Convention collective nationale des industries de la transformation des volailles du 10 juillet 1996

Textes Attachés : Avenant du 11 octobre 2018 relatif à la création d'une commission paritaire permanente de négociation, d'interprétation et de conciliation

IDCC

  • 1938

Signataires

  • Fait à : Fait à Paris, le 11 octobre 2018. (Suivent les signatures.)
  • Organisations d'employeurs : FIA ; CNADEV,
  • Organisations syndicales des salariés : FGTA FO ; CSFV CFTC ; FGA CFDT,

Numéro du BO

2018-50

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Convention collective nationale des industries de la transformation des volailles du 10 juillet 1996

    • Article

      En vigueur

      La convention collective des industries de la transformation des volailles prévoit des dispositions relatives à la commission nationale paritaire ainsi qu'à la commission d'interprétation et de conciliation.

      Dans le cadre de l'application de la loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, les partenaires sociaux décident la création de la commission paritaire permanente de négociation, d'interprétation et de conciliation (CPPNIC) en lieu et place des deux commissions citées ci-dessus.

  • Article 1er

    En vigueur

    Le présent avenant est applicable aux entreprises entrant dans le champ d'application de la convention collective nationale des industries de la transformation des volailles.

    Les dispositions du présent avenant prennent effet le premier jour du mois suivant sa signature, sous réserve des dispositions sur le droit d'opposition.

    Le présent avenant est conclu pour une durée indéterminée.

  • Article 2

    En vigueur

    L'article 79 de la convention collective est modifié comme indiqué ci-après :

    Son titre devient :
    « Commission paritaire permanente de négociation, d'interprétation et de conciliation (CPPNIC) ».

    Les dispositions de l'article 79 sont remplacées par les dispositions suivantes :

    I. – Composition de la CPPNIC

    Cette commission est composée de deux collèges :

    – un collège salariés comprenant quatre représentants au plus de chacune des organisations syndicales de salariés représentatives dans le champ de la présente convention.

    Chaque organisation syndicale communique à la CPPNIC, l'identité et, si possible, les coordonnées professionnelles des quatre personnes ayant vocation à la représenter ;

    – un collège employeurs comprenant autant de représentants désignés par les organisations patronales représentatives.


    Les membres de la commission sont mandatés par chacune des organisations intéressées pour siéger et prendre position.

    II. – Missions de la CPPNIC

    a) La CPPNIC représente la branche, notamment dans l'appui aux entreprises et vis-à-vis des pouvoirs publics.

    Elle exerce un rôle de veille sur les conditions de travail et l'emploi.

    Elle établit un rapport annuel d'activité qu'elle verse dans la base de données nationale des accords.

    Ce rapport comprend un bilan des accords collectifs d'entreprise conclus sur le temps de travail, en particulier de l'impact de ces accords sur les conditions de travail des salariés et sur la concurrence entre les entreprises, et formule, le cas échéant, des recommandations destinées à répondre aux difficultés identifiées.

    Elle peut rendre un avis à la demande d'une juridiction sur l'interprétation d'une convention ou d'un accord collectif.

    Elle peut également exercer les missions de l'observatoire paritaire de la négociation collective dans l'attente ou, à défaut d'accord, collectif spécifique relatif à celui-ci.

    b) Quand elle exerce les attributions de la commission d'interprétation, la CPPNIC a pour rôle de résoudre les difficultés posées dans les entreprises par l'interprétation qui peut être donnée de tel ou tel article, voire de l'ensemble de la convention.

    La CPPNIC se réunit et prend position dans les 3 mois de sa saisine.

    La commission établit alors un procès-verbal qui est communiqué aux parties et dont le texte sera annexé à la convention collective.

    c) Quand la commission siège en commission de négociation, la signature des accords est soumise aux conditions de validité fixées par la loi qui précise le pourcentage minimum de représentativité que doivent représenter les syndicats signataires.

    Il en est de même quand elle siège en commission d'interprétation pour la signature d'une délibération valant avenant à la convention collective.

    Quand elle siège en commission de conciliation ou dans d'autres cas de prise de décision, un accord sur une position partagée paritairement entre la délégation patronale et la délégation salariale est nécessaire, chaque délégation se prononçant sur la position à adopter à la majorité des organisations qui la composent.

    d) Le calendrier des réunions de négociation est fixé en fin d'année pour l'exercice suivant.

    La commission paritaire se réunit au moins trois fois par an et autant que de besoin, en fonction des nécessités.

    e) Le secrétariat de la CPPNIC est assuré par la délégation patronale (coordonnées en article 5). Il transmet par mail l'ordre du jour, le projet de procès-verbal de la précédente réunion ainsi que les projets de textes figurant à l'ordre du jour, au minimum 10 jours avant la réunion de la commission paritaire.

    III. – Participation aux réunions de la CPPNIC

    a) Sous réserve que leur nombre soit limité à trois par organisation syndicale, les salariés bénéficieront d'une autorisation d'absence pour participer aux travaux de la commission.

    Ils seront rémunérés par leur employeur comme s'ils avaient normalement travaillé.

    b) Le temps de déplacement situé pendant l'horaire habituel de travail n'entraîne pas de réduction de salaire.

    En outre, le temps de déplacement situé en dehors de l'horaire habituel de travail des salariés concernés et au-delà du temps de trajet habituel « domicile – lieu de travail », pour venir participer aux réunions de la CPPNIC et repartir, est indemnisé par une contrepartie égale à la moitié du salaire de base brut correspondant au temps de déplacement ainsi défini.

    Le montant net de cette indemnité est versé aux salariés concernés par l'employeur après déduction des cotisations sociales applicables dans l'entreprise.

    c) Les frais de déplacement des salariés ci-dessus, pris en charge par l'employeur, sur présentation des justificatifs, sont remboursés selon un barème défini en annexe du présent avenant.

    d) Réunions préparatoires :

    Les réunions préparatoires sont destinées à faciliter la concertation paritaire. Les participants prennent ensemble les mesures pour réaliser des contributions écrites sur les thématiques suivantes :
    – examen et observations éventuelles écrites sur le compte rendu de la précédente commission paritaire ;
    – rédaction de commentaires sur les propositions d'accords collectifs de branche et d'avenants à la convention collective ;
    – propositions écrites sur des points à l'ordre du jour de la CPPNIC.

    Celles-ci peuvent se dérouler par échange téléphonique ou par visioconférence. Elles peuvent être accolées ou non aux réunions paritaires définies ci-dessus.

    Chaque participant en informe son employeur, si possible 30 jours à l'avance et au minimum 8 jours avant, sur présentation de l'invitation à la réunion en provenance de son organisation syndicale.

    Les dispositions précisées ci-dessous (maintien de salaire et prise en charge des frais de déplacement) sont applicables également aux réunions dites préparatoires. Leur prise en charge est limitée à 6 demi-journées par an et par organisation syndicale.

    Au cas par cas et selon les dossiers traités, les membres de la commission paritaire pourront décider de prendre en charge des réunions préparatoires supplémentaires.

    Pour bénéficier des présentes dispositions, une feuille de présence, signée des participants, est remise à l'employeur.

    IV. – Interprétation et conciliation

    a) Rôle de la commission

    La commission d'interprétation et de conciliation a pour rôle d'examiner les différents collectifs ou individuels constituant un problème d'interprétation ou d'application de la convention collective.

    La commission de conciliation est saisie par la partie la plus diligente, par lettre recommandée avec avis de réception, adressée au secrétariat de la commission.

    b) Composition et fonctionnement

    La commission d'interprétation et de conciliation est composée paritairement en nombre égal, d'un titulaire et d'un suppléant désigné par chaque organisation syndicale représentative et d'un nombre équivalent de représentants désignés par les organisations professionnelles de la branche.

    Seuls les membres titulaires participent aux réunions de la commission.

    Pour qu'une commission puisse valablement délibérer, il faut que soient présents, dans chaque collège, au moins deux membres titulaires (ou suppléant remplaçant un titulaire absent).

    La présidence est assurée à tour de rôle par l'un puis l'autre collège :

    Pour le collège salarié, la présidence sera assurée à tour de rôle suivant les sessions, l'ordre initial entre les différents syndicats signataires étant établi par tirages au sort successifs.

    Les parties prenantes au litige peuvent être entendues séparément et contradictoirement.

    La commission formule ensuite, d'un commun accord entre les deux collèges, une recommandation.

    Dans chaque collège les propositions sont émises à une majorité égale au moins aux deux tiers des membres présents ou représentés.

    Si la commission ne parvient pas à formuler un avis, il sera établi un procès-verbal motivé de non-conciliation signé par les partenaires.

    c) Saisine. – Secrétariat

    Le secrétariat de la commission est assuré par le secrétariat de la CPPNIC.

    La lettre recommandée de saisine adressée au secrétariat doit exposer de façon détaillée et précise le différend.

    Après avoir pris contact avec les membres titulaires, le président de la commission indique dans les plus brefs délais au secrétariat si le différend revêt un caractère de gravité et d'urgence.

    Dans ce cas, le secrétariat fixe la date et le lieu de la réunion qui doit se dérouler au plus tard dans les 15 jours de la réception de la lettre recommandée de convocation.

    À défaut de caractère d'urgence, le secrétariat, en liaison avec les partenaires, groupe les affaires et fixe au mieux les dates de réunion, de façon toutefois que l'examen de chaque différend intervienne au plus tard dans les 3 mois de la réception de la saisine de la commission au secrétariat.

    Le secrétariat convoque nominativement les membres titulaires par mail ou par courrier. La convocation doit comporter la copie de la lettre de la partie demanderesse et de l'exposé succinct des circonstances du conflit.

    d) Remplacement d'un membre titulaire

    La présence aux réunions des membres titulaires est obligatoire.

    Toutefois, en cas d'empêchement, un membre titulaire peut se faire représenter par son suppléant qui participe alors à la réunion ou à défaut, par un autre membre du même collège auquel il donne à cet effet pouvoir par écrit.

    Dans le cas où un membre serait « partie prenante » à une affaire portée à l'ordre du jour de la réunion, il ne pourrait siéger à la commission pendant l'examen de ladite affaire.

  • Article 3

    En vigueur

    Autorisations d'absence

    L'article 9 de la convention collective est modifié comme indiqué ci-après :

    Autorisations d'absence

    a) Afin d'assister aux assemblées statuaires ordinaires de son organisation syndicale, le salarié exerçant une fonction statutaire dans ladite organisation, ou son remplaçant aux assemblées en question, peut demander au chef d'entreprise une autorisation d'absence, non rémunérée, mais non imputable sur les congés payés, sur présentation, au moins une semaine à l'avance, d'une convocation écrite nominative.

    Cette autorisation sera accordée pour autant qu'elle ne compromette pas de façon importante la marche de l'atelier ou du service auquel appartient l'intéressé. La réponse, qui sera motivée en cas de refus, lui sera donnée par écrit dans les 48 heures suivant le dépôt de la demande.

    b) Une autorisation d'absence est également accordée aux salariés participant à une réunion paritaire, au sein de la présente convention, décidée entre les organisations d'employeurs et les organisations syndicales représentatives.

    Ces autorisations sont délivrées dans les limites définies à l'article 79 de la présente convention.

    Les salariés participant à ces réunions paritaires sont tenus d'en informer préalablement leur employeur et de s'efforcer, en accord avec lui, de réduire au minimum les difficultés que leur absence pourrait apporter à la marche normale de l'établissement dans lequel ils travaillent.

  • Article 4

    En vigueur

    Observatoire paritaire de la négociation collective

    Il est destinataire des accords collectifs conclus par les entreprises qui doivent lui être transmis en application de la loi.

    Un bilan quantitatif et qualitatif de la négociation collective d'entreprise est établi annuellement par l'observatoire et présenté à la CPPNIC. Ce bilan est réalisé par thème de négociation, par taille d'entreprise et distingue les accords conclus par les délégués syndicaux, les élus du personnel et les salariés mandatés avec une répartition par organisation syndicale concernée.

    Il sera également établi un bilan d'application des accords conclus par les élus du personnel et par les salariés mandatés. Ce bilan est effectué à partir d'une enquête sur la base, à la fois de source patronale et émanant des représentants des salariés signataires des accords concernés par ce bilan.

    L'observatoire est composé de la même manière que la commission paritaire permanente de négociation d'interprétation et de conciliation.

  • Article 5

    En vigueur

    Dépôt et extension

    Le présent avenant est établi en vertu des dispositions du code du travail relatives à « la négociation collective – les conventions et accords collectifs du travail » (livre deuxième de la partie II).

    Compte tenu de son objet, il n'y a pas de disposition particulière à prévoir pour les entreprises de moins de 50 salariés.

    Il est établi en nombre suffisant d'exemplaires pour être remis à chacune des organisations signataires et être déposé en deux exemplaires dont un sur support électronique.

    Les parties signataires conviennent de demander l'extension du présent avenant. Le secrétariat de la CPPNIC (FIA, 184, rue de Vaugirard, 75015 Paris, mél : [email protected]) est mandaté à cet effet.

    • Article

      En vigueur

      Annexe

      Barème de prise en charge des frais de déplacement

      CCN des industries de la transformation des volailles

      FraisNormeBase de remboursementJustificatifs à fournir
      Frais de transport
      Le remboursement des frais de transport est dû lorsque la réunion a lieu
      en dehors de la commune ou de l'arrondissement du représentant syndical.
      TrainRemboursement du prix du billet SNCF aller et retour en 2e classe.Frais réels engagés.Originaux justifiant l'ensemble des coûts à indemniser, dont les billets de train (éventuellement électroniques) avec indication du prix et de la date des trajets.
      Transports en communMoyen de déplacement de proximité à privilégier (métro, RER, TER, train, autobus, tramway…).Frais réels, sur la base des tarifs en vigueur au moment du déplacement.
      Remboursement du métro et du tramway au vu des tickets utilisés (pas de prise en charge des carnets de tickets).
      Titres de transport.
      Les reçus de paiement par carte bancaire ne sont pas recevables.
      Indemnités
      kilométriques
      Les transports en commun sont privilégiés. Lorsqu'il n'existe aucun service régulier de transport en commun ou dans le cas particulier de déplacements qui ne pourraient être effectués dans des conditions comparables de commodité et d'efficacité, un véhicule est mis à disposition du salarié par son employeur. En cas d'impossibilité, le salarié utilise son véhicule personnel et perçoit une indemnité kilométrique égale au barème fiscal pour la puissance fiscale du véhicule, dans la limite du tarif SNCF aller-retour 2e classe, à laquelle s'ajoutent les frais éventuels de parking et du péage autoroutier.Le trajet aller-retour entre le domicile et la gare SNCF la plus proche est indemnisé par une indemnité kilométrique calculée selon le barème fiscal en fonction du nombre de kilomètres ; le trajet aller-retour entre le domicile et la gare TGV la plus proche peut être indemnisé de la même façon dès lors que cela permet un trajet plus court en temps pour rejoindre le lieu de la réunion paritaire et en revenir.
      Frais réels engagés, planificateur d'itinéraires défini par l'entreprise.
      Le bénéficiaire est tenu de justifier de la puissance fiscale du véhicule utilisé par la production d'une copie de la carte grise :
      – à l'occasion de la 1re demande de remboursement de l'année ;
      – à chaque changement de véhicule.
      Note de frais devant préciser le nombre de kilomètres parcourus.
      Péage et
      parking
      L'autoroute ou la voie la plus rapide est à privilégier pour un trajet effectué avec un véhicule. Dans ce cadre, remboursement des frais de péage et de stationnement engagés.
      Ne sont pas pris en charge les frais d'abonnement de télépéage et de parking.
      Tickets de péage et de stationnement, ou facture avec mention de la TVA.
      En cas de carte d'abonnement ou de crédit avec facturation mensuelle :
      – soit communication de la copie de la facture ;
      – soit production d'une attestation sur l'honneur accompagnée d'un justificatif de l'abonnement autoroutier.
      AvionLe déplacement en avion est possible en accord avec l'employeur, si le coût du déplacement aller-retour, incluant le trajet domicile – aéroport – lieu de réunion, n'excède pas le coût d'un déplacement par le train en 2e classe (trajet domicile – gare – lieu de la réunion aller-retour).Frais réels engagés, dans la limite du coût d'un déplacement par le train en 2e classe.Titre de transport.
      Frais de séjour
      RepasPour chaque déjeuner et dîner pris pendant le déplacement (y compris le dîner en cas de retour au domicile après 22 heures).Frais réels engagés, plafonnés à :
      – Paris – Ile de France = 25 € ;
      – autres régions = 18 €.
      Originaux de factures (notes de restaurant, tickets de caisse…).
      HébergementNuitée allouée pour les déplacements effectués entraînant un découché durant la totalité de la période comprise entre 23 heures et 5 heures.Frais réels engagés plafonnés à :
      – 115 € par nuitée, petit déjeuner compris, pour l'Île-de-France (135 € petit déjeuner compris deux nuits par an, en période de salon Porte de Versailles) ;
      – 75 € par nuitée, petit déjeuner compris, pour les autres régions.
      Original de la facture de l'hôtelier.
      Exclusion des frais de bar, de téléphone et de prestations annexes.