Conseil d'Etat, 3 / 5 SSR, du 10 janvier 1986, 58908, publié au recueil Lebon
Texte intégral
Conseil d'Etat - 3 / 5 SSR
N° 58908
Publié au recueil Lebon
Lecture du vendredi 10 janvier 1986
Président
M. Bernard
Rapporteur
Mme Aubin
Commissaire du gouvernement
M. Roux
RÉPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Analyse
CETAT01-04-02-02 ACTES LEGISLATIFS ET ADMINISTRATIFS - VALIDITE DES ACTES ADMINISTRATIFS - VIOLATION DIRECTE DE LA REGLE DE DROIT - LOI - VIOLATION -Loi du 16 juin 1881 [article 1er] - Principe de gratuité de l'enseignement primaire public - Délibération d'un conseil municipal demandant aux parents des élèves fréquentant une école maternelle publique une contribution aux frais d'entretien et de fonctionnement de cette école.
CETAT30-01-03-06 ENSEIGNEMENT - QUESTIONS GENERALES - QUESTIONS GENERALES CONCERNANT LES ELEVES - DEPENSES EXIGEES DES ELEVES -Enseignement primaire public - Contribution au fonctionnement d'une école maternelle mise à la charge des parents d'élèves non résidents de la commune - Illégalité.
CETAT30-02-01 ENSEIGNEMENT - QUESTIONS PROPRES AUX DIFFERENTES CATEGORIES D'ENSEIGNEMENT - ENSEIGNEMENT DU PREMIER DEGRE -Administration et fonctionnement des écoles - Financement des dépenses de fonctionnement - Principe de gratuité de l'enseignement primaire public [article 1er de la loi du 16 juin 1881] - Applicabilité aux écoles maternelles publiques.
01-04-02-02, 30-01-03-06, 30-02-01 Le principe de la gratuité de l'enseignement primaire public posé par l'article 1er de la loi du 16 juin 1881 s'applique aux écoles maternelles publiques en dépit du fait qu'elles accueillent des élèves non soumis à l'obligation scolaire. Ce principe, auquel aucune autre disposition législative n'a apporté d'exception, s'oppose à ce qu'une contribution aux frais d'entretien et de fonctionnement de l'école soit demandée aux parents des élèves fréquentant une école maternelle publique, alors même qu'ils ne résideraient pas sur le territoire de la commune siège de l'école. Illégalité d'une délibération du conseil municipal intervenue en méconnaissance de ce principe.