La Commission nationale du débat public,
Vu la loi n° 2002-276 du 27 février 2002 ;
Vu le décret n° 2002-1275 du 22 octobre 2002 pris pour l'application de celle-ci ;
Vu la lettre de saisine du président de Réseau ferré de France du 10 juillet 2003 reçue le 11 juillet 2003 et le dossier joint ;
Considérant l'intérêt et les enjeux socio-économiques de ce projet dont la réalisation permettrait notamment :
- d'assurer pour les deux régions de Normandie, d'une part, l'accès aux gares du Nord et de l'Est, d'autre part, si le projet CDG-Express se réalisait, la jonction avec le réseau interconnecté des lignes à grande vitesse et l'accès à l'aéroport Roissy - Charles-de-Gaulle ;
- de réaliser de façon différée la deuxième phase du réseau EOLE en direction de l'Ouest et de permettre ainsi son prolongement vers La Défense, Versailles et Saint-Nom-la-Bretèche ;
Considérant cependant que les principales caractéristiques d'une partie du projet ont été fixées par la déclaration d'utilité publique du projet EOLE ;
Considérant enfin que, du fait de ses caractéristiques physiques (jonction de 2,5 kilomètres en quasi-totalité souterraine et sur des emprises relevant essentiellement de Réseau ferré de France), son incidence territoriale apparaît limitée ;
Sur proposition de son président ;
Après en avoir délibéré ;
A l'unanimité de ses membres présents ou représentés,
Décide :
Fait à Paris, le 10 septembre 2003.
Pour la commission :
Le président,
Y. Mansillon