels pédagogiques existant dans l'organisme (ARL, résolution de problème, outils de positionnement, grilles d'observation des situations de travail, TIC développées ou en développement…).

Par ailleurs, il s'appuie sur des connaissances en sociologie du travail et en psychosociologie des organisations ; il sait analyser le travail et les structures apprenantes.

Compte rendu d'expérience effectué par le candidat

Le formateur relate :

– différentes animations, illustrant différentes modalités de formation. Il précise sa progression pédagogique :
– en quoi elle est adaptée au projet en cours ;
– le choix des méthodes et outils pédagogiques mis en œuvre ;
– plusieurs situations problèmes et rappelle la façon dont il a résolu chacune d'entre elles :
– une situation liée à un conflit ;
– une situation liée à la démotivation des participants ;
– une situation liée à des difficultés de transmission ou de compréhension de la part des participants… ;
– le formateur décrit comment il choisit et alterne les outils pédagogiques pour maintenir la participation active des stagiaires.

Critères et indicateurs d'évaluation

Exemples de critères :

– aptitude à favoriser le questionnement et la dynamique d'apprentissage des stagiaires ;
– préparation et adaptation de la formation selon le contexte et l'activité des stagiaires ;
– respect de l'enchaînement pédagogique et du programme ;
– régulation en fonction des évaluations des stagiaires et des commanditaires.

Indicateurs et niveaux d'exigence éventuellement associés :

– le niveau d'implication du candidat ;
– la variété des situations d'animation rapportées ;
– la variété des outils et méthodes pédagogiques cités ;
– l'introduction des TIC ;
– l'implication des stagiaires et de la hiérarchie dans les apprentissages ;
– l'articulation de la formation avec l'évolution des postes de travail de l'entreprise.

Exemples d'éléments constitutifs de la preuve :

– dossiers d'animation ;
– réalisation faisant intervenir les TIC ou dossier pédagogique remis pour programmation ;
– résultats d'évaluations de formation ;
– taux de réussite à un examen ;
– publication d'articles parus dans des revues ;
– création de méthodes ou d'exercices.

Exemples de preuves recherchées par le jury en complément du dossier :

– résultats de positionnement du QCM édité par S@voirs Interactifs : « Cible formateur. – Relation pédagogique. – Former en situation collective. – Former en situation individualisée. – Former en situation de travail ».

Compétences en ingénierie de formation
bloc I 3 : évaluation de formation

Situation type : évaluation de la formation de son animation et de ses résultats.

Savoir-faire : le formateur cible l'essentiel de ce qui est à évaluer et conçoit un système d'évaluation. Il sélectionne ou conçoit ses outils en fonction du moment auquel intervient l'évaluation et du but recherché : connaître la satisfaction des stagiaires, le développement de leurs connaissances, mesurer des transferts en situation de travail, identifier les effets de la formation…

Pour évaluer le développement des compétences, le formateur associe des critères et indicateurs aux objectifs de formation, il fait des observations ou conçoit des tests, exercices ou enquêtes pour en mesurer l'atteinte.

Il sait analyser les facteurs de réussite d'une formation : qualité pédagogique, cohérence du système d'évaluation par rapport aux objectifs… et implication du management dans la valorisation des personnes et la mise en application des nouvelles connaissances. Il s'auto-évalue.

Savoirs de référence : il s'appuie sur les outils et ressources de son organisme : tests de positionnement, questionnaires de satisfaction… Il applique ses connaissances disciplinaires et ses connaissances en ingénierie de la formation et de l'apprentissage. Le formateur s'appuie sur des connaissances en psychosociologie des organisations et des techniques d'enquête et d'entretien, il maîtrise une partie des calculs statistiques.

Compte rendu d'expérience effectué par le candidat

Le formateur présente :

– sa stratégie d'évaluation ;
– sa communication sur l'évaluation auprès des stagiaires et son mode de restitution des résultats ;
– sa propre méthode d'auto-évaluation.

Il peut en outre faire part de :

– la manière dont il évalue les effets directs et indirects de son action pédagogique ;
– sa coordination avec des professionnels ou des enseignants en matière d'évaluation ;
– des outils qu'il a conçus ou qu'il utilise et de son mode d'utilisation ;
– du bilan de ses actions de formation et l'évolution des évaluations en fonction des actions correctives apportées par le formateur ;
– sa contribution à l'élaboration de sujets d'examen, de référentiels de certification ou d'évaluation ;
– sa participation aux jurys d'examen ou de VAE ;
– du cas d'une évaluation problématique.

Critères et indicateurs d'évaluation

Exemples de critères :

– la qualité des outils d'évaluation ;
– la valorisation pédagogique de l'évaluation des acquis ;
– la transparence du formateur sur son mode d'évaluation ;
– la créativité du formateur pour monter une « évaluation critériée » ;
– l'éthique et l'équité manifestées par le formateur.
Les conditions de mise en œuvre d'une évaluation.

Indicateurs et niveau requis :

– la présence d'une palette variée d'outils d'évaluation ;
– l'adaptation des outils d'évaluation choisis en fonction du public, des objectifs pédagogiques et de la durée des formations... ;
– la présence d'un temps alloué à la communication des résultats ;
– l'apport des outils d'évaluation dans l'apprentissage des apprenants.

Exemples d'éléments constitutifs de la preuve :

– outils d'évaluation sommative ;
– outils d'évaluation formative ;
– un exemple de mise en œuvre d'un dispositif de suivi et d'évaluation mis en œuvre pour une formation ;
– taux de réussite à un examen ;
– sujet d'examen créé ;
– référentiels de certification ou de positionnement ;
– convocation à des jurys ;
– attestations de présidents de jurys ou d'inspecteurs ;
– résultats d'évaluations de formation : présentation, analyse des résultats et rétroaction.

Exemples de preuves recherchées par le jury en complément du dossier :

– résultats de positionnement du QCM édité par S@voirs Interactifs : « Cible formateur. – Relation pédagogique. – Évaluer une action de formation ».

Troisième domaine d'activité : gestion des ressources d'un projet de formation

Compétences de gestion
bloc G 1 : gestion des hommes, suivi d'actions complexes

Situation type : suivi d'actions complexes nécessitant l'intervention de plusieurs formateurs et éventuellement de tuteurs ou formateurs occasionnels d'entreprise.

Savoir-faire : le formateur planifie, coordonne et organise les interventions de plusieurs formateurs. Il supervise les activités de chacun et soutient les formateurs en cas de problème. Il réunit régulièrement l'équipe et sensibilise ses membres à l'impact budgétaire des décisions opérationnelles. Il sait gérer un réseau interne ou externe de formateurs.

Savoirs de référence : il exerce ses connaissances de la bureautique et des outils de gestion et de planification. Il se réfère à l'organisation du travail, à l'analyse des compétences et au management d'équipes. Il maîtrise la culture et la psychologie de son équipe. Il a connaissance des procédures d'évaluation du personnel en vigueur dans son organisme.

Compte rendu d'expérience effectué par le candidat

Le formateur présente :

– le pourcentage de son temps alloué à la supervision des hommes ;
– des dossiers de planification et de coordination pédagogiques ;
– les dysfonctionnements les plus fréquents à anticiper et sa démarche pour y remédier ;
– l'analyse des causes d'un cas difficile et son intervention pour apporter une solution.

Il peut en outre préciser :

– la composition des équipes de formateurs ;
– ses actions auprès des personnes impliquées dans le projet pour assurer la cohérence du projet de formation autour des idées fortes et du but recherché.

Critères et indicateurs d'évaluation

Exemples de critères :

– méthode et régularité de cette supervision ;
– sa complexité (variété des disciplines coordonnées, alternance…) ;
– pertinence des outils de gestion de projet sélectionnés ;
– efficience des dispositifs de communication (avec les individus, avec le collectif) ;
– l'efficacité avec laquelle le formateur intègre les NTIC pour entrer en relation avec les formateurs.

Exemples d'indicateurs et de niveaux requis :

– fréquence de réalisation de cette activité ;
– variété des moyens de communication et d'animation ;
– arbitrages réalisés entre pédagogie, coût et politique de l'organisme ;
– richesse d'analyse du cas difficile.

Exemples d'éléments constitutifs de la preuve :

– dossiers administratifs, plannings et logistique ;
– comptes rendus de réunions de groupe de pilotage, de conseil de perfectionnement…

Exemple de preuves recherchées par le jury en complément du dossier :

– résultats de positionnement du QCM édité par S@voirs Interactifs : « Cible formateur. – Communication. – Manager une action de formation ».

Compétences de gestion
bloc G 2 : gestion des ressources matérielles et financières

Situation type : gestion des ressources matérielles et financières organisation logistique et administrative des interventions.

Savoir-faire : le formateur détermine les équipements pédagogiques (salles, laboratoires, matériel informatique...). Il planifie et approvisionne les ressources matérielles. Il transmet à temps les conventions et calendriers aux services utilisateurs (secrétariats, comptabilité…). Il organise la gestion des entrées sorties et des présences des stagiaires entre : l'organisme de formation, l'entreprise, les organismes financeurs. Il définit des tableaux de bord et des indicateurs utiles au suivi et à la régulation financière des activités.

Savoirs de référence : il s'appuie sur ses connaissances en bureautique et l'utilisation des réseaux de télécommunication. Il connaît la législation de la formation et situe chacun de ses partenaires administratifs et leur rôle. Il maîtrise les procédures administratives et fiscales, et les documents associés. Il a « le sens des procédures qualité » et sait comment veiller à leur prise en compte administrative. Il sait identifier rapidement les personnes clés (internes et externes) en cas de problème. Il se réfère à la gestion budgétaire et aux ratios spécifiques à son organisme. Il a une bonne maîtrise de la gestion du temps.

Compte rendu d'expérience effectué par le candidat

Le formateur explique :

– sa démarche pour renseigner l'annexe budgétaire d'une action de formation ;
– ses démarches pour exercer un contrôle budgétaire et respecter la marge à réaliser ;
– plusieurs expériences permettant d'illustrer la maîtrise des règles administratives et fiscales de la formation.

Le cas échéant, il précise :

– dans quel autre cas et en quoi il intervient dans la gestion des ressources matérielles et financières ;
– les financeurs et les contraintes administratives et budgétaires se rapportant à chacun les publics en formation.

Critères et indicateurs d'évaluation

Exemples de critères :

– implication du candidat dans la gestion logistique et administrative ;
– la précision des informations rapportées et le recul du candidat pour situer son organisme dans le cadre général du financement de la formation ;
– le recul du candidat pour situer ses interventions et ses marges bénéficiaires dans la gestion de son organisme de formation ;
– le pourcentage de marge bénéficiaire réalisée ;
– l'actualisation des connaissances en termes de ressources logistiques.

Exemples d'indicateurs et de niveaux requis :

– présence de tableau de bord ;
– aisance du candidat pour s'exprimer sur les questions administratives et financières ;
– facilité à rechercher des alternatives en termes de dispositifs d'accès à la formation et de financement ;
– taux de marge habituellement réalisé en relation avec le secteur du marché ;
– le retour sur investissement dans le cas d'un investissement.

Exemples d'éléments constitutifs de la preuve :

– rapports de gestion rédigés à l'attention d'organismes financeurs ;
– tableaux de bord mis en place ou utilisés ;
– comptes rendus de réunions de gestion ;
– attestations d'employeurs relatives à des performances et à des résultats obtenus en termes de productivité.

Exemples de preuves recherchées par le jury en complément du dossier :

– résultats de positionnement du QCM édité par S@voirs Interactifs : « Responsable formation. – Manager. – Gérer la production ».

Compétences de gestion
bloc 3 G : gestion des ressources intellectuelles

Situation type : gestion des ressources intellectuelles : anticipation des évolutions et actualisation de ses connaissances.

Savoir-faire : le formateur assure une veille pédagogique et théorique sur les thèmes concernant son expertise et synthétise les informations obtenues.

Savoirs de référence : il connaît des lieux ressources (relations, réseau, vie associative, centre de documentation…). Il utilise les techniques documentaires et sait gérer pour son compte un projet d'autoformation.

Compte rendu d'expérience effectué par le candidat

Le formateur expose par quels moyens il se tient au courant des évolutions des domaines :

– du secteur de la formation professionnelle ;
– de la vie des entreprises de son secteur ;
– de l'ingénierie d'apprentissage et de l'ingénierie de formation ;
– des disciplines qu'il « enseigne » ou va enseigner.
– de l'évolution des métiers et des compétences concernées par sa spécialité.

Critères et indicateurs d'évaluation

Exemples de critères. Le jury sera attentif au fait :

– qu'il est en liaison avec des collègues pour échanger et s'informer des changements prévus ou intervenus dans sa profession ;
– qu'il garde une valeur de référent dans sa spécialité ;
– qu'il maintient l'ouverture de son réseau de relations.

Indicateurs et niveaux d'exigence requis :

– participation à la mise à jour de référentiels métiers ;
– renouvellement des contenus d'enseignement et intégration de connaissances théoriques ou méthodologiques récentes correspondant à des tendances ou de nouveaux besoins de formation ;
– connaissance des principaux changements réglementaires.

Exemples d'éléments constitutifs de la preuve :

– attestations de formation ;
– appartenance et/ou prise de responsabilités dans des « groupes de réflexion » ou comités ;
– publications ;
– implication dans des expérimentations ou projets pilotes ;
– participation à des forums.

Exemples de preuves recherchées par le jury en complément du dossier :

– résultats de positionnement du QCM édité par S@voirs Interactifs : « Responsable de formation. Développer. Assurer la veille ».