II. - Emploi de la couleur sur chaussée : directives
L'utilisation de < < l'effet couleur > > en matière d'aménagement est de nos jours de plus en plus fréquente, en milieu urbain comme en rase campagne. La coloration des revêtements se matérialise aussi bien par l'emploi de pavés,
d'enrobés, d'enduits, de résines ou de peintures... De plus, le développement des techniques de fabrication et de mise en oeuvre a généré l'apparition de colorations de plus en plus variées, dont la tenue dans le temps s'est améliorée.
Si l'usage actuel de la couleur sur chaussée n'est pas réglementé, il ne doit en aucun cas détériorer le niveau de sécurité. D'où la nécessité de se conformer à certaines conditions d'utilisation.
Par conséquent, tout emploi de la couleur sur chaussée, quels que soient les techniques et les matériaux utilisés, doit respecter les principes généraux suivants :
1. Respect de la signalisation réglementaire :
Comme cela est rappelé au chapitre Ier, la signalisation par marquage des chaussées doit se faire conformément à la réglementation ;
L'usage de la couleur ne doit entraîner aucune confusion possible avec le marquage réglementaire, de jour comme de nuit, par tous les temps et après vieillissement.
Il ne doit nullement en affaiblir la lecture ou nuire à sa bonne compréhension.
Enfin, il ne doit pas dévaloriser la signalisation réglementaire.
Ainsi, à titre d'exemple d'emplois à proscrire : la coloration en rouge vif de certains passages piétons (plate-forme colorée au niveau du passage ou coloration entre les bandes blanches). Ce traitement a pour effet de dévaloriser les autres passages piétons < < classiques > >. De plus, le passage piéton tel qu'il est prévu dans la réglementation est un signal parfaitement bien perçu et compris par l'usager. La coloration en rouge diminue généralement le contraste de nuit entre les bandes blanches et la chaussée,
donc l'identification du passage.
2. Exigences sur les caractéristiques de surface :
Les exigences concernant les caractéristiques de surface des revêtements colorés doivent être identiques à celles habituellement adoptées pour les couches de roulement.
Concernant la préoccupation essentielle de l'adhérence, il convient de se référer à la circulaire no 88-78 du ministère de l'équipement (direction des routes) du 1er septembre 1988. Par ailleurs diverses normes < < produit > > relatives à des matériaux enrobés hydrocarbonés destinés aux couches de roulement donnent également des spécifications en la matière.
Il est bien évident qu'il faut veiller à la pérennité de ces caractéristiques afin d'assurer en tout temps aux usagers des conditions de sécurité de circulation satisfaisantes.