Cour de Cassation, Chambre commerciale, du 11 février 1997, 95-10.851, Publié au bulletin
Texte intégral
Cour de cassation - Chambre commerciale
N° de pourvoi : 95-10.851
Publié au bulletin
Solution : Cassation partielle.
Audience publique du mardi 11 février 1997
Décision attaquée : Cour d'appel de Versailles, 1994-11-24, du 24 novembre 1994
Président
Président : M. Bézard .
Rapporteur
Rapporteur : M. Grimaldi.
Avocat général
Avocat général : M. Mourier.
Avocat(s)
Avocats : M. Choucroy, la SCP Gatineau.
RÉPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Analyse
Bulletin 1997 IV N° 47 p. 42
Cassation civil - 1°
CONTRATS ET OBLIGATIONS - Exécution - Clause pénale - Révision - Réduction - Appréciation souveraine.
1°
Le juge ne fait qu'user de son pouvoir souverain lorsqu'il fixe, fût-ce en le réduisant à un franc, le montant de la condamnation qu'il prononce au titre de la clause pénale.
Cassation civil - 2°
CONTRATS ET OBLIGATIONS - Exécution - Clause pénale - Révision - Réduction - Conditions - Caractère manifestement excessif de la peine - Motifs tirés du comportement du débiteur de la pénalité (non).
2°
Ne donne pas de base légale à sa décision la cour d'appel qui, sans se fonder sur la disproportion manifeste entre l'importance du préjudice effectivement subi et le montant conventionnellement fixé, réduit le montant de la clause pénale en se déterminant par des motifs tirés du comportement du débiteur de la pénalité, de tels motifs étant impropres à justifier à eux seuls le caractère manifestement excessif du montant de la clause.
- 2° :
- Code civil 1152