Arrêté du 17 octobre 1991 relatif aux objectifs pédagogiques du diplôme d'études spécialisées de biologie médicale

en vigueur au 18/05/2026en vigueur au 18 mai 2026

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Dernière mise à jour des données de ce texte : 16 novembre 1991

NOR : MENZ9102478A

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Le ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, et le ministre délégué à la santé,

Vu la loi n° 68-978 du 12 novembre 1968 modifiée d'orientation de l'enseignement supérieur ;

Vu la loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 modifiée sur l'enseignement supérieur ;

Vu le décret n° 90-810 du 10 septembre 1990 fixant la réglementation du diplôme d'études spécialisées de biologie médicale ;

Vu l'avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche,

  • Article 1

    Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

    Les objectifs pédagogiques de la formation générale du diplôme d'études spécialisées de biologie médicale, fixés conformément aux dispositions de l'article 6 du décret du 10 septembre 1990 susvisé, figurent en annexe du présent arrêté.

  • Article 2

    Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

    Le directeur des enseignements supérieurs et le directeur général de la santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

      • ANNEXE

        Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

        Au cours de leur formation spécialisée, les internes doivent acquérir les connaissances relatives aux intitulés figurant ci-dessous sous forme d'objectifs et correspondant aux notions de base physiques et physiologiques nécessaires aux techniques mises en oeuvre et à la pathologie biologique, les mettant à même de participer au diagnostic et au suivi des affections.

        Pour toutes les disciplines, les internes doivent :

        - connaître les conditions de prélèvement, de conservation, d'utilisation des différents milieux biologiques ainsi que les précautions à respecter pour éviter les risques de contamination du personnel ;

        - connaître les principes de base des appareillages les plus couramment utilisés et décrire les principaux éléments qui les composent ;

        - savoir utiliser les règles internationales de présentation des résultats d'analyses biologiques ;

        - savoir utiliser les bases de calcul statistique indispensables à l'utilisation et à l'interprétation des résultats biologiques ;

        - connaître la signification des principaux termes utilisés en informatique et dans le traitement des données biologiques ;

        - être capables de définir la notion de contrôle de qualité et de décrire les différents systèmes qui permettent le contrôle de qualité des examens de laboratoire ;

        - connaître les procédés pouvant concourir à la validation des résultats et à l'interprétation de ceux-ci ;

        - être capables de situer les éléments d'un dossier biologique dans le contexte général d'une pathologie et d'aider le clinicien dans l'orientation diagnostique, la recherche des étiologies et le choix des explorations biologiques à mettre en oeuvre.

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            La formation de l'interne doit lui permettre d'acquérir :

            I.1.1. Les connaissances générales concernant l'anatomie fonctionnelle, la multiplication, la physiologie, la génétique et les structures antigéniques bactériennes et virales ainsi que les principes de la réactivité des tests immunologiques et de génétique moléculaire propres à l'identification bactérienne et virale.

            I.1.2. Les connaissances spécifiques sur les bactéries appartenant aux familles et genres suivants : Staphylococcus, Streptocuccus, Enterococcus, Neisseria, entérobactéries, Pseudomas, Moraxella et Acinetobacter, Vibrio, Campylobacter, Pasteurella, Brucella, Haemophilus, Bacillus, Listeria, Corynebacterium, Mycobacterium, Treponema, Leptospira et Borrelia, Legionella, Chlamydia, Mycoplasma, Rickettsia, Clostridium, Bactéroïdes et flore de Veillon.

            I.1.3. Les connaissances spécifiques sur les virus suivants :

            poxviridae, adenovirus, parvovirus, herpesviridae, virus des hépatites, entérovirus, myxovirus et paramyxovirus, rétrovirus humains, arbovirus, virus de la rubéole, virus de la rage, papovaviridae, rotavirus, virus des gastro-entérites.

            I.1.4. Les connaissances sur les mécanismes d'action des principaux médicaments antibactériens et antiviraux ainsi que les mécanismes de résistance à ces médicaments.

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            La formation de l'interne doit lui permettre de décrire les méthodes à employer pour faire le diagnostic biologique des affections bactériennes ou virales suivantes : septicémie, endocardite, méningite, encéphalite ; infections respiratoires, O.R.L., oculaire, digestive, hépatobiliaire, urinaire, génitale, cutanée, ostéo-articulaire. Cas particuliers de l'immunodéficience congénitale ou acquise, de la grossesse et de la période néonatale et des toxi-infections alimentaires.

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            La formation de l'interne doit lui permettre de :

            I.3.1. Choisir les prélèvements à effectuer et faire les examens bactériologiques et/ou virologiques adaptés à la mise en évidence des agents infectieux ou de leurs constituants et de la réaction de l'hôte infecté (recherche et dosage des anticorps) pour faire le diagnostic biologique des infections mentionnées ci-dessus.

            I.3.2. Décrire les techniques nécessaires et leurs indications pour l'aide à la thérapeutique antibactérienne et antivirale, y compris les méthodes permettant de mesurer la résistance aux médicaments antibactériens et antiviraux et de suivre son évolution.

            I.3.3. Décrire les mesures individuelles ou collectives à prendre en cas d'infection ou de risque d'infection individuelle ou collective, nosocomiale ou propre à la vie en communauté et selon les circonstances : mesure d'hygiène (y compris antiseptie, stérilisation et désinfection), chimiothérapie, chimioprophylaxie, vaccination (y compris l'évaluation post-vaccinale).

            I.3.4. Définir les marqueurs épidémiologiques permettant de faire le diagnostic d'une épidémie nosocomiale ou propre à la vie en communauté ; décrire les facteurs de risque et les mesures à prendre. Montrer l'intérêt des techniques bactériologiques et virologiques en épidémiologie.

            I.3.5. Décrire les mesures de prévention des contaminations virales et bactériennes au laboratoire et dans un service de soins.

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            La formation de l'interne doit lui permettre de :

            - connaître les principaux éléments métaboliques et/ou fonctionnels rencontrés chez le sujet sain et pouvant servir de critères de base à l'exploration biochimique ;

            - citer les principales étiologies des perturbations biochimiques ;

            - décrire le mécanisme physiopathologique de leur apparition et définir les syndromes biologiques correspondants.

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            Décrire la stratégie des examens biologiques à effectuer et indiquer pour chaque examen l'intérêt diagnostique, pronostique et/ou thérapeutique dans les situations suivantes : sujets en réanimation, perturbations électrolytiques et acidobasiques, syndromes inflammatoires, pathologies osseuses et rhumatismales, affections oncologiques, risques et affections cardiovasculaires, affections hépato-gastro-entériques, troubles de la nutrition et diabète, affections métaboliques, affections néphro-urinaires, pathologie endocrinienne, reproduction et grossesse ; explorations particulières en pédiatrie et gériatrie ; principales maladies génétiques :

            dépistage, diagnostic et suivi.

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            II.3.1. Généralités : connaître et avoir la maîtrise des méthodes utilisées en biochimie, en particulier :

            - connaître la terminologie et les concepts de base qui permettent d'apprécier la qualité d'une méthode utilisée en biologie clinique ;

            - connaître les bases physicochimiques des phénomènes mis en oeuvre dans les différentes méthodes d'analyse en biologie clinique ;

            - être capable d'indiquer les différentes méthodes pouvant être utilisées pour la détermination de chaque paramètre biologique, en comparant et discutant ces différentes méthodes.

            II.3.2. Objectifs méthodologiques généraux.

            Ces objectifs nécessitent la connaissance des principes généraux suivants :

            - méthodes optiques : spectrophotométries d'absorption et émission, réflectométrie, luminescence et fluorimétrie, photométrie en milieux troubles, turbidimétrie, néphélémétrie ;

            - méthodes électrochimiques : potentiométrie, pH, ampérométrie, électrodes sélectives ;

            - méthodes enzymatiques : détermination des activités enzymatiques, dosage des substrats ;

            - méthodes électrophorétiques et chromatographiques :

            principes de séparation et d'isolement d'une substance ;

            - immunoanalyse en milieu liquide et sur support ;

            - principes généraux de biologie moléculaire : sondes moléculaires.

            L'interne doit être capable d'appliquer les principes généraux précédents aux divers analyseurs de biochimie clinique :

            appareils monoparamétriques, appareils multiparamétriques, et d'en assurer la gestion technique.

            II.3.3. L'interne doit avoir acquis la capacité de réaliser les principaux dosages, en particulier : acides lactique et pyruvique, alcoolémie, ammoniémie, activités enzymatiques (ASAT, ALAT, CK, CK MB, LDH, gGT, PAL, amylase sanguine et urinaire, séparation d'isoenzymes), bilan ionique et phosphocalcique (Na, K, Cl, CO2 total, Ca, Pi), bilan martial, bilirubinémie (totale, conjuguée), corps cétoniques, gaz du sang, glucose (sang, LCR), hormones (cortisol, T3, T4, TSH, bHCG), lipides (cholestérol, triglycérides, apo A1, apo B, cholestérol HDL), médicaments : méthodes générales applicables à leur dosage, protéines (sang, urines, LCR) - recherche, étude par électrophorèse et dosages spécifiques, protéines glyquées, urée, créatinines, urates et la recherche des éléments anormaux urinaires, notamment la pauciprotéinurie.

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            L'interne doit maîtriser les connaissances concernant la physiologie de l'hématopoïèse, de l'hémostase et des principaux systèmes de groupes sanguins. Il doit connaitre les valeurs usuelles des différents paramètres mesurés.

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            La formation de l'interne doit lui permettre d'acquérir la connaissance, la méthodologie relative au diagnostic et aux suivis thérapeutiques des syndromes suivants :

            III.2.1. En hématologie cytologique :

            - troubles de la synthèse de l'hémoglobine ;

            - hémolyses congénitales et acquises ;

            - cytopénies médicamenteuses ;

            - manifestations hématologiques de maladies systémiques :

            maladies auto-immunes, infections à virus HIV, hépatopathies, néphropathies, syndromes infectieux et inflammatoires ;

            - insuffisances médullaires : électives et globales (aplasies, envahissement de la moelle, myélodysplasies idiopathiques et secondaires) ;

            - syndromes myéloprolifératifs ;

            - hémopathies lymphoïdes, y compris les lymphomes malins non hodgkiniens ;

            - maladie de Hodgkin ;

            - leucémies aiguës : lymphoïdes, myéloïdes.

            III.2.2. Les troubles de l'hémostase.

            Dans les principales pathologies de l'hémostase primaire :

            thrombopathies, maladie de Willebrand.

            Dans les principales pathologies de la coagulation :

            héréditaires (hémophilies A et B), acquises (insuffisances hépathiques, coagulation intravasculaire disséminée, fibrinolyses anticoagulants circulants).

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            III.3.1. En hématologie cytologique.

            La formation de l'interne doit lui permettre de connaître :

            - les indications respectives de myélogramme et de la biopsie osseuse ;

            - les indications respectives de la ponction à l'aiguille d'une adénopathie et de la biopsie ganglionnaire ;

            - les principes et stratégies d'utilisation des tests complémentaires utiles et/ou nécessaires au diagnostic en hématologie : tests d'hémolyse ; électrophorèse de l'hémoglobine ; fer, capacité totale de fixation, ferritine ; folates sériques et érythrocytaires ; vitamine B 12 sérique et tests associés ; enzymologie érythrocytaire ; lysozymes sanguins et urinaires ; caryotype ; méthodes de biologie moléculaire utilisées en pratique courante pour le diagnostic d'une leucémie myéloïde chronique (recherche de réarrangement bcr/abl) et le diagnostic de monoclonalité (étude du réarrangement des gènes d'immunoglobulines et/ou du récepteur T pour l'antigène) ;

            - les réactions cytochimiques et cyto-enzymologiques utilisées en pratique courante ;

            - l'immunophénotypage : par anticorps monoclonaux sur cytomètre de flux ; par immunofluorescence sur lame ;

            - les stratégies diagnostiques en présence d'une : anémie, macrocytose, microcytose, hypochromie, neutropénie, thrombopénie, pancytopénie, hyperpolynucléose, myélémie, hyperlymphocytose, adénopathie, splénomégalie ;

            - les techniques et instruments utilisés en hématologie, y compris l'informatique.

            III.3.2. Pour l'exploration de l'hémostase.

            La formation de l'interne doit lui permettre de :

            - connaître les méthodes d'exploration de l'hémostase primaire et de la coagulation ;

            - savoir interpréter un bilan d'hémostase ;

            - connaître la conduite à tenir devant un bilan pathologique ;

            - connaître les variations physiologiques de l'hémostase au cours de la grossesse et chez le nouveau-né ;

            - connaître l'exploration de l'hémostase primaire ;

            - savoir explorer le système fibrionolytique ;

            - connaître les facteurs biologiques du risque thrombo-embolique ;

            - connaître les thérapeutiques utilisées en hémostase et leur surveillance : traitements anticoagulants (antivitamine K, héparines), traitements thrombolytiques, traitements anti-agrégants.

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            La formation de l'interne doit lui permettre de connaître :

            III.4.1. Les règles de transfusion dans le système ABO.

            III.4.2. L'incidence transfusionnelle des groupes HLA.

            III.4.3. Le rôle du système ABO dans les greffes d'organes.

            III.4.4. L'intérêt des groupes, des plaquettes et des polynucléaires en pathologie foeto-maternelle et transfusionnelle.

            III.4.5. Les méthodes du diagnostic biologique des accidents transfusionnels par incompatibilité des le système ABO.

            III.4.6. Les méthodes du diagnostic biologique de la maladie hémolytique du nouveau-né par incompatibilité rhésus ou ABO.

            III.4.7. Les méthodes du diagnostic des accidents immunologiques de la transfusion dans les systèmes de groupes érythrocytaires autres que ABO.

            III.4.8. Le principe de la prévention des immunisations et des maladies transmissibles par la transfusion.

            III.4.9. Savoir effectuer une détermination de groupe sanguin et interpréter les anomalies des tests utilisés.

            III.4.10. Savoir effectuer et interpréter un test de Coombs direct et indirect.

            III.4.11. Savoir effectuer et interpréter une recherche d'agglutinines irrégulières.

            Le candidat à la délivrance du DES de biologie médicale doit être en possession d'une attestation d'un chef de service agréé constatant sa compétence pratique pour les objectifs III.4.9., III.4.10 et III.4.11. ci-dessus.

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            La formation de l'interne doit lui permettre de :

            IV.1.1. Connaître les notions d'antigène, les immunoglobulines (relations structure/fonctions, niveaux d'hétérogénéité, génétique et biosynthèse), le système HLA (gènes, molécules et fonctions), les organes et cellules du système immunitaire (origine, distribution, maturation, phénotype, fonctions), le système de complément (gènes, molécules, activation, régulation et fonctions).

            IV.1.2. Connaître la réponse immunitaire physiologique : moyens de défense non spécifiques ; captation, manipulation et présentation des antigènes par les cellules compétentes ; reconnaissance des antigènes par les lymphocytes T et B ; interactions cellulaires et cytokines ; phases effectrices de la réponse à médiation humorale et cellulaire ; régulations de cette réponse.

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            IV.2.1. Connaître les mécanismes généraux des différents états immunopathologiques : manifestations d'hypersensibilité, auto-immunité, immunité anti-infectieuse, déficits immunitaires congénitaux et acquis, syndromes lymphoprolifératifs et gammapathies monoclonales.

            IV.2.2. Connaître la conduite à tenir pour le diagnostic biologique des principales affections mettant en cause des mécanismes du système immunitaire, notamment : manifestations d'hypersensibilité (choc anaphylactique, hypersensibilité immédiate à IgE, maladie sérique, vascularites, dermite de contact, accident médicamenteux d'origine immunologique), maladies auto-immunes (lupus érythémateux disséminé, sclérodermie, syndrome de Gougerot-Sjögren, polyarthrite rhumatoïde, myasthénie, affections thyroïdiennes, diabète insulino-dépendant), déficits immunitaires congénitaux et acquis (Sida en particulier), syndromes lymphoprolifératifs, gammapathies monoclonales.

            IV.2.3. Connaître les principes de la vaccination et les différents types de vaccins.

            IV.2.4. Connaître les mécanismes du rejet de greffe, le rôle des molécules HLA, la stratégie employée (choix du donneur, typage HLA, cross-match) dans les transplantations rénales, cardiaques, hépatiques et la greffe de moelle osseuse, les éléments du diagnostic de rejet d'un organe transplanté, les modalités et la surveillance des thérapeutiques immunosuppressives, les mécanismes et les manifestations des réactions de greffon contre hôte.

            IV.2.5. Connaître les principes et les indications de l'immunothérapie passive (gammaglobulines humaines standard et spécifiques), des immunosuppresseurs, des immunostimulants, les bases des nouvelles approches thérapeutiques (cytokines, anticorps monoclonaux) et la surveillance de ces différents traitements.

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            A la fin de son cursus, l'interne doit :

            IV.3.1. Connaître les principes des techniques de précipitation en phase liquide et en milieu gélifié, être capable d'exécuter leurs applications (immunoturbidimétrie, immunonéphélémétrie, Mancini, Ouchterlony, immunoélectrophorèse, immunofixation) dans divers liquides biologiques (sang, LCR, urine, liquides de ponctions) et savoir interpréter tout particulièrement les résultats d'un dosage d'immunoglobulines, des facteurs du complément, des complexes immuns circulants, et d'une recherche et d'un typage d'une immunoglobuline monoclonale et d'une cryoglobuline.

            IV.3.2. Connaître le principe, savoir exécuter et interpréter un dosage du complément total hémolytique (CH 50).

            IV.3.3. Connaître les principes des techniques d'agglutination directe et passive, d'inhibition de l'agglutination, et savoir exécuter et interpréter entre autres : Paul-Bunnel-Davidsohn, Waaler-Rose, Latex, recherche des agglutinines irrégulières, diagnostic immunologique de la grossesse.

            IV.3.4. Connaître les principes des techniques de recherche et de dosage d'antigènes et d'anticorps utilisant des marqueurs (fluorescents, enzymatiques, isotopiques, chimiluminescents...), être capable d'exécuter leurs applications dans divers liquides biologiques et savoir interpréter tout particulièrement les résultats d'une recherche et d'un titrage d'auto-anticorps, d'un dosage des IgE totales et spécifiques.

            IV.3.5. Connaître le principe et savoir interpréter des méthodes d'immuno-empreintes.

            IV.3.6. Connaître le principe, savoir exécuter et interpréter une séparation des cellules mononucléées sanguines et un phénotypage des lymphocytes sanguins.

            IV.3.7. Connaître le principe et savoir interpréter un test de prolifération et une culture lymphocytaire mixte.

            IV.3.8. Connaître le principe et savoir interpréter un dosage de cytokines dans les liquides biologiques (tests fonctionnels et/ou dosages utilisant un marqueur).

            IV.3.9. Connaître le principe et savoir interpréter une exploration des polynucléaires (phagocytose et métabolisme oxydatif).

            IV.3.10. Connaître le principe, savoir exécuter et interpréter un typage HLA de classe I, HLA de classe II et la recherche des anticorps anti-HLA.

            IV.3.11. Connaître les principes des méthodes utilisées pour la mise en évidence de la monoclonalité : réarrangement des gènes d'immunoglobulines, récepteur T pour l'antigène.

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            La formation de l'interne doit lui permettre d'acquérir une bonne connaissance des parasites et des affections qu'ils occasionnent :

            - contexte épidémiologique avec, notamment, répartition géographique et modalités de contamination ;

            - morphologie et cycle biologique des parasites particulièrement dans ses rapports avec les différentes phases de la maladie ;

            - rôle pathogène pour l'homme et principaux signes cliniques ou biologiques (y compris les aspects physiopathologiques) ;

            - principales thérapeutiques anti-parasitaires ou anti-mycosiques et conduite des traitements ;

            - mesures prophylactiques.

            Ces compétences doivent tenir compte de l'évolution du concept de maladies parasitaires et fongiques : parasitoses opportunistes, malades immuno-déprimés, et du développement des nouvelles techniques de diagnostic.

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            Sont concernées les parasitoses et mycoses suivantes :

            - protozooses : paludisme, trypanosomoses, leishmanioses, toxoplasmose, pneumocystose, amibiases et protozooses intestinales ou cavitaires, cryptosporidiose et autres coccidioses ;

            - helminthoses : oxyurose, trichocéphalose, ascaridiose, ankylostomoses, anguillulose, trichinose, filarioses (filarioses lymphatiques, loase, onchocercose et filariose de Médine), syndromes de Larva Migrans viscéraux et cutanés, téniasis, cysticercose, hydatidose, echinococcose alvéolaire, distomatoses et bilharzioses ;

            - mycoses : candidoses, cryptococcose, pityriasis versicolor, dermatophyties, aspergilloses et mycoses à autres contaminants, histoplasmose et alvéolites allergiques extrinsèques ;

            - myiases et ectoparasitoses dues à des insectes (puces, punaises, poux) ou à des acariens (sarcoptes de la gale, Demodex, tiques, aoûtats).

          • ANNEXE

            Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

            L'interne doit acquérir les connaissances lui permettant :

            V.3.1. En parasitologie-mycologie :

            - d'effectuer les prélèvements en respectant les impératifs ou précautions propres à chaque parasitose ;

            - de traiter ces prélèvements en vue de la recherche des parasites (méthodes de concentration, colorations spécifiques, cultures, inoculations) ;

            - d'identifier avec précision ces parasites : morphologie macroscopique ou microscopique, mesures micrométriques, évaluation quantitative, détermination de la sensibilité aux thérapeutiques (antifongigramme par exemple) pour les parasites et les champignons suivants :

            - protozoaires : plasmodium, trypanosomes, leishmanies, toxoplasma, Pneumocystis carinii, amibes et protozoaires intestinaux ou cavitaires, cryptosporidies et autres coccidies intestinales.

            - helminthes : oxyures, trichocéphale, ascaris, ankylostomes, anguillule, trichine, filiaires (filiaires lymphatiques, Loa, loa, onchocerque et filiaire de Médine), grands et petits ténias parasites à l'état adulte, ténias parasites à l'état larvaire (Taenia solium, Echinococcus granulosus, Echinococcus multilocularis), douves hépato-biliaires, intestinales et pulmonaires et schistosomes.

            - micromycètes : Candida, cryptocoques, Malassezia furfur, dermatophytes, Aspergillus et autres contaminants fréquents (Penicillium, Mucorales, Alternaria, Geotrichum, Fusarium), histoplasmes.

            V.3.2. En entomologie médicale :

            - de conduire la recherche ou effectuer le prélèvement selon les cas pour identifier : puces, punaises, poux et Phtirius, insectes vecteurs comme taons, simulies, moustiques, phlébotomes, larves responsables de myiases, sarcopte de la gale, Demodex, tiques et aoûtats.

            V.3.3. En immunologie parasitaire et fongique :

            - d'effectuer les réactions immunologiques appliquées aux parasitoses suivantes : paludisme, amibiase, toxoplasmose, leishmanioses, trypanosomoses, hydatidose, distomatoses, toxcaroses, bilharzioses, filarioses, trichinose, ascaridioses et larva migrans viscérale, téniasis et cysticercose, candidoses, aspergilloses, histoplasmose, cryptococcose et alvéolites allergiques extrinsèques (poumon de fermier, maladies des éleveurs d'oiseaux).

            - de décrire la recherche des anticorps ou des antigènes par les techniques suivantes : immunofluorescence, immunodiffusion simple et immunoélectrophorèse, électrosynérèse, agglutination de particules et hémagglutination, techniques immuno-enzymatiques (ELISA) et techniques d'immuno-capture.

            Le candidat à la délivrance du DES de biologie médicale doit être en possession d'une attestation d'un chef de service agréé constatant sa compétence pratique pour la recherche des Plasmodium dans les prélèvements sanguins.

        • ANNEXE

          Version en vigueur depuis le 16/11/1991Version en vigueur depuis le 16 novembre 1991

          La formation de l'interne doit lui permettre de connaître les principales dispositions législatives et réglementaires du code de la santé publique s'appliquant aux laboratoires de biologie médicale depuis la loi du 11 juillet 1975 et les conditions de bon fonctionnement de ceux-ci.

          Sont notamment pris en compte :

          VI.1. L'environnement institutionnel du biologiste.

          VI.2. La réglementation des laboratoires d'analyses médicales privés :

          - généralités sur la loi du 11 juillet 1975 ;

          - l'ouverture, la direction et l'exploitation d'un laboratoire d'analyses médicales ;

          - le fonctionnement d'un laboratoire d'analyses médicales (le personnel et les installations matérielles ; l'activité du laboratoire : prélèvements et analyses) ;

          - les rapports du biologiste avec la sécurité sociale (modalités de fixation du prix et des remboursements ; applications pratiques) ;

          - le contrôle des laboratoires d'analyses médicales ;

          - les responsabilités du biologiste.

          VI.3. Les obligations fiscales et comptables du biologiste :

          - la fiscalité en cours d'exploitation ;

          - la fiscalité lors de la transmission du laboratoire ;

          - la comptabilité (exigence du code général des impôts ; outil de gestion) ;

          - le laboratoire, valeur patrimoniale.

          VI.4. Le droit du travail :

          - les sources du droit du travail (sources classiques et conventionnelles) ;

          - les rapports individuels du travail (l'exécution, la suspension et la rupture du contrat de travail à durée indéterminée ; les types de contrats de travail) ;

          - les rapports collectifs du travail (la manifestation des pouvoirs du chef d'entreprise ; la manifestation du pouvoir salarial ; les conflits collectifs et individuels).

          VI.5. La protection sociale du biologiste et de son personnel.

Le ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale,

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur des enseignements supérieurs,

F. METRAS

Le ministre délégué à la santé,

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur général de la santé,

J.-F. GIRARD