Annexe I
Version en vigueur depuis le 22/12/2023Version en vigueur depuis le 22 décembre 2023
USAGES ET BARRIÈRES MOBILISABLES SUIVANT LA QUALITÉ DES EAUXSection 1 : Niveau de qualité et usages des eaux usées traitées
Tableau 1
Usages possibles suivant le niveau de qualité des eaux usées traitées
TYPE D'USAGE
NIVEAU DE QUALITÉ SANITAIRE DES EAUX USÉES TRAITÉES
A
B
C
D
Espaces verts ouverts au public
+
*
-
-
Espaces verts dont l'accès au public est restreint
+
+
*
-
+ autorisée, - : interdite, * : possible en mettant en place un système de barrières appropriées tel que défini en section 2Section 2 : Barrières
Des eaux usées traitées de qualité inférieure peuvent être utilisées à condition qu'un système de barrières appropriées soient appliquées et permettent d'atteindre la qualité requise. Les barrières doivent réduire au minimum le risque de transmission d'agents pathogènes des eaux usées traitées.
Les types de barrières qu'il convient d'utiliser sont présentés dans le tableau 3.
Le type de barrière est sélectionné en fonction des exigences du tableau 2 qui indique le nombre de barrières qu'il convient de mettre en place en fonction du niveau de qualité et des types d'usages.
Tableau 2
Nombre minimum de barrières applicables en fonction des usages et de la qualité des eaux usées traitées
TYPE D'USAGE
CLASSE DE QUALITE ET NOMBRE MINIMUM DE BARRIERES
A
B
C
D
Espaces verts ouverts au public
0
1
Interdit
Interdit
Espaces verts dont l'accès au public est restreint
0
0
1
Interdit
Tableau 3
Types de barrières suggérés selon l'application et nombre d'équivalents barrières attribués
TYPE DE BARRIERE
APPLICATION
REDUCTION DES AGENTS
PATHOGENES (unités log)
NOMBRE DE EQUIVALENTS
BARRIERES
Contrôle de l'accès
Arrosage en dehors des heures d'ouverture au public, ou fermeture aux usagers pendant l'arrosage et deux heures suivant l'arrosage dans le cas d'espaces verts fermés ou arrosage pendant les heures de plus faible fréquentation et interdiction d'accès aux passants pendant l'arrosage et deux heures suivant l'arrosage dans le cas d'espaces verts ouverts de façon permanente
0,5 à 1
1
Arrosage de zones non accessibles au public (par exemple espace vert sur le bas-côté d'un échangeur)
1
2
Contrôle de l'arrosage par aspersion
Arrosage par aspersion en respectant des distances supérieures à 70 m par rapport aux zones résidentielles ou aux lieux accessibles au public
1
1
La liste des barrières proposées n'est pas exhaustive.Annexe II
Version en vigueur depuis le 06/10/2025Version en vigueur depuis le 06 octobre 2025
QUALITÉ ET SURVEILLANCE DES EAUX USÉES TRAITÉES
Les quatre niveaux de qualité sanitaire des eaux usées traitées (A, B, C et D) sont définis comme suit :
Tableau 4
Paramètres et niveau de qualité
PARAMÈTRES
NIVEAU DE QUALITÉ SANITAIRE DES EAUX USÉES TRAITÉES
A
B
C
D
Matières en suspension (mg/L)
≤ 10
Conforme à la réglementation des rejets d'eaux usées traitées pour l'exutoire de la station hors période d'utilisation
Demande biochimique en oxygène sur 5 jours (mg/L)
≤ 10
Conforme à la réglementation des rejets d'eaux usées traitées pour l'exutoire de la station hors période d'utilisation
Escherichia coli (nombre/100mL)
≤ 10
≤ 100
≤ 1 000
≤ 10 000
Turbidité (NFU)
≤ 5
-
-
-
Bactériophages ARN-F spécifiques (nombre/100 mL) et/ ou phages somatiques (nombre/100 mL) (*)
≤ 10
≤ 100
≤ 1 000
≤ 10 000
Clostridium perfringens (**)
≤ 10
≤ 100
≤ 1 000
≤ 10 000
Turbidité (NFU)
≤ 5
-
-
-
Autres
Legionella spp. : < 1 000 nombre/l lorsqu'il existe un risque de formation d'aérosols Nématodes intestinaux (œufs d'helminthes) : ≤ 1 œuf/l pour l'irrigation des pâturages ou des fourrages frais
(*) L'analyse conjointe des coliphages F-spécifiques et des coliphages somatiques est à privilégier. Cependant, en routine, s'il est impossible d'analyser ces 2 paramètres, il est possible d'analyser uniquement les coliphages somatiques.
(**) Les spores de Clostridium perfringens sont choisies comme étant l'indicateur de protozoaires le plus approprié. Cependant, les bactéries anaérobies sulfito-réductrices et leurs spores offrent une solution de remplacement si la concentration de spores de Clostridium perfringens ne permet pas de valider la réduction log10 requise.
Les eaux usées traitées sont classées dans le niveau de qualité qui correspond au classement du paramètre le plus défavorable. Les eaux usées traitées sont considérées comme conforme aux exigences énoncées dans le tableau 1 lorsque les mesures satisfont à l'ensemble des critères suivants :-les valeurs indiquées pour E. coli, Legionella spp. et les nématodes intestinaux, sont respectées dans au moins 90 % des échantillons à chaque campagne d'analyse dont les fréquences sont définies dans le tableau 5. Aucune des valeurs mesurées sur les échantillons ne dépasse l'écart maximal de 1 unité de log par rapport à la valeur indiquée pour E. coli et Legionella spp. et de 100 % de la valeur indiquée pour les nématodes intestinaux ;
-les valeurs indiquées pour la DBO5, les MES et la turbidité de la catégorie A sont respectées dans au moins 90 % des échantillons à chaque campagne d'analyse dont les fréquences sont définies dans le tableau 5. Aucune des valeurs mesurées sur les échantillons ne dépasse l'écart maximal de 100 % de la valeur indiquée à chaque campagne d'analyse dont les fréquences sont définies dans le tableau 5.Section 1 : Surveillance en routine
La surveillance en routine est réalisée au point de conformité des eaux usées traitées.
Les échantillons à utiliser pour vérifier le respect des exigences pour les paramètres au point de conformité sont prélevés conformément à la norme NF EN ISO 19458 ou au guide technique d'échantillonnage spécifique pour la recherche de Legionella dans les eaux (norme FD T 90-522), et à la norme NF EN ISO 5667-3 (norme FD T 90-523-2) ou toutes méthodes de prélèvement applicables disponibles au niveau des normes nationales ou internationales garantissant une qualité équivalente.
Les analyses concernent les paramètres mentionnés dans le tableau 5 ci-dessous et sont réalisées pendant chaque période d'utilisation.
En cas de non-conformité aux exigences énoncées dans le tableau 4, des mesures adaptées doivent être prises par la personnes responsable du point de conformité.
Tableau 5
Fréquence minimale de surveillance
PARAMÈTRES
FRÉQUENCE D'ANALYSES POUR UN USAGE REQUÉRANT À MINIMA
UNE EAU DE QUALITÉ SANITAIRE (1)
A
B
C
D
Matières en suspension
1 par semaine
1 tous les 15 jours
1 par mois
Demande biochimique en oxygène sur 5 jours
Escherichia coli
(1) Selon le tableau 4Section 2 : Validation des performances de l'installation de production
Les abattements sont mesurés entre les eaux usées, en entrée de la station de traitement des eaux usées, et les eaux usées traitées au point de conformité. Les analyses concernent l'ensemble des paramètres mentionnés dans le tableau 6. La validation des performances est effectuée avant la mise en service d'une nouvelle installation de production des eaux usées traitées puis tous les 2 ans, et en cas de modernisation des équipements et d'ajout de nouveaux équipements ou procédé.
Les quatre niveaux d'abattement attendus suivants la qualité sanitaire des eaux usées traitées (A, B, C et D) sont définis comme suit :
Tableau 6
Paramètres et abattement exprimé en Log lors de la validation des performances de l'installation
PARAMÈTRES
ABATTEMENT EN LOG
A
B (1)
Escherichia coli
≥ 5
≥ 3
Coliphages totaux/coliphages F-spécifiques/coliphages somatiques/coliphages
≥ 6
≥ 3
Spores de Clostridium perfringens/bactéries anaérobies sulfito-réductrices et leurs spores
≥ 4 dans le cas de spores de Clostridium perfringens
≥ 5 dans le cas de bactéries anaérobies sulfito- réductrices et leurs spores
≥ 3
(1) abattement attendu si usage pour des espaces verts ouverts au public
Validation des performances de l'installation :
Au moins 90 % des échantillons prélevés à chaque campagne d'analyse pour chaque paramètre doivent atteindre ou dépasser les objectifs de performance.
Les échantillons à utiliser pour vérifier le respect des paramètres microbiologiques prévues par le tableau 6 au point de conformité sont prélevés conformément à la norme EN ISO 19458 ou à toute autre norme nationale ou internationale garantissant une qualité équivalente.
Pour la validation des performances lors de la mise en service, le suivi analytique est réalisé sur une période d'au moins six mois consécutifs comprenant l'ensemble de la saison d'arrosage avec une fréquence mensuelle d'analyses portant sur les paramètres définis au tableau 5 de l'annexe II.Section 3 : Modalités techniques de surveillance
Les analyses de la qualité des eaux doivent être réalisées par un organisme accrédité, pour les paramètres et les différents types d'eaux considérés, par le comité français d'accréditation ou par tout autre organisme d'accréditation équivalent européen signataire de l'accord multilatéral pris dans le cadre de la coordination européenne des organismes d'accréditation.
Les échantillons à utiliser pour vérifier le respect des paramètres microbiologiques au point de conformité sont prélevés conformément à la norme EN ISO 19458 ou au guide technique d'échantillonnage spécifique pour la recherche de Legionella dans les eaux (norme FD T 90-522), ou à toute autre norme nationale ou internationale garantissant une qualité équivalente.Annexe III
Version en vigueur depuis le 22/12/2023Version en vigueur depuis le 22 décembre 2023
MESURES PRÉVENTIVES DE GESTION DU RISQUE
La démarche d'évaluation et de gestion des risques identifie les mesures préventives nécessaires au regard des risques identifiés. Les mesures préventives doivent être complémentaires des barrières exigées. Les mesures préventives listées ci-dessous ainsi que les valeurs associées sont fournies à titre indicatif. En cas d'absence de démonstration de compatibilité des usages vis-à-vis des enjeux sanitaires et environnementaux, les mesures préventives listées ci-dessous peuvent être rendues obligatoires.
Distances
Les distances minimales qui peuvent être préconisées à respecter entre les zones d'utilisation des eaux usées traitées et les activités à protéger figurent dans le tableau suivant :
Tableau 7
Distances des activités à protéger
NATURE DES ACTIVITÉS À PROTÉGER
CLASSE DE QUALITÉ DES EAUX USÉES TRAITÉES
A
B
C et D
Plan d'eau (1)
20 m
50 m
100 m
Bassin aquacole (à l'exception des coquillages filtreurs)
Pisciculture y compris pêche de loisir
20 m
50 m
100 m
Conchyliculture
Pêche à pied des coquillages filtreurs
50 m
200 m
300 m
Baignades et activités nautiques
50 m
100 m
200 m
Abreuvement du bétail
50 m
100 m
200 m
Cressiculture
50 m
200 m
300 m
(1) A l'exception du plan d'eau servant d'exutoire au rejet de la station de traitement des eaux usées et des plans d'eau privés où l'accès est réglementé et où aucune activité telle que baignade, sport nautique et aquatique, pêche ou abreuvement du bétail n'est pratiquée.
Information et contrôle des accès
Dans les espaces ouverts au public où des eaux usées traitées sont utilisées, les éléments d'information du public et des panneaux à l'entrée des espaces doivent être installés de manière à informer le public de l'utilisation d'eaux usées traitées. Ces panneaux doivent également rappeler aux utilisateurs les bonnes règles d'hygiène de manière à ne pas être exposés aux éventuels contaminants présents dans les eaux usées traitées (par contact main-bouche, frottage des yeux après avoir touché les zones arrosées, etc.).
Arrosage par aspersion d'eaux usées traitées
Des contraintes de vitesse du vent peuvent être appliquées à l'arrosage par aspersion. Il peut être proposé de ne mettre en œuvre cet arrosage que durant les périodes où la vitesse moyenne du vent est inférieure à :
-15 km/ h ;
-20 km/ h en cas d'utilisation d'une aspersion basse pression.
Cette vitesse moyenne doit être mesurée par un anémomètre situé à 2 mètres au-dessus du sol, au sein d'une zone dégagée, à l'intérieur ou à la proche périphérie du terrain. Une vitesse de vent dont la moyenne mesurée pendant une durée de 10 minutes est supérieure à cette valeur peut déclencher de façon automatique l'arrêt de l'arrosage.
Des conditions d'utilisation différentes pourront être définies dans l'études de gestion des risques sur la base d'éléments techniques garantissant la sécurité sanitaire, dans la limite de la classe 4 de l'échelle de Beaufort.
En cas d'arrosage en bordure d'une zone sensible, une distance égale à deux fois la portée de l'asperseur peut être préconisée entre l'asperseur et cette zone. Cependant, cette distance pourrait être réduite lorsque les conditions ci-dessous sont respectées :
1. Utilisation d'un asperseur basse pression tel que défini à l'article 2.
2. Présence d'un écran entre le terrain arrosé et la zone sensible : il peut s'agir d'un dispositif végétalisé (haie arbustive) ou d'écrans fixes ou mobiles tels que murs, brise-vents, canisses, panneaux d'occultation ou tout autre dispositif retenant les gouttelettes d'eau, empêchant de cette façon une exposition potentielle aux eaux usées traitées dans la zone sensible.
En synthèse, l'arrosage par aspersion pourrait respecter les contraintes de distances spécifiques telles que proposées dans le tableau 7. Les contraintes de distances spécifiques différentes pourront être définies dans l'étude de gestion des risques sur la base d'éléments techniques garantissant la sécurité sanitaire.
Tableau 8
Distances aux zones sensibles pour l'arrosage par aspersion
CARACTÉRISTIQUES DE L'ASPERSEUR
DISTANCE ASPERSEUR À ZONE SENSIBLE
Portée
Avec écran 2 et basse pression (1)
Dans les autres cas
Faible portée : < 10 m
5 m (2)
Deux fois la portée
Moyenne portée : 10 à 20 m
10 m (2)
Deux fois la portée
Grande portée : > 20 m
10 m (2)
Deux fois la portée
(1) Dispositif végétalisé arbustif ou écrans fixes ou mobiles tels que murs, brise-vents, canisses, panneaux d'occultation, etc., dont la hauteur doit être au moins égale à celle de l'apogée de l'asperseur.
(2) Cette valeur est augmentée de la portée pour le secteur couvert par l'arrosage.
Les " zones sensibles " sont les zones situées hors de la zone recevant directement les eaux usées traitées et au sein desquelles les populations peuvent être exposées aux eaux usées traitées. Il s'agit notamment des habitations, des cours et des jardins attenants aux habitations, des voies de circulation, des lieux publics et privés de passage et de loisirs, des bâtiments publics et des bâtiments d'entreprise.
Par voies de circulation, on entend les voies publiques dédiées au passage des populations piétonne, équestre et cycliste.Annexe IV
Version en vigueur depuis le 06/10/2025Version en vigueur depuis le 06 octobre 2025
CONTENU DU DOSSIER DE DEMANDE D'AUTORISATION
Le dossier de demande d'autorisation contient, en complément des pièces listées dans l'arrêté du 28 juillet 2022 relatif au dossier de demande d'autorisation d'utilisation des eaux usées traitées :
1. Les informations relatives aux eaux usées et la description de l'installation de traitement incluant notamment :
-la qualité visée au regard des usages (paramètres et valeur maximale) des eaux usées traitées mesurée au point de conformité et le cas échéant aux points de conformité complémentaires ;
-la qualité des boues produites ;
-les résultats du suivi de la performance épuratoire de la station de traitement des eaux usées (comprenant la filière de traitement complémentaire, le cas échéant) sur une période d'au moins six mois consécutifs comprenant l'ensemble de la saison d'arrosage avec une fréquence mensuelle d'analyses portant sur les paramètres définis au tableau 5 de l'annexe II ;-pour les eaux usées issues des installations relevant de la nomenclature annexée à l'article R. 511-9 du code de l'environnement, les caractéristiques physicochimiques détaillées, comprenant notamment les polluants susceptibles d'être présents.
2. Les informations relatives à l'utilisation des eaux usées traitées et la description des installations associées, incluant notamment :
-l'identification des lieux d'utilisation des eaux usées traitées : noms, localisations, nombre d'hectares concernés, couverts végétaux envisagés et usages du sol, présence éventuelle d'obstacles physiques en bordure des terrains de type haies végétalisées ;
-nature et devenir des terrains arrosés (description détaillée de l'utilisation des sites arrosés par les eaux usées traitées), évaluation des besoins en eaux des terrains arrosés ;
-les éléments cartographiques des documents d'urbanisme en vigueur (plan local d'urbanisme) autour de la zone d'arrosage envisagée et la présentation et l'analyse des situations météorologiques locales (pluviométrie, climat, en particulier le vent, et variations saisonnières) ;
-le projet de programme d'utilisation saisonnier à titre indicatif (débit, quantité d'eau potentiellement utilisée, nombre d'heures d'utilisation par jour ou par nuit).
3. La description qualitative et quantitative du milieu naturel qui recevait antérieurement les eaux usées traitées ainsi que de la ressource précédemment utilisée pour les usages du projet, prévue au 2° du II de l'article R. 211-130 du code de l'environnement, permettant d'évaluer l'intérêt du projet au regard des enjeux environnementaux (impact sur la ressource en eau et impact sur le milieu naturel, bénéfice pour la gestion quantitative de la ressource en eau, et notamment la quantité d'eau économisée).Annexe V
Version en vigueur depuis le 22/12/2023Version en vigueur depuis le 22 décembre 2023
CONTENU DE L'AUTORISATION
L'arrêté préfectoral mentionné à l'article 3 précise notamment en complément des mentions de l'article R. 211-133 du code de l'environnement :
1. Les volumes annuels des eaux usées traitées qu'il est prévu d'utiliser en fonction des usages associés.
2. Les lieux, les modalités et le programme d'utilisation des eaux usées traitées. Si les conditions d'utilisation sont variables d'une année sur l'autre, cet arrêté prévoit que l'exploitant de l'installation d'utilisation fournisse un programme annuel d'utilisation.
3. Les modalités et le programme de surveillance et de contrôle des eaux usées, des eaux usées traitées, le cas échéant, l'identification du, point de conformité et des points de surveillance complémentaire.
4. Les mesures préventives et les barrières à respecter.