Arrêté du 28 décembre 2023 modifiant l'arrêté du 18 mai 2010 fixant les conditions d'organisation de la formation et de l'examen d'accès au diplôme national de thanatopracteur

Version INITIALE

NOR : SPRP2328472A

ELI : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2023/12/28/SPRP2328472A/jo/texte

Texte n°117

ChronoLégi l'accès au droit dans le temps


Le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion, la ministre de la santé et de la prévention et la ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales et de la ruralité,
Vu le code de l'éducation, notamment ses articles L. 124-1, L. 124-6 et D. 124-4 ;
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment ses articles D. 2223-37 et D. 2223-122 à D. 2223-131 ;
Vu le code du travail, nomment son article L. 6113-1 ;
Vu l'arrêté du 18 mai 2010 fixant les conditions d'organisation de la formation et de l'examen d'accès au diplôme national de thanatopracteur ;
Vu l'avis de la Commission professionnelle consultative « Cohésion sociale et santé » du 5 octobre 2023 ;
Vu l'avis du Conseil national des opérations funéraires en date du 5 décembre 2023,
Arrêtent :


  • L'arrêté du 18 mai 2010 susvisé est ainsi modifié :
    1° L'article 2 est ainsi modifié :


    a) Le troisième alinéa est remplacé par les dispositions suivantes :


    « Les candidates admissibles en état de grossesse obtiennent, sur leur demande accompagnée d'un certificat médical, un report de formation par le Comité national d'évaluation de la formation pratique dans la limite de quinze mois à compter de la date de ce certificat. » ;


    b) Après le troisième alinéa, il est inséré un quatrième alinéa ainsi rédigé :


    « Les candidats admissibles dont l'état de santé est incompatible avec le suivi de la formation pratique dans les délais indiqués au deuxième alinéa obtiennent, sur leur demande justifiée par un certificat médical, un report de formation de douze mois à compter de la date du certificat médical par le Comité national d'évaluation de la formation pratique. » ;
    2° L'article 5 est ainsi modifié :


    a) Après les mots : « une attestation de fin de formation théorique », les mots : « datant de moins de cinq ans » sont supprimés ;
    b) L'article est complété par une phrase ainsi rédigée : « Cette attestation doit dater de moins de cinq ans à la date de clôture des demandes d'inscription à l'examen dans les conditions fixées à l'article 4. » ;


    3° L'article 6 est remplacé par les dispositions suivantes :


    « Art. 6.-L'examen en vue de l'obtention du diplôme national de thanatopracteur comporte :
    « 1° Deux épreuves écrites d'admissibilité portant sur l'ensemble des matières définies à l'annexe 2 :


    a «) Une épreuve de questions à choix multiples (QCM) d'une durée de trois heures, notée sur 130 points ;
    b «) Une épreuve de questions à réponse courte (QRC) d'une durée de trois heures, notée sur 70 points.


    « 2° Une épreuve d'admission : une évaluation de la formation pratique en entreprise notée sur 400 points.
    « Le fait de se présenter aux épreuves écrites après l'ouverture des enveloppes contenant les sujets, de rendre une copie blanche, d'omettre de rendre la copie à la fin de l'épreuve, d'insérer un document extérieur dans sa copie, d'apposer sur sa copie un signe distinctif de nature à entraîner une rupture de l'anonymat, ou de sortir de la salle sans autorisation, entraîne l'élimination du candidat.
    « Sans préjudice des dispositions de l'article 8-1, l'évaluation de la formation pratique est organisée dans un délai maximal d'un an suivant la date des résultats d'admissibilité.
    « Les candidats admissibles sont ceux ayant satisfait aux épreuves écrites et classés en rang utile. Seuls ces candidats sont autorisés à suivre la formation pratique aux soins de conservation.
    « Les candidats admis sont ceux ayant satisfait à l'évaluation de la formation pratique. Ces candidats obtiennent le diplôme national de thanatopracteur. » ;


    4° L'article 8 est ainsi modifié :


    a) Après le premier alinéa, il est inséré deux alinéas ainsi rédigés :


    « La période de formation pratique fait l'objet d'une convention entre le stagiaire, l'organisme d'accueil et l'établissement d'enseignement, comportant les mentions obligatoires définies à l'article D. 124-4 du code de l'éducation.
    « Les candidats en formation pratique bénéficient d'une gratification dans les conditions prévues par le code de l'éducation, notamment à son article L. 124-6. » ;


    b) Au troisième alinéa, après les mots : « à l'article D. 2223-123 du code général des collectivités territoriales. », il est inséré une phrase ainsi rédigée :


    « La délivrance du diplôme national de thanatopracteur est subordonnée à l'obtention d'une note supérieure ou égale à 200 points à cette épreuve pratique. » ;


    c) Après le troisième alinéa sont insérés les deux alinéas ainsi rédigés :


    « Sans préjudice des dispositions du dernier alinéa du présent article, tout candidat qui ne se présente pas à l'épreuve pratique est considéré absent et est ajourné à l'examen.
    « Un candidat déclaré absent à l'évaluation de la formation pratique en raison d'un empêchement pour motif médical peut être autorisé à se présenter à cette épreuve à une date ultérieure et avant les délibérations du jury, sous réserve de justifier du motif par un certificat médical auprès du Comité national d'évaluation de la formation pratique de thanatopracteur. » ;
    5° Le premier alinéa de l'article 8-1 est remplacé par les dispositions suivantes :
    « Un candidat qui s'est présenté à l'évaluation de la formation pratique et a obtenu une note inférieure à 200 points est autorisé à repasser cette évaluation une seconde fois. » ;
    6° L'article 9 est ainsi modifié :


    a) Le mot : « retenus » est remplacé par les mots : « lauréats du diplôme national de thanatopracteur » ;
    b) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :


    « A l'exception de son président, les membres du jury peuvent participer à la délibération par des moyens de visioconférence ou de communication électronique à distance permettant leur identification, garantissant leur participation effective, continue et simultanée ainsi que la confidentialité des débats. » ;
    7° L'article 11 est ainsi modifié :
    Après les mots : « Le directeur général des collectivités locales », sont insérés les mots : «, le directeur général du travail » ;
    8° Le tableau du 2° de l'annexe 1 de l'arrêté du 18 mai 2010 est ainsi modifié :
    Les mots : « 75 opérations » sont remplacés par les mots : « Au moins 75 soins de conservation effectués sur une durée de 6 mois minimum » ;
    9° L'annexe 2 de l'arrêté du 18 mai 2010 susvisé est ainsi modifiée :


    -les lignes : « Epreuve de médecine » et : « Epreuve de thanatopraxie » sont supprimées ;
    -les mots : « Total des deux épreuves » sont remplacés par les mots : « Total des matières » ;


    10° L'arrêté du 18 mai 2010 est complété par une annexe 3 relative au référentiel d'activités, de compétences et d'évaluation, annexée au présent arrêté.


  • Les dispositions des deuxième au cinquième alinéas du 3° de l'article 1er du présent arrêté entrent en vigueur le 1er juin 2024.


  • Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.


    • ANNEXE 3
      RÉFÉRENTIEL D'ACTIVITÉS, DE COMPÉTENCES ET D'ÉVALUATION
      Métier de thanatopracteur
      Définition du métier


      Les thanatopracteurs sont chargés de la réalisation sur le corps de défunts des soins de conservation, également appelés thanatopraxie ou soins de thanatopraxie, définis par l'article L. 2223-19-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT) : « Les soins de conservation (…), ou soins de thanatopraxie, ont pour finalité de retarder la thanatomorphose et la dégradation du corps, par drainage des liquides et des gaz qu'il contient et par injection d'un produit biocide. »
      Les soins de thanatopraxie sont des actes invasifs post mortem dont le but est de suspendre pour une durée de quelques jours à deux voire trois semaines, à température ambiante, le processus de décomposition du corps (thanatomorphose), offrant ainsi la possibilité de retarder une inhumation. Ils consistent à injecter dans le système vasculaire et dans les cavités thoracique et abdominale plusieurs litres d'un produit antiseptique et conservateur. Ils comportent également le drainage de la masse sanguine et l'évacuation des liquides et des gaz contenus dans les cavités thoracique et abdominale.
      Les soins de thanatopraxie constituent l'une des techniques autorisées de conservation temporaire du corps.


      Référentiel d'activités

      Référentiel de compétences

      Référentiel d'évaluation

      Critères d'évaluation

      Modalités d'évaluation

      Poste de travail

      Réalisation du soin de thanatopraxie dans une salle de préparation des corps conforme à la réglementation en matière d'hygiène et sécurité

      Mettre en œuvre un soin de thanatopraxie dans une salle de préparation des corps conforme à la réglementation en matière d'hygiène et sécurité

      Le thanatopracteur s'assure que la nature du local et son organisation remplissent les conditions légales pour la réalisation des actes de thanatopraxie.

      Vérifications préalables

      Vérification du certificat de décès : absence de problème médico-légal et d'atteinte par l'une des infections transmissibles définies dans l'art. R. 2213-2-1 du CGCT

      Analyser les documents administratifs autorisant l'intervention

      L'identité du défunt et la concordance des actions autorisées par le certificat de décès sont vérifiées.

      Analyse de l'état du corps

      Identifier l'état du corps (intègre, autopsié, accidenté, putréfié)
      Identifier le cas échéant les difficultés résultant des spécificités de chaque soin et les méthodes permettant de les maîtriser
      Vérifier l'absence d'obstacles techniques à la réalisation du soin de thanatopraxie

      L'analyse de l'état du corps est pertinente.

      Repérage des éventuelles lésions suspectes (1) et signalement de ces lésions auprès du procureur de la République

      Identifier les éventuelles lésions suspectes en vue d'un refus de réalisation du soin et d'un signalement auprès du procureur de la République

      Les éventuelles lésions suspectes sont repérées.
      Le professionnel refuse une intervention en présence d'un obstacle médico-légal.
      Le thanatopracteur veille bien à signaler aux autorités toute lésion suspecte et suspend son intervention.

      Deux épreuves écrites obligatoires portant sur l'ensemble des matières définies à l'annexe 2 de l'arrêté du 18 mai 2010 : une épreuve constituée d'un questionnaire à choix multiples et une épreuve constituée d'un questionnaire à réponses courtes

      Préparation du corps

      Retrait du corps des prothèses fonctionnant au moyen d'une pile, lorsqu'elles n'ont pas été retirées par le médecin (sous réserve des dérogations réglementaires)
      Elimination de ces prothèses selon le protocole dédié

      Vérifier dans le certificat de décès la déclaration d'une éventuelle prothèse fonctionnant au moyen d'une pile
      Repérer le cas échéant la présence de prothèses fonctionnant au moyen d'une pile en vue de leur retrait du corps puis de leur élimination selon le protocole dédié

      Les éventuelles prothèses fonctionnant au moyen d'une pile sont repérées et retirées.

      Une évaluation de la formation pratique en entreprise. La formation pratique ne peut être évaluée que lorsque l'élève thanatopracteur a réalisé au moins 75 soins de conservation.

      Utilisation des méthodes et moyens de manutention appropriés (freins, choix des appareils, respect des procédures d'utilisation)

      Adapter sa posture afin de prévenir les troubles musculo-squelettiques du thanatopracteur dans le respect des principes de base en ergonomie

      Les règles de sécurité et d'ergonomie pour le thanatopracteur sont appliquées.

      Mobilisation des membres pour remédier à la rigidité cadavérique afin que le positionnement du corps présente un aspect naturel

      Rompre de manière adaptée la rigidité cadavérique des membres du corps qui seraient concernés

      Les membres sont manipulés avec déférence tout en respectant les contraintes anatomiques et limites physiques du défunt.

      Réalisation d'une pré-désinfection du corps pour neutraliser la flore bactérienne présente sur le corps

      Sélectionner les produits de désinfection à employer
      Choisir et appliquer des techniques adaptées à la situation (corps autopsiés, accidentés, souillures …)

      La pré-désinfection du corps est soignée.
      Les choix réalisés sont appropriés à la situation du corps.

      Réalisation du soin de thanatopraxie

      Sélection d'un site pour l'injection d'un produit biocide autorisé par l'ANSES (2)
      Réalisation d'une incision adaptée
      Injection du produit biocide dans le circuit vasculaire afin de stabiliser temporairement les tissus de l'organisme

      Choisir le site artériel le plus adapté à la situation
      Adapter la taille et le nombre d'incisions de manière à rendre l'intervention optimale
      Déterminer et utiliser de manière raisonnée et légale la concentration appropriée de produit biocide
      Appliquer le biocide avec une pression et un débit adéquats avec le matériel adapté

      Les produits utilisés sont autorisés. Ils sont dosés et utilisés en respectant les procédures et les précautions d'emploi.

      Drainage cardiaque ; drainage des cavités thoraco-abdominales, et de la trachée

      Sélectionner la taille du tube de ponction requis pour le drainage considéré et positionner le tube de ponction dans la zone anatomique appropriée

      Les gestes techniques (incision, drainage, injection) sont effectués de manière délicate et soignée.

      Méchage des orifices naturels afin d'éviter que le fluide diffusé ne s'échappe lors des manipulations du corps

      Nettoyer efficacement les orifices naturels du bassin au moyen d'une pince à écartement et y insérer du coton en quantité suffisante afin de les obturer

      Le nettoyage et l'obturation des orifices naturels sont soigneusement effectués au moyen des outils adéquats.

      Réalisation des sutures sur les incisions
      Positionnement éventuel d'une prothèse dentaire
      Réalisation de la ligature de la bouche

      Sélectionner le modèle d'aiguille et de fil adapté à la ligature ou à la suture
      Choisir la technique de suture et de ligature adéquate

      Les différentes techniques de points de bouche et les différents points de suture sont maîtrisés.

      Présentation du corps

      Lavage du corps

      Nettoyer et manipuler le corps en toute sécurité
      Utiliser les bons produits de nettoyage
      Maîtriser le séchage avant habillage

      Les gestes de lavage et d'essuyage sont maîtrisés.

      Positionnement des traits du visage
      Pose des prothèses éventuels (exemple : perruque) et des accessoires fournis par la famille (exemple : lunettes)
      Habillage du corps selon les choix de vêtement de la famille
      Maquillage : application des produits cosmétiques dans le but de rééquilibrer la coloration du défunt
      Coiffage dans le respect de l'apparence du défunt de son vivant

      S'adapter aux demandes des familles en cohérence avec l'organisation des obsèques
      S'assurer que les attentes de la famille sont respectées
      Maîtriser les techniques d'habillage (kilt, uniforme, costume particulier : religieux, régional, coutumes diverses …)

      L'attitude est bienveillante, rassurante et respectueuse de la famille du défunt.
      La discrétion est respectée et aucun jugement n'est porté sur les volontés souhaitées par le défunt et ses proches (choix des vêtements, maquillage souhaité, type de coiffure).

      Présentation du corps

      Maîtriser les techniques de déplacement des corps sur différents supports (table d'autopsie, brancard, table réfrigérée)

      La présentation du corps est réalisée conformément aux souhaits de la famille.

      Gestion des risques

      Utilisation des équipements de protection individuelle (EPI) réglementaires obligatoires
      Nettoyage des instruments, matériels, et locaux à chaque étape du soin qui le nécessite et à la fin du soin

      Porter les EPI et nettoyer les instruments, matériels et locaux

      Les règles d'hygiène, de sécurité et les précautions particulières sont appliquées.
      Les risques sont pris en compte.

      Prise en charge des déchets d'activité de soin à risque infectieux (DASRI) conformément à la réglementation

      Identifier et trier les déchets au regard de la réglementation relative aux DASRI
      Respecter les règles en matière de transport de matières dangereuses (TMD) et adapter son véhicule en conséquence

      Il porte les EPI règlementaires obligatoires pour se prémunir des risques (TMS, Biologiques et Chimiques).
      Les techniques de nettoyage des instruments ou des matériels sont connues et mises en œuvre de manière appropriée.
      Le thanatopracteur respecte la chaîne de tri, de transport et d'élimination des DASRI.

      Interactions comportementales

      Adoption d'un comportement professionnel et éthique
      Adaptation aux différentes pratiques confessionnelles
      Communication avec la famille ou les proches du défunt

      Réaliser ses interventions en toute discrétion, dans le respect du secret relatif aux données médicales du défunt, de la dignité humaine et des pratiques confessionnelles en tenant compte de la situation singulière de la famille

      Les règles de confidentialité sont respectées.
      Les soins sont réalisés dans le respect de la dignité du corps humain et des dernières volontés du défunt et de son entourage. Le professionnel veille à protéger le défunt des regards extérieurs.
      Le comportement est respectueux vis-à-vis des professionnels et des familles.

      Apporter une information éclairée

      Etablir une communication adaptée avec la famille (ou l'entourage) et le cas échéant avec les professionnels notamment de santé et du funéraires
      Avoir une maîtrise de soi dans des situations difficiles

      Le vocabulaire utilisé est professionnel et adapté.
      Toutes les informations utiles sont communiquées à la famille.

      Formalités administratives

      En cas de retrait d'une prothèse : rédaction d'une attestation de retrait

      Rédiger une attestation de retrait de prothèse fonctionnant au moyen d'une pile

      L'attestation de retrait de la prothèse fonctionnant au moyen d'une pile contient toutes les mentions obligatoires (numéro de série, identité du défunt, date, identité du professionnel, lieu).

      Etablissement d'un bordereau de suivi des DASRI

      Rédiger un bordereau de suivi des DASRI

      Les bordereaux de suivi des DASRI peuvent être présentés aux organismes de contrôles.

      En cas d'exercice en auto-entreprise : réalisation des démarches adéquates pour l'obtention d'une habilitation auprès de la préfecture compétente

      Entreprendre les démarches en toute conformité en vue de l'obtention d'une habilitation auprès de la préfecture compétente

      Les règles et formalités administratives spécifiques qui autorisent l'exercice de la thanatopraxie sont respectées.


      (1) Dans la limite des compétences enseignées dans la formation de thanatopracteur.
      (2) Produit biocide destiné aux soins de conservation du corps de la personne décédée autorisé par l'Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, autorité compétente au sens du règlement (UE) n° 528/2012 du 22 mai 2012.


Fait le 28 décembre 2023.


La ministre de la santé et de la prévention,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur général de la santé,
G. Emery


Le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion,
Pour le ministre et par délégation :
La cheffe de service de la direction générale du travail,
N. Vaysse


La ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales et de la ruralité,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur adjoint au directeur général des collectivités locales,
S. Brunot