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La démarche de la qualité de vie au travail qu'a initiée la profession a associé étroitement entreprises et partenaires sociaux à l'occasion de la procédure d'appui technique prospectif, et notamment lors de la phase des entretiens qualitatifs.
Ce dialogue se poursuivra dans le cadre du suivi du présent accord.
La capacité pour les salariés de s'exprimer sur leur travail, sur leurs conditions de travail et de participer à l'amélioration des processus (par le biais notamment de l'innovation sociale) et à la qualité des produits et services est considérée par les signataires du présent accord comme l'un des éléments déterminants de la qualité de vie au travail.
Les signataires du présent accord demandent donc aux entreprises de mettre en place des espaces de discussion qui prendront la forme de groupes de travail entre salariés d'une entité homogène de production ou de réalisation d'un projet. Un hiérarchique, accompagné si nécessaire d'un facilitateur (externe ou interne), est chargé d'animer le groupe et d'en restituer l'expression.
Les restitutions sont portées à la connaissance de la hiérarchie et des institutions représentatives du personnel.
Elles fournissent à l'employeur des éléments de réflexion pour permettre l'élaboration d'un plan d'action :
– sur d'éventuelles évolutions de l'organisation du travail tournée vers d'avantage d'autonomie ;
– pour affirmer le rôle et les moyens du management.
Elles pourront faire l'objet d'expérimentations.
L'expression des salariés ne doit pas faire obstacle aux attributions des institutions représentatives du personnel. Elle doit s'inscrire dans le respect de l'entreprise. Elle ne doit en aucun cas conduire à la diffusion sur les réseaux sociaux d'éléments visant à la discréditer.
Récapitulatif des dispositions de l'article 2 :
– aménagement dans les entreprises d'espaces de discussion entre salariés sur le travail et les conditions de travail.