Décret du 22 février 1991 accordant un permis exclusif de recherches de mines d'or, argent, plomb, zinc, cuivre et substances connexes, dit <> (Manche), à la Compagnie générale des matières nucléaires

Version INITIALE

Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l'industrie et de l'aménagement du territoire, Vu le code minier;
Vu le décret no 80-204 du 11 mars 1980 relatif aux titres miniers, ensemble l'arrêté d'application du même jour;
Vu la pétition du 5 avril 1988 par laquelle la Compagnie générale des matières nucléaires (Cogéma), dont le siège social est à Vélizy-Villacoublay (Yvelines), 2, rue Paul-Dautier, a sollicité, pour une durée de trois ans, un permis exclusif de recherches de mines d'or, argent, plomb, zinc, cuivre et substances connexes, dit <>, portant sur partie du territoire du département de la Manche;
Vu la pétition du 16 août 1988 par laquelle le Bureau de recherches géologiques et minières, dont le siège social est à Paris (15e), tour Mirabeau, 39-43, quai André-Citroën, a sollicité, pour une durée de trois ans, un permis exclusif de recherches de mines d'or, argent, plomb, zinc,
cuivre et substances connexes, dit <>, portant sur partie du territoire du département de la Manche, pétition présentée en concurrence de droit avec celle de la Compagnie générale des matières nucléaires;
Vu les mémoires, plans, pouvoirs, engagements et autres documents produits à l'appui de ces pétitions;
Vu les pièces de l'enquête publique à laquelle la demande de la Compagnie générale des matières nucléaires a été soumise du 18 juillet 1988 au 17 août 1988 inclus;
Vu les rapport et avis du directeur régional de l'industrie et de la recherche de Basse-Normandie en date du 1er août 1989;
Vu l'avis du préfet de la Manche en date du 18 septembre 1989;
Vu l'avis du Conseil général des mines en date du 6 mars 1990;
Vu la lettre de la Cogéma modifiant son engagement financier initial en date du 14 mai 1990;
Le Conseil d'Etat (section des travaux publics) entendu,

  • Décrète:


  • Art. 1er. - Il est accordé à la Compagnie générale des matières nucléaires un permis exclusif de recherches de mines d'or, argent, plomb, zinc, cuivre et substances connexes, dit < >, d'une superficie de 56,3 kilomètres carrés environ, portant sur partie du territoire des communes de Geffosses, Montsurvent, Brainville, Gratot, Bricqueville-la-Blouette,
    Heugueville-sur-Sienne, Tourville-sur-Sienne, Agon-Coutainville,
    Blainville-sur-Mer, Gouville-sur-Mer, Anneville-sur-Mer, Boisroger et Saint-Malo-de-la-Lande, dans le département de la Manche.


  • Art. 2. - Conformément à l'extrait de carte au 1/50000 annexé au présent décret, le périmètre de ce permis est constitué par un polygone à côtés rectilignes, dont les sommets ABCDEF sont définis comme suit (leurs coordonnées dans le système de projection Lambert-I, zone Nord, étant données à titre subsidiaire):
    A Intersection, à 1,5 kilomètre au Nord-Est de Geffosses, sur cette commune, de l'axe de la route départementale 432 avec l'axe de la route départementale 531:

    x=317210 y=1166990

    B Intersection de l'axe de la route départementale 2 avec l'axe de la route départementale 53. Point coté I.G.N. no 45, situé à 1,9 kilomètre environ à l'Ouest-Nord-Ouest de Muneville-le-Bingard, sur cette commune:

    x=319830 y=1165255

    C Borne I.G.N., située à 1,3 kilomètre à l'Ouest-Nord-Ouest du château de Gratot implanté en bordure du chemin départemental 244:

    x=319336,93 y=1159535,01

    D Axe de la borne I.G.N. no 16, dite Bricqueville-la-Blouette II, La Bretonnière, situé à 1,6 kilomètre au Nord-Nord-Ouest de Bricqueville-la-Blouette:

    x=320135,69 y=1156558,40

    E Intersection, à 0,7 kilomètre au Nord-Est de l'église de Coutainville, sur la commune d'Agon-Coutainville, de l'axe de la route départementale 72 avec l'axe de la route départementale 361:

    x=313290 y=1157850

    F Intersection, à 1,4 kilomètre environ au Nord-Ouest d'Anneville-sur-Mer,
    sur cette commune, de l'axe de la route départementale 74 avec l'axe de la route départementale 650:

    x=313580 y=1166230


  • Art. 3. - Le permis est accordé pour une durée de trois ans à compter de la publication du présent décret au Journal officiel de la République française.
  • Art. 4. - En vue de comparer les dépenses faites à l'effort financier minimal de 2700000 F souscrit en application de l'article 13 du code minier, la valeur de ces dépenses, actualisées à la date à laquelle l'engagement financier a été souscrit, sera calculée en totalisant les quotients de chaque dépense par le coefficient it ci-dessous, calculé pour le mois de cette dépense:
    StMt it=0,5+ ( SoMo ) où :
    S représente l'indice du coût de la main-d'oeuvre dans les industries mécaniques et électriques;
    M l'indice général des prix de gros de l'ensemble des produits métallurgiques,
    le Bulletin mensuel de l'Institut national de la statistique et des études économiques (I.N.S.E.E.);
    StetMt sont les valeurs de ces indices pour le mois au cours duquel la dépense a été faite;


    SoetMo sont les valeurs de ces indices pour le mois d'avril 1988.
    Le nouvel engagement financier minimal que devra souscrire le titulaire du permis, s'il demande la prolongation de celui-ci dans les conditions prévues par le code minier devra, à durée de validité égale, être au moins égal au produit de l'engagement financier indiqué ci-dessus par la valeur du coefficient it à la date de la demande de prolongation.


  • Art. 5. - Un extrait du présent décret sera, par les soins du préfet de la Manche, affiché à la préfecture de Saint-Lô, inséré au Recueil des actes administratifs de cette préfecture et, aux frais du titulaire du permis,
    publié dans un journal régional ou local dont la diffusion s'étend à toute la zone couverte par le permis.


  • Art. 6. - Le ministre de l'industrie et de l'aménagement du territoire est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 22 février 1991.

MICHEL ROCARD

Par le Premier ministre:

Le ministre de l'industrie et de l'aménagement du territoire,

ROGER FAUROUX