Accord national interprofessionnel du 14 octobre 2021 relatif aux nouveaux enjeux de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel

En vigueur depuis le 23/12/2021En vigueur depuis le 23 décembre 2021

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Accord national interprofessionnel du 14 octobre 2021 relatif aux nouveaux enjeux de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel

Article 2

En vigueur

Renforcer l'accompagnement des jeunes

L'attractivité de l'apprentissage dépend aussi de la façon dont le jeune perçoit la qualité de l'accompagnement dont il va bénéficier ainsi que la sécurisation de son parcours. Pour les parties signataires, créer les conditions de la réussite de l'apprentissage suppose de travailler sur la qualité de son parcours de formation en entreprise. C'est la raison pour laquelle les partenaires sociaux incitent notamment les branches professionnelles à s'emparer de cette question :
– ainsi, les branches professionnelles et les entreprises sont encouragées à se saisir de la certification de maître d'apprentissage et de tuteur du ministère chargé du travail pour former leurs salariés et renforcer la qualité de l'alternance (cf. vademecum paritaire) ;
– les différents acteurs de l'emploi, notamment les missions locales, doivent informer les apprentis sur les dispositifs d'aide aux logements et d'aide aux transports.

Pour sécuriser le parcours professionnel du jeune, une voie de retour vers le lycée professionnel en cas de difficulté doit pouvoir être envisagée plus facilement, pour éviter une sortie du système de formation. Les partenaires sociaux considèrent que ce point constitue un facteur nouveau, cohérent avec l'ensemble des mesures qui se mettent en place concernant les jeunes :
– les parties signataires demandent que soit facilitées les passerelles vers les lycées professionnels, notamment pour les jeunes entrés en CFA et qui demeurent sans contrat à l'issue de la période de recherche de 3 mois.

Un des prérequis consiste par ailleurs à s'assurer que le jeune qui entre en formation dispose des socles de compétences adaptées (CléA et CléA numérique). Ce point demeure aujourd'hui insuffisamment pris en compte et les parties signataires considèrent que l'acquisition préalable de ces compétences est une des clés du succès pour pouvoir réussir son apprentissage ;

– les parties signataires demandent ainsi que les prépas apprentissage pour les diplômes de niveaux 3 et 4 (CAP, BEP, brevet professionnel, bac professionnel) intègrent systématiquement une évaluation préalable relative aux socles de compétences afin d'intégrer le complément de formation nécessaire à leur acquisition dans leur cursus de formation.