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Les groupes de protection sociale et les institutions de prévoyance, de par leurs activités, sont en prise directe avec les évolutions de la société. Les activités dans les domaines de la retraite complémentaire et de la prévoyance/ santé ainsi que les organisations se transforment rapidement du fait principalement de l'évolution des normes réglementaires, de l'innovation et de la digitalisation des activités et des métiers.
L'anticipation des évolutions et les transformations afférentes des emplois constituent un enjeu majeur pour la préservation de la compétitivité globale des groupes de protection sociale et des institutions de prévoyance, et pour la pérennité et l'adaptation des emplois et des compétences de leurs salariés. La formation professionnelle et le recours aux dispositifs d'apprentissage doivent pouvoir être utilisés pour favoriser cette anticipation, en accompagnant l'évolution des besoins en compétences des salariés et des entreprises de la branche.
Pour mener à bien cette transition, l'accroissement global des compétences devient nécessaire, notamment celles dites relationnelles et transverses, pour exercer, dans les meilleures conditions, les métiers actuels et à venir de la branche.
Par ailleurs, face à cette forte évolution de l'environnement socio-économique et technologique, s'ajoute, pour le grand public, un déficit de connaissance des métiers et des engagements de notre secteur d'activité en tant qu'acteur socialement et durablement responsable. Ces constats invitent à soutenir une communication récurrente sur les métiers de la branche, notamment auprès des jeunes.
Au regard de tels enjeux et afin d'en anticiper les effets, une démarche de gestion prévisionnelles des emplois et des compétences (GPEC) conduite par la branche doit apporter une plus grande visibilité et permettre de :
– prévoir et mettre à jour les grandes tendances des emplois et des compétences des salariés ;
– participer à l'accompagnement des changements organisationnels engagés par chaque entreprise de la branche ;
– favoriser l'attractivité des métiers ainsi que faciliter les recrutements et l'employabilité de tous les publics tout au long de leur vie professionnelle ;
– prendre en compte les enjeux de la transition écologique et énergétique.
La GPEC s'inscrit dans une démarche facilitant pour tous les publics l'insertion dans l'emploi, la sécurisation des parcours professionnels et le développement de l'employabilité des salariés des entreprises de la branche ainsi que la transmission des savoirs.
Afin de répondre à ces objectifs, les parties à la négociation du présent accord conviennent qu'une démarche de GEPP de branche doit s'appuyer sur les travaux du comité paritaire de suivi opérationnel de la GPEC, sur la commission paritaire nationale de l'emploi et de la formation (CPNEF) et les outils paritaires de la branche que sont :
1. L'observatoire des métiers et des qualifications (OMQ) ;
2. Le centre de formation et des expertises métiers (CFEM) ;
3. L'accompagnement du changement et de la transformation (ACT) ;
4. La bourse de l'emploi (BE).
La démarche de GPEC de branche a pour objet :
– la réalisation d'études sur les métiers permettant de mesurer et comprendre les tendances de l'emploi et d'en anticiper les grandes évolutions ;
– la cartographie, quantitative et qualitative, des métiers et des compétences, qui permettent d'accompagner les entreprises de la branche ;
– l'élaboration d'hypothèses et de scénarii pour répondre à ces transformations.
Figure en annexe au présent accord, le glossaire des termes et notions utilisés (activité, métier, emploi, mobilité …)
Les parties à la négociation du présent accord rappellent par ailleurs l'existence de l'accord de branche sur la formation professionnelle du 20 décembre 2020.
Dans sa mise en œuvre, le présent accord doit bénéficier de l'implication de l'ensemble des acteurs concernés dans les entreprises de la branche : employeurs, management, directions des ressources humaines, instances représentatives du personnel, et salariés. Cet accord est conclu en application de l'article L. 2241-12 du code du travail.