Article Annexe
Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003
Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.
Les méthodologies spécifiques sont des recommandations qui s'appliquent aux différents marqueurs dépistés.
La sérologie de la syphilis, le dépistage de l'antigène HBs, des anticorps anti-VIH 1 et 2, anti-VHC, anti-HBc et anti-HTLV I et II obéissent aux règles définies par la méthodologie générale.
En revanche, le dépistage des anticorps anti-paludéens, le dosage des ALAT et le dépistage des anticorps anti-CMV comportent quelques dérogations à ces principes généraux.
Pour chaque marqueur, une procédure décrit l'algorithme qui conduit à la qualification biologique du don.
Ces procédures prennent en compte les recommandations des groupes de travail de la SFTS régulièrement actualisées en fonction de l'état des connaissances et des techniques du moment. Il s'agit toutefois de recommandations qui ne doivent pas se substituer à l'appréciation et à l'expérience du responsable du laboratoire qui, pour des cas particuliers, reste seul juge de la conduite à tenir.
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Le dépistage de la syphilis fait appel à une technique spécifique du Treponema pallidum basée sur l'hémagglutination type TPHA (Treponema pallidum hemagglutination) ou à une technique de sensibilité au moins équivalente.
Les analyses complémentaires au dépistage comprennent au moins un test dont le principe est différent de celui utilisé initialement.
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Les analyses complémentaires au dépistage reposent sur la mise en oeuvre d'un test de neutralisation.
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En l'absence de test de confirmation spécifique, les analyses complémentaires comprennent la mise en oeuvre d'au moins un test de dépistage utilisant un réactif différent de celui ou de ceux utilisés initialement.
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Les analyses complémentaires au dépistage comprennent la mise en oeuvre d'un test de validation.
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Les analyses complémentaires au dépistage des anticorps anti-VIH 1 et 2 peuvent comprendre :
- un autre réactif de dépistage (différent de celui ou ceux utilisés lors du dépistage) ;
- un Western Blot spécifique du VIH 1 ;
- un test de dépistage de l'antigène VIH 1 ;
- un Western Blot spécifique du VIH 2.
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Les analyses complémentaires au dépistage des anticorps anti-HTLV I et II peuvent comprendre :
- un, voire deux réactifs de dépistage différents de celui ou ceux utilisés lors du dépistage, si nécessaire ;
- un Western Blot.
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(alanine-amino-transférases)Cette analyse consiste à doser les alanine-amino-transférases et à interpréter le résultat obtenu par rapport à un seuil d'exclusion des donneurs (S.E.D.) défini comme la limite supérieure de la normale.
A ce titre, le " dosage des ALAT " échappe au concept de qualification biologique du don tel qu'il a été défini précédemment pour les aspects suivants :
- ce marqueur ne met en jeu qu'un dosage en tant que dépistage sans analyse complémentaire de spécificité ; tout échantillon dont le dosage des ALAT est supérieur au S.E.D. peut être recontrôlé en double, si nécessaire après dilution selon un protocole validé ; ce recontrôle, s'il est pratiqué, doit être effectué immédiatement ;
- le résultat est exprimé quantitativement en U.I./l et est interprété par rapport à un S.E.D. ; le don est qualifié en fonction du résultat interprété et de l'antériorité du donneur.
VI.4.7.1. Recommandations relatives
à la technique de dosage des ALAT
Comme pour tous les autres marqueurs, la technique utilisée pour le dosage des ALAT doit être dûment validée.
Cependant, à titre indicatif, les recommandations suivantes sont données :
- la technique utilisée doit être basée sur le principe d'une cinétique enzymatique réalisée en deux temps (biréactif) ;
- parmi les réactifs témoins utilisés pour chaque série de dosage, un d'entre eux au moins doit avoir un taux en ALAT compris entre le S.E.D. femmes et le S.E.D. hommes ; les activités obtenues pour ces échantillons de contrôle doivent être comprises dans un intervalle de plus ou moins 10 p. 100 par rapport à la valeur attendue ;
- une attention particulière doit être portée sur le contrôle de qualité du matériel utilisé (distribution, incubation, lecture...) ;
- le logiciel d'exploitation des densités optiques doit être paramétré afin de permettre une validation de la linéarité du dosage et de ses limites de détection. Il doit également prendre en compte l'éventuel effet de zone après une consommation rapide du substrat dans les cas d'hyper-transaminasémie. Il doit également repérer les sérums opalescents qui devront être recontrôlés après traitement particulier. Il convient également de s'assurer que le logiciel effectue systématiquement la soustraction du blanc réactif.
VI.4.7.2. Mode de calcul du seuil d'exclusion
des donneurs (S.E.D.)
Chaque laboratoire de qualification biologique du don doit calculer les valeurs du S.E.D. hommes et du S.E.D. femmes représentatives de sa population de donneurs.
A partir des taux d'ALAT de deux populations statistiquement représentatives des donneurs hommes et des donneurs femmes et après transformation logarithmique décimale des activités en U.I./l, les valeurs des S.E.D. sont calculées à l'aide de la formule suivante :
S.E.D. = 10 (moyenne + 1,96 écart type (1))
S.E.D. = 10 (moyenne + 1,96 écart type (1))
(1) Moyenne et écart type calculés à partir des logarithmes décimaux des valeurs de dosage des ALAT de la population représentative de donneurs sans exclusion des valeurs hautes et basses.
Les calculs peuvent faire appel à d'autres bases de logarithmes.
VI.4.7.3. Conduite à tenir vis-à-vis du donneur
Lorsqu'un don présente un taux d'ALAT supérieur au S.E.D., le donneur est informé et convoqué pour recontrôle ou orienté vers un service de soins spécialisé en cas de suspicion d'une pathologie.
En l'absence de suspicion de pathologie, le donneur est contrôlé par le laboratoire de qualification du don et exclu provisoirement du don du sang jusqu'à ce que son taux d'ALAT soit inférieur au S.E.D. sur au moins un prélèvement de contrôle.
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La détection des anticorps antipaludéens n'est pas réalisée systématiquement sur tous les dons de sang : elle est exigée sur la base de l'entretien médical par le médecin de prélèvement lorsqu'un facteur de risque vis-à-vis de l'infection a été mis en évidence.
Le dépistage initial est réalisé par une technique d'immunofluorescence indirecte complétée, en cas de réactivité et si nécessaire, par un test après adsorption des anticorps anti-A et/ou anti-B.
En cas de réaction positive, le don est considéré comme Positif.
Le donneur est alors informé et orienté vers un service de soins spécialisé.
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Le dépistage des anticorps anti-CMV n'est pas un test de dépistage réalisé systématiquement à l'occasion de chaque don de sang.
Il permet d'attribuer la qualification " CMV négatif " aux produits sanguins labiles issus des dons pour lesquels le dépistage des anticorps anti-CMV a fourni un résultat négatif.
Ce dépistage n'obéit pas strictement aux règles définies par la méthodologie générale compte tenu notamment de la prévalence élevée de ce marqueur dans la population générale.
A ce titre, les échantillons conduisant à une réactivité initiale à l'issue du dépistage peuvent être considérés comme positifs sans nécessité de mettre en oeuvre des analyses complémentaires ; le don est alors qualifié de Positif directement quel que soit le résultat d'une qualification antérieure pour ce marqueur.
Quel que soit le résultat obtenu pour ce dépistage, il n'est pas nécessaire d'informer le donneur.