Convention collective nationale du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire du 12 juillet 2001
Texte de base : Convention collective nationale du commerce de détail et de gros à prédominance alimentaire du 12 juillet 2001 (Articles 1.1 à 13.18)
Préambule
Titre Ier : Dispositions générales (Articles 1.1 à 1.7)
Champ d'application (Article 1.1)
Durée. - Révision. - Dénonciation (Article 1.2)
Conventions et accords antérieurs (Article 1.3)
Diffusion de la convention collective et du règlement intérieur (Article 1.4)
Conflits collectifs, commission paritaire nationale de conciliation (Article 1.5)
ABROGÉAdhésions ultérieures (Article 1.6)
Commission paritaire permanente de négociation et d'interprétation (CPPNI) (Article 1.6)
Adhésions ultérieures (Article 1.7)
ABROGÉTitre II : Droit syndical et institutions représentatives du personnel
ABROGÉExercice du droit syndical
ABROGÉDélégués syndicaux
ABROGÉConditions d'exercice du mandat syndical au niveau de la branche
ABROGÉDélégués du personnel
ABROGÉMembres des comités d'entreprise
ABROGÉElections
ABROGÉProtection des candidats
ABROGÉFinancement des institutions sociales du comité d'entreprise (1)
Titre II Droit syndical et institutions représentatives du personnel (Articles 2.1 à 2.3)
ABROGÉTitre III : Contrat de travail (Article 3-9)
ABROGÉPréambule
ABROGÉEmbauche
ABROGÉMesures spécifiques.
ABROGÉContrats étudiants
ABROGÉContrats à durée déterminée, travail temporaire, temps partiel
ABROGÉPériode d'essai
ABROGÉClassifications et rémunérations
ABROGÉModalités de rémunération
ABROGÉPrime annuelle
ABROGÉÉpargne salariale (Article 3-9)
ABROGÉRetraite complémentaire
ABROGÉBulletin de paie
ABROGÉDéfinition du salaire « plein tarif »
ABROGÉPréavis et recherche d'emploi
ABROGÉIndemnité de licenciement
ABROGÉDépart ou mise à la retraite
ABROGÉRupture conventionnelle homologuée
ABROGÉAncienneté
Titre III : Contrat de travail (Articles 3.1 à 3.13)
Préambule
Embauche (Article 3.1)
ABROGÉContrat d'opération (Article 3.2)
Contrat à durée indéterminée d'opération (Article 3.2)
Contrat à durée déterminée (Article 3.3)
ABROGÉTravail temporaire (Article 3.4)
Contrat de travail temporaire (Article 3.4)
Rémunération (Article 3.5)
Prime annuelle (Article 3.6)
Retraite complémentaire (Article 3.7)
Bulletin de paie (Article 3.8)
Préavis et recherche d'emploi (Article 3.9)
Indemnité de licenciement (Article 3.10)
Départ ou mise à la retraite (Article 3.11)
Rupture conventionnelle homologuée (Article 3.12)
Ancienneté (Article 3.13)
ABROGÉTitre IV : Classifications des fonctions
Titre IV : Classifications des fonctions (Articles 4.1 à 4.7)
Préambule
Fonctionnement de la classification conventionnelle. – Principes (Article 4.1)
Outils et méthode de classification (Article 4.2)
Les emplois repères (Article 4.3)
Période d'accueil dans la fonction (Article 4.4)
Polyactivité. – Fonctions multiples. – Remplacements provisoires (Article 4.5)
Évolution professionnelle (Article 4.6)
Révision. – Évolutions fondamentales de l'environnement de travail (Article 4.7)
ABROGÉTitre V : Durée et organisation du temps de travail
ABROGÉPréambule
ABROGÉBilan annuel
ABROGÉProgrammation du temps de travail
ABROGÉOrganisation et contrôle du temps de travail
ABROGÉPauses
ABROGÉDéfinition du travail effectif
ABROGÉAménagement du temps de travail
ABROGÉDurée du travail
ABROGÉDispositions spécifiques au personnel d'encadrement et à certains salariés itinérants
ABROGÉDispositions spécifiques au personnel d'encadrement et à certains salariés itinérants
ABROGÉContingent d'heures supplémentaires
ABROGÉPermanences et astreintes
ABROGÉHeures supplémentaires
ABROGÉHeures de travail donnant lieu à majorations diverses de salaire
ABROGÉTravail de nuit
ABROGÉRepos hebdomadaire
ABROGÉTravail du dimanche ou du jour de repos hebdomadaire normal
ABROGÉJours fériés
ABROGÉHoraires individualisés
ABROGÉCompte épargne-temps
ABROGÉRéduction de la durée du travail et temps de formation
ABROGÉBilan annuel sur la durée du travail
ABROGÉSalaires minimaux garantis (1)
ABROGÉAnnexe au titre V
Titre V : Durée et organisation du temps de travail (Articles 5.1 à 5.14)
Préambule
Bilan annuel (Article 5.1)
Organisation et contrôle du temps de travail (Article 5.2)
Aménagement du temps de travail dans le cadre des articles L. 3121-41 et suivants du code du travail (Article 5.3)
Forfait sans référence à un horaire (Article 5.4)
Forfait défini en jours (Article 5.5)
Forfait en heures sur l'année (Article 5.6)
Forfait mensuel (Article 5.7)
Heures supplémentaires (Article 5.8)
Permanences et astreintes (Article 5.9)
Heures de travail donnant lieu à majorations diverses de salaire (Article 5.10)
Travail de nuit (Article 5.11)
Repos hebdomadaire (Article 5.12)
Travail du dimanche ou du jour de repos hebdomadaire normal (Article 5.13)
Jours fériés (Article 5.14)
Titre VI : Travail à temps partiel (Articles 6.1 à 6.8)
Préambule
ABROGÉDéfinition du travail à temps partiel. (Article 6.1)
ABROGÉEtude sur le temps partiel (Article 6.1)
Droit à une durée minimale contractuelle garantie (Article 6.1)
ABROGÉContrat de travail. (Article 6.2)
ABROGÉEmbauche des salariés à temps partiel (Article 6.2)
Organisation du temps de travail (Article 6.2)
ABROGÉModification du contrat de travail. (Article 6.3)
ABROGÉInformation sur l'emploi (Article 6.3)
Contrat de travail (Article 6.3)
ABROGÉRémunération. (Article 6.4)
ABROGÉContrat de travail (Article 6.4)
Statut du salarié à temps partiel (Article 6.4)
ABROGÉDispositions conventionnelles. (Article 6.5)
ABROGÉRémunération (Article 6.5)
Passage de temps complet à temps partiel ou de temps partiel à temps complet (Article 6.5)
ABROGÉGaranties individuelles. (Article 6.6)
ABROGÉDroits et avantages des salariés à temps partiel (Article 6.6)
Spécificités du temps partiel aménagé sur l'année (Article 6.6)
ABROGÉGaranties collectives. (Article 6.7)
ABROGÉModification du contrat de travail (Article 6.7)
Information des institutions représentatives du personnel (Article 6.7)
Information du comité social et économique (Article 6.7)
ABROGÉModulation des horaires de travail. (Article 6.8)
ABROGÉDurée et aménagement du temps de travail des salariés à temps partiel (Article 6.8)
Missions et suivi de la branche (Article 6.8)
ABROGÉChapitre II : Organisation d'horaires sur une base annuelle - Modulation.
Titre VII : Congés payés et absences (Articles 7.1 à 7.7)
Chapitre Ier : Congés payés et jours fériés (Articles 7.1 à 7.2)
Chapitre II : Absences (Articles 7.3 à 7.7)
Absences pour maladie ou accident (Article 7.3)
ABROGÉComplément de salaire en cas de maladie ou accident du travail (Article 7.4)
Complément de salaire en cas de maladie ou accident (professionnel ou non professionnel) (Article 7.4)
Absences autorisées pour circonstances de famille (Article 7.5)
ABROGÉProtection de la maternité et éducation des enfants (Article 7.6)
Protection de la maternité et de l'adoption - Éducation des enfants (Article 7.6)
Absences diverses (Article 7.7)
Titre VIII : Hygiène, santé et sécurité au travail (Articles 8.1 à 8.3)
ABROGÉTitre IX : Commission paritaire nationale de l'emploi (Accord du 6 février 1995 portant création de la commission paritaire nationale de l'emploi)
ABROGÉCréation
ABROGÉComposition
ABROGÉRôle et missions
ABROGÉRéunions
ABROGÉDécentralisation
Titre IX : Commission paritaire nationale de l'emploi (Articles 9.1 à 9.4)
ABROGÉTITRE X : Problèmes généraux de l'emploi (Articles 10.1 à 10.5)
Préambule
ABROGÉInformation des représentants du personnel (Article 10.1)
Emploi des jeunes travailleurs (Article 10.1)
ABROGÉDispositions sociales. (Article 10.2)
ABROGÉValorisation de l'expérience, gestion des "secondes carrières", mise à la retraite à partir de 60 ans (Article 10.2)
Valorisation de l'expérience, gestion des « secondes carrières » (Article 10.2)
Orientations de la branche pour l'emploi des personnes handicapées (Article 10.3)
Égalité professionnelle et mesures permettant la suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes (Article 10.4)
Licenciement collectif (Article 10.5)
Titre X : Emploi (Articles 10.1 à 10.5)
Préambule
ABROGÉInformation des représentants du personnel (Article 10.1)
Emploi des jeunes travailleurs (Article 10.1)
ABROGÉDispositions sociales. (Article 10.2)
ABROGÉValorisation de l'expérience, gestion des "secondes carrières", mise à la retraite à partir de 60 ans (Article 10.2)
Valorisation de l'expérience, gestion des « secondes carrières » (Article 10.2)
Orientations de la branche pour l'emploi des personnes handicapées (Article 10.3)
Égalité professionnelle et mesures permettant la suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes (Article 10.4)
Licenciement collectif (Article 10.5)
ABROGÉTITRE XI : Mutations technologiques (Articles 11.1 à 11.5)
Préambule
ABROGÉInformation et consultation des institutions représentatives du personnel. (Article 11.1)
Enjeux de la GPEC (Article 11.1)
ABROGÉInformation et consultation des délégués du personnel. (Article 11.2)
Dynamique d'observation et de prospective emploi-formation (Article 11.2)
ABROGÉInformation et formation du personnel. (Article 11.3)
Construction des parcours de professionnalisation (Article 11.3)
ABROGÉConditions de travail. (Article 11.4)
Promotion de la logique de gestion prévisionnelle en particulier pour les plus petites entreprises (Article 11.4)
ABROGÉEvolution des postes et des tâches. (Article 11.5)
Suivi de l'accord (Article 11.5)
ABROGÉGaranties sociales.
ABROGÉRôle des entreprises.
Titre XI : Gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences (Articles 11.1 à 11.5)
Préambule
ABROGÉInformation et consultation des institutions représentatives du personnel. (Article 11.1)
Enjeux de la GPEC (Article 11.1)
ABROGÉInformation et consultation des délégués du personnel. (Article 11.2)
Dynamique d'observation et de prospective emploi-formation (Article 11.2)
ABROGÉInformation et formation du personnel. (Article 11.3)
Construction des parcours de professionnalisation (Article 11.3)
ABROGÉConditions de travail. (Article 11.4)
Promotion de la logique de gestion prévisionnelle en particulier pour les plus petites entreprises (Article 11.4)
ABROGÉEvolution des postes et des tâches. (Article 11.5)
Suivi de l'accord (Article 11.5)
ABROGÉGaranties sociales.
ABROGÉRôle des entreprises.
ABROGÉTitre XII : Accès des salariés à la formation tout au long de la vie professionnelle
ABROGÉPréambule
ABROGÉChapitre Ier : Mieux former les salariés tout au long de leur vie professionnelle Définir les objectifs et les priorités
ABROGÉChapitre II : Développer la professionnalisation et l'insertion des jeunes et des demandeurs d'emploi Définir les objectifs et les priorités
ABROGÉChapitre III : Assurer la veille prospective sur l'évolution des métiers et des qualifications
ABROGÉChapitre IV : Promouvoir les besoins de la branche dans les territoires et dans les PME
ABROGÉChapitre V : Commission paritaire nationale de l'emploi
ABROGÉChapitre VI : Dispositions financières
ABROGÉChapitre VII : Modalités de mise en oeuvre et de suivi de l'accord
ABROGÉANNEXE I Guide méthodologique pour la conduite de l'entretien professionnel
ABROGÉANNEXE II Liste des qualifications professionnelles et des actions pouvant donner lieu à la validation de certificats de qualification professionnelle et à la conclusion de contrats ou de périodes de professionnalisation
ABROGÉANNEXE III Mission du tuteur
ABROGÉANNEXE IV Formation du tuteur
ABROGÉANNEXE V Engagement mutuel de tutorat
ABROGÉTitre XII : Accès des salariés à la formation tout au long de la vie professionnelle
ABROGÉChapitre Ier : Veille, analyse et étude prospective des métiers, des certifications et des compétences
ABROGÉChapitre II : Insertion dans la branche par la voie de l'alternance
ABROGÉChapitre III : Accompagnement des parcours professionnels dans l'entreprise, facteur de compétitivité, et contribuant à l'employabilité et à l'évolution professionnelle des salariés
ABROGÉChapitre IV : Salarié acteur de son parcours professionnel
ABROGÉChapitre V : Délivrance de certifications professionnelles par la branche
ABROGÉChapitre VI : Gouvernance et mise en œuvre de la politique formation de la branche
ABROGÉChapitre VII : Financement de la politique formation de la branche
ABROGÉChapitre VIII : Partenariats de la branche en faveur de la promotion de ses métiers et de ses priorités en matière de formation
ABROGÉChapitre IX : Modalités de mise en œuvre et de suivi
ABROGÉAnnexe I : Guide méthodologique pour la conduite de l'entretien professionnel
ABROGÉAnnexe II : Liste des principales qualifications professionnelles de la convention collective nationale et des certificats de qualification professionnelle pouvant donner lieu à la conclusion de contrats ou de périodes de professionnalisation
ABROGÉAnnexe III : Mission du tuteur d'un salarié en contrat de professionnalisation
ABROGÉAnnexe IV : Formation du tuteur d'un salarié en contrat de professionnalisation
ABROGÉAnnexe V : Engagement mutuel de tutorat
Titre XII : Formation professionnelle. Développement des compétences (Articles 12.1 à article non numéroté)
Annexe 1 : Mission du tuteur ou maître d'apprentissage d'un salarié en contrat en alternance
Annexe 2 : Engagements mutuels liés à un contrat en alternance
Annexe 3 : Formation du tuteur ou maître d'apprentissage d'un salarié en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation
Annexe 4 : Liste des principales qualifications professionnelles de la CCN et des certificats de qualification professionnelle pouvant donner lieu à la conclusion de contrats ou de professionnalisation
Annexe 5 : Guide méthodologique pour la conduite de l'entretien professionnel
Titre XIII : Régime de prévoyance des salariés non cadres (Articles 13.1 à 13.18)
Bénéficiaires des garanties (Article 13.1)
Salaire de référence (Article 13.2)
Garanties décès, invalidité absolue et définitive des salariés non cadres (Article 13.3)
Frais d'obsèques (Article 13.4)
Garanties rente éducation (Article 13.5)
Garantie invalidité des salariés non cadres (Article 13.6)
Suspension des garanties (Article 13.7)
Revalorisation des prestations
ABROGÉ
Article 13.8
Portabilité des droits de prévoyance complémentaire
ABROGÉ
Article 13.8
Cotisations (Article 13.9)
Reprise des risques en cours (Article 13.10)
Prescription (Article 13.11)
Désignation de l'organisme assureur (Article 13.12)
Changement d'organisme assureur par une entreprise (Article 13.13)
Commission paritaire de suivi (Article 13.14)
Mise en place du régime (Article 13.15)
Clause pour adhésion tardive (Article 13.16)
Information des entreprises et des salariés (Article 13.17)
Portabilité des droits de prévoyance complémentaire (Article 13.18)
Article 10.4 (non en vigueur)
Abrogé
Préambule
Les partenaires sociaux du commerce à prédominance alimentaire reconnaissent pleinement que la mixité dans les emplois des différentes filières professionnelles est source de complémentarité, d'équilibre social et d'efficacité économique. Dans l'entreprise en effet, garantir la mixité et le principe d'égalité entre les femmes et les hommes a un impact sur la performance, en jouant sur les leviers de la créativité, de la motivation et de l'attractivité.
Ainsi, l'accès à l'emploi, le recrutement, l'insertion, la formation et l'évolution professionnelle des salariés, sans distinction de sexe, de situation familiale, d'état de grossesse, et plus généralement sans aucune forme de discrimination, constituent un axe fort de la politique sociale de la branche. Les partenaires sociaux s'engagent à décliner cet axe dans l'ensemble des accords qu'ils seront amenés à négocier.
L'égalité entre les femmes et les hommes est un principe fort que les partenaires sociaux s'engagent à inscrire dans les relations individuelles et collectives du travail. Ils constatent, d'après le rapport annuel de branche (données sociales 2006), que si les femmes représentent 61 % des salariés, elles représentent également :
-88,6 % des salariés à temps partiel ;
-66 % des employés ;
-39,4 % des agents de maîtrise (37 % en 2003) ;
-29,4 % des cadres ;
-55 % des salariés formés.
La part importante des femmes dans les effectifs à temps partiel conduit les partenaires sociaux à examiner les leviers favorisant le temps partiel choisi. Cette question fait l'objet d'une négociation distincte. Les dispositions définies seront intégrées au titre VI de la convention collective.
Ils remarquent en outre que certains emplois sont fortement féminisés ou masculinisés, conséquence le plus souvent de représentations socioculturelles, de logiques structurelles dans les orientations scolaires et dans les formations initiales, de comportements managériaux relevant de ces représentations comme de comportements qui dépassent le cadre du travail.
L'égalité salariale, mais aussi la conciliation voire la réconciliation entre emploi, carrière professionnelle et parentalité sont au cœur du sujet. Les partenaires sociaux inscrivent leurs engagements dans le cadre des dispositions de la loi relative à l'égalité salariale entre les femmes et les hommes du 23 mars 2006.
À travers les dispositions suivantes, les partenaires sociaux visent donc :
-l'information et la sensibilisation des entreprises, des salariés et de leurs représentants, sur l'enjeu de l'égalité entre les femmes et les hommes ;
-l'élaboration de propositions pour la gestion des ressources humaines et le management, en faveur de la mixité et de l'égalité (formation, analyse d'indicateurs relatifs aux conditions générales d'emploi et de formation pour établir des objectifs de progression, politique menée pour développer la mixité dans les instances de décision...) ;
-la prise en compte de la parentalité dans le cadre professionnel, les modalités de départ et de retour de congés maternité-parentaux, notamment par le biais de la formation professionnelle, pour prendre en compte les objectifs de carrière.
Enfin, les partenaires sociaux souhaitent inscrire la profession dans une démarche volontaire de lutte contre toutes les formes de discrimination et d'intolérance. Les salariés doivent travailler ensemble, avec leurs différences, dans le respect des individus et de leur statut, quel que soit leur sexe, quelles que soient leurs différences.
10.4.1. Diagnostic de mixité et d'égalité
Disposer d'indicateurs de la mixité et de l'égalité entre les femmes et les hommes, permettant les constats et les mesures d'évolution (cf. chapitre III du titre XII de la convention collective « Assurer la veille prospective sur l'évolution des métiers et des qualifications »).
10.4.2. Garantir l'égalité dès l'embauche
Les entreprises organisent leurs processus de recrutement dans les mêmes conditions pour tous. Elles sont encouragées à formaliser ces processus sur la base des principes suivants :
-définition de libellés de postes non discriminants ;
-définition des procédures de recrutement et de leur mode de suivi ;
-traitement de toutes les candidatures en vue d'une réponse systématique.
Ainsi, au cours de l'entretien d'embauche, l'employeur ne peut solliciter que des informations, écrites ou orales, ayant un rapport direct avec l'exercice de l'emploi concerné, afin d'apprécier les compétences d'un candidat et ses aptitudes à occuper cet emploi.
Enfin, les entreprises veilleront à tendre vers l'équilibre des recrutements entre les femmes et les hommes, à compétence, expérience et profil équivalents, sous réserve des capacités du marché du travail. En cas de déséquilibre constaté, les entreprises, conformément aux textes législatifs en vigueur, mettront en œuvre des mesures de progression ; par exemple, dans le cadre de recrutement pour des postes à représentation essentiellement masculine, des actions de communication à l'attention des femmes seront mises en œuvre, et inversement pour les métiers à représentation essentiellement féminine. Des objectifs de progrès seront fixés au regard du diagnostic prévu au 10.4.1.
10.4.3. Supprimer les écarts salariaux éventuels sur la base du diagnostic prévu à l'article 10.4.1Le principe selon lequel l'employeur est tenu d'assurer, pour un même travail, à ancienneté égale et pour un même niveau de compétences, l'égalité de rémunération entre les femmes et les hommes est réaffirmé. Ce principe est l'un des fondements de l'égalité professionnelle.
La rémunération comprend le salaire ainsi que tous les autres avantages et accessoires payés, directement ou indirectement. Les différents éléments composant la rémunération doivent donc être définis sur des normes identiques pour un même niveau de classification. Les catégories et les critères de classification et de promotion professionnelle, ainsi que toutes les autres bases de calcul de rémunération, doivent être communs et ne doivent pas être discriminants pour les salariés ayant bénéficié d'un congé de maternité, de paternité, d'adoption, ou d'un congé parental d'éducation.
Les employeurs réaliseront chaque année le diagnostic des écarts éventuels de rémunération entre les femmes et les hommes et arrêteront si besoin les mesures nécessaires. Ce diagnostic sera présenté aux partenaires sociaux chaque année, dans le cadre de l'examen du rapport égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Les évolutions de salaire applicables aux salariés de l'entreprise ne peuvent être supprimées, réduites ou différées, en raison de la prise par les intéressés d'un congé de maternité, de paternité ou d'adoption. Le champ d'application des mesures collectives-générales ou catégorielles-d'augmentation des rémunérations, résultant d'un accord collectif ou d'un engagement unilatéral de l'employeur, ne peut exclure des salariés au motif que ceux-ci sont en congé de maternité, de paternité ou d'adoption, ou qu'ils ont bénéficié d'un tel congé.
Par ailleurs, à défaut d'accord d'entreprise spécifique, lorsque des mesures individuelles d'augmentation des salaires sont appliquées au titre d'une période de référence donnée, soit pour l'ensemble des salariés, soit pour certaines catégories, les salariés en cours de congé de maternité, de paternité ou d'adoption à la date d'application des mesures individuelles en question bénéficient, s'ils sont compris dans le champ d'application de ces mesures, d'une augmentation individuelle qui ne peut être inférieure au taux moyen d'augmentation des salaires, résultant desdites mesures.
10.4.4. Améliorer l'accès à la formation professionnelle et à la validation des acquis de l'expérience(Voir titre XII, article 12.3.1.1).
10.4.5. Prendre en compte les obligations familiales dans la définition
de la durée et de l'organisation du travail10.4.5.1. Durée et organisation du travail (Voir titres V et VI)
10.4.5.2. Gestion des congés payés et aménagement des horaires (cf. art. 7.2 « Ordre des départs en congés payés »)
10.4.6. Favoriser les évolutions professionnelles pour tous
10.4 6.1. Favoriser la mixité
10.4.6 1.1. Principes
Afin de développer l'accès des femmes et des hommes aux différents métiers, la mixité des emplois doit être recherchée, notamment par le développement de possibilités pour les femmes intéressées, et qui souhaitent évoluer vers des métiers actuellement plutôt masculins, et inversement. Le développement de ces possibilités est d'autant plus important qu'il représente une solution pour la polyactivité souhaitée par les partenaires sociaux, notamment pour les salariés à temps partiel.
Ces possibilités reposent sur le changement des représentations culturelles des métiers, sur l'évolution des modes de management.
10.4 6.1.2. Orientation professionnelle tout au long de la vie
Les évolutions professionnelles reposent notamment sur l'orientation professionnelle tout au long de la vie, en particulier à travers l'entretien professionnel et le passeport formation.
Les signataires conviennent de définir les priorités et les conditions d'affectation de la part additionnelle à la taxe d'apprentissage visée au 3e alinéa de l'article 225 du code général des impôts, collectée par la FCD habilitée en application de la convention de coopération avec l'éducation nationale et l'enseignement agricole.
Les signataires décident d'affecter les fonds visés à l'alinéa précédent aux actions prioritaires suivantes :
-actions de communication encourageant la mixité dans les filières de formation initiale qui intéressent la profession, à l'attention des jeunes, mais aussi de leurs familles et des enseignants ;
-actions d'orientation visant à faire évoluer les représentations de certains métiers et filières de formation ;
-promotion des contrats d'apprentissage et de professionnalisation.
Ces actions sont précisées ou complétées chaque année par la commission paritaire nationale de l'emploi.
La répartition des sommes ainsi collectées est soumise à l'avis du groupe technique paritaire de suivi institué par ladite convention de coopération.
Afin d'affecter les sommes aux actions prioritaires définies ci-dessus, les entreprises de 250 salariés et plus qui ne respectent pas le seuil visé au 3e alinéa de l'article 225 du code général des impôts versent, directement ou indirectement à la FCD habilitée en application du code du travail, la part additionnelle à la taxe d'apprentissage dont elles sont redevables.
10.4.6.2. Garantir l'égalité dans les évolutions professionnelles
Par ailleurs, les femmes et les hommes doivent être en mesure d'avoir accès aux mêmes parcours professionnels ; ils doivent bénéficier des mêmes possibilités d'évolution de carrière, y compris en ce qui concerne les postes à responsabilité.
Les entreprises s'engagent à informer les salariés des offres d'emploi de l'entreprise, en cas de vacance ou de création de poste. Les partenaires sociaux encouragent vivement les entreprises à porter leurs efforts pour accroître la part des femmes, en particulier dans les postes d'encadrement.
Les partenaires sociaux incitent les entreprises à examiner les critères retenus dans les définitions d'emploi qui seraient de nature à écarter certains salariés. Ils attirent leur attention sur la nécessité de veiller à ce que la situation familiale des salariés, comme les aménagements d'horaires accordés à certains salariés pour concilier la vie professionnelle et la vie privée, ne constituent pas un obstacle à l'évolution de leur carrière professionnelle. Ils soulignent pour cela le rôle essentiel de l'entretien professionnel.
10.4.6.3. Accompagner la mobilité géographique
Les partenaires sociaux incitent les entreprises à prendre en compte les éventuelles obligations familiales dans la gestion de la mobilité géographique, pour ne pas freiner les évolutions professionnelles.
En cas de mobilité géographique pour raison professionnelle d'un (e) salarié (e) dont le conjoint travaille dans la même entreprise ou établissement, l'entreprise ou l'établissement s'efforce de proposer à celui-ci, prioritairement dans le temps, un emploi similaire à celui qu'il occupait précédemment, dans des conditions qui soient acceptables sur le plan familial et compatibles avec les besoins de l'entreprise.
10.4.6.4. Gérer les congés pour circonstance de famille, maternité, paternité et parental (cf. art. 12.3.1.2)
Les congés pour circonstance de famille, maternité, paternité et parental ne doivent pas constituer un frein au déroulement de carrière.
Les signataires rappellent les termes de l'article 12.3.1 de la convention collective « Faciliter le retour de congé parental ou d'absence prolongée pour maladie » :
« Afin d'assurer les meilleures conditions possibles de retour dans l'entreprise à l'issue d'un congé parental d'éducation à temps plein d'une durée supérieure à 3 ans, les signataires incitent à la réalisation, avant la reprise du travail, d'une action de bilan de compétences, de validation des acquis de l'expérience et de remise à niveau si cela s'avère nécessaire, pour les salariés qui en feraient la demande. Les salariés seront informés de cette possibilité avant le début de la première période de congé parental.
Dans ces cas, l'action pourra être réalisée au titre du droit individuel à la formation (DIF), selon l'accord formalisé entre le salarié et l'entreprise avant le départ du salarié en congé.
Les signataires encouragent également l'accès des salariés concernés à des périodes de professionnalisation, avant la fin du congé parental ou à leur retour. »
De plus, les signataires soulignent l'importance du lien réciproque que l'employeur et le salarié doivent entretenir pendant le congé, afin de partager toute information utile sur l'entreprise et sur l'emploi.
10.4.7. Assurer la communication sur les besoins en compétences des entreprises et faciliter l'orientation des jeunes,
en refusant les obstacles traditionnels et culturels de la représentation des métiersLes partenaires sociaux décident de renforcer leurs actions de partenariat avec l'éducation nationale et l'enseignement agricole à travers les conventions de coopération conclues avec ces ministères, et avec l'enseignement supérieur-universités et écoles-, en matière de communication sur les métiers et d'orientation professionnelle. Ces actions doivent résolument lutter contre les obstacles traditionnels et culturels de la représentation des métiers.
Les signataires encouragent les entreprises et leurs partenaires sociaux à favoriser les actions d'information sur les métiers du commerce et de la distribution, en faveur des salariés et de leurs enfants.
10.4.8. Informer, sensibiliser et mobiliser l'ensemble des acteursLes partenaires sociaux soulignent la portée incitative et pédagogique de leurs dispositions et s'engagent à en faire la promotion auprès des entreprises, des salariés et de leurs représentants. Une opération de communication, en partenariat avec le ministère de la cohésion sociale et de la parité sera étudiée. Cette opération sera confiée à la commission paritaire nationale de l'emploi.
Conditions d'entrée en vigueur
L’avenant n° 23 du 12 juin 2008 s'appliquera au premier jour du mois suivant la publication de son arrêté d'extension au Journal officiel, pour une durée de 3 ans.
Articles cités
En vigueur
Préambule
Les partenaires sociaux du commerce à prédominance alimentaire reconnaissent pleinement que la mixité dans les emplois des différentes filières professionnelles est source de complémentarité, d'équilibre social et d'efficacité économique. Dans l'entreprise en effet, garantir la mixité et le principe d'égalité entre les femmes et les hommes a un impact sur la performance, en jouant sur les leviers de la créativité, de la motivation et de l'attractivité.
Ainsi, l'accès à l'emploi, le recrutement, l'insertion, la formation et l'évolution professionnelle des salariés, sans distinction de sexe, de situation familiale, d'état de grossesse, et plus généralement sans aucune forme de discrimination, constituent un axe fort de la politique sociale de la branche. Les partenaires sociaux s'engagent à décliner cet axe dans l'ensemble des accords qu'ils seront amenés à négocier.
L'égalité entre les femmes et les hommes est un principe fort que les partenaires sociaux s'engagent à inscrire dans les relations individuelles et collectives du travail. Ils constatent, d'après le rapport annuel de branche (données sociales 2006), que si les femmes représentent 61 % des salariés, elles représentent également :
- 88,6 % des salariés à temps partiel ;
- 66 % des employés ;
- 39,4 % des agents de maîtrise (37 % en 2003) ;
- 29,4 % des cadres ;
- 55 % des salariés formés.
La part importante des femmes dans les effectifs à temps partiel conduit les partenaires sociaux à examiner les leviers favorisant le temps partiel choisi. Cette question fait l'objet d'une négociation distincte. Les dispositions définies seront intégrées au titre VI de la convention collective.
Ils remarquent en outre que certains emplois sont fortement féminisés ou masculinisés, conséquence le plus souvent de représentations socioculturelles, de logiques structurelles dans les orientations scolaires et dans les formations initiales, de comportements managériaux relevant de ces représentations comme de comportements qui dépassent le cadre du travail.
L'égalité salariale, mais aussi la conciliation voire la réconciliation entre emploi, carrière professionnelle et parentalité sont au cœur du sujet. Les partenaires sociaux inscrivent leurs engagements dans le cadre des dispositions de la loi relative à l'égalité salariale entre les femmes et les hommes du 23 mars 2006.
À travers les dispositions suivantes, les partenaires sociaux visent donc :
- l'information et la sensibilisation des entreprises, des salariés et de leurs représentants, sur l'enjeu de l'égalité entre les femmes et les hommes ;
- l'élaboration de propositions pour la gestion des ressources humaines et le management, en faveur de la mixité et de l'égalité (formation, analyse d'indicateurs relatifs aux conditions générales d'emploi et de formation pour établir des objectifs de progression, politique menée pour développer la mixité dans les instances de décision...) ;
- la prise en compte de la parentalité dans le cadre professionnel, les modalités de départ et de retour de congés maternité-parentaux, notamment par le biais de la formation professionnelle, pour prendre en compte les objectifs de carrière.
Enfin, les partenaires sociaux souhaitent inscrire la profession dans une démarche volontaire de lutte contre toutes les formes de discrimination et d'intolérance. Les salariés doivent travailler ensemble, avec leurs différences, dans le respect des individus et de leur statut, quel que soit leur sexe, quelles que soient leurs différences.
10.4.1. Diagnostic de mixité et d'égalité
Disposer d'indicateurs de la mixité et de l'égalité entre les femmes et les hommes, permettant les constats et les mesures d'évolution (cf. chapitre III du titre XII de la convention collective « Assurer la veille prospective sur l'évolution des métiers et des qualifications »).
10.4.2. Garantir l'égalité dès l'embauche
Les entreprises organisent leurs processus de recrutement dans les mêmes conditions pour tous. Elles sont encouragées à formaliser ces processus sur la base des principes suivants :
- définition de libellés de postes non discriminants ;
- définition des procédures de recrutement et de leur mode de suivi ;
- traitement de toutes les candidatures en vue d'une réponse systématique.
Ainsi, au cours de l'entretien d'embauche, l'employeur ne peut solliciter que des informations, écrites ou orales, ayant un rapport direct avec l'exercice de l'emploi concerné, afin d'apprécier les compétences d'un candidat et ses aptitudes à occuper cet emploi.
Enfin, les entreprises veilleront à tendre vers l'équilibre des recrutements entre les femmes et les hommes, à compétence, expérience et profil équivalents, sous réserve des capacités du marché du travail. En cas de déséquilibre constaté, les entreprises, conformément aux textes législatifs en vigueur, mettront en œuvre des mesures de progression ; par exemple, dans le cadre de recrutement pour des postes à représentation essentiellement masculine, des actions de communication à l'attention des femmes seront mises en œuvre, et inversement pour les métiers à représentation essentiellement féminine. Des objectifs de progrès seront fixés au regard du diagnostic prévu au 10.4.1.
10.4.3. Supprimer les écarts salariaux éventuels sur la base du diagnostic prévu à l'article 10.4.1Le principe selon lequel l'employeur est tenu d'assurer, pour un même travail, à ancienneté égale et pour un même niveau de compétences, l'égalité de rémunération entre les femmes et les hommes est réaffirmé. Ce principe est l'un des fondements de l'égalité professionnelle.
La rémunération comprend le salaire ainsi que tous les autres avantages et accessoires payés, directement ou indirectement. Les différents éléments composant la rémunération doivent donc être définis sur des normes identiques pour un même niveau de classification. Les catégories et les critères de classification et de promotion professionnelle, ainsi que toutes les autres bases de calcul de rémunération, doivent être communs et ne doivent pas être discriminants pour les salariés ayant bénéficié d'un congé de maternité, de paternité, d'adoption, ou d'un congé parental d'éducation.
Les employeurs réaliseront chaque année le diagnostic des écarts éventuels de rémunération entre les femmes et les hommes et arrêteront si besoin les mesures nécessaires. Ce diagnostic sera présenté aux partenaires sociaux chaque année, dans le cadre de l'examen du rapport égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Les évolutions de salaire applicables aux salariés de l'entreprise ne peuvent être supprimées, réduites ou différées, en raison de la prise par les intéressés d'un congé de maternité, de paternité ou d'adoption. Le champ d'application des mesures collectives - générales ou catégorielles - d'augmentation des rémunérations, résultant d'un accord collectif ou d'un engagement unilatéral de l'employeur, ne peut exclure des salariés au motif que ceux-ci sont en congé de maternité, de paternité ou d'adoption, ou qu'ils ont bénéficié d'un tel congé.
Par ailleurs, à défaut d'accord d'entreprise spécifique, lorsque des mesures individuelles d'augmentation des salaires sont appliquées au titre d'une période de référence donnée, soit pour l'ensemble des salariés, soit pour certaines catégories, les salariés en cours de congé de maternité, de paternité ou d'adoption à la date d'application des mesures individuelles en question bénéficient, s'ils sont compris dans le champ d'application de ces mesures, d'une augmentation individuelle qui ne peut être inférieure au taux moyen d'augmentation des salaires, résultant desdites mesures.
10.4.4. Améliorer l'accès à la formation professionnelle et à la validation des acquis de l'expérienceCf. article 12.3.1.4 “ La VAE – Validation des acquis et de l'expérience ”
10.4.5. Prendre en compte les obligations familiales dans la définition
de la durée et de l'organisation du travail10.4.5.1. Durée et organisation du travail (Voir titres V et VI)
10.4.5.2. Gestion des congés payés et aménagement des horaires (cf. art. 7.2 « Ordre des départs en congés payés »)
10.4.6. Favoriser les évolutions professionnelles pour tous
10.4 6.1. Favoriser la mixité
10.4.6 1.1. Principes
Afin de développer l'accès des femmes et des hommes aux différents métiers, la mixité des emplois doit être recherchée, notamment par le développement de possibilités pour les femmes intéressées, et qui souhaitent évoluer vers des métiers actuellement plutôt masculins, et inversement. Le développement de ces possibilités est d'autant plus important qu'il représente une solution pour la polyactivité souhaitée par les partenaires sociaux, notamment pour les salariés à temps partiel.
Ces possibilités reposent sur le changement des représentations culturelles des métiers, sur l'évolution des modes de management.
10.4 6.1.2. (Article supprimé par avenant n° 81 du 9 juillet 2021)
10.4.6.2. Garantir l'égalité dans les évolutions professionnelles
Par ailleurs, les femmes et les hommes doivent être en mesure d'avoir accès aux mêmes parcours professionnels ; ils doivent bénéficier des mêmes possibilités d'évolution de carrière, y compris en ce qui concerne les postes à responsabilité.
Les entreprises s'engagent à informer les salariés des offres d'emploi de l'entreprise, en cas de vacance ou de création de poste. Les partenaires sociaux encouragent vivement les entreprises à porter leurs efforts pour accroître la part des femmes, en particulier dans les postes d'encadrement.
Les partenaires sociaux incitent les entreprises à examiner les critères retenus dans les définitions d'emploi qui seraient de nature à écarter certains salariés. Ils attirent leur attention sur la nécessité de veiller à ce que la situation familiale des salariés, comme les aménagements d'horaires accordés à certains salariés pour concilier la vie professionnelle et la vie privée, ne constituent pas un obstacle à l'évolution de leur carrière professionnelle. Ils soulignent pour cela le rôle essentiel de l'entretien professionnel.
10.4.6.3. Accompagner la mobilité géographique
Les partenaires sociaux incitent les entreprises à prendre en compte les éventuelles obligations familiales dans la gestion de la mobilité géographique, pour ne pas freiner les évolutions professionnelles.
En cas de mobilité géographique pour raison professionnelle d'un(e) salarié(e) dont le conjoint travaille dans la même entreprise ou établissement, l'entreprise ou l'établissement s'efforce de proposer à celui-ci, prioritairement dans le temps, un emploi similaire à celui qu'il occupait précédemment, dans des conditions qui soient acceptables sur le plan familial et compatibles avec les besoins de l'entreprise.
10.4.6.4. Gérer les congés pour circonstance de famille, maternité, paternité et parental (cf. art. 12.3.1.2)
Les congés pour circonstance de famille, maternité, paternité et parental ne doivent pas constituer un frein au déroulement de carrière.
Les signataires rappellent les termes de l'article 12.3.1 de la convention collective « Faciliter le retour de congé parental ou d'absence prolongée pour maladie » :
« Afin d'assurer les meilleures conditions possibles de retour dans l'entreprise à l'issue d'un congé parental d'éducation à temps plein d'une durée supérieure à 3 ans, les signataires incitent à la réalisation, avant la reprise du travail, d'une action de bilan de compétences, de validation des acquis de l'expérience et de remise à niveau si cela s'avère nécessaire, pour les salariés qui en feraient la demande. Les salariés seront informés de cette possibilité avant le début de la première période de congé parental.
Dans ces cas, l'action pourra être réalisée au titre du droit individuel à la formation (DIF), selon l'accord formalisé entre le salarié et l'entreprise avant le départ du salarié en congé.
Les signataires encouragent également l'accès des salariés concernés à des périodes de professionnalisation, avant la fin du congé parental ou à leur retour. »
De plus, les signataires soulignent l'importance du lien réciproque que l'employeur et le salarié doivent entretenir pendant le congé, afin de partager toute information utile sur l'entreprise et sur l'emploi.
10.4.7. Assurer la communication sur les besoins en compétences des entreprises et faciliter l'orientation des jeunes,
en refusant les obstacles traditionnels et culturels de la représentation des métiersLes partenaires sociaux décident de renforcer leurs actions de partenariat avec l'éducation nationale et l'enseignement agricole à travers les conventions de coopération conclues avec ces ministères, et avec l'enseignement supérieur - universités et écoles -, en matière de communication sur les métiers et d'orientation professionnelle. Ces actions doivent résolument lutter contre les obstacles traditionnels et culturels de la représentation des métiers.
Les signataires encouragent les entreprises et leurs partenaires sociaux à favoriser les actions d'information sur les métiers du commerce et de la distribution, en faveur des salariés et de leurs enfants.
10.4.8. Informer, sensibiliser et mobiliser l'ensemble des acteursLes partenaires sociaux soulignent la portée incitative et pédagogique de leurs dispositions et s'engagent à en faire la promotion auprès des entreprises, des salariés et de leurs représentants. Une opération de communication, en partenariat avec le ministère de la cohésion sociale et de la parité sera étudiée. Cette opération sera confiée à la commission paritaire nationale de l'emploi.