Décret du 6 juin 1996 déclarant d'utilité publique et urgents les acquisitions et les travaux de construction d'une gare nouvelle de la ligne T.G.V. Méditerranée sur le territoire des communes de Saint-Marcel-lès-Valence et d'Alixan (département de la Drôme) et portant mise en compatibilité des plans d'occupation des sols de ces deux communes

Version INITIALE

NOR : EQUT9600248D

Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l'équipement, du logement, des transports et du tourisme,
Vu le code de l'expropriation pour cause d'utilité publique ;
Vu le code du domaine de l'Etat ;
Vu le code rural ;
Vu le code de l'urbanisme, et notamment ses articles L. 123-8, L. 300-2, R. 300-1 et R. 421-17 ;
Vu le code de la voirie routière, et notamment ses articles L. 151-4 et R.
151-5 ;
Vu la loi no 76-629 du 10 juillet 1976 modifiée relative à la protection de la nature, notamment son article 2, ensemble le décret no 77-1141 du 12 octobre 1977, modifié par le décret no 93-245 du 25 février 1993, pris pour son application ;
Vu la loi no 82-1153 du 30 décembre 1982 d'orientation des transports intérieurs modifiée, et notamment son article 14, ensemble le décret no 84-617 du 17 juillet 1984 pris pour son application ;
Vu la loi no 83-630 du 12 juillet 1983 relative à la démocratisation des enquêtes publiques et à la protection de l'environnement, ensemble le décret no 85-543 du 23 avril 1985 pris pour son application ;
Vu le décret no 83-816 du 13 septembre 1983 relatif au domaine confié à la Société nationale des chemins de fer français ;
Vu le décret no 92-355 du 1er avril 1992 approuvant le schéma directeur national des liaisons ferroviaires à grande vitesse ;
Vu le décret du 31 mai 1994 déclarant d'utilité publique et urgents les travaux de construction du prolongement de la ligne T.G.V. Sud-Est, de Valence (Châteauneuf-sur-Isère) jusqu'à Marseille et Montpellier (Saint-Brès et Baillargues) ;
Vu les plans d'occupation des sols des communes de Saint-Marcel-lès-Valence et d'Alixan ;
Vu la délibération en date du 24 novembre 1994 du comité syndical de Rovaltain arrêtant les modalités d'information et de concertation sur le projet, en application des articles L. 300-2 et R. 300-1 du code de l'urbanisme ;
Vu la décision en date du 13 mars 1995 du président du tribunal administratif de Grenoble désignant les membres de la commission d'enquête ; Vu l'arrêté du préfet de la Drôme en date du 30 mars 1995 prescrivant l'enquête préalable à la déclaration d'utilité publique du projet de construction d'une gare nouvelle et de correspondance sur le territoire des communes de Saint-Marcel-lès-Valence et d'Alixan, à la mise en compatibilité des plans d'occupation des sols de ces deux communes ainsi qu'à la modification de l'échangeur des Plaines sur la R.N. 532 et à la desserte de la gare nouvelle à partir de ladite R.N. 532 ;
Vu le dossier d'enquête ouverte sur le projet de gare, ensemble le sous-dossier établi en application des articles L. 151-4 et R. 151-5 du code de la voirie routière, et notamment le rapport et les avis de la commission d'enquête en date du 10 juillet 1995 ;
Vu l'avis du groupe de travail et le procès-verbal de sa réunion en date du 19 janvier 1996, en application de l'article R. 123-35-3 du code de l'urbanisme, portant sur la mise en compatibilité des plans d'occupation des sols des communes de Saint-Marcel-lès-Valence et d'Alixan ;
Vu les lettres en date du 22 janvier 1996 par lesquelles le préfet de la Drôme a demandé l'avis des conseils municipaux des communes de Saint-Marcel-lès-Valence et d'Alixan sur la mise en compatibilité de leurs plans d'occupation des sols ;
Vu la délibération du conseil municipal de la commune de Saint-Marcel-lès-Valence en date du 29 janvier 1996 portant sur la mise en compatibilité de son plan d'occupation des sols ;
Vu la délibération du conseil municipal de la commune d'Alixan en date du 11 mars 1996 portant sur la mise en compatibilité de son plan d'occupation des sols ;
Vu le procès-verbal de clôture de la conférence mixte à l'échelon central en date du 22 février 1996 ;
Le Conseil d'Etat (section des travaux publics) entendu,
Décrète :

  • Art. 1er. - Sont déclarés d'utilité publique et urgents les acquisitions et travaux relatifs à la construction d'une gare nouvelle de la ligne T.G.V.
    Méditerranée sur le territoire des communes de Saint-Marcel-lès-Valence et d'Alixan (département de la Drôme), conformément aux plans au 1/5 000 et 1/25 000 annexés au présent décret (1), ainsi qu'à la modification de l'échangeur des Plaines sur la R.N. 532 et à la desserte de la gare nouvelle à partir de la R.N. 532.


  • Art. 2. - Les expropriations éventuellement nécessaires devront être réalisées dans un délai de cinq ans à compter de la publication du présent décret.


  • Art. 3. - Pour la réalisation de cette gare et de sa desserte routière, le maître d'ouvrage sera tenu de remédier aux dommages causés aux exploitations agricoles dans les conditions prévues aux articles L. 123-24 à L. 123-26 et L. 352-1 du code rural.


  • Art. 4. - Le présent décret emporte modification des plans d'occupation des sols des communes de Saint-Marcel-lès-Valence et d'Alixan (1).
    Il sera procédé, conformément aux dispositions de l'article L. 123-36 du code de l'urbanisme, à la mise à jour des plans d'occupation des sols de ces communes.


  • Art. 5. - Le ministre de l'équipement, du logement, des transports et du tourisme, le ministre de l'environnement et le secrétaire d'Etat aux transports sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


  • (1) Il peut être pris connaissance de ces documents auprès du ministère de l'équipement, du logement, des transports et du tourisme (direction des transports terrestres, sous-direction des chemins de fer), Arche de La Défense, 92055 Paris, ainsi qu'auprès de la préfecture de la Drôme, 3,
    boulevard Vauban, à Valence.
Fait à Paris, le 6 juin 1996.

Alain Juppé

Par le Premier ministre :

Le ministre de l'équipement, du logement,

des transports et du tourisme,

Bernard Pons

Le ministre de l'environnement,

Corinne Lepage

Le secrétaire d'Etat aux transports,

Anne-Marie Idrac