Article 20
Il existe différentes catégories de risques professionnels :
– physiques, c'est-à-dire liés aux conditions physiques dans lesquelles le travailleur exerce son activité. Plus précisément, il s'agit des risques liés :
–– aux lieux de travail, y compris les installations sanitaires, de restauration et d'hébergement ;
–– aux équipements de travail et aux moyens de protection, notamment les équipements nécessitant une autorisation de conduite ou servant au travail en hauteur, les équipements de protection individuelle ;
–– aux risques « d'exposition » : risques chimiques, notamment les agents chimiques dangereux et les agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction (CMR) ; amiante ; risques biologiques ; bruit ; vibrations mécaniques ; rayonnements – ionisants et champs électromagnétiques – ; ambiances thermiques ;
–– à des activités telles que le travail en hauteur, la circulation interne ou externe, la manutention des charges, l'utilisation des écrans de visualisation, les interventions sur les équipements élévateurs ou sur les installations électriques.
– psychosociaux : stress, souffrance au travail, violences au travail, harcèlement sexuel et moral.
Ils sont évalués, au même titre que les risques physiques et mécaniques, dans le DUERP et leur évaluation est mise à jour dans les mêmes conditions.
L'organisation du travail peut également avoir un impact dans l'exposition aux dangers.
Certains risques ou certaines activités obligent l'employeur à prendre des mesures d'organisation appropriées, en complément des mesures d'ordre technique conformément à la règlementation en vigueur (risques chimiques – code du travail, art. R. 4412-17 ; manutention manuelle – code du travail, art. R. 4541-3, art. R. 4541-6 ; équipements de travail – code du travail, art. R. 4323-1 et suivants).
Les principaux risques professionnels liés à nos métiers
Cadre des risques à cibler :
– la prévention de l'apparition des TMS et des risques liés à la manutention ;
– la prévention des risques de chute et des autres perturbations de mouvements ;
– la prévention des risques liés aux équipements de travail ;
– la prévention des risques chimiques et biologiques, notamment dus aux poussières engendrées par les volailles.
Mesures prioritaires à retenir : les priorités adaptées aux problèmes de la profession et du secteur professionnel sont principalement :
– le repérage des postes à risques AT ou MP en lien avec le résultat de l'évaluation des risques professionnels (EVRP) et l'élaboration d'un plan d'action pour les réduire – en relation avec les institutions représentatives du personnel, lorsqu'elles existent, ou des groupes de travail de consultation du personnel – et leur capitalisation au niveau professionnel ;
– l'étude et aménagements ergonomiques des postes de travail ;
– l'utilisation d'outils d'aide à la conception, notamment la réalité virtuelle ;
– les mesures d'aides à toutes les opérations de manutention ;
– l'amélioration de la circulation des personnes et des produits, y compris la réfection des sols, la signalisation ;
– l'installation de protections collectives aux postes d'accrochage afin de maîtriser l'exposition aux poussières de volailles.