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Annexe 2
Éléments généraux relatifs à la situation économique, aux perspectives d'activité et aux besoins en matière de développement des compétences
| Branche | IDCC | Nombre d'entreprises | Nombre de salariés |
|---|---|---|---|
| CCN mutualité du 31/01/2000 | IDCC 2128 | 800 | 57 600 |
| CCN du sport du 7 juillet 2005 | IDCC 2511 | 18 000 | 100 000 |
| CCN des acteurs du lien social et familial (ALISFA) du 4/06/1983 | IDCC 1261 | 3 700 | 90 000 |
| CCN des entreprises du secteur privé du spectacle vivant du 3 février 2012 | IDCC 3090 | 13 829 | 254 922 |
| CCN de l'habitat et du logement accompagnés du 16/07/2003 | IDCC 2336 | 470 | 10 000 |
| CCN des métiers de l'éducation, de la culture, des loisirs et de l'animation agissant pour l'utilité sociale et environnementale, au service des territoires (ÉCLAT) du 28 juin 1988 | IDCC 1518 | 13 000 | 150 000 |
| CCN tourisme social et familial du 28/06/1979 | IDCC 1316 | 650 | 40 000 |
| CCN des régies de quartier et de territoire du 02/04/2012 | IDCC 3105 | 140 | 6 000 |
| CCN de la radio diffusion du 11/04/1996 | IDCC 1922 | 600 | 2 850 |
| CCN des ateliers et chantiers d'insertion du 31 mars 2011 | IDCC 3016 | 890 | 26 000 |
| CCN missions locales et PAIO du 21/02/2001 | (DCC 2190 | 500 | 11 000 |
| CCN de la branche de l'aide, de l'accompagnement, des soins et des services à domicile du 21 mai 2010 | IDCC 2941 | 5 000 | 220 000 |
1. Situation économique des branches
Alors que les associations représentent au moins 80 % des structures des branches de l'ESS, leur situation est aujourd'hui plus qu'alarmante, elle est urgente :
– près de 70 % des associations employeuses déclarent que le montant de leurs fonds propres demeure fragile ou nul ;
– 30 % des associations employeuses déclarent avoir moins de trois mois de trésorerie dont 5 % n'ont aucun mois d'exploitation en réserve.
Si l'on considère ces chiffres, c'est près de 90 000 emplois qui sont directement menacés pour les associations faute de trésorerie. Dans un contexte où les versements de subventions pourraient tarder davantage en cas de vote du budget, de nombreuses associations pourraient ne percevoir aucun financement public au cours des six prochains mois, laissant les associations en manque de trésorerie sans solution.
Des activités en baisse, face à des besoins croissants
Ces baisses de financements induisent une chute importante des activités : près d'une association sur quatre déclare diminuer ses activités en 2025.
Des emplois en danger
Alors que dans l'ESS, le monde associatif représente environ 1,8 million de salarié(e)s, soit près de 10 % de l'emploi privé en France :
– près de 40 % des associations déclarent réduire leur masse salariale ;
– 9 % des associations déclarent procéder à des licenciements ou des plans de sauvegarde.
D'après les données du bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC), l'année 2025 devrait être une année record concernant les plans de sauvegarde et les liquidations des associations. À titre comparaison, ces données ont été multipliées par deux en trois ans.
Source : enquête nationale sur la santé financière des associations de septembre 2025.
(Mouvement associatif, le réseau national des maisons des associations (RNMA), en partenariat avec la fédération nationale des centres sociaux (FCSF), Hexopée et en lien avec l'observatoire régional de la vie associative (ORVA)).
2. Perspectives d'activité des branches
Reconnue comme « mode d'entreprendre et de développement économique » par la loi du 31 juillet 2014, l'ESS représente plus de 150 000 entreprises employeuses qui emploient plus de 2,6 millions de salarié(e)s, soit près de 14 % de l'emploi privé.
Les entreprises des branches de l'ESS jouent un rôle considérable dans la mise en œuvre des politiques publiques mais leur croissance est également tirée par les transitions écologiques et sociales. L'essor du « care » et des services à la personne. Le vieillissement de la population, les besoins de santé, d'aide à domicile ou d'insertion créent une demande croissante. Elles répondent aux attentes de relocalisation et d'ancrage territorial des collectivités.
3. Besoins de développement de compétences des branches
Au regard des besoins de développement des compétences identifiés dans l'APLD-R, il est recommandé que les entreprises privilégient, lorsque cela est possible, les formations inscrites dans les accords PRO-A ainsi que les CQP existants au sein de la branche.