Convention collective nationale des entreprises de l'industrie et des commerces en gros des viandes du 27 juin 2018 (Avenant du 27 juin 2018)

Textes Attachés : Avenant n° 90 du 10 mars 2020 relatif à la revalorisation des salaires minima, à la contrepartie au temps d'habillage et de déshabillage et aux congés pour événements familiaux

Extension

Etendu par arrêté du 2 juillet 2021 JORF 16 juillet 2021

IDCC

  • 1534

Signataires

  • Fait à : Fait à Paris, le 10 mars 2020. (Suivent les signatures.)
  • Organisations d'employeurs : FEDEV ; Culture viande,
  • Organisations syndicales des salariés : FGTA FO ; FNAA CFE-CGC ; FGA CFDT,

Numéro du BO

2020-24

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Convention collective nationale des entreprises de l'industrie et des commerces en gros des viandes du 27 juin 2018 (Avenant du 27 juin 2018)

  • Article 1er

    En vigueur

    Champ d'application de l'avenant


    Le présent accord est applicable aux entreprises entrant dans le champ d'application de la convention collective nationale des entreprises de l'industrie et des commerces en gros des viandes.

  • Article 2

    En vigueur

    Revalorisation du salaire de base mensuel minimum au 1er mars 2020


    La nouvelle grille s'établit comme suit à compter du 1er mars 2020 :

    NiveauÉchelon 1Échelon 2Échelon 3
    Ouvrier. Employé
    I1 5601 5831 616
    II1 6281 6481 679
    III1 6901 7151 749
    IV1 7811 8171 853
    TAM
    V1 8641 8951 947
    VI2 0662 1492 232
    VII2 3832 4782 572
    Cadre
    VIII2 9193 2383 302
    IX3 9464 2624 602
    X4 9805 3755 808

  • Article 3

    En vigueur

    Contrepartie au temps d'habillage et de déshabillage

    Le présent article abroge et remplace, dès le 1er mars 2020, l'article 2 de l'avenant n° 76 du 30 juin 2009 relatif à la contrepartie au temps d'habillage et de déshabillage comme suit :

    « Les parties signataires rappellent qu'une tenue de travail spécifique peut s'imposer, en raison de dispositions législatives ou réglementaires, pour les salariés des entreprises entrant dans le champ d'application de la convention collective précitée.  (1)

    Les parties signataires rappellent également que les temps d'habillage et de déshabillage ne constituent pas du travail effectif, même si ces opérations se déroulent dans l'entreprise ou sur le lieu de travail. En conséquence, conformément aux dispositions de l'article L. 3121-3 du code du travail, le temps nécessaire aux opérations d'habillage et de déshabillage fait l'objet d'une contrepartie soit sous forme de repos, soit financière sauf si des accords d'entreprise ou d'établissement, des usages ou des stipulations du contrat de travail assimilent ces temps d'habillage et déshabillage à du temps de travail effectif.

    Si la contrepartie au temps d'habillage et de déshabillage prend la forme d'une indemnité, celle-ci est fixée à 30 € par mois complet travaillé pour les salariés concernés par les opérations d'habillage et de déshabillage avant décompte de leur temps de travail effectif. En cas d'absence, cette indemnité est versée au prorata du nombre de jours de présence du salarié.

    Cette contrepartie figure sur une ligne à part du bulletin de paie.

    Elle ne se cumule pas avec toute autre contrepartie ayant le même objet prévue au niveau de l'entreprise ou de l'établissement ou par des usages ou stipulations du contrat de travail et ce, quelle qu'en soit leur dénomination ou leur nature. »

    (1) Alinéa étendu sous réserve du respect de l'article L. 3121-3 du code du travail, qui prévoit des contreparties aux temps d'habillage et de déshabillage si la réglementation, un accord collectif, le règlement intérieur de l'entreprise ou le contrat de travail imposent le port d'une tenue de travail et l'habillage et le déshabillage sur le lieu de travail.  
    (Arrêté du 2 juillet 2021 - art. 1)

  • Article 4 (1)

    En vigueur

    Congés pour événements familiaux

    Le présent article modifie, dès le 1er mars 2020, l'article 52 de la convention collective ICGV comme suit :

    « Tout salarié bénéficie, sur justification et à l'occasion de certains événements personnels, d'une autorisation exceptionnelle d'absence, dont la durée est fonction de son ancienneté.

    Ces congés exceptionnels sont accordés dans les conditions suivantes :

    Dès l'embauchage :
    – mariage du salarié ou conclusion d'un pacte civil de solidarité (Pacs) : 4 jours ;
    – naissance d'un enfant ou arrivée d'un enfant placé en vue de son adoption : 3 jours ;
    – mariage d'un enfant : 1 jour ;
    – décès d'un enfant mineur : 15 jours ;
    – décès d'un enfant majeur : 5 jours ;
    – décès du conjoint, du concubin ou de la personne avec qui le salarié était lié par un Pacs : 4 jours ;
    – décès du père ou de la mère : 3 jours ;
    – décès d'un frère, d'une sœur, du beau-père ou de la belle-mère (entendus au sens des parents du conjoint) : 3 jours ;
    – annonce de la survenue d'un handicap chez un enfant : 5 jours.

    Après 1 an d'ancienneté :
    – mariage du salarié ou conclusion d'un pacte civil de solidarité (Pacs) : 1 semaine civile ;
    – mariage d'un enfant : 3 jours ;
    – décès d'un beau-frère, d'une belle-sœur (entendus au sens du conjoint du frère ou de la sœur du salarié) ou d'un grand-parent (il s'agit des grands-parents du salarié) : 1 jour ;
    – absence pour convenance personnelle (après autorisation de l'employeur) : 1 jour ou 2 demi-journées par année civile ne pouvant pas être accolés au congé annuel payé.

    Si le salarié est déjà absent de l'entreprise pour quelque motif que ce soit lors de la demande, ces absences ne peuvent être reportées.

    Ces jours d'absence exceptionnelle n'entraînent pas de réduction de la rémunération à condition d'être pris au moment des événements en cause. Ils sont assimilés à des jours de travail effectif pour la détermination de la durée du congé annuel. »

    (1) Article étendu sous réserve du respect des articles L. 3142-4, modifié et L. 3142-1-1, nouveau du code du travail.  
    (Arrêté du 2 juillet 2021 - art. 1)

  • Article 5

    En vigueur

    Entreprises de moins de 50 salariés


    Les parties signataires estiment que les dispositions du présent accord sont pleinement justifiées et applicables pour l'ensemble des entreprises qui relèvent de la branche ICGV. À ce titre, elles indiquent expressément que, conformément aux dispositions de l'article L. 2261-23-1 du code du travail, l'objet du présent accord ne justifie pas la mise en place de mesures spécifiques pour les entreprises de moins de 50 salariés.

  • Article 6

    En vigueur

    Entrée en vigueur


    Le présent accord entre en vigueur à compter de sa signature pour les entreprises adhérant à une organisation professionnelle d'employeurs signataire et au plus tard à compter de son extension. L'ensemble des mesures prévues prendront effet au 1er mars 2020.

  • Article 7

    En vigueur

    Dépôt et extension

    Le présent accord sera adressé, à l'issue du délai d'opposition de 15 jours, au ministère en vue de son extension, en deux exemplaires dont un sur support papier et l'autre sur support électronique, ainsi qu'au conseil de prud'hommes de Paris, selon les dispositions de l'article D. 2231-2 du code du travail. Conformément à l'article L. 2231-5-5 du code du travail, l'accord sera publié dans la base de données nationale des accords.

    Les parties signataires du présent accord conviennent que culture viande sera chargé de ces formalités de dépôt et de demande d'extension.