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Annexe 3
Facteurs de risques psychosociaux
Quels sont les principaux facteurs des risques psychosociaux ?
• Six axes se distinguent :
1. Les exigences au travail
L'intensité et la complexité du travail peuvent se caractérisent par :
– des délais et des objectifs manquant de clarté ;
– une surcharge des tâches professionnelles ;
– une intensification des horaires ;
– des interruptions régulières.
Pour lutter contre les situations de surcharge de travail, l'employeur doit mettre en place une vision partagée entre ce que représente la charge du point des vues des actions réalisées au quotidien et les conditions dans lesquelles ces actions sont accomplies. Plus la charge de travail s'amplifie et moins les conditions de réalisation du travail sont satisfaisantes. Les situations de surcharge de travail peuvent entraîner également des difficultés de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle, avec des répercussions sur la santé des travailleurs.
2. Les exigences émotionnelles
Au cours de son activité, le travailleur peut rencontrer des relations difficiles à gérer émotionnellement :
– des contacts difficiles avec ses différents interlocuteurs ;
– le fait de devoir masquer ses émotions réelles devant ses interlocuteurs ;
– des violences physiques ou verbales.
3. Le manque d'autonomie et de marges de manœuvre
Parmi les facteurs déterminants dans le développement de risques psychosociaux se trouve le manque d'autonomie. Comment se transcrit-il ?
– des faibles marges de manœuvre pour réaliser les tâches ;
– des contraintes de rythme de travail ;
– une sous-utilisation des compétences du travailleur.
L'employeur doit veiller à ne pas non plus laisser le travailleur « se débrouiller » seul et à donner des objectifs clairs.
4. Les mauvais rapports sociaux et relations de travail
Pour prévenir les risques psychosociaux, une bonne qualité des rapports sociaux et des relations de travail est importante.
Quelles sont les conditions à instaurer ? On en compte six :
– une vision claire des tâches à accomplir ;
– une solidarité entre collègues, un collectif de travail ;
– des espaces de discussion pour les travailleurs ou encore une animation des instances représentatives du personnel ;
– l'absence de violence physique ou morale au sein de l'entreprise ;
– une reconnaissance du travail effectué, de la qualité fournie et des efforts mis en place ;
– un encadrement de proximité actif pour animer l'équipe, organiser les tâches et gérer les difficultés.
5. Les conflits de valeur et la qualité empêchée
Pour un travailleur, le fait de ne pas pouvoir échanger avec ses collègues ou son encadrement sur les méthodes et les objectifs de son travail est un facteur de risques psychosociaux.
Plusieurs circonstances entrent en jeu :
– la perte ou l'absence du sens du travail pour un employé ;
– l'impression de faire un travail inutile.
6. L'insécurité de la situation de travail
Les changements de tout ordre – précarité d'un contrat, retard dans les versements des salaires, insécurité socio-économique, changement de qualification ou de métier sans y être préparé, etc. – jouent un rôle dans le développement des risques psychosociaux chez les travailleurs.
Extrait du rapport Gollac/Bodier « mesurer les facteurs psychosociaux de risque au travail pour les maîtriser »