Arrêté du 21 novembre 2024 relatif au diplôme national supérieur professionnel de danseur

Version INITIALE

NOR : MICD2431534A

ELI : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2024/11/21/MICD2431534A/jo/texte

Texte n°52

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La ministre de la culture,
Vu le code de l'éducation, notamment ses articles L. 335-5, L. 759-1, D. 123-12 à D. 123-14, R. 335-5, R. 335-48 et suivants et D. 613-38 et suivants ;
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment son article L. 1431-5 ;
Vu le code du travail, notamment ses articles L. 6113-3 et suivants et D. 6222-1 à R. 6227-9 ;
Vu le décret n° 2007-1678 du 27 novembre 2007 modifié relatif aux diplômes nationaux supérieurs professionnels délivrés par les établissements d'enseignement supérieur dans les domaines du spectacle vivant ;
Vu le décret n° 2017-1135 du 4 juillet 2017 relatif à la mise en œuvre de la validation des acquis de l'expérience ;
Vu le décret n° 2019-958 du 13 septembre 2019 instituant les commissions professionnelles consultatives chargées d'examiner les projets de création, de révision ou de suppression de diplômes et titres à finalité professionnelle délivrés au nom de l'Etat ;
Vu le décret n° 2024-631 du 28 juin 2024 relatif à la prise en charge financière et au dépôt des contrat d'apprentissages ;
Vu l'arrêté du 29 décembre 2014 relatif aux conventions de stage dans l'enseignement supérieur ;
Vu l'arrêté du 13 juillet 2018 fixant les modalités d'accréditation des établissements publics nationaux d'enseignement supérieur de la création artistique et des établissements d'enseignement supérieur de la création artistique dans le domaine du spectacle vivant et des arts plastiques en vue de la délivrance des diplômes conférant un grade universitaire défini à l'article L. 613-1 du code de l'éducation ;
Vu l'arrêté du 13 juillet 2018 fixant les modalités d'accréditation de certains établissements d'enseignement supérieur de la création artistique dans le domaine du spectacle vivant et des arts plastiques ;
Vu l'avis de la commission professionnelle consultative « Arts, spectacles et médias » en date du 21 novembre 2024,
Arrête :


    • Le diplôme national supérieur professionnel de danseur, atteste l'acquisition d'une qualification professionnelle pour l'exercice du métier de danseur défini par les référentiels figurant en annexe au présent arrêté. Il valide les compétences techniques, artistiques et culturelles précisées par ces référentiels.
      Il est classé au niveau 6 du répertoire national des certifications professionnelles.
      Le diplôme national supérieur professionnel de danseur s'inscrit dans le dispositif européen d'enseignement supérieur par la mise en œuvre du système européen d'unités d'enseignement capitalisables et transférables.
      L'obtention du diplôme emporte l'acquisition de 180 crédits européens (ECTS).


    • En enseignement supérieur initial, pour les candidats ayant préalablement suivi un cursus d'études au sein de l'établissement, l'accès au cursus conduisant au diplôme national supérieur professionnel de danseur, est subordonné soit à la réussite d'un concours d'entrée pouvant comporter plusieurs étapes de sélection, soit à une décision du directeur après avis de l'équipe pédagogique. Le mode d'accès retenu est inscrit au règlement des études.
      Pour les candidats extérieurs à l'établissement, le concours d'entrée est obligatoire.


    • Les prérequis d'entrée en formation initiale conduisant au diplôme national supérieur professionnel de danseur sont au choix :


      - justifier du suivi d'un enseignement préparant à l'entrée dans les établissements d'enseignement supérieur de la création artistique dans la spécialité danse, dispensé par un établissement agréé à délivrer cette formation ;
      - être titulaire du diplôme national prévu à l'article 51 de la loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine », ou d'un diplôme national d'orientation professionnelle de danseur, ou d'un diplôme d'études chorégraphiques (DEC) ou d'un diplôme étranger de niveau équivalent ; ou
      - justifier d'un parcours de formation en danse d'une durée d'au moins trois ans.


      Les candidats doivent en outre fournir :


      - un document attestant de leur niveau d'études d'enseignement général ;
      - un certificat médical de « non-contre-indication » à la pratique de la danse.


      Le directeur, après avis de l'équipe pédagogique, peut accorder, à titre dérogatoire et sur demande motivée du candidat, l'autorisation de se présenter au concours d'entrée pour les candidats ne répondant pas aux conditions fixées ci-dessus.
      Les candidats admis non titulaires du baccalauréat bénéficient d'aménagements d'horaires leur permettant de suivre les cursus d'études conduisant à la délivrance de ce diplôme.


    • Les modalités et la nature des épreuves du concours d'entrée sont fixées par l'établissement et sont inscrites dans son règlement des études et le règlement intérieur.


    • Le jury chargé d'évaluer les épreuves du concours d'entrée comprend au minimum quatre personnes, parmi lesquelles figurent :


      - le directeur de l'établissement d'enseignement ou son représentant, président ;
      - le directeur des études chorégraphiques ou un représentant de l'équipe pédagogique ;
      - deux personnalités chorégraphiques, dont au moins une issue de la discipline chorégraphique concernée, extérieures à l'établissement. Un enseignant ou une enseignante en danse, titulaire du certificat d'aptitude de professeur de danse peut, le cas échéant, siéger en lieu et place d'une des personnalités chorégraphiques.


      La composition du jury chargé d'évaluer les épreuves du concours d'entrée à l'école de danse de l'Opéra national de Paris et aux conservatoires nationaux supérieurs de musique et de danse de Paris et de Lyon est fixée par le règlement des études de ces établissements.


    • Le directeur, sur proposition du jury visé à l'article 5 ou de l'équipe pédagogique, établit la liste des candidats admis à entrer en formation.


    • Les établissements doivent mettre à disposition de chaque candidat à la formation conduisant au diplôme national supérieur professionnel de danseur le règlement intérieur, le règlement des études ainsi qu'une information sur les critères d'évaluation d'entrée en formation.
      Chaque candidat non admis, conformément aux dispositions de l'article 6, peut obtenir, à sa demande et selon des modalités propres à chaque établissement, une information portant sur la décision de non-admission.


    • L'établissement établit un règlement des études conforme au présent arrêté, qui est soumis à l'avis de l'instance pédagogique et validé par le conseil d'administration. Il fait partie du règlement intérieur de l'établissement.
      Chaque établissement rédige un livret de l'étudiant, régulièrement mis à jour et accessible sur le site internet de l'établissement, qui présente notamment l'offre pédagogique et les modes d'évaluation du travail de l'étudiant contenus dans le règlement des études.


    • En enseignement supérieur initial, le cursus d'études est d'une durée variable selon les établissements, définie par le règlement des études.
      Relèvent du cursus d'enseignement supérieur et sont validés par le diplôme national supérieur professionnel de danseur les six derniers semestres de ces formations, organisés selon les cas en lien avec des enseignements généraux conduisant au baccalauréat ou avec des enseignements universitaires pour les étudiants remplissant les conditions d'accès à l'université.


    • L'établissement définit une procédure de validation des compétences et des connaissances acquises dans un autre cadre, applicable lors de l'entrée en enseignement supérieur initial des étudiants. Cette procédure peut donner lieu à la réduction de la durée de la formation et, le cas échéant, à la délivrance de crédits, mentionnés à l'article 12, par le directeur de l'établissement, après avis de l'équipe pédagogique. Elle s'applique notamment aux établissements organisant leur recrutement sur la base d'un cursus antérieur comportant une année d'études supérieures.


    • Les parcours d'enseignements sont organisés en semestres, en blocs de compétences et en unités d'enseignement, afin de séquencer les apprentissages.
      Les blocs de compétences attestent et valident l'acquisition d'ensembles homogènes et cohérents de compétences contribuant à l'exercice en autonomie d'une activité professionnelle, telle que définie par les référentiels figurant en annexe.
      Les unités d'enseignement couvrent plusieurs domaines d'apprentissage prévues en annexe II.
      Ces unités d'enseignement concernent les apprentissages techniques et artistiques, l'interprétation, les savoirs corporels et théoriques, la culture chorégraphique et générale ainsi que la préparation au métier de danseur, artiste chorégraphique. Les apprentissages techniques et artistiques doivent avoir une place prépondérante en termes de volume horaire dans le parcours de formation et ouvrir sur les pratiques de créativité (composition, improvisation, notamment).
      La formation comprend une préparation à l'insertion professionnelle. Elle inclut une compréhension à la parité entre les femmes et les hommes, à la prévention aux violences et au harcèlement sexiste et sexuel et à l'inclusion des personnes en situation de handicap ainsi qu'aux enjeux de la transition écologique.
      L'enseignement d'au moins une langue étrangère est obligatoire.


    • Le cursus d'études comporte au moins une période de stage en milieu professionnel ainsi que des mises en situation professionnelle organisées par l'établissement. L'organisation, le suivi pédagogique et l'évaluation des stages en milieu professionnel sont placés sous la responsabilité de l'établissement d'enseignement supérieur. Ils font l'objet d'une convention entre l'étudiant, l'entreprise d'accueil et l'établissement d'enseignement supérieur précisant les conditions d'accueil de l'étudiant dans l'entreprise d'accueil ainsi que la durée, le calendrier et le descriptif des activités confiées à l'étudiant. Durant les stages en milieu professionnel, les étudiants restent sous la responsabilité du directeur de l'établissement d'enseignement supérieur.


    • Le contrat d'apprentissage permet à l'étudiant salarié d'acquérir un savoir-faire et un savoir-être pratique en lien direct avec les compétences visées par le diplôme national supérieur professionnel de danseur, artiste chorégraphique. Sous la direction d'un maître d'apprentissage en entreprise, ce contrat contribue à la progression de l'apprenti dans l'atteinte des objectifs théoriques, techniques, artistiques et culturels définis par le référentiel du diplôme.


    • Les parcours d'enseignement par la voie de l'apprentissage sont décrits et organisés par l'établissement de formation dans son livret de l'apprenant ou de l'étudiant et précisés dans une convention avec les entreprises de spectacle vivant chorégraphique. Cette convention prend en compte les spécificités de planification des répétitions, des représentations et des temps d'activité propres à l'entreprise de spectacle vivant chorégraphique.


    • Les modalités d'évaluation et de délivrance du diplôme par la voie de l'apprentissage, conformes au présent arrêté, sont définies dans le règlement des études de l'établissement de formation et précisés dans la convention qui lie l'établissement de formation à l'entreprise de spectacle vivant chorégraphique. Celle-ci veille à ce que le parcours en entreprise soit en adéquation avec les exigences pédagogiques et professionnelles du diplôme.


    • Le maître d'apprentissage assure la liaison entre l'entreprise et l'établissement de formation en s'engageant à respecter le référentiel du diplôme et en garantissant la progression des compétences. En collaboration avec l'établissement de formation, il veille à ce que les enseignements pratiques dispensés au sein de l'entreprise complètent la formation théorique, technique, artistique et culturel de l'apprenti.
      L'opérateur de compétences compétent accompagne cette démarche sur le fondement du décret visé supra relatif à la prise en charge financière et au dépôt des contrat d'apprentissages.


    • Les unités d'enseignement permettent l'obtention de crédits européens, dont le nombre et les modalités d'attribution sont définis par le règlement des études.
      180 crédits ECTS sont requis pour l'obtention du diplôme.


    • Toutes les unités d'enseignement donnent lieu à une évaluation continue. L'évaluation continue porte sur l'évolution de l'étudiant, les travaux réalisés et sur les acquis des périodes de stage en milieu professionnel ou des mises en situation professionnelle.
      Elle se traduit, pour chaque unité d'enseignement, par une note de 0 à 20.
      Les notes sont attribuées par le directeur de l'établissement, sur proposition de l'équipe pédagogique.
      Les unités d'enseignement concernant les apprentissages techniques et artistiques donnent également lieu à une évaluation terminale en fin de cursus.
      Les jurys des évaluations terminales attribuent une note de 0 à 20.
      Les unités d'enseignement concernant les savoirs corporels et théoriques, la culture chorégraphique et générale, la préparation au métier de danseur, sont acquises lorsque le candidat a obtenu au moins 10 sur 20 à l'évaluation continue.
      Les unités d'enseignement concernant l'interprétation et les apprentissages techniques et artistiques sont acquises lorsque le candidat a obtenu une note d'au moins 10 sur 20 à chaque unité, cette note étant la moyenne de la note d'évaluation continue et d'évaluation terminale.


    • Le jury de l'évaluation terminale des unités visées à l'article 13 est désigné par le directeur de l'établissement.
      Il comporte au moins quatre membres, dont :


      - le directeur de l'établissement d'enseignement supérieur ou son représentant, président ;
      - trois personnalités chorégraphiques, dont au moins deux issues de la discipline chorégraphique concernée extérieures à l'établissement


    • Au vu des résultats des évaluations terminales et de l'ensemble des autres évaluations, le directeur de l'établissement d'enseignement arrête la liste des candidats reçus. Il délivre le diplôme national supérieur professionnel de danseur.


    • Les candidats non reçus obtiennent les crédits correspondant aux unités d'enseignement acquises. Le directeur peut, après avis de l'équipe pédagogique, les autoriser à suivre une année d'études supplémentaire.


    • Le diplôme national supérieur professionnel de danseur peut être délivré en tout ou partie, par la validation des acquis de l'expérience aux candidats qui justifient de compétences acquises dans l'exercice d'activités salariées, non salariées, bénévoles ou de volontariat, de façon continue ou non, en rapport direct avec le métier de danseur défini par les référentiels figurant en annexe.
      La procédure de validation des acquis de l'expérience et les modalités d'évaluation sont organisées conformément à l'article R. 335-5 du code de l'éducation.
      Le directeur de l'établissement décide de la recevabilité des demandes de validation des acquis de l'expérience et notifie sa décision aux candidats.


    • Le directeur général de la création artistique est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


    • ANNEXES
      ANNEXE I
      CONTEXTE MÉTIER
      I. - Définition du métier


      Le danseur est un artiste chorégraphique qui exerce principalement son activité dans le secteur du spectacle vivant au sein de structures de création, de production ou de diffusion. Il danse le plus souvent sur scène, devant un public, dans des lieux dédiés au spectacle, mais il peut également se produire dans d'autres lieux ou dans tout type de manifestation ou évènement, et dans des configurations variées par rapport au public (espace public, lieux patrimoniaux, bibliothèques, etc.).
      En lien avec le travail de création et de représentation, le danseur peut développer des activités en dehors de la scène interventions en milieu scolaire, hospitalier, carcéral, ou toute autre activité relevant de la sensibilisation des populations à l'art chorégraphique et des missions éducatives des structures du spectacle vivant.
      Le danseur peut aussi inscrire son activité dans le secteur du spectacle enregistré, dans l'audiovisuel ou le cinéma : notamment les émissions de variétés, les films et les clips.
      Une des spécificités du métier de danseur est d'avoir à exercer le plus souvent une seconde carrière professionnelle après sa carrière d'interprète. Si certains optent pour une reconversion ou une réorientation professionnelle dans des métiers proches (enseignants, chorégraphes) ou dans des métiers connexes au spectacle (administration culturelle, gestion, communication), d'autres réalisent leur évolution professionnelle dans d'autres secteurs professionnels.


      II. - Types de structures employant des danseurs


      Dans le secteur du spectacle vivant, les structures employeurs sont :


      - les compagnies chorégraphiques, subventionnées ou non ;
      - les centres chorégraphiques nationaux (CCN) ;
      - les centres de développement chorégraphique (CDC) ;
      - les ballets de la Réunion des opéras de France (ROF) ;
      - les structures pluridisciplinaires de production et de diffusion du spectacle vivant, disposant ou non d'un lieu fixe ;
      - les scènes nationales, les théâtres de ville, ou autres scènes conventionnées, les opéras, les festivals, entre autres pour ce qui concerne le secteur subventionné ;
      - les producteurs de comédies musicales, les théâtres privés, les cabarets, les entrepreneurs de tournées, notamment pour ce qui concerne le secteur non subventionné ;
      - le danseur peut également travailler dans des lieux liant le spectacle à d'autres activités (les parcs de loisirs notamment).


      Dans le spectacle enregistré, les employeurs sont les sociétés de production audiovisuelle ou cinématographique.
      Les statuts de ces structures sont variés : associations (forme prédominante pour les compagnies), SARL, régie directe, établissements publics, SCOP, notamment. Cependant, en toutes hypothèses, ces structures employeuses doivent être détentrices de la licence d'entrepreneurs de spectacles.
      Le danseur peut également être engagé par des employeurs dits occasionnels, c'est-à-dire des employeurs dont l'activité principale n'est pas le spectacle vivant et qui relèvent alors du champ du Guichet unique du spectacle occasionnel (GUSO) : cafés, hôtels, restaurants, bibliothèques, particuliers, collectivités locales, notamment.


      III. - Emplois


      Dans l'usage courant, on utilise indifféremment les appellations d'emploi de danseur ou d'artiste chorégraphique.
      Contrat de travail : salariés permanents (contrats à durée indéterminée) et non permanents (contrats à durée déterminée d'usage).
      Le danseur est employé, dans un certain nombre de cas, sur la base d'un contrat à durée indéterminée (CDI) : cette situation se rencontre à l'Opéra national de Paris, dans certains CCN, parcs de loisirs, cabarets ou compagnies, mais il ne s'agit nullement de la forme d'emploi dominante.
      Le danseur est un salarié, le plus souvent employé sur la base de contrats à durée déterminée d'usage (CDDU) avec des employeurs multiples. Il relève alors de l'annexe 10 du régime d'assurance-chômage qui définit les règles de fonctionnement du régime d'indemnisation spécifique au spectacle pour les artistes (intermittence du spectacle).
      Très peu de danseurs relèvent du régime libéral, alors que ce statut est fréquent au sein des pays de l'Union européenne. L'emploi dans l'entreprise est régi par des normes légales, réglementaires et conventionnelles, fixant des minima salariaux et précisant les modalités pratiques d'exécution du contrat de travail. Selon les différents secteurs, le danseur est recruté par auditions ou castings, ou sollicité par un chorégraphe, un directeur artistique ou un réalisateur. Stages et cours contribuent souvent à alimenter le réseau professionnel du danseur et peuvent être des vecteurs d'opportunité d'emploi.
      Le danseur est conduit à se déplacer sur l'ensemble du territoire national ou à l'étranger, afin de répéter, de se produire et de rencontrer ses partenaires professionnels et employeurs potentiel. Le rythme des activités du danseur est lié à l'activité de la ou des compagnies, ballets ou structures dans lesquelles il travaille : répétitions, représentations, tournées, entre autres. Qu'il soit en période d'emploi salarié ou non, tout danseur est confronté à la nécessité de poursuivre un entraînement régulier quotidien. Par ailleurs, il développe de façon continue sa formation professionnelle, que ce soit pour renforcer ses compétences artistiques, en acquérir de nouvelles ou s'ouvrir à d'autres champs de connaissances, qui seront notamment mobilisées en cas de réorientation ou de reconversion.


      IV. - Place dans l'organisation de la structure professionnelle


      Le danseur est généralement placé sous l'autorité artistique du chorégraphe, d'un collectif d'artistes ou d'une direction artistique.
      Sa formation, ses compétences et son expérience professionnelle peuvent permettre au danseur de prendre des responsabilités dans l'élaboration, la préparation et la représentation des œuvres : apports théoriques, propositions artistiques, notamment. Il peut ne pas être uniquement l'interprète d'une œuvre créée par le chorégraphe. Il est susceptible d'occuper un rôle actif dans le processus de création lui-même.


    • ANNEXE II
      RÉFÉRENTIEL D'ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES, RÉFÉRENTIEL DE CERTIFICATION ET RÉFÉRENTIEL D'ÉVALUATION


      Les référentiels d'activités professionnelles, de certification et d'évaluation sont structurés en quatre blocs de compétences spécifiques.
      Ils sont précédés de cinq blocs de compétences transversales.
      Les unités d'enseignement couvrent plusieurs domaines d'apprentissage. Elles concernent les apprentissages théoriques (principes, concepts, savoir-faire et savoir-être, incluant une initiation à la recherche-création les apprentissages techniques (compétences corporelles et connaissances associées et les notions de santé du danseur), les apprentissages artistiques (compréhension des esthétiques dans le cadre de la culture chorégraphique et de l'histoire de la danse, ainsi que les spécificités de l'interprétation), et les apprentissages culturels (notamment les environnements professionnels et sociétaux au niveau français, européen et international).
      Les apprentissages techniques, artistiques et l'interprétation, en tant que partie intégrante du rôle de l'artiste-interprète qu'est le danseur, doivent occuper une place prépondérante en termes de volume horaire dans le parcours de formation. Ces aspects doivent également ouvrir sur les pratiques de créativité, telles que la composition, l'improvisation, et les approches par partitions chorégraphiques.
      Bloc de compétences n° 1 - Exercer son art de danseur :
      A - Contribuer à la mise en œuvre d'une création chorégraphique ou d'une œuvre de répertoire ;
      B - Interpréter la chorégraphie, relier son imaginaire à l'imaginaire de l'œuvre.
      Bloc de compétences n° 2 - Entretenir et développer ses capacités artistiques et ses qualités d'interprète et participer à une démarche de recherche :
      A - Développer et enrichir les techniques et langages afférents aux champs chorégraphiques dans lequel le danseur ou la danseuse intervient ;
      B - Développer son regard et son analyse critique ;
      C - Développer des capacités corporelles ;
      D - Développer les composantes fondamentales du geste dansé (plasticité, espace, théâtralité et musicalité) ;
      E - Elargir sa connaissance de la culture chorégraphique et des autres arts ;
      F - Développer des facultés d'autonomie et d'adaptation ;
      G - Mobiliser des connaissances en matière artistique, technique et de l'environnement institutionnel (CCN, CDCN notamment), pour participer à une démarche de recherche et de création.
      Bloc de compétences n° 3 - Elargir et valoriser son champ des savoirs et de compétences professionnelles :
      A - Développer sa pratique artistique dans une dynamique interdisciplinaire ;
      B - Approcher la réalité et le contenu d'autres fonctions dans son domaine artistique ;
      C - Développer sa pratique dans le respect des enjeux de la transition écologique et du développement durable.
      Bloc de compétences n° 4 - Construire son parcours professionnel :
      A - Savoir se situer professionnellement ;
      B - Entretenir sa connaissance de l'environnement socio-professionnel et technique de son métier ;
      C - Développer sa pratique dans la prévention des risques psychosociaux, et de la lutte contre les discriminations et les violences et harcèlements sexistes et sexuels ;
      D - Développer et élargir ses relations professionnelles ;
      E - Participer le cas échéant à la promotion de son art.
      Modalités d'évaluation :
      Evaluation continue (EC) ;
      Evaluation terminale (ET).
      Toutes les unités d'enseignement donnent lieu à une évaluation continue. Les unités d'enseignement concernant l'interprétation et les apprentissages techniques et artistiques donnent également lieu à une évaluation terminale en fin de cursus.
      Les modalités d'évaluation - mise en situation, pratique, étude de cas, épreuves, écrite, orale, questionnaire, etc. - ont vocation à recouvrir plusieurs compétences définies par le référentiel de compétences et de certification.


      I. - Blocs de compétences transversales


      N° du bloc

      Intitulé du bloc

      Liste de compétences

      Modalités d'évaluation

      1

      Usages numériques

      - Utiliser les outils numériques de référence et les règles de sécurité informatique pour acquérir, traiter, produire et diffuser de l'information ainsi que pour collaborer en interne et en externe.

      Chaque certificateur accrédité met en œuvre les modalités qu'il juge adaptées : rendu de travaux, mise en situation, évaluation de projet, etc. Ces modalités d'évaluation peuvent être adaptées en fonction du chemin d'accès à la certification : formation initiale, VAE, formation continue.

      2

      Exploitation de données à des fins d'analyse

      - Identifier, sélectionner et analyser avec esprit critique diverses ressources dans son domaine de spécialité pour documenter un sujet.
      - Analyser et synthétiser des données en vue de leur exploitation.
      - Développer une argumentation avec esprit critique.

      Chaque certificateur accrédité met en œuvre les modalités qu'il juge adaptées : rendu de travaux, mise en situation, évaluation de projet, etc. Ces modalités d'évaluation peuvent être adaptées en fonction du chemin d'accès à la certification : formation initiale, VAE, formation continue.

      3

      Expression et communication écrites et orales

      - Se servir aisément des différents registres d'expression écrite et orale de la langue française.
      - Communiquer par oral et par écrit, de façon claire et non-ambiguë, dans au moins une langue étrangère.

      Chaque certificateur accrédité met en œuvre les modalités qu'il juge adaptées : rendu de travaux, mise en situation, évaluation de projet, etc. Ces modalités d'évaluation peuvent être adaptées en fonction du chemin d'accès à la certification : formation initiale, VAE, formation continue.

      4

      Positionnement vis à vis d'un champ professionnel

      - Identifier et situer les champs professionnels potentiellement en relation avec les acquis de la mention ainsi que les parcours possibles pour y accéder.
      - Caractériser et valoriser son identité, ses compétences et son projet professionnel en fonction d'un contexte.
      - Identifier le processus de production, de diffusion et de valorisation des savoirs.

      Chaque certificateur accrédité met en œuvre les modalités qu'il juge adaptées : rendu de travaux, mise en situation, évaluation de projet, etc. Ces modalités d'évaluation peuvent être adaptées en fonction du chemin d'accès à la certification : formation initiale, VAE, formation continue.

      5

      Action en responsabilité au sein d'une organisation professionnelle

      - Situer son rôle et sa mission au sein d'une organisation pour s'adapter et prendre des initiatives.
      - Respecter les principes d'éthique, de déontologie et de responsabilité environnementale.
      - Travailler en équipe et en réseau ainsi qu'en autonomie et responsabilité au service d'un projet.
      - Analyser ses actions en situation professionnelle, s'autoévaluer pour améliorer sa pratique.
      - Prendre en compte la problématique du handicap et de l'accessibilité dans chacune de ses actions professionnelles.

      Chaque certificateur accrédité met en œuvre les modalités qu'il juge adaptées : rendu de travaux, mise en situation, évaluation de projet, etc. Ces modalités d'évaluation peuvent être adaptées en fonction du chemin d'accès à la certification : formation initiale, VAE, formation continue.


      II. - Blocs de compétences spécifiques


      Dans ce document, les références aux techniques et répertoires relèvent de l'ensemble des disciplines chorégraphiques : danse classique, danse contemporaine, danse jazz, danses anciennes, etc.


      Référentiel d'activités professionnelles

      Référentiel de compétences

      Référentiel d'évaluation

      Activités

      Tâches

      Savoirs, connaissances, compétences, attitudes

      Modalités

      Critères

      Bloc de compétences n° 1 : exercer son art de danseur

      1-A- Contribuer à la mise en œuvre d'une création ou d'une œuvre de répertoire

      - Prendre connaissance du projet chorégraphique ou de l'œuvre, en saisir la singularité artistique et esthétique

      EC

      - Précision des caractéristiques principales du projet chorégraphique ou de l'œuvre, sa structure, ses enjeux
      - Précision du point de vue dégagé en contextualisant et en questionnant ces caractéristiques

      - Comprendre, analyser et s'approprier les indications reçues.
      - Mémoriser des séquences longues et/ou complexes d'écriture chorégraphique, les assembler, les enchaîner, y apporter les modifications demandées

      EC

      - Précision de la reproduction d'une séquence d'écriture chorégraphique dans l'intégralité de ses caractéristiques et composantes

      - Participer aux phases de recherche d'écriture chorégraphique et aux répétitions
      - Proposer des éléments de composition à partir des indications données
      - Improviser librement ou selon un cadre et des consignes énoncés
      - Reprendre de manière autonome un rôle en utilisant, le cas échéant, les différentes ressources disponibles : transmission directe, vidéo, notation, etc.
      - Participer à la transmission d'un rôle

      EC et/ou ET
      Mise en situation pratique

      - Précision de la compréhension et de l'appropriation d'un cadre et des consignes
      - Diversification des propositions chorégraphiques et enrichissement au travers de son apport personnel d'interprétation

      - Identifier et utiliser les différentes ressources disponibles

      EC
      épreuve écrite et /ou orale ou dossier ou mise en situation pratique

      - Utilisation et combinaison des différentes ressources disponibles pour analyser, valoriser un rôle expliciter sa démarche

      1-B- Interpréter la chorégraphie, relier son imaginaire à l'imaginaire de l'œuvre

      - Développer les liens entre l'œuvre à interpréter et son imaginaire
      - Recevoir, rechercher et utiliser des informations se rapportant aux contextes culturels, historiques, stylistiques et artistiques d'une œuvre ou d'une situation de départ donnée
      - Traduire dans son interprétation le fruit de l'analyse des informations recueillies

      EC :
      mise en situation pratique, épreuve orale, dossier…

      - Diversité des choix d'interprétation en fonction des répertoires et pièces chorégraphiques abordés
      - Enonciation claire d'une pensée et d'un propos organisés
      - Intégration des éléments découlant des informations recueillies dans le mouvement ou la séquence dansée

      - Conduire sa démarche artistique ou élaborer ses propositions en cohérence avec les enjeux du projet chorégraphique (styles, esthétiques, écoles, courants…) et les qualités requises par l'œuvre

      EC et/ou ET :
      mise en situation pratique, épreuve orale

      - Précision de la formalisation et énonciation d'un commentaire approprié sur les choix d'interprétation

      - Enrichir la proposition chorégraphique, suggérer des nuances d'interprétation en affirmant des partis-pris liés à des dimensions de présence, dynamique, projection…
      - Savoir mettre en jeu son rapport à soi et aux autres, partenaires et publics, et assurer au cours des représentations une prestation à la fois individuelle et reliée au collectif de jeu
      - Mettre en œuvre une méthodologie de collecte et d'utilisation d'informations, en bâtir une le cas échéant
      - Traduire dans sa danse le fruit de l'analyse des informations recueillies

      EC et ET
      mise en situation pratique

      - Maîtrise technique de niveau avancé
      - Prise de risque raisonnée, audace, engagement
      - Justesse stylistique
      - Inventivité, originalité
      - Présence en scène, appropriation de l'espace
      - Constance de la tension entre intériorité et projection
      - Intensité, densité de l'interprétation
      - Diversité de l'approche de l'interprétation (solo, duo, trio, danse de groupe)

      - Adapter sa prestation à des modifications éventuelles ou à des impondérables
      - S'approprier un espace de représentation non conventionnel : espaces naturels ou urbains, galeries, musées, en itinérance dans une architecture et des lieux singuliers

      EC et ET :
      mise en situation pratique

      - Adaptation de son interprétation aux contraintes et possibilité du lieu et pouvoir y interagir si besoin

      Bloc de compétences n° 2 : entretenir et développer ses capacités artistiques et ses qualités d'interprète

      2-A- Développer et enrichir les techniques et langages afférents aux champs chorégraphiques dans lequel le danseur ou la danseuse intervient

      - Maîtriser une ou plusieurs techniques de travail ou d'entraînement liées à son esthétique chorégraphique

      EC ou/et ET

      - Précision de l'exécution de l'ensemble des éléments et paramètres propres à une école, un courant,

      - Maîtriser d'autres techniques complémentaires de travail ou d'entraînement
      - Aborder de nouvelles techniques corporelles susceptibles d'être rencontrées lors de nouvelles œuvres ou démarches artistiques

      EC et/ou ET

      - Précision de l'exécution des éléments et paramètres principaux propres à une école, un courant,

      - Maîtriser la diversité des relations au(x) partenaire(s) : contact, écoute, portés, regards, danses de groupe, danses d'ensemble

      EC et/ou ET

      - Exactitude de son positionnement en fonction des différentes situations rencontrées

      2-B- Développer son regard et son analyse critique

      - Exprimer, à l'oral ou à l'écrit, les perceptions de sa pratique ou de l'observation de celle de l'autre
      - Nommer, analyser, objectiver les éléments constitutifs des œuvres ou des écritures chorégraphiques

      EC et/ou ET :
      épreuve orale (étude de cas), dossier

      - Clarté de la présentation d'un propos étayé par des éléments avérés (historiques, esthétiques, formels, analytiques…)
      - Application de grilles de lecture, et constitution de grilles le cas échéant

      - Aborder un des principaux systèmes de notation et de transcription du mouvement

      EC

      - Premier niveau de lecture d'une partition simple dans un des principaux systèmes de notation du mouvement

      2-C- Développer des capacités corporelles

      - Entretenir sa condition physique

      EC

      - Précision de la réponse corporelle

      - Poursuivre un entrainement régulier

      EC

      - Assiduité et implication dans les classes
      - Volonté de progression

      - Disposer de connaissances anatomiques et physiologiques

      EC et/ou ET :
      épreuve orale, dossier et mise en situation

      - Niveau de connaissances au moins équivalent à celui nécessaire à l'obtention de l'unité de valeur d'anatomie-physiologie du diplôme d'Etat de professeur de danse (cf. annexe 1)

      - Faire appel aux notions fondamentales d'analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé

      EC et/ou ET :
      épreuve orale et/ou mise en situation pratique

      - Exactitude et précision des connaissances
      - Mise en application immédiate dans le mouvement dansé

      - Faire appel aux techniques de relaxation, de récupération et de conscience corporelle

      - Identifier ses temps personnels de récupération et anticiper sur les risques liés à la fatigue ou aux traumatismes corporels
      - Identifier les situations à risques liées à l'environnement et/ou à la nature du mouvement et contribuer à y remédier

      2-D- Développer les composantes fondamentales du geste dansé (plasticité, espace, théâtralité et musicalité)

      -Développer la plasticité du corps dans sa relation à l'espace : ligne, volume, plan, poids, gravité, résistance des matériaux, espaces interstitiels, architecture, et leurs combinatoires
      - Développer la théâtralité du corps : adresse regard, sens du récit, dramaturgie du geste, tension dramatique… et leurs combinatoires
      - Développer la musicalité du corps : rythme, énergie, mélodie, phrasé gestuel, dissociation, durée, dynamique, pulsation, suspension, couleur, et leurs combinatoires
      - Comprendre et exprimer corporellement les éléments liés à l'espace, à la théâtralité, à la musicalité inhérents à sa chorégraphie et à sa mise en scène

      EC et/ou ET

      - Définition du contour de chacun de ces éléments
      - Mise en évidence des articulations et des distinctions entre les différents éléments
      - Appropriation et intégration approfondie de ces éléments dans son interprétation
      - Identification et repérage de ces éléments dans l'interprétation des autres interprètes et dans les œuvres

      - Développer la relation entre le geste et la musique

      - Niveau de connaissances au moins équivalent à celui nécessaire à l'obtention de l'unité d'enseignement de formation musicale du diplôme d'Etat de professeur de danse (cf. annexe 2)

      2-E- Elargir sa connaissance de la culture chorégraphique et des autres arts

      - Elargir sa culture chorégraphique, sa connaissance de l'histoire et de l'actualité de la danse

      EC et/ou ET

      - Niveau de connaissances au moins équivalent à celui nécessaire à l'obtention de l'unité d'enseignement d'histoire de la danse du diplôme d'Etat de professeur de danse (cf. annexe 3)

      - Enrichir sa connaissance des autres arts et sa culture générale

      EC et/ou ET

      - Acquisition des connaissances générales liées aux événements, périodes et mouvements principaux qui ont marqué l'histoire du spectacle vivant, de la musique et des arts visuels (repères et composantes historiques, esthétiques, sociologiques, etc.)

      2-F- Développer des Facultés d'autonomie et d'adaptation

      - S'adapter à la diversité des répertoires ou des formes de danse rencontrés

      - Connaître les bases de technique de maquillage

      - Contribuer à l'adaptation de son matériel et ses propres caractéristiques corporelles

      - Communiquer avec les professionnels ne pratiquant pas sa langue maternelle.

      2-G- Mobiliser des connaissances en matière artistique, technique et de l'environnement institutionnel (CCN, CDCN notamment), pour participer à une démarche de recherche

      - Mobiliser une culture générale artistique, notamment dans le domaine chorégraphique
      - Définir des problématiques d'étude

      - Entretenir ses connaissances de la danse et du spectacle vivant en général (histoire, esthétiques actuelles) et des conditions d'exercice de la profession (connaissances réglementaires, administratives et institutionnelles)
      - Identifier l'actualité des problématiques disciplinaires, leurs évolutions, ainsi que des différentes formes chorégraphiques, selon une réflexion prospective
      - Mobiliser une réflexion critique portant sur les arts du spectacle, principalement de la danse (littérature, esthétique, histoire de l'art, sociologie et anthropologie de l'art) pour définir des problématiques d'étude
      - Se servir de la terminologie descriptive et critique pour commenter les arts du spectacle, au travers d'un projet/mémoire d'initiation à la recherche
      - Articuler sa recherche et sa pratique artistique
      - Formaliser sa pratique de recherche et en identifier l'apport dans le développement de son identité artistique et professionnelle
      - Communiquer sur sa démarche et sur ses résultats, en français et dans une langue étrangère

      EC, ET
      Dossier
      Mémoire
      Soutenance

      - Appropriation des connaissances historiques, politiques, sociales et économiques qui permettent une compréhension précise de l'exercice du métier
      - Connaissance des contextes institutionnel qui régit les conditions d'exercice du métier
      - Description des principaux événements historiques qui permettent la compréhension des esthétiques actuelles
      - Exploitation pertinente des ressources documentaires spécialisées, physiques et numériques
      - Maitrise et intégration des outils numériques permettant de mettre à jour ses connaissances, pour réaliser un travail personnel
      - Capacité d'analyse et de synthèse des données en vue de leur exploitation
      - Maîtrise de la terminologie descriptive et critique en matière chorégraphique
      - Qualité d'argumentation avec esprit critique
      - Cohérence de la démarche articulant recherche et pratique artistique
      - Aisance dans les différents registres d'expression écrite et orale de la langue française
      - Compréhension et aisance dans l'expression d'au moins une langue étrangère, à l'écrit et à l'oral

      Bloc de compétences n° 3 : Elargir et valoriser son champ des savoirs et de compétences professionnelles

      3-A Développer sa pratique artistique dans une dynamique interdisciplinaire

      - Prendre appui sur une pratique des autres arts du spectacle vivant de la musique et des arts visuels
      - S'initier aux arts numériques et à leurs applications du champ chorégraphique (logiciels de composition chorégraphique, technique de capture de mouvement…)

      3-B- Approcher la réalité et le contenu d'autres fonctions dans son domaine artistique, selon deux niveaux possibles d'implication :
      - D'une part au stade des connaissances des spécificités des différents métiers ;
      - D'autre part au stade de l'exercice de telle ou telle activité (impliquant formation et reconnaissance professionnelle)
      3-C- S'ouvrir aux enjeux de la transition écologique et du développement durable

      - Connaître ou exercer les activités de collaborateur ou collaboratrice artistique de chorégraphe (répétiteur ou répétitrice, maitre ou maitresse de ballet, capitaine de danse, dramaturge etc.), de chorégraphe ou de directeur ou directrice de projet chorégraphique,
      - Connaitre le métier connexe de notateur ou notatrice analyste du mouvement,
      - Connaitre les métiers liés aux filières paramédicales et métiers de la forme,
      - Connaitre ou exercer la transmission de la danse, et, le cas échéant, se former à l'enseignement de la danse ;
      - Connaitre les métiers de l'action culturelle
      - Connaitre les métiers de l'administration culturelle et de la direction d'équipe et de structure ;
      - Connaitre les métiers de la filière technique
      - Actualiser régulièrement ses connaissances relatives à l'impact de la transition écologique sur les modalités de la création et de la médiation des œuvres.

      Bloc de compétences n° 4 : Construire son parcours professionnel

      4-A- Savoir se construire professionnellement

      - Apprécier les compétences et aptitudes et possédées, chercher à les maintenir et à les développer
      - Identifier les acquis utilisables en vue d'une évolution de carrière, d'une reconversion ou d'une réorientation professionnelle.

      4-B- Entretenir sa connaissance de l'environnement socioprofessionnel et technique de son métier

      - Connaitre les modes d'organisation du spectacle vivant et leurs évolutions
      - Connaitre et appliquer les dispositions législatives et réglementaires en vigueur dans le spectacle vivant
      - Connaitre la structuration économique du secteur artistique et culturel
      - Se tenir au courant de l'actualité professionnelle et de l'évolution du droit du travail et du droit conventionnel, notamment à travers les publications et la presse professionnelle.

      EC et/ou ET :
      épreuve orale,
      épreuve écrite (questionnaire et étude de cas)

      - Savoirs de base, au titre du droit social des types de contrats de travail, les modes de rémunérations, les rémunérations annexes (droits d'auteurs et droits voisins), les conventions collectives, les droits à la formation professionnelle continue, la prévention du risque, la prévention des violences et du harcèlement sexistes et sexuels
      - Connaissance de base de l'environnement structurel : statuts des entreprises employeurs, modes d'organisation et de financement des spectacles, économie culturelle
      - Connaissance des rôles des institutions sociales, organisations professionnelles, sociétés civiles, collectivités publiques
      - Connaissance des métiers du spectacle : identifier les métiers artistiques, techniques et administratifs, en connaitre les attributions

      - Avoir une bonne connaissance de l'environnement de représentation (aire de jeu, scène, plateau, coulisses, dégagements, cintres, lumière et son, décors)

      EC et ou ET
      épreuve écrite (questionnaire)
      épreuve orale

      - Exactitude des connaissances élémentaires liées aux domaines concernés

      4-C -Développer da pratique dans le respect de la prévention des risques psychosociaux, et de la lutte contre les discriminations et les violences et harcèlements sexistes et sexuels
      4- D - Développer et élargir ses relations professionnelles

      - Conscient des différentes formes de vulnérabilité, en particulier les handicaps visibles ou et invisibles (physiques, cognitifs et psychiques), notamment afin de faciliter les collaborations avec les artistes et professionnels concernés.
      - Adopter, en tant qu'artiste, une démarche inclusive et de lutte contre toutes les formes de discriminations et de violences, dont les violences et le harcèlement sexiste et sexuel (VHSS).
      - Etre sensibilisé aux risques psychosociaux et veiller le cas échéant, en fonction d'un contexte de travail spécifique, à contribuer à leur signalement et à leur prévention.
      - Entretenir et développer ses propres réseaux professionnels dans la durée
      - Etre en mesure de développer des stratégies de recherche d'emploi (ex : auditions, castings, rédactions du curriculum vitae, candidature spontanée…)

      Réglementation sur la relation employeur/salarié selon les obligations de chacun

      4- E - Participer le cas échéant à la promotion de son art

      - S'adresser à un public et dialoguer avec lui sur un spectacle dans le cadre de son travail d'artiste chorégraphique
      - Faire partager les éléments fondamentaux de sa pratique


      III. - Recommandations


      Au-delà des savoirs, connaissances, compétences et attitudes certifiées par le diplôme national supérieur professionnel de danseur ou danseuse, il convient de souligner que l'offre de l'enseignement initial devrait permettre également l'acquisition de compétences et de connaissances mobilisées dans l'exercice du métier de danseur ou danseuse, qui se déclinent de la manière suivante :
      La pratique autonome du danseur ou de la danseuse :


      - faire appel aux techniques de relaxation, de récupération et de conscience corporelle ;
      - identifier les situations à risques liées à l'environnement et/ou à la nature du mouvement et contribuer à y remédier ;
      - connaître les bases de technique de maquillage et de coiffure.


      L'environnement professionnel du danseur ou de la danseuse :


      - savoir se situer professionnellement ;
      - être en mesure de développer des stratégies de recherche d'emploi (ex : auditions, castings, rédaction de curriculum vitae, candidature spontanée, etc.).


      Capacités d'expression :


      - il convient également de favoriser chez le danseur ou la danseuse les capacités d'expression des perceptions de sa pratique ou d'observation, à l'oral ou à l'écrit ;
      - les modalités d'évaluation (épreuves pratiques, épreuves écrites, épreuves orales) ont vocation à recouvrir plusieurs compétences définies par le référentiel d'activités professionnelles.


Fait le 21 novembre 2024.


Pour la ministre et par délégation :
L'adjointe à la sous-direction des enseignements spécialisé et supérieur et de la recherche,
A. Nouguier