Code civil

Version en vigueur au 21/02/2018Version en vigueur au 21 février 2018

Table de concordance

Lorsque des dispositions ont été déplacées ou modifiées, une table de concordance est créée qui permet de relier dans un tableau une ou plusieurs anciennes dispositions d'un texte ou d'un code à leur nouvelle disposition.

Cela est utile dans le cadre d'une création de code (codification), d'une refonte de code ou recodification.

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TABLE DE CONCORDANCE

Télécharger les articles 1100 à 1386-1 au JO du 11/02/2016 (ancienne / nouvelle référence)

REFONTE

Dossier législatif de l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des obligations

Dernière modification : 11 juin 2018

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      • Article 1365

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        L'écrit consiste en une suite de lettres, de caractères, de chiffres ou de tous autres signes ou symboles dotés d'une signification intelligible, quel que soit leur support.

      • Article 1366

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        L'écrit électronique a la même force probante que l'écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégrité.

      • Article 1367

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        La signature nécessaire à la perfection d'un acte juridique identifie son auteur. Elle manifeste son consentement aux obligations qui découlent de cet acte. Quand elle est apposée par un officier public, elle confère l'authenticité à l'acte.

        Lorsqu'elle est électronique, elle consiste en l'usage d'un procédé fiable d'identification garantissant son lien avec l'acte auquel elle s'attache. La fiabilité de ce procédé est présumée, jusqu'à preuve contraire, lorsque la signature électronique est créée, l'identité du signataire assurée et l'intégrité de l'acte garantie, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat.

      • Article 1368

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        A défaut de dispositions ou de conventions contraires, le juge règle les conflits de preuve par écrit en déterminant par tout moyen le titre le plus vraisemblable.

      • Article 1369

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        L'acte authentique est celui qui a été reçu, avec les solennités requises, par un officier public ayant compétence et qualité pour instrumenter.

        Il peut être dressé sur support électronique s'il est établi et conservé dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État.

        Lorsqu'il est reçu par un notaire, il est dispensé de toute mention manuscrite exigée par la loi.

      • Article 1370

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        L'acte qui n'est pas authentique du fait de l'incompétence ou de l'incapacité de l'officier, ou par un défaut de forme, vaut comme écrit sous signature privée, s'il a été signé des parties.

      • Article 1371

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        L'acte authentique fait foi jusqu'à inscription de faux de ce que l'officier public dit avoir personnellement accompli ou constaté.

        En cas d'inscription de faux, le juge peut suspendre l'exécution de l'acte.

      • Article 1372

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        L'acte sous signature privée, reconnu par la partie à laquelle on l'oppose ou légalement tenu pour reconnu à son égard, fait foi entre ceux qui l'ont souscrit et à l'égard de leurs héritiers et ayants cause.

      • Article 1373

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        La partie à laquelle on l'oppose peut désavouer son écriture ou sa signature. Les héritiers ou ayants cause d'une partie peuvent pareillement désavouer l'écriture ou la signature de leur auteur, ou déclarer qu'ils ne les connaissent. Dans ces cas, il y a lieu à vérification d'écriture.

      • Article 1374

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        L'acte sous signature privée contresigné par les avocats de chacune des parties ou par l'avocat de toutes les parties fait foi de l'écriture et de la signature des parties, tant à leur égard qu'à celui de leurs héritiers ou ayants cause.

        La procédure de faux prévue par le code de procédure civile lui est applicable.

        Cet acte est dispensé de toute mention manuscrite exigée par la loi.

      • Article 1375

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        L'acte sous signature privée qui constate un contrat synallagmatique ne fait preuve que s'il a été fait en autant d'originaux qu'il y a de parties ayant un intérêt distinct, à moins que les parties ne soient convenues de remettre à un tiers l'unique exemplaire dressé.

        Chaque original doit mentionner le nombre des originaux qui en ont été faits.

        Celui qui a exécuté le contrat, même partiellement, ne peut opposer le défaut de la pluralité d'originaux ou de la mention de leur nombre.

        L'exigence d'une pluralité d'originaux est réputée satisfaite pour les contrats sous forme électronique lorsque l'acte est établi et conservé conformément aux articles 1366 et 1367, et que le procédé permet à chaque partie de disposer d'un exemplaire sur support durable ou d'y avoir accès.

      • Article 1376

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        L'acte sous signature privée par lequel une seule partie s'engage envers une autre à lui payer une somme d'argent ou à lui livrer un bien fongible ne fait preuve que s'il comporte la signature de celui qui souscrit cet engagement ainsi que la mention, écrite par lui-même, de la somme ou de la quantité en toutes lettres et en chiffres. En cas de différence, l'acte sous signature privée vaut preuve pour la somme écrite en toutes lettres.

      • Article 1377

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        L'acte sous signature privée n'acquiert date certaine à l'égard des tiers que du jour où il a été enregistré, du jour de la mort d'un signataire, ou du jour où sa substance est constatée dans un acte authentique.

      • Article 1378

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        Les registres et documents que les professionnels doivent tenir ou établir ont, contre leur auteur, la même force probante que les écrits sous signature privée ; mais celui qui s'en prévaut ne peut en diviser les mentions pour n'en retenir que celles qui lui sont favorables.

      • Article 1378-1

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Création Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        Les registres et papiers domestiques ne font pas preuve au profit de celui qui les a écrits.

        Ils font preuve contre lui :

        1° Dans tous les cas où ils énoncent formellement un paiement reçu ;

        2° Lorsqu'ils contiennent la mention expresse que l'écrit a été fait pour suppléer le défaut du titre en faveur de qui ils énoncent une obligation.

      • Article 1378-2

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Création Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        La mention d'un paiement ou d'une autre cause de libération portée par le créancier sur un titre original qui est toujours resté en sa possession vaut présomption simple de libération du débiteur.

        Il en est de même de la mention portée sur le double d'un titre ou d'une quittance, pourvu que ce double soit entre les mains du débiteur.

      • Article 1379

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        La copie fiable a la même force probante que l'original. La fiabilité est laissée à l'appréciation du juge. Néanmoins est réputée fiable la copie exécutoire ou authentique d'un écrit authentique.

        Est présumée fiable jusqu'à preuve du contraire toute copie résultant d'une reproduction à l'identique de la forme et du contenu de l'acte, et dont l'intégrité est garantie dans le temps par un procédé conforme à des conditions fixées par décret en Conseil d'État.

        Si l'original subsiste, sa présentation peut toujours être exigée.

      • Article 1380

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        L'acte récognitif ne dispense pas de la présentation du titre original sauf si sa teneur y est spécialement relatée.

        Ce qu'il contient de plus ou de différent par rapport au titre original n'a pas d'effet.

    • Article 1382

      Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

      Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

      Les présomptions qui ne sont pas établies par la loi, sont laissées à l'appréciation du juge, qui ne doit les admettre que si elles sont graves, précises et concordantes, et dans les cas seulement où la loi admet la preuve par tout moyen.

    • Article 1383

      Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

      Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

      L'aveu est la déclaration par laquelle une personne reconnaît pour vrai un fait de nature à produire contre elle des conséquences juridiques.

      Il peut être judiciaire ou extrajudiciaire.

    • Article 1383-1

      Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

      Création Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

      L'aveu extrajudiciaire purement verbal n'est reçu que dans les cas où la loi permet la preuve par tout moyen.

      Sa valeur probante est laissée à l'appréciation du juge.

    • Article 1383-2

      Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

      Création Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

      L'aveu judiciaire est la déclaration que fait en justice la partie ou son représentant spécialement mandaté.

      Il fait foi contre celui qui l'a fait.

      Il ne peut être divisé contre son auteur.

      Il est irrévocable, sauf en cas d'erreur de fait.

    • Article 1384

      Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

      Modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

      Le serment peut être déféré, à titre décisoire, par une partie à l'autre pour en faire dépendre le jugement de la cause. Il peut aussi être déféré d'office par le juge à l'une des parties.

      • Article 1385-1

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Création Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        Il ne peut être déféré que sur un fait personnel à la partie à laquelle on le défère.

        Il peut être référé par celle-ci, à moins que le fait qui en est l'objet ne lui soit purement personnel.

      • Article 1385-3

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Création Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        La partie qui a déféré ou référé le serment ne peut plus se rétracter lorsque l'autre partie a déclaré qu'elle est prête à faire ce serment.

        Lorsque le serment déféré ou référé a été fait, l'autre partie n'est pas admise à en prouver la fausseté.

      • Article 1385-4

        Version en vigueur depuis le 01/10/2016Version en vigueur depuis le 01 octobre 2016

        Création Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 4

        Le serment ne fait preuve qu'au profit de celui qui l'a déféré et de ses héritiers et ayants cause, ou contre eux.

        Le serment déféré par l'un des créanciers solidaires au débiteur ne libère celui-ci que pour la part de ce créancier.

        Le serment déféré au débiteur principal libère également les cautions.

        Celui déféré à l'un des débiteurs solidaires profite aux codébiteurs.

        Celui déféré à la caution profite au débiteur principal.

        Dans ces deux derniers cas, le serment du codébiteur solidaire ou de la caution ne profite aux autres codébiteurs ou au débiteur principal que lorsqu'il a été déféré sur la dette, et non sur le fait de la solidarité ou du cautionnement.