Le Conseil d'Etat (section du contentieux, 8e et 3e sous-sections réunies),
Sur le rapport de la 8e sous-section de la section du contentieux,
Vu, enregistré le 8 février 2002 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le jugement du 7 février 2002 par lequel le tribunal administratif de Versailles, avant de statuer sur la demande de M. Frédéric Touati tendant à ce que soit prononcée la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 1988 et 1989, a décidé, par application des dispositions de l'article L. 113-1 du code de justice administrative, de transmettre le dossier de cette demande au Conseil d'Etat, en soumettant à son examen la question suivante : un avocat, de par sa seule profession, a-t-il qualité pour représenter son client sans mandat écrit de celui-ci au cours de la procédure d'imposition ?
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971 ;
Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
Vu le code de justice administrative, et notamment son article L. 113-1 ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Vallée, maître des requêtes ;
- les conclusions de M. Bachelier, commissaire du Gouvernement,
Rend l'avis suivant :