Loi n°94-508 du 23 juin 1994 relative à la colombophilie

abrogée depuis le 22/06/2000abrogée depuis le 22 juin 2000

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Dernière mise à jour des données de ce texte : 22 juin 2000

NOR : INTX9200041L

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  • Article 1

    Version en vigueur du 24/06/1994 au 22/06/2000Version en vigueur du 24 juin 1994 au 22 juin 2000

    Abrogé par Ordonnance 2000-550 2000-06-15 art. 7 9° JORF 22 juin 2000

    Toute personne possédant des pigeons voyageurs en colombier, faisant le commerce de pigeons voyageurs ou recevant à titre permanent ou transitoire des pigeons voyageurs doit adhérer à une association colombophile.

  • Article 2

    Version en vigueur du 24/06/1994 au 22/06/2000Version en vigueur du 24 juin 1994 au 22 juin 2000

    Abrogé par Ordonnance 2000-550 2000-06-15 art. 7 9° JORF 22 juin 2000

    Les associations colombophiles sont des associations constituées et déclarées conformément aux dispositions de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association et, lorsqu'elles ont leur siège dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, conformément aux articles 21 à 79 du code civil local.

    Les associations adoptent des statuts conformes à des dispositions définies par décret en Conseil d'Etat relatives à la tenue des colombiers, à l'immatriculation et au recensement des pigeons voyageurs ainsi qu'aux conditions dans lesquelles il peut être procédé à leur lâcher.

    Elles sont obligatoirement affiliées à une fédération nationale qui organise les conditions générales de leur activité et contrôle sa conformité aux dispositions réglementaires précitées. Les statuts de cette fédération sont approuvés par décret en Conseil d'Etat.

  • Article 3

    Version en vigueur du 24/06/1994 au 22/06/2000Version en vigueur du 24 juin 1994 au 22 juin 2000

    Abrogé par Ordonnance 2000-550 2000-06-15 art. 7 9° JORF 22 juin 2000

    L'importation ou l'exportation définitive ou temporaire et le transit de pigeons voyageurs sont libres sans préjudice de l'accomplissement de formalités douanières éventuellement exigibles.

    Toutefois, en cas de circonstances graves touchant à l'ordre public, le Gouvernement peut interdire par décret, pour une période de trois mois renouvelable, le transfert en provenance ou à destination d'un Etat membre de la Communauté européenne, l'importation, l'exportation ainsi que tout mouvement sur le territoire français de pigeons voyageurs.

  • Article 5

    Version en vigueur du 24/06/1994 au 22/06/2000Version en vigueur du 24 juin 1994 au 22 juin 2000

    Abrogé par Ordonnance 2000-550 2000-06-15 art. 7 9° JORF 22 juin 2000

    Seront punies d'une amende de 25 000 F :

    1° Les personnes ayant contrevenu aux dispositions de l'article 1er ou aux interdictions édictées en application du second alinéa de l'article 3 de la présente loi ;

    2° Les personnes qui auront sciemment capturé ou détruit, tenté de capturer ou de détruire des pigeons voyageurs ne leur appartenant pas.

    En cas de violation des interdictions prévues au second alinéa de l'article 3 de la présente loi, le tribunal pourra ordonner la suppression des colombiers ou du commerce et la confiscation des pigeons voyageurs au profit de l'autorité militaire.

FRANçOIS MITTERRAND

Par le Président de la République :

Le Premier ministre,

ÉDOUARD BALLADUR

Le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur

et de l'aménagement du territoire,

CHARLES PASQUA

Le ministre d'Etat, garde des sceaux,

ministre de la justice,

PIERRE MÉHAIGNERIE

Le ministre d'Etat, ministre de la défense,

FRANçOIS LÉOTARD

Le ministre de l'économie,

EDMOND ALPHANDÉRY

Le ministre de l'industrie, des postes

et télécommunications et du commerce extérieur,

GÉRARD LONGUET

Le ministre du budget,

porte-parole du Gouvernement,

NICOLAS SARKOZY

Le ministre de l'agriculture et de la pêche,

JEAN PUECH

Travaux préparatoires : loi n° 94-508.

Sénat :

Projet de loi n° 387 (1991-1992) ;

Rapport de M. Guy Allouche, au nom de la commission des lois, n° 56 (1993-1994) ;

Discussion et adoption le 20 avril 1994.

Assemblée nationale :

Projet de loi, adopté par le Sénat, n° 1154 ;

Rapport de Mme Suzanne Sauvaigo, au nom de la commission des lois, n° 1207 ;

Discussion et adoption le 31 mai 1994.

Sénat :

Projet de loi, modifié par l'Assemblée nationale, n° 469 (1993-1994) ;

Rapport oral de M. Guy Allouche, au nom de la commission des lois ;

Discussion et adoption le 16 juin 1994.