Cour de Cassation, Chambre sociale, du 26 février 1970, 68-40.145, Publié au bulletin
Texte intégral
Cour de cassation - Chambre sociale
N° de pourvoi : 68-40.145
Publié au bulletin
Solution : Cassation
Audience publique du jeudi 26 février 1970
Décision attaquée : Conseil de prud'Hommes Bourges 1967-12-02, du 02 décembre 1967
Président
M. Laroque
Rapporteur
M. Hertzog
Avocat général
M. Orvain
Avocat(s)
Demandeur M. Célice
RÉPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Analyse
Bulletin des arrêts Cour de Cassation Chambre sociale N. 150 P. 117
Cassation civil - CONFLITS COLLECTIFS DU TRAVAIL - Grève - Salaire - Primes - Suppression ou réduction du fait de la grève.
Un employeur, qui ne peut, par des dispositions particulières prises pour l'attribution d'une gratification, infliger à son personnel une sanction, même indirecte, pour fait de grève, a néanmoins la possibilité de tenir compte dans cette attribution, de l'avantage qu'il estime pouvoir retirer de la continuité de présence des salariés. N'est donc pas légalement justifiée, la décision qui condamne une entreprise à payer une gratification bénévole à des salariés ayant participé à des arrêts de travail, sans répondre aux conclusions de cet employeur, selon lesquelles cette gratification, instituée en sus du salaire proprement dit pour récompenser une activité profitable à l'entreprise, était liée à l'assiduité des salariés.
Cassation civil - * TRAVAIL REGLEMENTATION - Durée du travail - Jours fériés - Rémunération - Conditions - Jours fériés rémunérés bénévolement - Nécessité de l'assiduité constante du salarié - Absence pour grève.