Arrêté du 4 janvier 1995 portant homologation du règlement de l'Agence française du sang relatif aux bonnes pratiques de qualification biologique du don et pris en application de l'article L. 668-3 du code de la santé publique

Version en vigueur au 31/01/1995Version en vigueur au 31 janvier 1995

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    • Annexe

      Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

      Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

      La qualification biologique du don en matière de dépistage désigne l'ensemble des opérations afférentes aux analyses biologiques pratiquées au laboratoire qui permettent d'évaluer la sécurité du don vis-à-vis des maladies transmissibles par le sang dont le dépistage est obligatoire.

      Elle vise ainsi à garantir la sécurité transfusionnelle vis-à-vis du receveur et à informer le donneur en cas d'anomalie constatée sur la base des analyses biologiques exigées par la réglementation en vigueur.

      A ce titre, la qualification biologique du don comporte une première étape de dépistage suivie, si nécessaire, d'une seconde phase mettant en jeu des analyses complémentaires qui permettent de préciser le résultat définitif de qualification biologique du don en vue d'apprécier la nécessité d'informer le donneur. Elle participe en outre à la qualification biologique du don ultérieur. Ces deux étapes appartiennent au concept global de qualification biologique du don.

      Les analyses complémentaires au dépistage sont réalisées par les laboratoires de qualification biologique du don possédant la compétence et l'expérience requises pour mener à bien ces analyses et leur interprétation. Elles peuvent, le cas échéant, être sous-traitées à un autre laboratoire remplissant ces critères. Les analyses réalisées en sous-traitance doivent faire l'objet d'un contrat écrit.

      Le don est qualifié sur la base des résultats des tests de dépistage et, si nécessaire, des analyses complémentaires après prise en compte de la qualification biologique du don ou des prélèvements de contrôle antérieurs lorsqu'ils existent. Ces résultats sont du type Négatif, Positif ou Indéterminé.

      La décision quant à la conformité des produits sanguins labiles en fonction de leur destination est une étape ultérieure qui consiste à déclarer chaque produit conforme ou non conforme en fonction des résultats de qualification biologique du don et de tous les paramètres à respecter en vue d'assurer leur qualité et leur sécurité.

    • Annexe

      Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

      Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

      Les techniques de dépistage doivent faire l'objet de procédures adaptées au matériel et aux réactifs utilisés.

      Seuls les réactifs autorisés par l'Agence du médicament peuvent être utilisés.

      Le choix des réactifs doit être revu régulièrement afin de prendre en compte l'évolution de leurs performances en accord avec les directives de l'Agence française du sang et les recommandations des groupes de travail de la Société française de transfusion sanguine (S.F.T.S.).

      Dans le cadre d'une démarche de qualité des approvisionnements et de partenariat avec les fournisseurs, l'achat de réactifs doit donner lieu à un contrat écrit auquel est associé un cahier des charges précisant notamment les spécifications du réactif et des clauses suspensives permettant le retour de lots et l'interruption du contrat en cas de non-conformité.

      Au moment de leur utilisation, tous les composants d'une trousse doivent pouvoir être identifiés comme appartenant à une même trousse afin d'éviter les erreurs d'associations.

      VI.2.1. Validation

      Avant leur mise en oeuvre, les techniques utilisées pour la qualification biologique des dons doivent être validées pour un réactif et un matériel donnés.

      La validation d'une nouvelle technique ou d'un nouveau réactif doit faire l'objet d'une procédure détaillant notamment les essais qui ont permis de s'assurer de la sensibilité, des limites de détection, de la répétabilité et de la reproductibilité de la technique mise en oeuvre au laboratoire. Cette procédure doit également préciser la définition de la zone grise retenue. La spécificité pourra être validée sur les dons.

      La sensibilité doit être vérifiée notamment en distribution automatique.

      Toute modification mineure d'une procédure d'analyse au niveau de la technique ou du réactif ne doit pas entraîner une baisse de sensibilité. Elle doit faire l'objet d'une validation qui, dans ce cas, peut porter sur un ou plusieurs paramètres selon le type et l'importance de la modification apportée. Chaque modification doit être consignée par écrit, datée et archivée.

      VI.2.2. Contrôle de qualité des réactifs

      A réception, chaque lot de réactifs fait l'objet d'un contrôle de qualité dont les modalités doivent être définies dans une procédure.

      La conformité des réactifs doit être vérifiée quotidiennement à l'aide de contrôles internes ou externes. L'analyse des signaux fournis par ces contrôles permet également de réaliser un suivi de la qualité des réactifs dans le temps.

      Les réactifs doivent être conservés selon les recommandations des fabricants.

      Une gestion des stocks de réactifs doit être mise en place, afin, d'une part, d'interdire l'utilisation de lots non contrôlés, non conformes ou périmés, et, d'autre part, de permettre leur utilisation dans un ordre chronologique par rapport à leur date de péremption.

      La traçabilité des numéros de lots de réactifs utilisés pour chaque don de sang testé doit être assurée.

      En cas de non-conformité d'un lot de réactifs susceptible de mettre en jeu la qualité des analyses biologiques et la sécurité transfusionnelle, il convient de saisir sans délai l'Agence française du sang qui informera l'Agence du médicament.

    • Annexe

      Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

      Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

      La qualification s'effectue en une ou deux étapes, selon les résultats obtenus.

      Chaque analyse de dépistage est effectuée sur un tube échantillon représentatif de chaque don.

      • Annexe

        Version en vigueur du 31/01/1995 au 02/09/1995Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 02 septembre 1995

        VI.3.1.1. Dépistage initial

        Le dépistage initial pratiqué sur chaque don correspond à la mise en oeuvre de la technique et du réactif choisis et validés pour mettre en évidence un marqueur donné. Le résultat obtenu est soit Réactif initial, soit Négatif initial.

        Un échantillon est dit " réactif initial " pour un marqueur donné lorsque le signal obtenu dans le test mis en oeuvre est dans une zone définie comme la zone des positifs du fabricant élargie d'une zone grise établie pour améliorer la sensibilité du test.

        Les résultats Réactif initial donnent, lors de leur transfert, un message de type En attente qui doit bloquer informatiquement la qualification biologique du don et la libération des produits sanguins labiles correspondants. Lorsque le bon déroulement de la réaction n'a pas été validé (pipetage non effectué, contrôles témoins hors normes), le message est également du type En attente pour résultat invalide.

        Les résultats Négatif initial participent à la qualification biologique du don. Ils sont corrélés aux résultats des mêmes tests effectués sur le don ou le prélèvement de contrôle précédent lorsqu'il existe. En l'absence de discordance avec l'antériorité, le don est qualifié de Négatif.

        VI.3.1.2. Traitement des échantillons

        Réactif initial : répétabilité

        Tout échantillon Réactif initial doit faire l'objet d'une nouvelle procédure d'analyse. Celle-ci comprend la réalisation du même test en double sur le tube-échantillon avec le même réactif que celui ayant servi au dépistage initial pour en vérifier la répétabilité. Ces deux tests doivent être réalisés dans des conditions indépendantes entre elles, mais selon des procédures identiques à celles du dépistage initial, notamment avec une identification automatique de l'échantillon.

        Si les deux résultats obtenus sont strictement non réactifs, le résultat du dépistage de cet échantillon est considéré comme Réactif non répétable.

        Si l'un des deux ou les deux résultats obtenus avec le réactif initial sont positifs, l'échantillon est considéré comme Réactif répétable.

        VI.3.1.3. Traitement des échantillons Réactif non répétable

        Tout échantillon dont le résultat de dépistage est Réactif non répétable est soumis à un deuxième test de dépistage utilisant un réactif différent de celui utilisé initialement. Si le résultat obtenu avec ce deuxième test de dépistage est négatif, l'échantillon est considéré comme négatif. Ce résultat participe à la qualification biologique du don. Il est confronté aux résultats de la qualification du don antérieur. En l'absence de discordance avec l'antériorité et après vérification de l'identification complète du tube échantillon, le don est qualifié de Négatif.

        Si le résultat du test utilisant un deuxième réactif est positif, l'échantillon est dit Réactif en deuxième intention.

        La procédure qui consiste à mettre en oeuvre un deuxième réactif de dépistage pour les échantillons Réactif non répétable est introduite après consultation en ce sens du Conseil scientifique de l'agence. Elle est mise en place pour une durée limitée d'une année à compter de l'entrée en vigueur de ce règlement. Son application donnera lieu à une évaluation au regard du bénéfice pour la sécurité transfusionnelle.

        VI.3.1.4. Qualification des dons Réactif répétable

        ou Réactif en deuxième intention

        Dès que le dépistage a fourni un résultat Réactif répétable ou Réactif en deuxième intention pour un marqueur donné, le résultat de qualification biologique du don ne peut être Négatif pour ce marqueur.

        Le responsable du laboratoire apprécie au cas par cas, notamment en fonction du marqueur et de l'intensité de la réaction, la nécessité de vérifier cette réactivité sur la tubulure du prélèvement correspondant. Ce contrôle est destiné à vérifier l'absence d'erreur d'identification tube-don et à prendre rapidement les mesures qui peuvent s'avérer nécessaires. Le contrôle du produit est effectué au moyen du ou des réactifs utilisés lors du dépistage.

      • Annexe

        Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

        Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

        Tout échantillon dont le résultat de dépistage est Réactif répétable ou Réactif en deuxième intention pour un marqueur donné fait l'objet d'analyses complémentaires au dépistage préconisées par les groupes de travail de la Société française de transfusion sanguine en fonction de l'état des connaissances scientifiques et des techniques du moment.

        Ces procédures d'analyses complémentaires doivent être conformes à la réglementation en vigueur pour le diagnostic en biologie médicale, notamment les résultats doivent faire l'objet d'une validation biologique selon les principes du Guide de bonne exécution des analyses (arrêté du 2 novembre 1994, paru au Journal officiel du 4 décembre 1994).

        La mise en oeuvre de ces analyses complémentaires est nécessaire pour la qualification définitive du don, pour orienter l'information du donneur et pour la qualification biologique du don ultérieur.

        Les analyses complémentaires peuvent conduire à deux types de résultat pour la qualification biologique du don :

        Positif : lorsque les réactions obtenues remplissent les critères de positivité des analyses biologiques ;

        Indéterminé : lorsque les analyses complémentaires donnent des réactions incomplètes ou négatives qui ne permettent pas de conclure en l'état actuel des connaissances. Il implique un recontrôle du donneur afin de conclure à une fausse positivité ou une vraie positivité.

      • Annexe

        Version en vigueur du 31/01/1995 au 02/09/1995Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 02 septembre 1995

        Le don est qualifié sur la base des résultats du dépistage, si nécessaire des analyses complémentaires et de la qualification biologique du don ou du prélèvement de contrôle antérieur lorsqu'il existe.

        Deux cas peuvent se présenter :

        Premier cas : Absence d'antériorité ou absence de discordance avec l'antériorité :

        Une discordance avec l'antériorité désigne un résultat de qualification biologique différent de celui du don ou du prélèvement de contrôle antérieur.

        En l'absence d'antériorité ou de discordance avec l'antériorité, la qualification biologique du don obéit à l'algorithme général suivant :

        Deuxième cas : Discordance avec les résultats de la qualification biologique du don antérieur :

        En cas de résultat discordant avec la qualification biologique d'un don ou d'un prélèvement de contrôle antérieur, une procédure définit, pour chaque marqueur, la conduite à tenir pour qualifier le don :

        - étude de la qualification antérieure : matériel, technique, réactif qui pourraient justifier la discordance ;

        - recherche d'une erreur d'identification don-donneur sur le don à qualifier et le don antérieur ;

        - en l'absence de justification, des analyses supplémentaires (dépistage et/ou analyses complémentaires) sont mises en oeuvre sur le don à qualifier et/ou l'échantillon du don antérieur placé en sérothèque le cas échéant.

        La qualification biologique du don relève alors d'une décision prise au cas par cas par le responsable du laboratoire qui doit adopter les mesures qui s'imposent pour la qualification biologique des dons en cours et des dons antérieurs afin de prévenir les éventuelles conséquences de cette discordance pour l'information des donneurs et la sécurité des receveurs.

      • Annexe

        Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

        Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

        La qualification biologique du don dicte la conduite à tenir vis-à-vis du donneur.

        Une procédure générale impliquant notamment le responsable du laboratoire et le médecin responsable des prélèvements définit, pour chaque marqueur la conduite à tenir vis-à-vis des donneurs en cas de résultat Positif ou Indéterminé : information, convocation pour recontrôle, contre-indication au don. Elle doit prévoir la vérification de la cohérence des résultats obtenus pour les différents tests de dépistage réalisés sur le don.

        La positivité d'un marqueur nécessite l'information systématique du donneur dans les meilleurs délais.

        Pour la qualification Indéterminé, la décision d'informer le donneur est prise au cas par cas en fonction du marqueur et des résultats d'analyses de qualification biologique du don. Elle peut s'appuyer également sur les données acquises lors de l'entretien médical pré-don. Il convient alors d'apprécier au cas par cas l'urgence que présente l'information et le recontrôle du donneur en fonction du marqueur.

        La contre-indication médicale au don du sang est posée conformément à la monographie des contre-indications médicales au don du sang de la Société française de transfusion sanguine (deuxième édition).

    • Annexe

      Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

      Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

      Les méthodologies spécifiques sont des recommandations qui s'appliquent aux différents marqueurs dépistés.

      La sérologie de la syphilis, le dépistage de l'antigène HBs, des anticorps anti-VIH 1 et 2, anti-VHC, anti-HBc et anti-HTLV I et II obéissent aux règles définies par la méthodologie générale.

      En revanche, le dépistage des anticorps anti-paludéens, le dosage des ALAT et le dépistage des anticorps anti-CMV comportent quelques dérogations à ces principes généraux.

      Pour chaque marqueur, une procédure décrit l'algorithme qui conduit à la qualification biologique du don.

      Ces procédures prennent en compte les recommandations des groupes de travail de la SFTS régulièrement actualisées en fonction de l'état des connaissances et des techniques du moment. Il s'agit toutefois de recommandations qui ne doivent pas se substituer à l'appréciation et à l'expérience du responsable du laboratoire qui, pour des cas particuliers, reste seul juge de la conduite à tenir.

      • Annexe

        Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

        Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

        Le dépistage de la syphilis fait appel à une technique spécifique du Treponema pallidum basée sur l'hémagglutination type TPHA (Treponema pallidum hemagglutination) ou à une technique de sensibilité au moins équivalente.

        Les analyses complémentaires au dépistage comprennent au moins un test dont le principe est différent de celui utilisé initialement.

      • Annexe

        Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

        Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

        Les analyses complémentaires au dépistage reposent sur la mise en oeuvre d'un test de neutralisation.

      • Annexe

        Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

        Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

        En l'absence de test de confirmation spécifique, les analyses complémentaires comprennent la mise en oeuvre d'au moins un test de dépistage utilisant un réactif différent de celui ou de ceux utilisés initialement.

      • Annexe

        Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

        Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

        Les analyses complémentaires au dépistage comprennent la mise en oeuvre d'un test de validation.

      • Annexe

        Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

        Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

        Les analyses complémentaires au dépistage des anticorps anti-VIH 1 et 2 peuvent comprendre :

        - un autre réactif de dépistage (différent de celui ou ceux utilisés lors du dépistage) ;

        - un Western Blot spécifique du VIH 1 ;

        - un test de dépistage de l'antigène VIH 1 ;

        - un Western Blot spécifique du VIH 2.

      • Annexe

        Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

        Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

        Les analyses complémentaires au dépistage des anticorps anti-HTLV I et II peuvent comprendre :

        - un, voire deux réactifs de dépistage différents de celui ou ceux utilisés lors du dépistage, si nécessaire ;

        - un Western Blot.

      • Annexe

        Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

        Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

        (alanine-amino-transférases)

        Cette analyse consiste à doser les alanine-amino-transférases et à interpréter le résultat obtenu par rapport à un seuil d'exclusion des donneurs (S.E.D.) défini comme la limite supérieure de la normale.

        A ce titre, le " dosage des ALAT " échappe au concept de qualification biologique du don tel qu'il a été défini précédemment pour les aspects suivants :

        - ce marqueur ne met en jeu qu'un dosage en tant que dépistage sans analyse complémentaire de spécificité ; tout échantillon dont le dosage des ALAT est supérieur au S.E.D. peut être recontrôlé en double, si nécessaire après dilution selon un protocole validé ; ce recontrôle, s'il est pratiqué, doit être effectué immédiatement ;

        - le résultat est exprimé quantitativement en U.I./l et est interprété par rapport à un S.E.D. ; le don est qualifié en fonction du résultat interprété et de l'antériorité du donneur.

        VI.4.7.1. Recommandations relatives

        à la technique de dosage des ALAT

        Comme pour tous les autres marqueurs, la technique utilisée pour le dosage des ALAT doit être dûment validée.

        Cependant, à titre indicatif, les recommandations suivantes sont données :

        - la technique utilisée doit être basée sur le principe d'une cinétique enzymatique réalisée en deux temps (biréactif) ;

        - parmi les réactifs témoins utilisés pour chaque série de dosage, un d'entre eux au moins doit avoir un taux en ALAT compris entre le S.E.D. femmes et le S.E.D. hommes ; les activités obtenues pour ces échantillons de contrôle doivent être comprises dans un intervalle de plus ou moins 10 p. 100 par rapport à la valeur attendue ;

        - une attention particulière doit être portée sur le contrôle de qualité du matériel utilisé (distribution, incubation, lecture...) ;

        - le logiciel d'exploitation des densités optiques doit être paramétré afin de permettre une validation de la linéarité du dosage et de ses limites de détection. Il doit également prendre en compte l'éventuel effet de zone après une consommation rapide du substrat dans les cas d'hyper-transaminasémie. Il doit également repérer les sérums opalescents qui devront être recontrôlés après traitement particulier. Il convient également de s'assurer que le logiciel effectue systématiquement la soustraction du blanc réactif.

        VI.4.7.2. Mode de calcul du seuil d'exclusion

        des donneurs (S.E.D.)

        Chaque laboratoire de qualification biologique du don doit calculer les valeurs du S.E.D. hommes et du S.E.D. femmes représentatives de sa population de donneurs.

        A partir des taux d'ALAT de deux populations statistiquement représentatives des donneurs hommes et des donneurs femmes et après transformation logarithmique décimale des activités en U.I./l, les valeurs des S.E.D. sont calculées à l'aide de la formule suivante :

        S.E.D. = 10 (moyenne + 1,96 écart type (1))

        S.E.D. = 10 (moyenne + 1,96 écart type (1))

        (1) Moyenne et écart type calculés à partir des logarithmes décimaux des valeurs de dosage des ALAT de la population représentative de donneurs sans exclusion des valeurs hautes et basses.

        Les calculs peuvent faire appel à d'autres bases de logarithmes.

        VI.4.7.3. Conduite à tenir vis-à-vis du donneur

        Lorsqu'un don présente un taux d'ALAT supérieur au S.E.D., le donneur est informé et convoqué pour recontrôle ou orienté vers un service de soins spécialisé en cas de suspicion d'une pathologie.

        En l'absence de suspicion de pathologie, le donneur est contrôlé par le laboratoire de qualification du don et exclu provisoirement du don du sang jusqu'à ce que son taux d'ALAT soit inférieur au S.E.D. sur au moins un prélèvement de contrôle.

      • Annexe

        Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

        Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

        La détection des anticorps antipaludéens n'est pas réalisée systématiquement sur tous les dons de sang : elle est exigée sur la base de l'entretien médical par le médecin de prélèvement lorsqu'un facteur de risque vis-à-vis de l'infection a été mis en évidence.

        Le dépistage initial est réalisé par une technique d'immunofluorescence indirecte complétée, en cas de réactivité et si nécessaire, par un test après adsorption des anticorps anti-A et/ou anti-B.

        En cas de réaction positive, le don est considéré comme Positif.

        Le donneur est alors informé et orienté vers un service de soins spécialisé.

      • Annexe

        Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

        Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

        Le dépistage des anticorps anti-CMV n'est pas un test de dépistage réalisé systématiquement à l'occasion de chaque don de sang.

        Il permet d'attribuer la qualification " CMV négatif " aux produits sanguins labiles issus des dons pour lesquels le dépistage des anticorps anti-CMV a fourni un résultat négatif.

        Ce dépistage n'obéit pas strictement aux règles définies par la méthodologie générale compte tenu notamment de la prévalence élevée de ce marqueur dans la population générale.

        A ce titre, les échantillons conduisant à une réactivité initiale à l'issue du dépistage peuvent être considérés comme positifs sans nécessité de mettre en oeuvre des analyses complémentaires ; le don est alors qualifié de Positif directement quel que soit le résultat d'une qualification antérieure pour ce marqueur.

        Quel que soit le résultat obtenu pour ce dépistage, il n'est pas nécessaire d'informer le donneur.

    • Annexe

      Version en vigueur du 31/01/1995 au 01/10/2003Version en vigueur du 31 janvier 1995 au 01 octobre 2003

      Abrogé par Arrêté du 10 septembre 2003, v. init.

      VI.5.1. Contrôles internes propres à chaque laboratoire

      Il s'agit d'échantillons obtenus par dilution d'échantillons positifs ou de réactifs témoins positifs de la trousse de façon à obtenir une concentration proche du seuil de détection de la technique utilisée.

      Une procédure définit les conditions de préparation de ces échantillons de contrôle ainsi que les conditions de manipulation qui doivent assurer la protection du personnel et de l'environnement.

      Ils sont à utiliser systématiquement sur chaque plaque et pour chaque marqueur recherché.

      Ils participent à la validation des résultats d'analyse de chaque plaque.

      Ils permettent de suivre la variabilité de l'analyse, de détecter les dérives, d'en rechercher l'origine et de les corriger.

      VI.5.2. Témoins étalons communs

      L'application des dispositions relatives aux témoins étalons communs est subordonnée à leur mise en place par l'Agence française du sang (A.F.S.) avec le concours de l'Institut national de transfusion sanguine. Ces témoins étalons sont distribués sous forme d'échantillons aux laboratoires de qualification des établissements de transfusion sanguine.

      Ils sont à utiliser systématiquement chaque jour dans un premier temps et à terme, pour chaque marqueur recherché.

      L'analyse de ces échantillons de contrôle doit être réalisée en même temps que celle des dons pour chaque marqueur.

      Les résultats doivent être rendus en valeur brute accompagnés de la valeur seuil. Ils doivent être transmis régulièrement à l'A.F.S. qui les centralise, les analyse et retourne les conclusions aux établissements de transfusion sanguine dans les meilleurs délais conformément aux instructions qui accompagnent ces témoins étalons communs.

      Ces témoins étalons communs ont pour but :

      - de réaliser un suivi de la qualité globale des analyses biologiques dans chaque laboratoire de qualification du don ;

      - de comparer les résultats obtenus par les différents laboratoires de qualification biologique des dons afin d'envisager des mesures destinées à l'amélioration de la qualité et l'homogénéisation des pratiques.