Arrêté du 21 juillet 2025 définissant l'organisation générale des études et l'horaire et fixant le programme de la classe préparatoire scientifique d'adaptation de techniciens supérieurs (ATS) génie civil

Version INITIALE

NOR : MENS2520297A

ELI : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2025/7/21/MENS2520297A/jo/texte

Texte n°2

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La ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, le ministre d'État, ministre des outre-mer, et le ministre auprès de la ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche,
Vu le code de l'éducation, notamment ses articles D. 612-19 à D. 612-29-2 ;
Vu l'arrêté du 23 novembre 1994 modifié relatif à l'admission et au régime des études dans les classes préparatoires aux grandes écoles organisées dans les lycées relevant du ministre chargé de l'éducation ou fonctionnant sous contrat d'association dans des établissements privés, notamment son article 5 ;
Vu l'arrêté du 10 février 1995 modifié définissant la nature des classes composant les classes préparatoires scientifiques aux grandes écoles ;
Vu l'arrêté du 23 mars 1995 fixant la durée de la scolarité dans les classes préparatoires accessibles aux titulaires de diplômes obtenus après deux années d'études supérieures ;
Vu l'arrêté du 3 juin 2025 fixant la liste des diplômes permettant d'accéder aux classes préparatoires destinées aux titulaires de diplômes obtenus après deux années d'études supérieures ;
Vu l'avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche en date du 20 mai 2025 ;
Vu l'avis du Conseil supérieur de l'éducation en date du 5 juin 2025,
Arrêtent :


  • L'horaire hebdomadaire de l'année d'études en classe préparatoire scientifique d'ATS génie civil est fixé à l'annexe I du présent arrêté.


  • La durée hebdomadaire des interrogations orales effectuées dans la classe préparatoire scientifique d'ATS génie civil est fixée à l'annexe II du présent arrêté.
    Les interrogations orales sont organisées hebdomadairement durant vingt-cinq semaines. Dans les classes à faible effectif groupant moins de dix étudiants, la durée des interrogations orales est réduite de moitié.


  • Les objectifs de formation et le programme de la classe préparatoire scientifique d'ATS génie civil sont fixés respectivement aux annexes III (mathématiques), IV (informatique), V (physique), VI (sciences industrielles de l'ingénieur), VII (français et philosophie) et VIII (langue vivante étrangère) du présent arrêté.


  • Les dispositions du présent arrêté entrent en vigueur à la rentrée scolaire 2025.


  • L'arrêté du 5 mai 2015 définissant l'organisation générale des études et l'horaire et fixant le programme de la classe préparatoire scientifique d'adaptation de techniciens supérieurs (ATS) génie civil est abrogé.


  • Les dispositions du présent arrêté s'appliquent dans les îles Wallis-et-Futuna et en Nouvelle-Calédonie.


  • Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.


    • ANNEXES
      ANNEXE I
      HORAIRE HEBDOMADAIRE DE LA CLASSE PRÉPARATOIRE SCIENTIFIQUE D'ATS GÉNIE CIVIL
      (enseignement hebdomadaire élève)


      Disciplines

      Cours

      TD

      TP

      Mathématiques

      6

      4 (a)

      Informatique

      1

      Physique

      5

      3 (a)

      2

      Sciences industrielles
      de l'ingénieur

      2

      2

      3

      Français-philosophie

      2

      1

      Langue vivante étrangère

      2

      1

      Education physique et sportive

      2

      Total

      19

      11 (b)

      6

      Total heures élève

      36

      (a) Dont 1 heure de soutien.

      (b) Dont 2 heures de soutien.


    • ANNEXE II
      DURÉE HEBDOMADAIRE DES INTERROGATIONS ORALES DANS LA CLASSE PRÉPARATOIRE SCIENTIFIQUE D'ATS GÉNIE CIVIL


      Mathématiques

      Physique

      Sciences industrielles
      de l'ingénieur

      Français-philosophie

      Langue vivante étrangère

      20 min

      10 min

      10 min

      (a)

      10 min

      (a) Deux séances d'interrogation de 30 min réparties sur l'année.


      L'organisation de ces temps de formation est laissée à la discrétion de l'équipe pédagogique pour répondre de la manière la plus efficace possible à des besoins de différenciation et d'accompagnement.


    • ANNEXE III



      Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page


    • ANNEXE IV



      Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page


    • ANNEXE V
      OBJECTIFS DE FORMATION ET PROGRAMME DE PHYSIQUE DE LA CLASSE PRÉPARATOIRE SCIENTIFIQUE D'ATS GÉNIE CIVIL


      Le programme de physique de la classe d'ATS génie civil a pour objectif de préparer des étudiants titulaires d'un brevet de technicien supérieur ou d'un diplôme universitaire de technologie à une poursuite d'étude réussie en école d'ingénieur. Dans leur parcours antérieur ces étudiants ont reçu une formation scientifique qui dépend de la spécialité de leur diplôme. Il s'agit, en classe d'ATS, de compléter leurs acquis et de renforcer leur maîtrise de la démarche scientifique.
      La formation comporte une double dimension théorique et expérimentale. Les étudiants acquièrent une bonne compréhension des lois physiques mises en jeu dans une grande variété de domaines et sont capables de les appliquer pour analyser des situations concrètes ou des objets technologiques. Pour apprendre aux étudiants à confronter, par l'expérience, les modèles théoriques à la réalité, le développement de capacités expérimentales est un objectif important de la formation. La notion d'incertitude de mesure, outil essentiel à l'analyse critique des résultats obtenus par l'expérience, occupe dans ce programme une position de premier plan ; elle est mobilisée de façon transversale dans tous les domaines scientifiques abordés.
      Tout au long du programme, des problématiques se prêtant particulièrement à une approche expérimentale sont identifiées en gras. Elles doivent être abordées lors de séances de travaux pratiques durant lesquelles l'autonomie et l'initiative individuelle de l'étudiant sont privilégiées, mais elles peuvent également donner lieu à des expériences de cours analysées et exploitées de manière collective. Certaines de ces problématiques expérimentales peuvent être abordées en un temps assez court : l'enseignant peut en regrouper plusieurs en une séance de travaux pratiques.
      L'introduction explicite de capacités numériques dans le programme a pour but de mobiliser les compétences des étudiants en programmation au service des apprentissages de physique-chimie. Le but n'est pas de renforcer ces compétences pour elles-mêmes, mais de favoriser une meilleure compréhension des notions rencontrées en cours de physique tout en fournissant un moyen d'aborder par la simulation certaines modélisations qui ne se prêtent pas à un calcul analytique.
      Ce programme indique les objectifs de formation à atteindre pour tous les étudiants. Il est organisé en trois parties :


      1. Dans la première partie sont décrites les compétences de la démarche scientifique développées dans les enseignements de physique. Ces compétences et les capacités associées sont travaillées et mises en œuvre dans des situations variées tout au long de l'année.
      2. La partie « formation expérimentale » aborde les notions relatives aux incertitudes de mesure et énonce les méthodes et les capacités expérimentales que les étudiants doivent maîtriser à la fin de l'année scolaire. Les activités expérimentales doivent s'appuyer sur des problématiques concrètes, parmi lesquelles figurent celles qui sont identifiées en gras dans la partie thématique du programme.
      3. La troisième partie précise pour chaque thématique abordée les attendus de formation en termes de connaissances et de capacités relativement aux contenus disciplinaires. Elle est organisée par semestres mais l'ordre de présentation des contenus de chaque semestre est entièrement laissé au choix de l'enseignant. Elle est présentée en tableaux : aux « notions et contenus » de la première colonne correspondent les « capacités exigibles » de la deuxième colonne. Celle-ci précise les contours des situations dans lesquelles l'étudiant doit savoir mettre en œuvre les notions qu'il a étudiées.


      Au-delà des contenus précisés dans les trois parties de ce programme, le professeur doit veiller à renforcer l'autonomie, la créativité et l'esprit critique des étudiants. Ceux-ci doivent être régulièrement mis en activité et associés à la construction de leurs savoirs ; ils doivent aussi être fréquemment placé en situation de réflexion autonome.
      La pratique expérimentale, la résolution régulière d'exercices à prise d'initiative (résolutions de problèmes) et l'analyse de documents scientifiques par les étudiants contribuent à ces objectifs tout en renforçant la bonne compréhension de ce qu'est la démarche scientifique par les étudiants.
      Le professeur met en contexte son enseignement sur des exemples et des exercices concrets, faisant une large place aux objets technologiques courants ou innovants, aux phénomènes naturels, et aux défis auxquels notre monde est aujourd'hui confronté, dans le domaine climatique ou dans le domaine énergétique.
      Il importe que les enseignements de physique, de sciences industrielles et de mathématiques soient mis en cohérence, avec des progressions concertées. Dans cet esprit, ce programme précise en annexe les outils mathématiques que les étudiants doivent savoir utiliser de façon autonome dans le cadre des enseignements de physique en ATS.


      Partie 1. - Compétences de la démarche scientifique


      Compétence

      Exemples de capacités associées

      S'approprier

      - Rechercher, extraire et organiser l'information en lien avec la situation étudiée.
      - Identifier la complémentarité d'informations présentées sous des formes différentes (texte, graphe, tableau, etc.).
      - Enoncer ou dégager une problématique scientifique.
      - Représenter la situation par un schéma modèle.
      - Identifier les grandeurs pertinentes, leur attribuer un symbole.
      - Relier le problème à une situation modèle connue.
      - Acquérir de nouvelles connaissances en autonomie.

      Analyser/ Raisonner

      - Formuler des hypothèses.
      - Décomposer un problème en plusieurs problèmes plus simples.
      - Proposer une stratégie pour répondre à une problématique. Choisir, concevoir, justifier un protocole, un dispositif expérimental, un modèle ou des lois physiques.
      - Evaluer des ordres de grandeur.
      - Identifier les idées essentielles d'un document et leurs articulations.
      - Relier qualitativement ou quantitativement différents éléments d'un ou de documents.

      Réaliser

      - Mettre en œuvre les étapes d'une démarche, un protocole, un modèle.
      - Extraire une information d'un texte, d'un graphe, d'un tableau, d'un schéma, d'une photo.
      - Schématiser un dispositif, une expérience, une méthode de mesure.
      - Utiliser le matériel et les produits de manière adaptée en respectant des règles de sécurité.
      - Effectuer des représentations graphiques à partir de données.
      - Mener des calculs analytiques ou à l'aide d'un langage de programmation, effectuer des applications numériques.
      - Conduire une analyse de l'homogénéité d'une relation.

      Valider

      - Exploiter des observations, des mesures en estimant les incertitudes.
      - Confronter les résultats d'un modèle à des résultats expérimentaux, à des données figurant dans un document, à ses connaissances.
      - Confirmer ou infirmer une hypothèse, une information.
      - Analyser les résultats de manière critique.
      - Repérer les points faibles d'une argumentation (contradiction, partialité, incomplétude, etc.).
      - Proposer des améliorations de la démarche ou du modèle.

      Communiquer

      - A l'écrit comme à l'oral :
      - présenter les étapes de sa démarche de manière synthétique, organisée et cohérente.
      - rédiger une synthèse, une analyse, une argumentation.
      - utiliser un vocabulaire scientifique précis et choisir des modes de représentation adaptés (schémas, graphes, cartes mentales, etc.).
      - Ecouter, confronter son point de vue.


      L'ensemble des activités proposées dans le cours de physique en classe ATS - activités expérimentales, résolutions de problèmes, devoirs, etc. - permet de travailler les compétences de la démarche scientifique qui figurent dans le tableau ci-dessus. Des capacités associées sont explicitées afin de préciser les contours de chaque compétence ; elles ne constituent pas une liste exhaustive et peuvent parfois relever de plusieurs domaines de compétences. L'ordre de présentation de ces compétences ne préjuge pas d'un ordre de mobilisation de ces dernières lors d'une activité.
      Concernant la compétence « Communiquer », l'aptitude à rédiger un compte-rendu écrit d'activité expérimentale ou la résolution d'une question scientifique posée en problème constitue un objectif important de la formation. L'expression orale des étudiants doit être régulièrement travaillée, par exemple lors des interrogations orales, à l'occasion d'échanges oraux menés en cours, ou encore en travaux pratiques lors d'un point de situation ou d'une synthèse finale. Il s'agit notamment de préparer les étudiants à la présentation des travaux et projets qu'ils auront à conduire et à exposer au cours de leur formation en école d'ingénieur et, plus généralement, dans le cadre de leur métier de chercheur ou d'ingénieur.
      La compétence « Etre autonome, faire preuve d'initiative », ne figure pas explicitement dans le tableau car elle est par nature transversale et participe à la définition du niveau de maîtrise des autres compétences. Le recours à des activités s'appuyant sur les questions à prise d'initiative est particulièrement adapté pour former les étudiants à l'autonomie et l'initiative.
      L'ensemble de ces compétences doit être régulièrement mobilisé par les étudiants et évalué en s'appuyant, par exemple, sur l'utilisation de grilles d'évaluation.


      Partie 2. - Formation expérimentale
      Mesures et incertitudes


      La formation aux incertitudes de mesure s'attache ici à éviter tout formalisme mathématique complexe. Il s'agit d'habituer les étudiants à prendre en compte la variabilité des mesures pour répondre de façon critique et argumentée à une question associée à un enjeu : test d'une loi, mesure de conformité à un cahier des charges, etc.
      La maîtrise des notions et capacités identifiées ci-dessous est un objectif de fin d'année scolaire. Elles n'ont pas vocation à constituer un chapitre à part dans la progression suivie par l'enseignant mais doivent être travaillées de façon régulière tout au long de l'année.


      Notions et contenu

      Capacités exigibles

      Variabilité de la mesure d'une grandeur physique.
      Incertitude. Incertitude-type.

      Identifier les incertitudes liées, par exemple, à l'opérateur, à l'environnement, aux instruments ou à la méthode de mesure.
      Procéder à l'évaluation d'une incertitude-type par une approche statistique (évaluation de type A).
      Procéder à l'évaluation d'une incertitude-type par une autre approche que statistique (évaluation de type B).

      Incertitudes-types composées.

      Utiliser une relation fournie permettant de calculer une incertitude-type pour une grandeur composée. Identifier le poids relatif des contributions des différentes variables dans cette incertitude-type.
      Capacité numérique : simuler, à l'aide d'un langage de programmation ou d'un tableur, un processus aléatoire permettant de caractériser la variabilité de la valeur d'une grandeur composée.

      Chiffres significatifs.

      Ecrire le résultat d'une mesure ou d'un calcul avec un nombre adapté de chiffres significatifs.

      Comparaison de deux valeurs ; écart normalisé.

      Comparer deux valeurs dont les incertitudes-types sont connues en utilisant leur écart normalisé.

      Régression linéaire.

      A l'aide d'un langage de programmation ou d'un tableur, déterminer les valeurs des paramètres d'un modèle reproduisant au mieux des résultats expérimentaux.
      Analyser les résultats obtenus à l'aide d'une procédure de validation : analyse graphique intégrant les barres d'incertitude ou analyse des écarts normalisés.
      Capacité numérique : simuler, à l'aide d'un langage de programmation ou d'un tableur, un processus aléatoire de variation des valeurs expérimentales de l'une des grandeurs pour évaluer l'incertitude sur les paramètres du modèle (simulation Monte-Carlo).


      L'accent est mis sur la variabilité de la mesure d'une grandeur physique et sa caractérisation à l'aide de l'incertitude-type. La comparaison entre deux valeurs mesurées d'une même grandeur physique est conduite au moyen de l'écart normalisé, l'objectif principal étant de développer l'esprit critique des étudiants en s'appuyant sur un critère quantitatif. Le même esprit prévaut dans l'analyse des résultats d'une régression linéaire qui ne saurait s'appuyer seulement sur une exploitation non raisonnée du coefficient de corrélation (R2).
      Le recours à la simulation vise à illustrer, sur la base de mesures expérimentales, différents effets de la variabilité de la mesure d'une grandeur physique dans les cas des incertitudes-types composées et de la régression linéaire.


      Capacités expérimentales exigibles


      Cette partie présente l'ensemble des capacités expérimentales que les étudiants doivent acquérir au cours de l'année durant les séances de travaux pratiques. Comme précisé dans le préambule consacré à la formation expérimentale, une séance de travaux pratiques s'articule autour d'une problématique, que les thèmes - repérés en gras dans le corps du programme - peuvent servir à définir. Les capacités rassemblées ici ne constituent donc en aucun cas une liste de travaux pratiques qui s'articuleraient autour d'une découverte du matériel.
      Les différentes capacités à acquérir sont, pour plus de clarté, regroupées par domaines, le premier étant par nature transversal. Cette présentation ne constitue pas une incitation à limiter une activité expérimentale à un seul domaine.
      Les capacités expérimentales présentées peuvent faire l'objet de questions dans une épreuve écrite.


      Nature et méthodes

      Capacités exigibles

      Mesures de temps et de fréquences
      Fréquence, période ou temps de réponse : mesure à l'oscilloscope ou via une carte d'acquisition.

      Choisir de façon cohérente la fréquence d'échantillonnage, et la durée totale d'acquisition.
      Reconnaître une avance ou un retard entre deux signaux.

      Mécanique
      Visualiser et décomposer un mouvement.
      Mesurer une vitesse, une accélération.
      Mesurer une force.

      Mettre en œuvre une méthode de stroboscopie.
      Enregistrer un phénomène à l'aide d'une caméra numérique et repérer la trajectoire à l'aide d'un logiciel dédié, afin d'en déduire la vitesse et l'accélération.
      Mettre en œuvre un capteur de vitesse, un accéléromètre.
      Utiliser un dynamomètre, un capteur de force.

      Thermodynamique et mécanique des fluides
      Mesurer une pression.
      Mesurer une température.
      Effectuer des bilans d'énergie par calorimétrie.
      Tracer un cycle thermodynamique récepteur ou moteur d'une machine réelle.

      Mettre en œuvre un capteur, en distinguant son caractère différentiel ou absolu.
      Mettre en œuvre un capteur de température.
      Mettre en œuvre une technique de calorimétrie.
      Mettre en œuvre une machine thermique de type pompe à chaleur ou moteur de Stirling par exemple.

      Mesurer une vitesse d'écoulement.

      Mettre en œuvre une sonde Pitot.

      Transferts thermiques

      Mettre en œuvre un dispositif de mesure de conductivité thermique, le protocole étant donné.
      Utiliser une caméra infrarouge.

      Electricité et électromagnétisme
      Mesurer une tension :
      - mesure directe au voltmètre numérique ou à l'oscilloscope numérique.
      Mesurer un courant :
      - mesure directe à l'ampèremètre numérique ;
      mesure indirecte à l'oscilloscope aux bornes d'une résistance adaptée.

      Capacités communes à l'ensemble des mesures électriques :
      - identifier la perturbation induite par l'appareil de mesure sur le montage et prendre en compte ses limites (bande passante, résistance d'entrée) ;
      - définir la nature de la mesure effectuée (valeur efficace, valeur moyenne, amplitude, valeur crête à crête, etc.).
      Mettre en œuvre un montage électrique permettant d'apprécier l'énergie reçue par un composant.

      Mesurer un champ magnétique.

      Mettre en œuvre une sonde à effet Hall.

      Ondes
      Mesure d'une célérité.

      Mesurer la célérité d'une onde par diverses méthodes : études d'ondes progressives en propagation libre, études d'ondes stationnaires.


      Partie 3. - Formation disciplinaire
      Premier semestre
      A. - Mouvement et interactions


      Le thème mouvement et interactions s'appuie à la fois sur une utilisation raisonnée des lois de Newton et des notions énergétiques associées. Les situations étudiées restent simples : mouvements rectilignes ou, dans le cas d'un champ de force uniforme, mouvements plans. Les mouvements circulaires sont uniquement abordés par une approche énergétique. Le calcul de la force à partir de l'énergie potentielle est présenté dans le seul cas d'un mouvement rectiligne.
      Les systèmes de coordonnées cartésiennes et cylindriques sont présentés comme des paramètres de repérage d'un point. Les vecteurs vitesse et accélération sont seulement étudiés en coordonnées cartésiennes.
      Les oscillations harmoniques unidimensionnelles libres, amorties ou non, sont abordées selon le double point de vue des équations horaires du mouvement et de l'énergie mécanique. Cette partie mobilise les acquis développés en mathématiques dans le domaine des équations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants.


      Notions et contenus

      Capacités exigibles

      1. Caractérisation du mouvement d'un point matériel

      Espace et temps classiques.
      Système de coordonnées cartésiennes, polaires, cylindriques et sphériques.
      Bases locales.

      Dessiner les surfaces sur lesquelles l'une des coordonnées est uniforme dans les différents systèmes de coordonnées.
      Dans le cas des coordonnées polaires et cylindriques exprimer les vecteurs de base locaux en fonction des vecteurs de base des coordonnées cartésiennes.

      Notion de référentiel. Caractère relatif du mouvement.
      Description du mouvement d'un point matériel. Vecteurs position, vitesse et accélération.

      Utiliser les expressions des composantes des vecteurs position, vitesse et accélération dans le seul cas des coordonnées cartésiennes.

      Mouvement à vecteur accélération constant.

      Exprimer les vecteurs position et vitesse en fonction du temps.
      Etablir l'expression de la trajectoire en coordonnées cartésiennes.

      Mouvement circulaire.
      Vitesse angulaire.

      Relier la valeur de la vitesse du point à celle de la vitesse angulaire.

      2. Lois de Newton

      Notion de force.

      Déterminer les caractéristiques d'une force d'expression donnée.
      Etablir un bilan des forces et en rendre compte sur un schéma.

      Référentiel galiléen. Principe d'inertie.

      Décrire le mouvement relatif de deux référentiels galiléens.
      Citer quelques exemples des référentiels d'étude usuels pouvant être considérés comme galiléens.

      Principe des actions réciproques.

      Exploiter le principe des actions réciproques.

      Principe fondamental de la dynamique pour un point matériel.

      Enoncer et exploiter le principe fondamental de la dynamique :
      - dans le cas d'un mouvement unidirectionnel d'un point matériel ;
      - dans le cas d'un mouvement plan d'un point matériel soumis à une force constante.

      Mouvement de chute libre sans frottement dans le champ de pesanteur uniforme.

      Mettre en équation le mouvement de chute libre sans frottement d'un point matériel.

      Mouvement vertical dans le champ de pesanteur uniforme en présence de frottement fluide.

      Etablir et résoudre l'équation différentielle vérifiée par la vitesse dans le cas d'une force de frottement proportionnelle à la vitesse. Déterminer la vitesse limite. Identifier et interpréter le temps caractéristique d'évolution.
      Déterminer, si elle existe, la vitesse limite dans un cas où la force de frottement n'est pas proportionnelle à celle de la vitesse.
      Mettre en œuvre un protocole expérimental de mesure de frottements fluides.

      3. Energie mécanique

      Travail et puissance d'une force.

      Calculer le travail d'une force constante lors d'un déplacement.
      Reconnaître des situations où le travail d'une force est nul, strictement positif ou strictement négatif.

      Energie cinétique, théorème de l'énergie cinétique.

      Utiliser le théorème de l'énergie cinétique pour déterminer des paramètres du mouvement d'un point matériel.

      Interactions conservatives.
      Energie potentielle.

      Déterminer le travail d'une force conservative à partir de la variation d'énergie potentielle associée.

      Etablir l'expression de la force associée à une énergie potentielle de forme connue dans le cas d'un mouvement rectiligne.
      Citer les expressions de l'énergie potentielle de pesanteur uniforme et de l'énergie potentielle élastique associée à un ressort.

      Energie mécanique.
      Conservation de l'énergie mécanique.

      Identifier les cas de conservation de l'énergie mécanique.
      Dans une situation à un degré de liberté, exploiter l'expression analytique de l'énergie potentielle ou une représentation graphique de celle-ci pour déterminer des caractéristiques du mouvement d'un point matériel, son énergie mécanique étant connue.

      Théorème de la puissance mécanique.

      Enoncer et exploiter le théorème de la puissance mécanique en présence de forces non conservatives.

      4. Equilibre et stabilité d'un point matériel

      Equilibre d'un point matériel. Stabilité.

      Démontrer et exploiter la condition d'équilibre d'un point matériel dans un référentiel galiléen.
      Analyser qualitativement la stabilité d'une position d'équilibre en considérant un petit déplacement au voisinage de celle-ci.

      Equilibre dans un champ de force conservatif.

      A partir d'un graphe ou d'une expression analytique de l'énergie potentielle déterminer les éventuelles positions d'équilibre d'un point matériel et leur stabilité dans un mouvement à un degré de liberté.

      5. Oscillations libres au voisinage d'une position d'équilibre stable

      Oscillations non amorties au voisinage d'une position d'équilibre.

      Expliquer qualitativement l'existence d'oscillations autour d'une position d'équilibre stable dans le cas d'une particule soumise à une force conservative dans un mouvement à un degré de liberté.
      Déterminer des caractéristiques du mouvement connaissant l'énergie mécanique du système.

      Oscillateur harmonique non amorti.
      Energie potentielle.
      Equation d'évolution ; solutions générales.
      Période et pulsation propres des oscillations.

      Etablir et exploiter l'équation d'évolution d'un oscillateur harmonique non amorti à un degré de liberté. Résoudre cette équation connaissant les conditions initiales du mouvement.
      Exprimer l'énergie mécanique d'un oscillateur en fonction de l'amplitude des oscillations.

      Interprétation énergétique des oscillations harmoniques non amorties.

      Représenter les variations en fonction du temps des énergies potentielle, cinétique et mécanique d'un oscillateur harmonique non amorti.

      Oscillateur harmonique amorti.
      Régimes d'évolution libre (apériodique, critique et pseudopériodique).
      Facteur de qualité.

      Etablir l'équation différentielle du mouvement d'un système masse-ressort en présence d'une force de frottement dont la valeur est proportionnelle à celle de la vitesse.
      Ecrire l'équation différentielle en faisant apparaitre la pulsation propre et le facteur de qualité. Résoudre et interpréter les solutions de cette équation différentielle.
      Identifier le régime d'évolution à partir de représentations graphiques des variations de la position ou de la vitesse au cours du temps.

      Temps caractéristiques d'évolution.

      Dans le cas d'un régime pseudopériodique, identifier un temps caractéristique d'amortissement et un temps caractéristique d'oscillation. Relier qualitativement le facteur de qualité au nombre d'oscillations visibles.
      Etudier expérimentalement les différents régimes d'oscillation d'un oscillateur harmonique mécanique amorti. Déterminer les paramètres caractéristiques de cet oscillateur : pulsation propre et facteur de qualité.


      B. - Energie - conversion et transferts


      Le thème énergie, conversion et transferts propose une approche macroscopique des principes de la thermodynamique et de leurs exploitations dans les machines thermiques. Les grandeurs thermodynamiques fondamentales : énergie interne, enthalpie et entropie sont présentées. L'accent est mis sur la réalisation de bilans des grandeurs énergétiques connaissant les transferts mis en jeu, sous forme de travail ou de transfert thermique. Ces bilans s'appliquent à des systèmes dont la définition méticuleuse fait partie des compétences à développer chez les étudiants. Dans tous les cas, ce sont les conséquences pratiques de ces bilans qui sont étudiées : rendement ou coefficient de performance d'une machine thermique évaluée au regard du théorème de Carnot, puissance thermique reçue dans un échangeur, quantité de combustible consommé…
      La technicité mathématique est réduite à son minimum ; l'expression de l'entropie d'un système est donnée et admise. Les systèmes réels sont modélisés par des gaz parfaits idéaux ou des phases condensées incompressibles et indilatables, seuls modèles exigibles des étudiants. Les bilans de matière réalisés pour des transformations chimiques ou nucléaires sont effectués à partir d'équations de réactions fournies et ajustées.
      L'enthalpie est introduite pour simplifier l'analyse des transformations monobares, au cours desquelles le système est en contact avec un réservoir de pression, avec lequel il est en équilibre mécanique au début et à la fin de la transformation.
      L'étude des machines cycliques dithermes s'appuyant sur des systèmes idéalisés constitue le socle indispensable à l'apprentissage des concepts de base de la thermodynamique industrielle. Les machines thermiques mettant en jeu un fluide en écoulement sont abordées à l'aide du premier principe de la thermodynamique appliqué à un système ouvert présentant une entrée et une sortie. Les exemples étudiés sont l'occasion d'analyser les éléments constitutifs de ce type de machines : détendeur, compresseur, turbine, condenseur, évaporateur, chambre de combustion, etc.
      Les exercices s'articulent autour de transformations idéalisées ou bien décrites par des tableaux de données ou des graphiques. L'outil numérique peut être mobilisé en l'absence d'expressions analytiques disponibles ; des logiciels de simulation peuvent aussi être utilisés pour affiner les modèles ou étudier les effets des différents paramètres.


      Notions et contenus

      Capacités exigibles

      6. Structure de la matière et transformations physiques, chimiques ou nucléaires

      Noyau atomique, isotopes.

      Déterminer la composition d'un noyau
      Reconnaître deux noyaux isotopes d'un même élément.

      Entité chimique.

      Utiliser le terme adapté parmi molécule, atome, anion et cation pour nommer une entité chimique à partir d'une formule chimique.

      Quantité de matière.
      Masse molaire d'une entité.

      Déterminer la quantité de matière d'une entité dans une masse donnée, et inversement, sa masse molaire étant fournie.

      Système thermodynamique, état d'équilibre thermodynamique et paramètres d'état.

      Identifier un jeu de paramètres d'état permettant de caractériser un système à l'état d'équilibre thermodynamique.
      Distinguer un système ouvert d'un système fermé.

      Paramètres extensifs et intensifs.

      Grandeurs molaires et massiques.

      Connaissant la masse molaire, calculer une grandeur molaire à partir d'une grandeur massique et vice-versa.

      Equation d'état.
      Modèle du gaz parfait.

      Définir et caractériser les différents états de la matière.
      Exploiter l'équation d'état du gaz parfait.
      Déterminer la masse volumique d'un gaz parfait en fonction de la température, de la pression et de sa masse molaire.

      Modèle de la phase condensée, incompressible et indilatable.

      Déterminer le volume molaire d'un système en phase condensée à partir de sa masse volumique et de sa masse molaire.

      Transformation physique, transformation chimique et transformation nucléaire.

      Identifier une transformation physique, une transformation chimique ou une transformation nucléaire à partir d'un bilan fourni.
      Caractériser les transformations isothermes, isobares, monobares et isochores.

      Transformation chimique.
      Modélisation macroscopique d'une transformation par une équation de réaction chimique.

      Exploiter une équation de réaction chimique ajustée fournie pour réaliser un bilan de matière.
      Identifier le ou les réactifs limitants d'un système réactionnel.

      7. Bilan d'énergie d'une transformation

      Travail et transfert thermique reçu par un système.
      Système isolé mécaniquement.
      Système isolé thermiquement.
      Travail des forces de pression.

      Calculer le travail des forces de pression reçu par un système au cours de transformations mécaniquement réversibles de nature monobare ou de nature isochore.
      Dans le cas d'un gaz parfait, déterminer le travail reçu au cours d'une transformation isotherme réversible.
      Interpréter géométriquement la valeur et le signe du travail des forces de pression dans un diagramme de Watt (P, V), dans le cas de transformations isobares, isochores et isothermes.

      Transfert thermique.
      Puissance thermique.
      Paroi adiabatique.

      Décrire qualitativement les modes de transfert thermique par conduction, convection et rayonnement.
      Déterminer le signe du transfert thermique connaissant les températures du système et de son environnement. Interpréter le cas où le système et son environnement sont à la même température.

      Premier principe de la thermodynamique.
      Energie interne U d'un système.

      Expliquer en quoi le premier principe de la thermodynamique est un principe de conservation.
      Expliciter le premier principe de la thermodynamique pour un système fermé en tenant compte de l'énergie cinétique macroscopique et de l'énergie potentielle d'interaction avec l'extérieur.
      Exploiter l'extensivité de l'énergie interne.

      Capacité thermique à volume constant dans le cas d'un gaz parfait ou d'une phase condensée considérée indilatable et incompressible.

      Déterminer la variation d'énergie interne d'un système assimilé à un gaz parfait ou à une phase condensée incompressible et indilatable en fonction de la variation de température pour une capacité thermique à volume constant indépendante de la température.

      8. Bilan enthalpique

      Enthalpie H d'un système monophasé.
      Capacité thermique à pression constante dans le cas du gaz parfait et d'une phase condensée considérée incompressible et indilatable.

      Exprimer l'enthalpie d'un système.
      Déterminer la variation d'enthalpie d'un système assimilé à un gaz parfait ou à une phase condensée incompressible et indilatable en fonction de la variation de température pour une capacité thermique à pression constante indépendante de la température.
      Exprimer le premier principe sous la forme d'un bilan d'enthalpie dans le cas d'une transformation monobare.
      Exploiter l'extensivité de l'enthalpie.
      Mettre en œuvre un protocole expérimental de mesure d'une capacité thermique.

      Changement d'état d'un corps pur.

      Utiliser le vocabulaire des changements d'états.

      Diagramme (P, T) d'un corps pur.

      Exploiter un diagramme d'état (P, T) fourni.

      Diagramme de Clapeyron (P, v) d'un système diphasé liquide-vapeur.
      Théorème des moments.

      Exploiter les isothermes d'Andrews.
      Reconnaître et interpréter les courbes de rosée et d'ébullition. Identifier le point critique.
      Exploiter le théorème des moments pour déterminer la composition d'un système diphasé.

      Enthalpie de changement d'état d'un corps pur.

      Déterminer le transfert thermique reçu par un corps pur lors d'un changement d'état à pression constante.
      Mettre en œuvre un protocole expérimental de mesure d'une enthalpie de fusion.

      Réactions de combustion. Combustible. Comburant.
      Pouvoirs calorifiques inférieur et supérieur d'un combustible.

      Déterminer le transfert thermique reçu par un système réactionnel lors d'une combustion complète réalisée à température et pression constantes, à partir du pouvoir calorifique adapté et des paramètres du système.
      Déterminer la masse de CO2 produite lors du dégagement d'une énergie donnée par combustion complète d'un hydrocarbure, les données nécessaires étant fournies.

      9. Deuxième principe de la thermodynamique

      Fonction d'état entropie, caractère extensif.

      Déterminer une variation d'entropie pour une transformation, les entropies des systèmes en présence (gaz parfait ou phase condensée) étant fournies.
      Exploiter l'extensivité de l'entropie.

      Thermostat.

      Identifier des situations où un système peut être modélisé par un thermostat.

      Entropie échangée avec un ou plusieurs thermostats.

      Relier l'entropie échangée par un système avec un thermostat au transfert thermique reçu par le système et à la température du thermostat.

      Deuxième principe de la thermodynamique.
      Transformations réversibles et irréversibles.
      Entropie créée.

      Enoncer le deuxième principe de la thermodynamique.
      Justifier que le deuxième principe de la thermodynamique est un principe d'évolution.
      Identifier des causes d'irréversibilité dans une transformation.
      Exploiter le fait qu'une transformation adiabatique et réversible est isentropique.

      Lois de Laplace.

      L'entropie molaire d'un gaz parfait étant fournie, établir une loi de Laplace exprimée en fonction des variables (P, V), (P, T) ou (T, V) et faisant apparaître le rapport γdes capacités thermiques à pression et volume constants.
      Exploiter les lois de Laplace dans le cas des transformations isentropiques de gaz parfaits.

      10. Machines cycliques dithermes en système fermé

      Représentation schématique des machines cycliques dithermes.
      Cas des moteurs, pompes à chaleur et machines frigorifiques.

      Prévoir les signes des transferts d'énergie en fonction de l'application recherchée.
      Exprimer le rendement d'un moteur.
      Exprimer le coefficient de performance (CoP) (ou efficacité) d'une machine frigorifique et celui d'une pompe à chaleur (PAC).

      Inégalité de Clausius pour les machines cycliques dithermes.
      Théorème de Carnot.

      Déterminer le rendement ou le coefficient de performance (CoP) maximum des machines cycliques dithermes.
      Exploiter le théorème de Carnot pour juger de la performance d'une machine thermique.

      Diagramme de Watt (P, V) et diagramme entropique (T, S).

      Donner une interprétation énergétique de l‘aire des cycles et de leur sens de parcours dans les diagrammes (P, V) et (T, S) pour un cycle réversible.
      Tracer l'allure d'un cycle de Carnot d'un gaz parfait dans un diagramme de Watt et un diagramme entropique.
      Capacité numérique : à l'aide d'un langage de programmation, tracer le cycle d'un moteur dans un diagramme de Watt ou dans un diagramme entropique. Déterminer le travail fourni et le rendement.

      Modélisation d'un moteur réel à pistons : exemples du moteur à combustion interne et du moteur diesel.

      Associer les temps mécaniques (4 temps ou 2 temps) d'un moteur à piston aux différentes transformations du cycle moteur.

      Puissance d'un moteur, consommation d'énergie.

      Déterminer la puissance d'un moteur et la puissance thermique nécessaire à son fonctionnement connaissant les caractéristiques d'un cycle.
      Déterminer la consommation d'énergie nécessaire pour qu'un moteur fournisse un travail donné.

      11. Machines thermiques en système ouvert

      Premier principe de la thermodynamique appliqué à un système ouvert en régime stationnaire.
      Travail indiqué massique.

      Citer le premier principe de la thermodynamique en système ouvert en régime stationnaire, par unité de masse et/ou par unité de temps, en tenant compte des variations massiques d'enthalpie, d'énergie potentielle et d'énergie cinétique.
      Appliquer le premier principe de la thermodynamique en système ouvert en régime stationnaire à une machine thermique avec écoulement de fluide en précisant le système ouvert considéré.
      Expliquer le rôle d'un compresseur, d'une pompe, d'un condenseur, d'un évaporateur et d'un détendeur. Associer ces organes à des transformations du cycle thermodynamique mis en œuvre dans une machine.
      Démontrer le caractère isenthalpique de la transformation subie par un fluide dans un détendeur adiabatique.

      Système diphasé liquide-vapeur.

      Représenter un cycle de transformations dans un diagramme entropique (T, s) et enthalpique (P, h) (entropies et enthalpies par unité de masse).
      Exploiter les diagrammes (T, s) et/ou (P, h) pour déterminer les échanges énergétiques se produisant lors d'un cycle.


      C. - Electrocinétique - Régimes sinusoïdaux


      Cette partie est l'occasion de revoir les lois élémentaires des circuits et de les généraliser au cas des régimes quasi stationnaires. Les régimes transitoires de circuits linéaires simples du premier et du deuxième ordre sont étudiés ; les relations de continuité des différentes grandeurs sont admises. L'étude des dipôles linéaires en régime sinusoïdal établi introduit la représentation complexe des signaux sinusoïdaux et la notion d'impédance complexe d'un dipôle électrique. Les aspects énergétiques des régimes sinusoïdaux et leurs conséquences sur le transport de l'énergie électrique sont soulignés.


      Notions et contenus

      Capacités exigibles

      12. Circuits électriques dans l'approximation quasi stationnaire

      Approximation quasi stationnaire.

      Le critère de validité de l'approche quasi stationnaire est énoncé sans démonstration.

      Lois des nœuds, lois des mailles.
      Puissance électrique reçue ou fournie par un dipôle.

      Utiliser les lois des nœuds et des mailles.
      Citer et utiliser les conventions récepteur et générateur.
      Citer des ordres de grandeur des intensités, des tensions et des puissances mises en jeu dans différents domaines d'applications.

      Point de fonctionnement d'un circuit.

      Exploiter les caractéristiques courant-tension des dipôles pour déterminer le point de fonctionnement d'un circuit en régime indépendant du temps.

      Dipôles linéaires. Résistances, condensateurs, bobines.
      Associations de dipôles.

      En régime dépendant du temps, énoncer la relation entre l'intensité du courant et la tension pour une résistance, un condensateur ou une bobine.
      Remplacer une association en série ou en parallèle de deux dipôles de même nature par un dipôle équivalent.

      Modélisation d'une source d'énergie électrique réelle.
      Capacité électrique d'une pile.

      Modéliser une source d'énergie électrique comme l'association d'une source de tension idéale et d'une résistance.
      Relier l'intensité du courant électrique débité par la pile à la capacité électrique de la pile et à la durée d'utilisation. Déterminer l'énergie stockée par une pile, connaissant sa capacité électrique et sa tension.

      13. Circuits linéaires en régime transitoire

      Charge et décharge d'un condensateur dans un circuit RC série.
      Temps caractéristique.

      Etablir et résoudre l'équation différentielle vérifiée par la tension aux bornes d'un condensateur dans le cas de sa charge par une source idéale de tension et dans le cas de sa décharge.
      Déterminer l'ordre de grandeur de la durée du régime transitoire dans un circuit RC série.
      Réaliser l'acquisition d'un régime transitoire pour un circuit RC série et analyser ses caractéristiques. Confronter les résultats expérimentaux aux résultats d'un modèle.

      Energie stockée par un condensateur.

      Démontrer l'expression de l'énergie stockée par un condensateur en fonction de sa charge ou de la tension entre ses bornes.
      Mettre en œuvre un dispositif expérimental permettant de mesurer l'énergie emmagasinée par un condensateur.

      Etablissement et rupture du courant dans un circuit RL série.
      Temps caractéristique.

      Etablir et résoudre l'équation différentielle vérifiée par la tension aux bornes d'une bobine dans le cas de l'établissement et de la rupture du courant.
      Déterminer l'ordre de grandeur de la durée du régime transitoire dans un circuit RL série.
      Mesurer la valeur de l'inductance propre d'une bobine.

      Energie stockée par une bobine.

      Démontrer l'expression de l'énergie stockée dans une bobine d'inductance connue.
      Mettre en œuvre un dispositif expérimental permettant de mesurer l'énergie emmagasinée par une bobine.

      Circuit RLC série en régime dépendant du temps.
      Analogie mécanique.

      Etablir et résoudre l'équation d'évolution de la tension aux bornes du condensateur lors de sa charge ou de sa décharge, dans les différents régimes possibles.
      Ecrire l'équation différentielle en faisant apparaitre la pulsation propre et le facteur de qualité.
      Décrire et exploiter les analogies avec l'oscillateur harmonique mécanique amorti. Identifier les paramètres et grandeurs analogues.

      14. Circuits linéaires en régime sinusoïdal établi

      Signal sinusoïdal.
      Pulsation et fréquence.
      Amplitude, phase.
      Représentation complexe d'un signal sinusoïdal

      Passer de la représentation complexe d'un signal au signal réel et réciproquement (convention ejωt).

      Impédances complexes, association de deux impédances.
      Impédance d'une résistance, d'un condensateur, d'une bobine.

      Etablir l'expression de l'impédance d'une résistance, d'un condensateur, d'une bobine.
      Remplacer une association série ou parallèle de deux impédances par une impédance équivalente.

      Puissance moyenne reçue par un dipôle linéaire en régime sinusoïdal établi.
      Tension efficace. Intensité efficace.
      Facteur de puissance.

      Etablir et exploiter l'expression de la puissance moyenne reçue par un dipôle en fonction de la tension efficace, de l'intensité efficace et du facteur de puissance.
      Relier le facteur de puissance à l'impédance complexe.

      Transport d'énergie électrique.

      Justifier l'emploi de lignes à haute tension pour le transport d'énergie électrique.
      Analyser l'influence du facteur de puissance d'une installation sur les pertes d'énergie par effet Joule dans les lignes de transport.

      Circuit RLC série en régime sinusoïdal établi.
      Résonance de courant.
      Facteur de qualité.

      Etablir l'expression de l'amplitude de la tension aux bornes de la résistance, de la bobine ou du condensateur en fonction de la fréquence en utilisant la notion d'impédance complexe.
      Tracer la courbe donnant l'amplitude de la tension aux bornes de la résistance en fonction de la fréquence.
      Relier l'amplitude et la largeur (à 1/√2) du pic de résonance en courant au facteur de qualité et à la pulsation propre du circuit.
      Mettre en évidence le phénomène de résonance de courant dans un circuit RLC série et estimer la valeur du facteur de qualité.


      Second semestre
      D. - Etude des fluides au repos ou en écoulement


      Cette partie présente quelques propriétés des fluides au repos ou en mouvement dans une approche essentiellement tournée vers la pratique et la réalisation de bilans.
      La relation fondamentale de l'hydrostatique fournit l'occasion d'introduire l'opérateur gradient, mais sa démonstration n'est exigible que dans le cas d'une variation unidimensionnelle de la pression. Des applications sont présentées.
      La description du mouvement d'un fluide s'appuie sur le champ des vitesses, dans une approche eulérienne. L'évaluation des débits massiques et volumiques permet d'introduire la notion de flux et d'établir l'équation locale de la conservation de la masse. L'opérateur divergence est défini par son expression en coordonnées cartésiennes.
      L'écoulement parfait est défini comme étant exempt de toute dissipation énergétique et d'échange thermique interne et externe. La démonstration et le domaine d'application de la relation de Bernoulli sont connus des étudiants. La notion de perte de charge permet d'étudier des conséquences concrètes de la dissipation d'énergie dans les écoulements réels.


      Notions et contenus

      Capacités exigibles

      1. Description d'un fluide statique

      Echelle mésoscopique.

      Citer des ordres de grandeurs des dimensions de l'échelle mésoscopique dans le cas des liquides et des gaz.

      Champ de pression dans un fluide.
      Force de pression.

      Citer des ordres de grandeur de valeurs de pression dans des situations usuelles.
      Calculer la force de pression s'exerçant sur une surface, la pression étant uniforme.

      Forces volumiques associées à un champ de pression non uniforme.
      Opérateur gradient.

      Démontrer l'expression de la résultante des forces de pression s'exerçant sur un volume élémentaire de fluide dans le cas d'une variation unidirectionnelle de la pression.
      Généraliser sans démonstration pour une situation quelconque en utilisant l'opérateur gradient.

      Exploiter l'expression générale admise de la force volumique associée aux forces de pression, l'expression de l'opérateur gradient étant fournie.

      Relation de la statique des fluides.

      Enoncer et établir la relation de la statique des fluides dans le cas d'un fluide soumis uniquement à la pesanteur, supposée uniforme.

      Pression dans un fluide incompressible.
      Pression dans une atmosphère isotherme.

      Exprimer l'évolution de la pression avec l'altitude dans le cas d'un fluide incompressible. Citer une application pratique.
      Exprimer l'évolution de la pression avec l'altitude dans le cas d'une atmosphère isotherme assimilée à un gaz parfait.
      Capacité numérique : mettre en œuvre la méthode d'Euler à l'aide d'un langage de programmation pour simuler l'évolution de la pression pour une atmosphère non isotherme dans le cadre du modèle du gaz parfait.

      Poussée d'Archimède.

      Expliquer l'origine de la poussée d'Archimède.
      Citer et exploiter l'expression de la poussée d'Archimède.

      2. Description d'un fluide en écoulement

      Champ des vitesses.
      Ecoulement stationnaire.
      Ligne de courant, tube de courant.

      Décrire les propriétés thermodynamiques et mécaniques d'un fluide à l'aide des grandeurs locales pertinentes.
      Représenter les lignes de courant d'un champ de vitesses uniforme et stationnaire.
      Analyser des vidéos, des simulations ou des cartographies d'écoulement.

      Bilans de masse et de volume.
      Débit volumique et débit massique.

      Réaliser un bilan de masse ou de volume sur une portion de fluide, les débits étant connus.
      Montrer que dans un écoulement stationnaire, le débit massique se conserve le long d'un tube de courant ; exploiter cette propriété.
      Montrer que dans un écoulement de fluide incompressible, le débit volumique se conserve le long d'un tube de courant ; exploiter cette propriété.

      Flux d'un champ de vecteurs.
      Vecteur densité de courant de masse.

      Exprimer les débits volumique et massique pour un écoulement unidirectionnel uniforme.
      Calculer le débit volumique du fluide à travers une surface quelconque à l'aide du flux du vecteur vitesse, considéré comme uniforme.
      Calculer le débit massique du fluide à travers une surface quelconque à l'aide du flux du vecteur densité courant de masse, considéré comme uniforme.

      Conservation du débit volumique dans un écoulement de fluide incompressible.

      Exploiter qualitativement la topographie des lignes de courant pour prévoir les variations de la norme du vecteur vitesse le long des tubes de courant.

      Equation locale de conservation de la masse dans un fluide en écoulement unidirectionnel.
      Opérateur divergence.

      Démontrer l'équation locale de conservation de la masse dans un écoulement de fluide unidirectionnel. Généraliser au cas tridimensionnel.
      Exploiter l'expression fournie de l'opérateur divergence.
      Montrer que la divergence du champ des vitesses d'un fluide incompressible est nulle en tout point.

      3. Aspect énergétique de l'écoulement d'un fluide en régime stationnaire

      Relation de Bernoulli.

      Caractériser un écoulement parfait.
      Etablir et exploiter la relation de Bernoulli à partir du premier principe de la thermodynamique appliqué à un système ouvert pour un écoulement parfait, incompressible et stationnaire entre deux points situés sur une même ligne de courant.

      Perte de charge singulière et régulière.

      Modifier la relation de Bernoulli afin de tenir compte de la dissipation d'énergie mécanique lors de l'écoulement.

      Transport de fluide dans une conduite.

      Exploiter le premier principe de la thermodynamique appliqué à un système ouvert pour effectuer un bilan de puissance dans une conduite pouvant contenir une pompe ou une turbine.


      E. - Transferts thermiques


      Les trois modes de transferts thermiques sont abordés de façon phénoménologique. Toutes les situations étudiées sont stationnaires ou quasi stationnaires : la notion de résistance thermique peut être exploitée même si les températures des corps en présence évoluent avec le temps. L'équation de la diffusion thermique est hors programme.
      Les analogies avec l'électricité sont développées et utilisées. L'effet de serre est présenté dans le modèle le plus simple ; son rôle dans l'évolution du climat terrestre est souligné.


      Notions et contenus

      Capacités exigibles

      4. Transfert d'énergie thermique

      Puissance thermique.
      Vecteur densité de flux thermique.

      Interpréter la puissance thermique comme un débit d'énergie.
      Relier la puissance thermique traversant une surface au flux du vecteur densité de flux thermique à travers celle-ci.

      Loi de Fourier.

      Relier l'existence d'un flux thermique à la non-uniformité de la température. Interpréter son sens.
      Citer des ordres de grandeur de conductivité thermique pour certains matériaux, notamment dans le domaine de l'habitat.

      Température dans un conducteur thermique en régime stationnaire.
      Résistance thermique.

      En régime stationnaire, déterminer le profil de température pour un transfert thermique unidirectionnel.
      Etablir l'expression de la résistance thermique dans le cas d'un conducteur thermique siège d'un transfert thermique unidirectionnel.
      Calculer la puissance thermique échangée entre deux systèmes de températures connues reliés par une résistance thermique.

      Bilan d'énergie en régime quasi-stationnaire.

      Déterminer la variation en fonction du temps de la température d'un système relié à un thermostat par une résistance thermique donnée.

      Analogie électrique.
      Lois d'association des résistances thermiques.

      Exploiter l'analogie électrique entre la conduction thermique et la conduction électrique pour déterminer les températures et flux thermiques au sein d'un système mettant en jeu plusieurs résistances thermiques.

      Transfert thermique conducto-convectif pariétal.
      Loi de Newton.

      Exploiter la loi de Newton fournie.
      Déterminer la résistance thermique associée au transfert conducto-convectif pariétal.

      Transfert thermique par rayonnement.
      Corps noir.
      Approche descriptive du rayonnement du corps noir.
      Loi de Wien, loi de Stefan.

      Exploiter les expressions fournies des lois de Wien et de Stefan.
      Réaliser un bilan d'énergie pour un corps noir en tenant compte des transferts thermiques reçus et émis par rayonnement.

      Effet de serre. Albédo.

      Analyser quantitativement l'effet de serre en s'appuyant sur un bilan énergétique dans le cadre d'un modèle à une couche.
      Expliquer qualitativement l'influence de l'effet de serre atmosphérique et de l'albédo sur le climat terrestre.


      F. - Electromagnétisme : champs statiques et quasi statiques


      Cette partie aborde l'électrostatique, la magnétostatique et les phénomènes d'induction, décrits dans l'approximation quasi stationnaire. Les équations de Maxwell locales ne sont pas utilisées : les théorèmes de Gauss, d'Ampère, la loi de Faraday et la loi de conservation du flux du champ magnétique sont seulement abordés sous leur forme intégrale. L'exploitation des théorèmes de Stokes et de Green-Ostogradski est hors programme.
      Les champs électrostatiques et magnétostatiques sont explicitement déterminés dans des situations présentant une symétrie élevée. Au-delà des calculs de champs exigibles du programme, il est possible de poser des exercices portant sur d'autres situations hautement symétriques où les choix des éléments d'intégration s'imposent (surfaces d'application du théorème de Gauss, ou contours d'intégration du théorème d'Ampère). En dehors de ces situations, les expressions des champs sont admises. Les systèmes mettant en jeu des courants surfaciques sont hors programme.
      La conduction électrique est présentée de façon phénoménologique ; le modèle de Drüde n'est pas exigible. L'équation locale de conservation de la charge est seulement démontrée dans une situation unidimensionnelle.
      L'étude de l'induction repose sur la loi de Faraday qui se prête à une introduction expérimentale et qui peut constituer un exemple d'illustration de l'histoire des sciences. On n'omettra pas, à ce sujet, d'évoquer les différents points de vue que l'on peut avoir sur le même phénomène selon le référentiel où l'on se place.
      Le couplage électromécanique est étudié dans le seul cas du dispositif des rails de Laplace.


      Notions et contenus

      Capacités exigibles

      5. Electrostatique du vide

      Charge électrique, conservation de la charge.

      Exploiter le principe de conservation de la charge électrique.

      Loi de Coulomb, champ électrostatique.
      Lignes de champ.

      Exprimer le champ électrostatique créé par une charge ponctuelle.
      Citer quelques ordres de grandeurs de champs électriques.
      Exploiter une carte de lignes de champ électrostatique fournie.

      Distributions continues de charges volumique, surfacique, linéique.
      Principe de superposition.

      Choisir une modélisation adaptée à la géométrie du problème étudié.
      Identifier des situations où la distribution de charge peut être modélisée par une distribution infinie.
      Evaluer la charge totale d'une distribution continue et uniforme dans des situations de géométrie simple.

      Champ électrostatique créé par une distribution statique de charges.
      Relations entre les symétries et invariances des distributions de charges et celles du champ électrostatique.

      Identifier les plans de symétrie et d'antisymétrie éventuels d'une distribution de charges.
      Identifier les invariances d'une distribution de charges.
      Exploiter ces symétries et invariances pour caractériser le champ électrostatique créé et prévoir la topographie des lignes de champ.

      Circulation du champ électrostatique. Potentiel électrostatique.

      Exprimer une différence de potentiel comme une circulation du champ électrostatique.
      Relier le champ électrostatique au potentiel électrostatique.
      Citer le potentiel créé par une charge ponctuelle.
      Déterminer un champ électrostatique à partir du potentiel et réciproquement, l'expression de l'opérateur gradient étant fournie.

      Flux du champ électrostatique, théorème de Gauss.

      Déterminer le flux du champ électrostatique dans des géométries simples.
      Enoncer le théorème de Gauss. Exploiter le théorème de Gauss pour calculer un champ électrostatique créé par une distribution présentant un haut degré de symétrie (distribution à symétrie sphérique, plan uniformément chargé).
      Capacité numérique : à l'aide d'un langage de programmation, tracer quelques lignes de champ pour une distribution donnée.

      Conservation du flux du champ électrostatique dans le vide et conséquences topographiques.

      Exploiter qualitativement la topographie des lignes de champ électrostatiques dans le vide pour prévoir les variations de la norme du champ le long des tubes de champ.

      Condensateur, capacité.

      Citer des situations que l'on peut modéliser par un condensateur.
      Etablir l'expression de la capacité d'un condensateur plan dans le vide en négligeant les effets de bords. Généraliser en présence d'un diélectrique entre les armatures.
      Déterminer la charge d'un condensateur connaissant la tension existant à ses bornes et réciproquement.

      Densité volumique d'énergie électrostatique.

      Exprimer la densité volumique d'énergie électrostatique dans un condensateur plan à l'aide du champ électrostatique.

      6. Conduction électrique

      Courant électrique dans un conducteur. Intensité du courant électrique.
      Vecteur densité de courant volumique.
      Vecteur densité de courant volumique associé au déplacement homocinétique de porteurs de charge dans un conducteur.

      Interpréter l'intensité du courant électrique comme un débit de charges.
      Relier les conventions d'orientation de l'intensité du courant électrique au sens du mouvement des porteurs de charges.
      Relier l'intensité du courant au flux du vecteur densité de courant volumique.
      Etablir l'expression du vecteur densité volumique de courant en fonction de la vitesse et de la charge volumique des porteurs de charge.

      Conservation de la charge électrique. Loi des nœuds.
      Equation locale de conservation de la charge électrique.

      Etablir la loi des nœuds en régime stationnaire.
      Etablir l'équation locale de conservation de la charge en régime variable pour une situation unidimensionnelle. Enoncer sa généralisation à trois dimensions.
      Démontrer que le vecteur densité de courant est à flux conservatif en régime stationnaire.

      Loi d'Ohm locale. Conductivité électrique.
      Loi d'Ohm, résistance électrique.

      Etablir la loi d'Ohm à partir de la loi d'Ohm locale dans une situation de conduction unidirectionnelle et exprimer la résistance électrique du conducteur considéré.

      Effet Joule.

      Interpréter l'effet Joule à partir d'un bilan énergétique effectué sur un conducteur ohmique en régime stationnaire.

      7. Magnétostatique du vide

      Champ magnétique.
      Lignes de champ magnétique.

      Exploiter la notion de ligne de champ magnétique.
      Exploiter une carte de lignes de champ magnétique fournie.

      Force magnétique exercée sur une charge ponctuelle.

      Exploiter l'expression de la force magnétique agissant sur une charge ponctuelle.
      Justifier qu'un champ électrique peut modifier l'énergie cinétique d'une particule alors qu'un champ magnétique peut courber la trajectoire sans fournir d'énergie à la particule.

      Sources de champ magnétique.

      Citer des ordres de grandeur de champs magnétiques : au voisinage d'aimants, dans une machine électrique, dans un appareil d'IRM, dans le cas du champ magnétique terrestre.
      Produire et mesurer des champs magnétiques.

      Force de Laplace.

      Exprimer la force subie par un conducteur filiforme rectiligne parcouru par un courant en présence d'un champ magnétique extérieur uniforme.

      Moment magnétique.
      Dipôle magnétique.

      Déterminer le vecteur moment magnétique et les pôles nord et sud associés à une boucle de courant plane.
      Tracer schématiquement l'allure des lignes de champs à grande distance d'un dipôle magnétique.

      Aimants.

      Modéliser un aimant par un dipôle magnétique. Identifier les pôles nord et sud d'un aimant.

      Action subie par un moment magnétique dans un champ magnétique uniforme.

      Exploiter l'expression fournie du couple subi par un moment magnétique placé dans un champ magnétique uniforme.
      Utiliser une boussole pour déterminer la direction d'un champ magnétique.

      Flux du champ magnétique à travers une surface fermée.
      Conservation du flux du champ magnétique.

      Utiliser le fait que le flux du champ magnétique à travers une surface fermée est nul pour démontrer que le flux de ce champ est conservé le long d'un tube de champ.
      Exploiter qualitativement les lignes de champ magnétique pour prévoir les variations de la norme du champ le long d'un tube de champ magnétique.

      Champ magnétostatique créé par une distribution stationnaire de courant.
      Relations entre les symétries et invariances des distributions de courant et celles du champ magnétostatique.

      Identifier les plans de symétrie et d'antisymétrie éventuels d'une distribution de courants et les relier aux plans d'antisymétrie et de symétrie du champ magnétostatique créé.
      Identifier les invariances d'une distribution de courants.
      Exploiter les symétries et invariances pour caractériser le champ magnétostatique créé et prévoir la topographie des lignes de champ.
      Tracer l'allure des cartes de champ magnétostatique pour un aimant droit, un fil rectiligne, une spire circulaire, une bobine longue.

      Circulation du champ magnétostatique. Théorème d'Ampère.

      Déterminer la circulation du champ magnétostatique dans des géométries simples.
      Enoncer le théorème d'Ampère.
      Exploiter le théorème d'Ampère pour calculer un champ magnétostatique créé par une distribution présentant un haut degré de symétrie (fil infini de rayon nul ou fini, solénoïde « infini »).

      8. Lois de l'induction

      Flux d'un champ magnétique à travers une surface s'appuyant sur un contour fermé orienté.

      Evaluer le flux d'un champ magnétique uniforme à travers une surface s'appuyant sur un contour fermé orienté plan.

      Loi de Faraday, force électromotrice induite dans une boucle conductrice.
      Variation du flux magnétique à travers une boucle de courant.
      Sens du courant induit.

      Exploiter la loi de Faraday en précisant les conventions d'algébrisation.
      Déterminer le sens et l'intensité du courant induit, connaissant la résistance de la boucle de courant dans différentes situations.

      Loi de modération de Lenz.

      Utiliser la loi de Lenz pour prédire ou interpréter les phénomènes physiques observés.

      9. Circuit fixe placé dans un champ magnétique qui dépend du temps

      Auto-induction.

      Différencier le flux propre des flux extérieurs. Utiliser la loi de modération de Lenz.

      Flux propre et inductance propre.

      Evaluer l'ordre de grandeur de l'inductance propre d'une bobine de grande longueur.

      Densité volumique d'énergie.

      Exprimer la densité volumique d'énergie magnétique dans un solénoïde infini.

      Couplage magnétique entre deux circuits.
      Induction mutuelle entre deux bobines.
      Courants de Foucault.

      Déterminer l'inductance mutuelle entre deux bobines de même axe, de grande longueur en influence totale.
      Ecrire les équations électriques dans un circuit mettant en jeu une inductance mutuelle.
      Citer des exemples d'applications des courants de Foucault.
      Expliquer le principe du chauffage inductif, le principe d'une détection ampèremétrique.

      10. Circuit mobile dans un champ magnétique stationnaire. Couplages électromécaniques

      Phénomène d'induction dans un conducteur en translation rectiligne dans un champ magnétique stationnaire.
      Rails de Laplace.

      Interpréter qualitativement les phénomènes observés dans le cas des rails de Laplace.
      Etablir les équations électrique et mécanique dans un dispositif de type rails de Laplace.
      Etablir et interpréter la relation entre la puissance de la force de Laplace et la puissance électrique. Effectuer un bilan énergétique.
      Expliquer le principe de l'obtention d'énergie électrique à partir du phénomène d'induction.
      Expliquer le principe du freinage magnétique lié à l'apparition de courants de Foucault.


      G. - Ondes


      L'équation de d'Alembert unidimensionnelle est établie à partir d'une modélisation simplifiée d'un câble coaxial supposé sans pertes ; c'est sa seule démonstration exigible. Les ondes progressives sont étudiées de façon générale. Les ondes stationnaires et leurs caractéristiques sont présentées.
      L'étude des ondes électromagnétiques fournit l'occasion de présenter les équations locales de Maxwell dans le vide, en présence de charges et de courants. Elles sont citées sans démonstration ; l'expression de la force de Lorentz est rappelée en tant que définition du champ électromagnétique. L'intérêt historique et conceptuel des équations de Maxwell est souligné. Les contraintes et couplages qu'elles imposent au champ électromagnétique sont analysées qualitativement. Les expressions intégrales associées ne sont pas exigibles dans le cas général.
      Les ondes électromagnétiques progressives planes monochromatiques polarisées rectilignement sont étudiées en détail, y compris dans leur aspect énergétique.


      Notions et contenus

      Capacités exigibles

      11. Propagation unidimensionnelle d'un signal

      Ondes de tension et de courant dans un câble coaxial.
      Equation de d'Alembert unidimensionnelle.

      Etablir les équations de propagation vérifiées par l'intensité du courant et la tension dans un câble coaxial sans pertes modélisé comme un milieu continu caractérisé par une inductance linéique et une capacité linéique.

      Ondes progressives solutions de l'équation de d'Alembert.
      Retard temporel, célérité.
      Forme générale des solutions de l'équation de d'Alembert.

      Prévoir, dans le cas d'une onde progressive, l'évolution temporelle du signal à position fixée, et son évolution spatiale à un instant donné.
      Exprimer la célérité en fonction des caractéristiques d'un câble coaxial.

      Vibrations transversales d'une corde tendue.

      Exprimer la célérité en fonction des paramètres de la corde à partir de l'équation de propagation fournie.

      Onde progressive sinusoïdale : phase, double périodicité spatiale et temporelle.

      Citer quelques ordres de grandeur de fréquences dans les domaines mécaniques et électromagnétiques et citer des applications associées.
      Etablir la relation entre la fréquence, la longueur d'onde et la célérité.
      Mesurer la longueur d'onde et la célérité d'une onde progressive sinusoïdale.

      Ondes stationnaires.
      Superposition de deux ondes progressives sinusoïdales de même amplitude se propageant dans des sens opposés.
      Structure de l'onde résultante : nœuds et ventres.

      Déterminer les positions des nœuds et des ventres d'une onde stationnaire en fonction de sa longueur d'onde.

      12. Propagation des ondes électromagnétiques dans le vide

      Force de Lorentz. Formes locales des équations de Maxwell dans le vide.

      Simplifier les équations de Maxwell, fournies et admises, dans une zone de l'espace sans charges ni courants.
      Identifier les équations qui font apparaitre un couplage entre les champs électrique et magnétique.
      Identifier et interpréter qualitativement les équations qui font apparaitre un couplage entre les champs électrique ou magnétique et les distributions de charges ou de courant.

      Equation de propagation des champs électrique et magnétique dans le vide.
      Cas des ondes planes.

      Montrer que l'équation de propagation des champs électrique et magnétique, fournie, se ramène à une équation de d'Alembert unidimensionnelle dans le cas d'une onde plane.
      Exprimer la célérité des ondes électromagnétiques en fonction des constantes fondamentales.

      Onde électromagnétique plane progressive monochromatique polarisée rectilignement.
      Vecteur d'onde, longueur d'onde.
      Spectre des ondes électromagnétiques.

      Démontrer la relation de dispersion de l'onde.
      Exploiter l'expression du champ électrique d'une onde plane progressive monochromatique polarisée rectilignement pour identifier la direction de propagation et la direction de polarisation.
      Identifier en ordre de grandeur les intervalles en fréquence ou en longueur d'onde des domaines : ondes radio, infra-rouge, visible, ultra-violets, rayons X, rayons gamma.

      Caractère transverse des champs.
      Relation entre le champ électrique, le champ magnétique et le vecteur d'onde d'une onde plane progressive monochromatique (relation de structure).

      Démontrer le caractère transverse des champs électrique et magnétique dans le cas d'une onde plane.
      Etablir la relation de structure dans le cas d'une onde plane progressive monochromatique polarisée rectilignement.
      Exploiter la relation de structure pour déterminer le champ électrique connaissant le champ magnétique, ou réciproquement, pour une onde plane progressive monochromatique.

      Densité volumique d'énergie électromagnétique et vecteur de Poynting.
      Equation locale de Poynting dans le vide.
      Puissance surfacique moyenne transportée par l'onde.

      Exprimer la puissance rayonnée à travers une surface à l'aide du vecteur de Poynting.
      Associer la direction du vecteur de Poynting et la direction de propagation de l'onde.
      Citer quelques ordres de grandeurs de puissance surfacique moyennes transportées par une onde électromagnétique (laser hélium-néon, flux solaire).
      Etablir l'équation locale de Poynting unidimensionnelle pour une onde plane polarisée rectilignement dans une zone de l'espace sans charges ni courants.
      Admettre son expression la plus générale dans une zone de l'espace sans charges ni courants. Par analogie avec d'autres équations locales de conservation, faire le lien avec la conservation de l'énergie électromagnétique dans le vide.

      Conversion d'énergie électromagnétique en énergie électrique.

      Décrire l'effet photovoltaïque.
      A partir de la caractéristique courant-tension d'une cellule photovoltaïque, déterminer les valeurs de la tension et du courant qui maximisent la puissance électrique fournie. Déterminer la valeur du rendement maximum, les données nécessaires étant fournies.


      Appendice. - Outils mathématiques


      Les outils mathématiques dont la maitrise est nécessaire à la mise en œuvre du programme de physique sont ceux qui figurent dans la liste ci-dessous.
      Les expressions des opérateurs d'analyse vectorielle doivent être systématiquement rappelées, y compris dans le système de coordonnées cartésiennes.


      Outils

      Niveau d'exigence

      1. Fonctions

      Fonctions usuelles.

      Exponentielle, logarithmes népérien et décimal, cosinus, sinus, tangente,

      Dérivée.

      Interpréter géométriquement la dérivée.
      Dériver une fonction composée.
      Rechercher un extremum.

      Primitive et intégrale.
      Valeurs moyenne.

      Interpréter l'intégrale comme une somme de contributions infinitésimales. Exprimer la valeur moyenne d'une fonction sous forme d'une intégrale.
      Connaître la valeur moyenne sur une période des fonctions cos, sin, cos2 et sin2. Interpréter l'intégrale en termes d'aire algébrique pour des fonctions périodiques simples.

      Représentation graphique d'une fonction.

      Utiliser un grapheur pour tracer une courbe d'équation donnée.
      Déterminer un comportement asymptotique ; rechercher un extremum.
      Utiliser des échelles logarithmiques ; identifier une loi de puissance en échelle log-log.

      Développements limités.

      Connaître et utiliser la formule de Taylor à l'ordre 1 ou 2.
      Connaître et utiliser les développements limités usuels au voisinage de 0 jusqu'au premier ordre non nul : (1 + x)n, exponentielle, sinus, cosinus, logarithme népérien.

      2. Equations différentielles

      Equation différentielle linéaire du premier et du second ordre à coefficients constants.

      Identifier l'ordre, expliciter les conditions initiales. Exploiter l'équation caractéristique.
      Prévoir le caractère borné ou non des solutions de l'équation homogène (critère de stabilité).
      Mettre une équation sous forme canonique. L'écriture de l'équation différentielle doit permettre la vérification de l'homogénéité des grandeurs physiques.
      Tracer numériquement l'allure du graphe des solutions en tenant compte des conditions initiales (CI).
      Résoudre analytiquement (solution complète) dans le seul cas d'une équation du premier ou du deuxième ordre et d'un second membre constant.
      Obtenir analytiquement (notation complexe) le régime sinusoïdal établi dans le cas d'un second membre sinusoïdal. Mettre en évidence l'intérêt d'utiliser la notation complexe dans le cas d'un régime sinusoïdal établi.
      Déterminer le module des grandeurs.
      Mettre en évidence les notions de régime libre, régime stationnaire, régime forcé et régime transitoire.

      3. Analyse vectorielle

      Gradient.

      Déterminer le gradient d'un champ scalaire, l'expression du gradient étant fournie.
      Déterminer la circulation du gradient d'un champ scalaire entre deux points.

      Divergence.

      Déterminer la divergence d'un champ vectoriel, l'expression de l'opérateur divergence étant fournie.

      Rotationnel.

      Déterminer le rotationnel d'un champ vectoriel, son expression étant fournie.

      4. Equations aux dérivées partielles

      Equation de d'Alembert.

      Forme générale des solutions de l'équation de d'Alembert.
      Solutions progressives. Solutions stationnaires.
      Exploiter des conditions initiales et des conditions aux limites.

      5. Géométrie

      Vecteurs et systèmes de coordonnées.

      Exprimer algébriquement les coordonnées d'un vecteur.
      Utiliser les systèmes de coordonnées cartésiennes, cylindriques et sphériques.

      Projection d'un vecteur et produit scalaire.

      Interpréter géométriquement le produit scalaire et connaître son expression en fonction des coordonnées sur une base orthonormée.
      Utiliser la bilinéarité et le caractère symétrique du produit scalaire.

      Produit vectoriel.

      Interpréter géométriquement le produit vectoriel et connaître son expression en fonction des coordonnées.
      Utiliser la bilinéarité et le caractère antisymétrique du produit vectoriel.
      Faire le lien avec l'orientation des trièdres.

      Transformations géométriques.

      Utiliser les symétries par rapport à un plan, les translations et les rotations. Connaître leur effet sur l'orientation de l'espace.

      Longueurs, aires et volumes classiques.

      Connaître les expressions du périmètre du cercle, de l'aire du disque, de l'aire d'une sphère, du volume d'une boule, du volume d'un cylindre.

      6. Trigonométrie

      Fonctions cosinus, sinus et tangente.

      Utiliser le cercle trigonométrique et l'interprétation géométrique des fonctions trigonométriques cosinus, sinus et tangente comme aide-mémoire, relation cos2x + sin2x = 1, relations entre fonctions trigonométriques, parités, valeurs des fonctions pour les angles usuels.
      Connaître les formules d'addition et de duplication des cosinus et sinus ; utiliser un formulaire dans les autres cas.
      Passer de la forme A cos(ωt) + B sin (ωt) à la forme C cos (ωt+φ).

      Nombres complexes et représentation dans le plan.
      Somme et produit de nombres complexes.

      Utiliser la partie réelle et la partie imaginaire pour calculer le module et l'argument.


    • ANNEXE VI
      OBJECTIFS DE FORMATION ET PROGRAMME DE SCIENCES INDUSTRIELLES DE L'INGÉNIEUR DE LA CLASSE PRÉPARATOIRE SCIENTIFIQUE D'ATS GÉNIE CIVIL
      1. Objectifs de formation
      1.1. Finalité


      Le programme de sciences industrielles de l'ingénieur (SII) de la classe préparatoire ATS Génie Civil (GC) s'inscrit dans un parcours de formation initiale pour accéder au titre d'ingénieur. L'objectif de ce programme est de proposer des contenus d'enseignements qui permettent de développer progressivement les compétences nécessaires à l'intégration dans une grande école et à l'exercice des métiers d'ingénieurs. Ce programme est ambitieux quant au développement de compétences scientifiques et technologiques qui soutiennent l'expertise du futur ingénieur. Il l'est aussi pour le développement de compétences transversales nécessaires pour communiquer, travailler en équipe, exercer un sens critique et des responsabilités de manière éthique et déontologique. En cohérence avec les objectifs du cycle initial de la formation aux métiers de l'ingénierie, ce programme contribue à l'approche pédagogique par les STIM (Science, technologie, ingénierie et mathématiques).


      1.2. Objectifs généraux


      Les ingénieurs doivent être en capacité de résoudre de façon innovante des problèmes inédits afin de répondre aux besoins des personnes et d'apporter un progrès dans leur qualité de vie. Ils participent aux processus de développement des ouvrages à chaque étape de leur cycle de vie, de la caractérisation du besoin jusqu'au recyclage, en respectant les enjeux de développement durable et d'écoconception.
      Cette capacité des ingénieurs à proposer des solutions innovantes est plus que jamais indispensable au développement d'une industrie capable de faire face aux grands enjeux sociétaux, économiques et environnementaux. Ces enjeux sont notamment ceux de la transition énergétique, la préservation de la qualité de l'environnement, la progression des technologies du numérique (BIM, intelligence artificielle, etc.), la mutation des métropoles et des territoires. Dans un contexte de concurrence mondialisée, la capacité d'innovation des ingénieurs est nécessaire à l'industrie de notre pays qui doit demeurer compétitive et souveraine.
      Les objectifs généraux du programme de SII en CPGE ATS GC visent à développer les compétences clés dans le large domaine des sciences industrielles de l'ingénieur qui sont nécessaires à l'exercice du métier d'ingénieur. Celles-ci sont consolidées et complétées par la formation poursuivie jusqu'à l'obtention du titre d'ingénieur.
      L'enseignement de sciences industrielles de l'ingénieur en CPGE ATS GC a également pour objectif d'apporter aux étudiants des méthodes et des outils qui leur permettront de s'adapter aux évolutions permanentes des sciences et des technologies et de communiquer avec l'ensemble des acteurs associés à l'exercice des métiers d'ingénieurs et scientifiques.



      Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page


      1.3. La démarche des enseignements en CPGE ATS


      L'approche pédagogique et didactique des enseignements en ATS s'organise autour d'ouvrages variés. Un élément d'un ouvrage sera étudié à partir de ces trois approches imbriquées :


      - la réalité du besoin du maître d'ouvrage qui se décline dans le cahier des charges et dans le respect des normes en vigueur ;
      - la réalité virtuelle de l'élément d'ouvrage. Elle se traduit dans l'élaboration d'un modèle permettant de simuler son comportement afin d'en prévoir et d'en évaluer les performances ;
      - la réalité matérielle de l'élément d'ouvrage. Elle se traduit par la réalisation d'expérimentations permettant de mesurer les performances réelles transposables sur l'ouvrage.



      Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page


      La démarche en SII en ATS GC vise à :


      - contribuer à l'élaboration des trois réalités de l'ouvrage (le cahier des charges, l'ouvrage virtuel et l'ouvrage matériel) ;
      - comparer les performances issues de ces trois réalités ;
      - optimiser l'ouvrage virtuel et la conception de l'ouvrage matériel afin de faire converger leurs performances vers celles attendues au cahier des charges.


      Les contenus du programme de la CPGE ATS permettent aux étudiants d'investir complètement la démarche de l'ingénieur en s'intéressant à toutes les représentations des ouvrages. Pour cela les enseignements en ATS installent progressivement l'ensemble des connaissances et des compétences nécessaires à la maitrise des différentes représentations d'un même ouvrage, à la comparaison des différentes performances, à l'optimisation des ouvrages dans leurs réalités numérique et matérielle, afin de répondre aux attentes du maître d'ouvrage.


      1.4. Usage de la liberté pédagogique


      Le programme définit les obligations faites aux professeurs des contenus à enseigner, les mêmes pour tous les étudiants, garantes de l'équité d'une formation offrant à chacun les mêmes chances de réussite. Les finalités et objectifs généraux de la formation en SII laissent aux enseignants le choix pédagogique de l'organisation des enseignements et de ses méthodes. La nature des enseignements en SII suppose la mise en œuvre d'une didactique naturellement liée à la discipline qui impose une réflexion sur le développement des compétences, la transmission des connaissances et leur ordonnancement dans la programmation des apprentissages.
      La pédagogie mise en œuvre valorise et s'appuie sur la mise en application concrète de connaissances scientifiques et technologiques sur des supports d'enseignement représentatifs de solutions innovantes. Les solutions contemporaines sont mises en perspective avec l'histoire des sociétés, des technologies, avec les préoccupations de respect de l'environnement et des ressources naturelles, de façon à construire les bases d'une culture d'ingénieur éthique et responsable.


      1.5. Organisation de l'enseignement


      L'enseignement des sciences industrielles de l'ingénieur de l'ATS GC doit être centré sur les activités de modélisation, de travaux pratiques à partir des bancs d'essais présents dans le laboratoire. Les travaux pratiques sont organisés par groupe de quinze étudiants au maximum dans le laboratoire de sciences industrielles de l'ingénieur.
      L'ensemble de ces activités doit renforcer les acquis scientifiques et technologiques, l'autonomie des étudiants, les facultés de prise de décisions. L'objectif de la formation consiste à réduire les différences de maîtrise des compétences dues à l'hétérogénéité des formations d'origines des étudiants ; la pédagogie différenciée est à privilégier.


      2. Programme


      Le programme est organisé en six compétences générales déclinées en compétences attendues qui pourront être évaluées en fin de formation.
      Partant de ces indications de fin de formation, le programme détaille les compétences développées, précise les connaissances associées et fournit un indicateur de positionnement temporel dans le cycle.
      Les compétences développées et les connaissances associées sont positionnées dans les semestres, cela signifie :


      - qu'elles doivent être acquises en fin du semestre précisé ;
      - qu'elles ont pu être introduites au cours du semestre précédent ;
      - qu'elles peuvent être mobilisées au semestre suivant.


      Les compétences générales et compétences attendues sont détaillées ci-dessous.
      A. - Analyser
      A1. - Analyser les caractéristiques des principaux matériaux de construction vis à vis de leurs usages
      A2. - Analyser le comportement des matériaux
      A3. - Analyser l'organisation fonctionnelle et structurelle d'un ouvrage
      A4. - Analyser le confort dans un bâtiment
      A5. - Analyser les écarts
      B. - Modéliser
      B1. - Prendre en compte l'environnement et l'usage de l'ouvrage
      B2. - Proposer un modèle de connaissance et de comportement des sols
      B3. - Proposer un modèle de connaissance et de comportement thermique
      B4. - Proposer un modèle de connaissance et de comportement mécanique
      B5. - Valider un modèle
      C. - Résoudre
      C1. - Déterminer des contraintes et des déformations dans un milieu continu
      C2. - Déterminer la répartition des contraintes dans le sol
      C3. - Déterminer le tassement et la stabilité des ouvrages géotechniques
      C4. - Déterminer les performances liées au confort hygrothermique et acoustique
      C5. - Déterminer le comportement mécanique des structures
      C6. - Mobiliser des outils numériques
      D. - Expérimenter
      D1. - Mettre en œuvre un protocole expérimental
      E. - Concevoir
      E1. - Proposer et choisir des solutions techniques
      F. - Communiquer
      F1. - Traiter des informations
      F2. - Echanger de l'information
      Les liens avec l'enseignement d'informatique du tronc commun sont identifiés par le symbole ⇆ I.


      A. - Analyser
      A1. - Analyser les caractéristiques des principaux matériaux de construction vis à vis de leurs usages


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Associer les principaux matériaux et leurs utilisations.

      Matériaux structurels, matériaux isolants, matériaux de l'enveloppe du bâtiment.

      S2

      Classer les matériaux d'après leur origine.

      Naturel/industriel, ressources, procédés d'extraction/fabrication.

      Comparer les caractéristiques physico-chimiques et mécaniques des matériaux de construction.

      Masse volumique, propriétés thermiques, propriétés acoustiques, durabilité.
      Résistance, fragilité/ductilité, relaxation/fluage, élasticité/plasticité.
      Module de Young.

      Evaluer l'impact environnemental et sociétal des matériaux de construction.

      Fiches FDES. Coût. Matériaux bio-sourcés et recyclés.

      Commentaires
      Concernant les caractéristiques mécaniques des matériaux, on se limite à l'étude de matériaux de construction usuels (bois, acier, béton).
      Concernant les fiches FDES on se limite aux indicateurs de bilan carbone et d'énergie grise.


      A2. - Analyser le comportement des matériaux


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Identifier les principaux comportements des solides.

      Concept de milieu continu, lois de comportement des solides : loi de Hooke en uniaxial, courbe contrainte/déformation, notion de plasticité.

      S1

      Classer les principaux matériaux constructifs d'après leurs propriétés thermiques et acoustiques.

      Conductivité thermique, capacité thermique, perméabilité à la vapeur d'eau. Notion d'inertie thermique.
      Absorption, réflexion, transmission acoustique.

      S2

      Commentaire
      On se limite à une approche qualitative du comportement plastique.


      A3. - Analyser l'organisation fonctionnelle et structurelle d'un ouvrage


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Expliquer la fonction de tout ou partie des éléments d'une construction.

      Notions de fondation, structure, enveloppe du bâtiment. Fonction des constituants d'une paroi (thermique, acoustique, mécanique, clos couvert).

      S2

      Extraire et interpréter les informations d'un document technique.

      Plan (orientation, échelle, interprétation des symboles usuels). Cahier des charges. Notice technique.

      Commentaire
      Les documents techniques peuvent être issus d'une extraction d'une maquette numérique du bâtiment (BIM).

      Classer tout ou partie d'une structure selon son degré d'hyperstaticité.

      Degré d'hyperstaticité interne, externe et global.

      S1

      Identifier les éléments assurant la stabilité globale d'une structure.

      Cheminement des efforts.
      Porteurs verticaux / horizontaux. Contreventement.

      Identifier le type de liaison mécanique avec l'extérieur.

      Degrés de liberté (translations, rotations).

      Identifier la nature et le mode d'application d'une action mécanique.

      Actions de contact / à distance. Application ponctuelle, linéique, surfacique d'une action mécanique.

      Lister et classer les actions mécaniques appliquées à une structure.

      Charges permanentes (G), d'exploitation (Q) et climatiques (W et S).
      Combinaisons d'actions.

      Commentaire
      On se limite aux états limites ELU (combinaison fondamentale) et ELS (combinaison caractéristique).


      A4. - Analyser le confort dans un bâtiment


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Décrire les choix techniques et architecturaux pour satisfaire les besoins en confort dans les bâtiments.

      Orientation. Bioclimatisme. Compacité. Choix et dispositions des matériaux (isolations thermiques extérieure et intérieure). Inertie thermique, apports passifs. Economies d'énergie.
      Confort acoustique.

      S2

      Identifier le phénomène de pont thermique.

      Pont thermique ponctuel et linéique.

      Commentaire
      On se limite au confort thermique en hiver.


      A5. - Analyser les écarts


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Interpréter et vérifier la cohérence des résultats obtenus analytiquement, expérimentalement et/ou numériquement

      Unités. Ordre de grandeur.
      Homogénéité des résultats.

      S1

      Analyser les résultats de la mesure d'une grandeur.

      Notions sur les erreurs et incertitudes.

      S2

      Analyser les écarts entre les valeurs théoriques, les résultats de simulation et les mesures.


      B. - Modéliser
      B1. - Prendre en compte l'environnement et l'usage de l'ouvrage


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Evaluer les charges liées à la destination et la localisation de l'ouvrage.

      Charges permanentes, d'exploitation et climatiques.

      S1

      Evaluer les besoins liés au confort selon la destination de l'ouvrage.

      Critères de confort acoustique (correction acoustique) et thermique (température et hygrométrie).

      S2

      Commentaire
      On ne traite pas le renouvellement d'air.


      B2. - Proposer un modèle de connaissance et de comportement des sols


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Identifier et décrire les principaux paramètres des sols pulvérulents et cohérents.

      Paramètres dimensionnels (poids volumiques) et paramètres d'état (indice des vides, porosité, teneur en eau, compacité, degré de saturation) des sols.

      S1

      Caractériser le phénomène de consolidation.

      Contrainte verticale. Loi de Terzaghi. Tassements instantané et différé.
      Evolution de la contrainte effective et de la pression interstitielle au cours du temps.

      Identifier les hypothèses de l'état d'équilibre limite de Rankine.

      Coefficients de poussée et de butée.

      S2

      Appliquer la loi de Coulomb et la représentation de Mohr.

      Cohésion et angle de frottement interne.
      Critère de Mohr-Coulomb. Résistance au cisaillement. Repère et cercle de Mohr.

      Exploiter les mesures d'un essai de cisaillement.

      Essai triaxial et essai de cisaillement direct (Casagrande).


      B3. - Proposer un modèle de connaissance et de comportement thermique


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Caractériser les transmissions de chaleur surfacique (à travers une paroi simple ou composite) et les ponts thermiques (linéiques et ponctuels).

      Conduction, convection, rayonnement.
      Loi de Fourier.
      Coefficients de convection thermique, résistances superficielles.
      Principe d'analogie électrique.

      S2

      Commentaire
      Les ponts thermiques sont caractérisés à partir de documents techniques ou de résultats issus d'une modélisation numérique.
      Les calculs relatifs au rayonnement ne sont pas abordés.


      B4. - Proposer un modèle de connaissance et de comportement mécanique


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Modéliser des structures planes avec un chargement plan.

      Théorie des poutres. Hypothèses de la théorie des poutres. Cadre de l'élastostaticité.

      S1

      Commentaires
      On se limite aux structures du type poutre, portique ou treillis. On ne traite pas les arcs et les poutres courbes.
      On se limite aux structures à inertie constante.

      Exploiter les mesures d'un essai de résistance.

      Essais de traction uniaxiale de l'acier et de compression uniaxiale du béton.

      S2

      Modéliser les liaisons.

      Schéma mécanique.

      S1

      Modéliser les actions mécaniques.

      Actions permanentes/variables. Actions de liaison.
      Nature d'une action mécanique (ponctuelle, linéique). Action de contact / à distance.
      Torseur des actions mécaniques. Formule de changement de point.

      Déterminer les caractéristiques géométriques d'une section droite.

      Centre de surface d'une section droite. Surface d'une section droite. Moments quadratiques. Théorème de Huygens.

      Commentaire
      La recherche des directions principales pour le calcul des moments quadratiques n'est pas abordée.


      B5. - Valider un modèle


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Valider les paramètres du modèle de tout ou partie d'un ouvrage.

      Hypothèses de modélisation. Paramètres d'un modèle.
      Raideur d'une structure.

      S2

      Commentaire
      Les études portent sur les critères de stabilité, de déformation et de résistance.


      C. - Résoudre
      C1. - Déterminer des contraintes et des déformations dans un milieu continu


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Déterminer des contraintes, des déformations en appliquant une loi de comportement (élasticité linéaire).

      Eléments sur les contraintes et les déformations : définitions, représentations géométriques, état plan.
      Principe de superposition.

      S1

      Notions de tenseurs de contrainte et de déformation.
      Directions principales, contraintes principales.

      S2

      Commentaires
      On n'évoque pas le champ de déplacement.
      Les directions principales ne sont abordées qu'en 2D.
      Le principe de superposition est exploité à bon escient pour les études dans le domaine élastique (mécanique des structures et mécanique des sols).


      C2. - Déterminer la répartition des contraintes dans le sol


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Calculer les contraintes verticales (totales et effectives).

      Loi de Terzaghi. Distribution de contraintes verticales dues au poids propre et surcharges éventuelles (théorie de Boussinesq).

      S1

      Commentaire
      On se limite à des surcharges réparties en utilisant des abaques.

      Proposer une démarche permettant de déterminer le diagramme de pressions des terres le long d'une paroi verticale (poussée et butée).

      Poussée des terres au repos. Coefficients de butée et de poussée. Distribution de contraintes verticales et horizontales.

      S2

      Commentaire
      On se limite à la théorie de Rankine.

      Déterminer le diagramme de pressions des terres le long d'une paroi verticale (poussée et butée) et exprimer des efforts.

      Notion de résultante.

      S2


      C3. - Déterminer le tassement et la stabilité des ouvrages géotechniques


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Evaluer le tassement du sol.

      Tassement de consolidation et son évolution au cours du temps.

      S1

      Commentaire
      On se limite à l'utilisation de l'abaque de degré de consolidation et la courbe de compressibilité œdométrique.

      Vérifier la stabilité d'un ouvrage (paroi verticale, soutènement, fondations superficielles).

      Capacité portante d'une fondation.
      Efforts moteurs et stabilisateurs.
      Stabilité des murs poids et des murs rideaux (au glissement, au poinçonnement et au renversement).

      S2

      Commentaires
      Les fondations profondes ne sont pas abordées.
      La détermination de la capacité portante du sol n'est pas attendue.


      C4. - Déterminer les performances liées au confort hygrothermique et acoustique


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Déterminer les apports et les déperditions thermiques d'un logement simple à l'équilibre.
      Calculer une puissance de chauffage à l'équilibre.

      Flux thermique. Conductivité et résistance thermique. Coefficient de transmission thermique.
      Bilan thermique d'un logement simple.

      S2

      Commentaire
      On ne prend pas en compte le renouvellement d'air.

      Déterminer les risques de condensation.

      Flux de vapeur d'eau. Pression de vapeur saturante. Diagramme de l'air humide.
      Condensation superficielle.
      Condensation interne dans une paroi. Rôle du pare-vapeur.

      S2

      Déterminer la propagation sonore en champ direct et champ réverbéré.

      Niveau de puissance acoustique et d'intensité acoustique (pondération A).
      Différents types de bruits normalisés (rose et routier).
      Coefficient de directivité.

      Déterminer le temps de réverbération d'un local.

      Formule de Sabine. Coefficients d'absorption acoustique. Correction acoustique. Constante du local.

      Commentaire
      On ne traite pas l'isolement acoustique.


      C5. - Déterminer le comportement mécanique des structures


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Dresser un bilan des actions.

      Descente de charges. Surface d'influence.

      S1

      Commentaire
      On se limite à des cas simples.

      Déterminer le degré d'hyperstaticité.

      Degré d'hyperstaticité.

      S1

      Déterminer l'équilibre de tout ou partie d'une structure isostatique.

      Principe des actions mutuelles.
      Principe fondamental de la statique.

      Déterminer la répartition des efforts internes et établir les diagrammes correspondants (N, V, M).

      Méthode des coupures. Etat de sollicitation de tout ou partie d'une structure (traction/compression uniaxiale, flexion pure/simple/composée).

      Commentaires
      Les flexions déviée et composée déviée ne sont pas abordées.
      La torsion n'est pas abordée.
      La notion de noyau central en flexion composée n'est pas abordée.

      Calculer des rotations et déplacements.

      Equation différentielle de la déformée. Théorème de Castigliano.

      S2

      Commentaire
      L'équation différentielle de la déformée est appliquée sur des cas isostatiques uniquement.

      Calculer les inconnues hyperstatiques.

      Théorème des trois moments.
      Méthode des forces (condition cinématique, théorème de Ménabréa).

      S2

      Commentaire
      On se limite à l'étude de poutre ou de portique avec deux inconnues hyperstatiques maximum. La résolution est faite à l'aide des intégrales de Mohr.

      Calculer les contraintes normales dans une section droite.

      Notion de contrainte. Axe neutre.

      S1

      Commentaire
      Les contraintes de cisaillement ne sont pas abordées dans les poutres fléchies.

      Evaluer le risque d'instabilité au flambement d'un élément élancé en compression.

      Elancement, élancement réduit, longueurs de flambement.
      Théorie de flambement d'Euler.

      S2


      C6. - Mobiliser des outils numériques


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Déterminer les contraintes, déformations et déplacements dans une structure à l'aide d'un logiciel de calcul de structure.

      Logiciel de calcul de structure.

      S2

      Valider des calculs thermiques à partir de simulations numériques (en 2D ou 3D).

      Logiciel de simulation.

      Résoudre numériquement une équation ou un système d'équations. ⇆ I.

      Commentaire
      La résolution numérique d'équations peut mobiliser les connaissances vues dans le programme d'informatique.


      D. - Expérimenter
      D1. - Mettre en œuvre un protocole expérimental


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Mettre en œuvre un dispositif d'essais en suivant un protocole dans le respect des règles de sécurité.

      Normes de sécurité.

      S1

      Commentaire
      Le connaissance des normes de sécurité n'est pas exigée.

      Identifier les principales grandeurs mesurées.

      S1

      Mettre en œuvre un appareil de mesure adapté à la caractéristique de la grandeur à mesurer.

      Caractéristiques (calibre, position, précision, résolution) et fonctions d'un appareil de mesure.


      E. - Concevoir
      E1. - Proposer et choisir des solutions techniques


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Dimensionner la géométrie d'un ouvrage selon des critères.

      Critères de déplacement (flèche) et de résistance.
      Notion de valeur caractéristique.
      Coefficient de sécurité.

      S2

      Proposer des modifications du modèle pour satisfaire des critères.

      Choisir un matériau selon des critères environnementaux.

      Analyse de cycle de vie, impact environnemental et durabilité, recyclabilité.

      Proposer des solutions technologiques en vue de satisfaire les performances thermique, hygrothermique et/ou acoustique d'un bâtiment.


      F. - Communiquer
      F1. - Traiter des informations


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Rechercher des informations.

      Outils de recherche.
      Mots-clefs.
      Plans, notices techniques, cahier des charges.

      S2

      Vérifier la pertinence des informations (obtention, véracité, fiabilité et précision de l'information).

      Extraire les informations utiles d'un dossier technique.

      Interpréter des informations.

      Commentaires
      Les informations sont à rechercher dans des plans, des extraits de notices techniques ou d'un cahier des charges.
      Les outils d'intelligence artificielle peuvent être utilement mobilisés pour extraire les informations, cela doit également être l'occasion de sensibiliser les étudiants au nécessaire esprit critique quant aux résultats produits par un outil d'intelligence artificielle.


      F2. - Echanger de l'information


      Compétences développées

      Connaissances associées

      Semestre

      Choisir un outil de communication adapté au contexte.

      Outils de communication.
      Vocabulaire technique.

      S2

      Utiliser un vocabulaire technique, des symboles et des unités adéquats.


    • ANNEXE VII
      OBJECTIFS DE FORMATION ET PROGRAMME DE FRANÇAIS ET PHILOSOPHIE DE LA CLASSE PRÉPARATOIRE SCIENTIFIQUE D'ATS GÉNIE CIVIL
      I. - Objectifs de formation


      Commun à toutes les classes préparatoires scientifiques, cet enseignement, qui concerne à part égale les lettres et la philosophie, est partie constituante de la formation générale des étudiants. Sa finalité est de former l'esprit à une réflexion autonome et éclairée par la lecture ample et directe des grands textes et par la pratique de la dissertation, qui apprend à l'étudiant à s'interroger, à conduire une pensée cohérente et à exploiter d'une manière pertinente ses lectures. Il poursuit trois objectifs majeurs :
      1. Il vise à développer leur maîtrise de l'expression écrite et orale ainsi que leur aptitude à communiquer, compétences indispensables pour leur future vie professionnelle.
      Le travail méthodique sur des textes extraits ou non du programme par l'exercice de la lecture et du résumé, sollicite leurs qualités de compréhension et de reformulation, les conduit à identifier diverses stratégies de communication, à hiérarchiser des informations d'origines variées et à savoir en proposer une présentation structurée, leur apprend à entrer dans un système d'argumentation et à en apprécier la pertinence.
      La pratique des interrogations orales leur donne l'occasion de s'exercer à présenter un sujet, d'argumenter avec rigueur, de se mettre à l'écoute d'un interlocuteur et de renforcer leur aptitude au dialogue.
      2. Il les entraîne à approfondir leur réflexion personnelle et leur sens critique en sollicitant leurs capacités de comprendre une problématique large ou limitée, d'imaginer des solutions, de mobiliser rapidement leurs connaissances et de savoir choisir avec discernement des arguments convaincants.
      3. Il leur permet, par la lecture des œuvres inscrites au programme, d'enrichir leur culture et de mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent, grâce à un choix obéissant aux critères suivants :


      - qualité d'écriture ;
      - richesse, attrait et signification des œuvres ;
      - variété des genres ;
      - présence d'une œuvre traduite.


      Il invite les étudiants à confronter sur un même thème des points de vue diversifiés et à en tirer profit pour leur formation personnelle.


      II. - Programme


      Durant l'année de préparation, l'enseignement prend appui notamment sur un thème étudié dans deux œuvres littéraires et philosophiques.
      Ce thème et les œuvres correspondantes sont fixés pour un an par arrêté.


    • ANNEXE VIII
      OBJECTIFS DE FORMATION ET ORGANISATION DES ENSEIGNEMENTS DE LANGUE VIVANTE ÉTRANGÈRE DE LA CLASSE PRÉPARATOIRE SCIENTIFIQUE D'ATS GÉNIE CIVIL


      L'enseignement de langue vivante en classe préparatoire scientifique d'adaptation de techniciens supérieurs (ATS) constitue un volet essentiel de la formation générale. La raison en est claire : les échanges et relations auxquels sont appelés les ingénieurs, cadres, enseignants et chercheurs ont une dimension internationale et interculturelle.


      Objectifs de formation


      Le niveau de compétence du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) ciblé en fin d'année de classe préparatoire ATS est B2 pour l'ensemble des activités langagières. L'enseignement de langue vivante doit permettre aux étudiants qui ont déjà atteint le niveau B2 dans une ou plusieurs activités langagières de viser les niveaux supérieurs dans les autres.
      L'étude d'une langue vivante en classe préparatoire scientifique ATS a comme objectifs :


      - de consolider et d'approfondir les compétences acquises dans le second degré et les années d'études supérieures préalables à l'admission en classe préparatoire scientifique ATS sur le plan linguistique et culturel ;
      - de faire travailler la langue en contexte sur la base de supports variés pour renforcer la compétence linguistique ;
      - de faire acquérir aux étudiants un niveau plus élevé de compréhension et d'expression, tant à l'écrit qu'à l'oral ; le développement des compétences orales et oratoires en langue vivante - prise de parole en continu et en interaction - fait l'objet d'une attention particulière et d'un entraînement régulier ;
      - d'assurer la mise en place des repères culturels indispensables à la connaissance de la civilisation et de la culture des pays concernés, de façon à éclairer les réalités économiques, sociales, politiques et culturelles du monde contemporain ; les avancées comme les enjeux scientifiques et technologiques font l'objet d'une attention particulière ;
      - d'apprendre à utiliser des ouvrages et des outils de référence, d'approfondir les compétences acquises précédemment pour rechercher, sélectionner et exploiter des documents. Les ressources et outils numériques sont utilisés avec profit ;
      - d'entraîner à l'activité langagière de médiation afin d'acquérir des compétences essentielles en milieu professionnel (présenter, exposer, expliquer, expliciter, rendre compte, résumer, reformuler, synthétiser, traduire, etc.).


      L'enseignement de langue vivante doit également permettre aux étudiants d'obtenir un score correspondant au moins au niveau B2 du CECRL dans les tests standardisés internationaux de maîtrise de la langue, comme le TOEIC, pour l'anglais.


      Organisation des enseignements


      Dans ce cadre général, la première période de l'année de classe préparatoire ATS a une fonction essentielle : rendre plus homogène le niveau des étudiants en tenant compte de leur parcours antérieur en langue vivante. A cet égard, une utilisation souple des heures d'interrogation orale réglementairement prévues est envisagée pour répondre aux besoins des étudiants en fonction de leurs acquis à l'arrivée en classe préparatoire ATS.
      Pour cela, la première période de l'année de classe préparatoire ATS doit être axée sur :


      - un travail de la langue et sur la langue en contexte ;
      - l'accès progressif à une compréhension fine, à l'écrit comme à l'oral ;
      - l'acquisition d'une expression maîtrisée et adéquate ;
      - l'acquisition d'une méthode adaptée aux différents savoir-faire visés.


      Dans le cadre de la liberté pédagogique, le professeur choisit ses méthodes et sa progression. Il organise son enseignement en suivant deux principes directeurs :


      a) Le professeur choisit le contexte, les problématiques et les méthodes qui favorisent les apprentissages et diversifie les modes d'acquisition des savoirs et des compétences. Il explicite pour les élèves les objectifs poursuivis, les méthodes utilisées et les critères d'évaluation ;
      b) Le professeur privilégie la mise en activité des étudiants : l'acquisition des connaissances et des capacités est d'autant plus efficace que les étudiants sont acteurs de leur formation. Ils sont amenés à manipuler la langue, les notions et les concepts en exerçant leur esprit critique. La pédagogie mise en œuvre développe la participation, la prise d'initiative et l'autonomie des étudiants.


Fait le 21 juillet 2025.


La ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche,
Pour la ministre et par délégation :
La directrice générale de l'enseignement scolaire,
C. Pascal


Le ministre d'État, ministre des outre-mer,
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général des outre-mer,
O. Jacob


Le ministre auprès de la ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche,
Pour le ministre et par délégation :
La sous-directrice de la stratégie et de la qualité des formations,
M. Pochard