Loi du 23 décembre 1901 réprimant les fraudes dans les examens et concours publics.

en vigueur au 12/05/2026en vigueur au 12 mai 2026

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Dernière mise à jour des données de ce texte : 01 janvier 2002

Informations pratiques

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Le Sénat et la Chambre des députés ont adopté,

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

  • Article 1

    Version en vigueur depuis le 25/12/1901Version en vigueur depuis le 25 décembre 1901

    Toute fraude commise dans les examens et les concours publics qui ont pour objet l'entrée dans une administration publique ou l'acquisition d'un diplôme délivré par l'Etat constitue un délit.

  • Quiconque se sera rendu coupable d'un délit de cette nature, notamment en livrant à un tiers ou en communiquant sciemment, avant l'examen ou le concours, à quelqu'une des parties intéressées, le texte ou le sujet de l'épreuve, ou bien en faisant usage de pièces fausses, telles que diplômes, certificats, extraits de naissance ou autres, ou bien en substituant une tierce personne au véritable candidat, sera condamné à un emprisonnement de trois ans et à une amende de 9 000 euros ou à l'une de ces peines seulement.

  • Article 3

    Version en vigueur depuis le 25/12/1901Version en vigueur depuis le 25 décembre 1901

    Les mêmes peines seront prononcées contre les complices du délit.

  • Article 5

    Version en vigueur depuis le 25/12/1901Version en vigueur depuis le 25 décembre 1901

    L'action publique ne fait pas obstacle à l'action disciplinaire dans tous les cas où la loi a prévu cette dernière.

Par le Président de la République :

Emile LOUBET.

Le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts,

Georges LEYGUES.