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Le présent accord s'inscrit dans le prolongement des actions engagées par la branche, notamment en termes de santé physique, et réaffirme la volonté des partenaires sociaux d'améliorer les dispositifs d'identification et de prévention des risques professionnels ainsi que les conditions de vie et de santé au travail des salarié(e)s.
La qualité de vie au travail est une nouvelle approche des sujets touchant aux rapports santé - sécurité, organisation - condition de travail, vie professionnelle - vie personnelle, et conciliant différents enjeux :
Les enjeux sociétaux, reflet de la diversité des salarié(e)s, au travers de l'âge, du genre, de l'éloignement du lieu de travail… engagent la branche et les entreprises à négocier des sujets tels que l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, le (la) salarié(e) en situation de handicap, le maintien dans l'emploi au travers de la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, la conciliation des temps, le télétravail… En agissant sur ces sujets, la qualité de vie au travail favorise l'attractivité de la branche et des entreprises et participe au maintien dans l'emploi.
Les enjeux du travail, en lien avec la santé au travail, renvoient aux sujets tels que l'autonomie dans le travail, l'intérêt et le sens accordé au travail, le dialogue professionnel, le développement de la capacité à agir…
Les enjeux économiques conduisent les entreprises à maintenir et développer les compétences des salarié(e)s afin d'innover les produits, les prestations, les processus de production et des organisations. Ces innovations incitent à déployer constamment des plans de développement professionnel et la formation des salarié(e)s.
La branche souhaite que les entreprises abordent la qualité de vie au travail de manière globale en prenant en compte l'ensemble de ces enjeux sur la base d'un diagnostic partagé par les acteurs de l'entreprise et d'un plan d'actions concerté dans le cadre du dialogue social.
La qualité de vie au travail est ainsi le déploiement au sein de la relation de travail des principes de la RSE (responsabilité sociale et environnementale), soucieuse de l'impact des activités sur le (la) salarié(e) et son environnement, en rappelant la nécessité de préserver la santé du (de la) salarié(e). C'est aussi une condition d'atteinte des 17 objectifs de développement durable (ODD) conçus dans le cadre des travaux des Nations unies en 2015.
Cette inscription durable souligne la volonté de la branche d'engager les entreprises à évaluer les risques afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé physique et mentale ainsi que la sécurité des salarié(e)s, en améliorant leurs conditions de travail. Cet accord vise également à suivre la directive n° 2002/73/CE du Parlement européen et du conseil du 23 septembre 2002 et le traité instituant la communauté européenne du 24 décembre 2002, et le pacte mondial des Nations unies reposant sur quatre valeurs fondamentales (droit de l'homme, normes du travail, environnement, lutte contre la corruption).
En plus d'affirmer leur responsabilité sociale, les entreprises s'engageant dans la qualité de vie au travail, adoptent une démarche centrée sur l'analyse des situations de travail réelles et la réflexion partagée entre tous les acteurs de l'entreprise sur l'organisation du travail. Cette démarche mise en œuvre soit à l'occasion de nouveaux projets de transformation techniques ou organisationnels, soit en réponse à des dysfonctionnements ou encore dans le cadre de la négociation sur la qualité de vie au travail, renforcent l'efficacité et la pérennité des transformations.
Aussi, le présent accord fixe le principe d'une prise en compte systématique de la qualité de vie au travail, quels que soient les sujets traités dans les négociations de branche, et donne aux entreprises une réflexion et un cadre méthodologique communs leur permettant d'impulser la mise en œuvre d'actions destinées à améliorer la qualité de vie au travail.
Il a pour ambition d'aider les entreprises à donner du sens au travail pour les salariés, autant d'un point de vue individuel dans la recherche d'équilibre entre leurs attentes, besoins et aspirations, que d'un point de vue organisationnel dans la recherche de directions clairement définies.