La ministre de l'emploi et de la solidarité,
Vu les articles L. 133-1 et suivants du code du travail ;
Vu l'arrêté du 18 juillet 2000 portant extension du constat d'étape du 22 septembre 1997 de la convention collective nationale des intermittents techniques de la production audiovisuelle ;
Vu l'arrêté du 13 novembre 2000 portant extension de l'accord d'étape partiel du 12 avril 2000 (salaires minimaux) de la convention collective susvisée concernant la production de programmes de télévision dans les entreprises de production ;
Vu le deuxième accord partiel du 10 avril 2001 de la convention collective susvisée, relatif aux salaires minimaux, à la classification, aux jours fériés et à la durée du travail (12 annexes), modifié par l'avenant du 4 mai 2001, concernant la production de programmes de télévision dans les entreprises de production ;
Vu la demande d'extension présentée par les organisations signataires ;
Vu l'avis publié au Journal officiel du 1er juin 2001 ;
Vu les avis recueillis au cours de l'enquête ;
Vu l'avis motivé de la Commission nationale de la négociation collective (sous-commission des conventions et accords) rendu en séances du 2 octobre et du 7 novembre 2001, notamment les oppositions formulées par les représentants de deux organisations syndicales de salariés ;
Considérant que les organisations représentatives d'employeurs et de salariés ont librement négocié et conclu l'accord modifié susvisé dont le champ d'application, tel qu'elles l'ont déterminé, vise les employeurs et les salariés intermittents techniques du secteur de la production de programmes de télévision ;
Considérant, d'autre part, que ce champ d'application n'interfère pas sur le champ d'application professionnel d'autres dispositifs conventionnels de branche ;
Considérant en outre que les dispositions de l'accord modifié susvisé relatives aux salaires minima ne contreviennent pas à l'article 1174 du code civil ;
Considérant de même que ces dispositions salariales ne contreviennent pas aux règles fixées par le code du travail en matière de rémunérations, et en particulier au principe « à travail égal, salaire égal »,
Arrête :
Fait à Paris, le 11 décembre 2001.
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur des relations du travail,
J.-D. Combrexelle