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À travers cet accord, les parties signataires démontrent leur capacité à s'entendre pour s'adapter à leur environnement et au contexte économique exigeant, ainsi que leur capacité à innover sans cesse pour répondre aux besoins des entreprises et des salariés. Elles rappellent leur attachement à un dialogue social vivant et constructif qui met l'entreprise et l'emploi au cœur de leurs préoccupations.
Dans le prolongement du contrat stratégique de la filière automobile 2018-2019, cet accord s'inscrit dans le cadre de l'article 88 de l'accord national du 8 novembre 2019 relatif à l'emploi, à l'apprentissage et à la formation professionnelle dans la métallurgie, modifié par avenant du 22 novembre 2019.
L'objectif est de définir conjointement des mesures urgentes en faveur de l'emploi et de la formation professionnelle en vue d'accompagner les entreprises de la branche métallurgie confrontées à de graves difficultés conjoncturelles, les entreprises travaillant dans les filières : mobilité, le nucléaire, et les entreprises confrontées aux problématiques de mutation et de transition énergétique et écologique.
À travers ces mesures, les parties signataires s'attachent à :
– maintenir et développer l'attractivité de la branche métallurgie autour des filières mobilités en pleine mutation ;
– de relever le défi de la transformation électrique via la formation professionnelle pour l'acquisition de nouvelles compétences pour le maintien de l'emploi et de la qualification des salariés ;
– d'anticiper au mieux les mutations en mettant notamment à profit les périodes de sous-activité pour intégrer les enjeux liés à l'évolution des métiers et se préparer aux nouvelles technologies de l'industrie du futur ;
– sauvegarder la compétitivité des entreprises concernées, notamment celles intervenant en amont et en aval de la filière, en créant un cadre favorable leur permettant d'intégrer les nouveaux marchés de l'e-mobilité, mais aussi de diversifier leurs activités vers d'autres secteurs tels que le ferroviaire, l'énergie au sens large dont le nucléaire.
Réalisation du diagnostic préalable
Un diagnostic quantitatif et qualitatif portant sur la situation économique et de l'emploi dans le secteur de l'e-mobilité a été réalisé.
Nous nous sommes appuyés sur divers études :
– le lien vers l'étude CCI Horizon Eco n° 278 de novembre 2018 :
http://cio.ac-amiens.fr/IMG/pdf/metallurgie-en-hdf.pdf ;
– le lien vers l'étude batterie :
https://observatoire-competences-industries.fr/wp-content/uploads/2022/07/26062022_Prospective-des-besoins-en-compe%CC%81tences-de-la-filie%CC%80re-des-batteries-en-France_Vdiffusion-large-1.pdf ;
– étude Edec automobile.
L'ensemble de ces études font ressortir les principaux éléments suivants :
1. Éléments conjoncturels
Une reprise post Covid ralentie par :
1. Des ruptures dans la chaîne de valeur ;
2. Une pression sur les composants, les prix matières, l'énergie… ;
3. Des évènements géopolitiques ;
Des virages technologiques industriels diversement amorcés par les acteurs pré Covid ;
De basculement en Europe du mix énergies carbonées/renouvelables.
3 implantations en Hauts-de-France de Giga-factory dont une sur le territoire du Pas-de-Calais.
2. Évolution des métiers
Une nécessaire adaptation des compétences à :
– de nouvelles technologies ou process de fabrication ;
– de nouveaux projets industriels et une concentration des acteurs et des besoins en compétences ;
– une digitalisation croissante sur tous les métiers.