Cour administrative d'appel de Marseille, 1e chambre, du 1 octobre 1998, 96MA01857, inédit au recueil Lebon
Texte intégral
Cour administrative d'appel de Marseille - 1E CHAMBRE
N° 96MA01857
Inédit au recueil Lebon
Lecture du jeudi 01 octobre 1998
Rapporteur
Mme LORANT
Commissaire du gouvernement
M. BENOIT
RÉPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Considérant que la société des PLANTATIONS DU HAUT PENJA , la société BANANERAIES DE LA M'BOME, la société des PLANTATIONS NOUVELLES DU PENJA et la société TRANSIT FRUITS soutiennent que la longueur injustifiée du contrôle du navire Spring Panda et de sa cargaison de bananes, diligenté par l'administration des douanes le 12 novembre 1993 est à l'origine de préjudices divers dont elles demandent à être indemnisées ; Considérant que l'article 60 du code des douanes prévoit que, "pour l'application des dispositions du présent code et en vue de la recherche de la fraude, les agents des douanes peuvent procéder à la visite des marchandises et des moyens de transport et à celle des personnes" ; Considérant que le contrôle diligenté par l'administration des douanes le 12 novembre 1993 avait initialement pour objet, selon les dires non contestés de l'administration, la recherche de stupéfiants ; que c'est lors de ce contrôle que la constatation de la présence de deux colis portant l'origine Costa Rica a donné lieu à un contrôle de nature différente, destiné à vérifier l'origine de la cargaison, les bananes provenant du Costa Rica étant prohibées à l'importation, qui a conduit l'administration à rechercher un expert ; que, dès lors qu'il n'est pas contesté que, dans le même temps, était poursuivie la recherche de stupéfiants, que ne limite aucun délai légal, l'administration des douanes n'a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité en prolongeant pendant 5 jours le contrôle dont s'agit ; que, par suite, les sociétés requérantes ne sont pas fondées à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Marseille a rejeté leur requête ; Sur les conclusions à fin d'application de l'article L.8-1 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel : Considérant que les sociétés requérantes étant la partie perdante dans la présente instance, les conclusions susmentionnées ne peuvent qu'être rejetées ;
Article 1er : La requête de la société des PLANTATIONS DU HAUT PENJA, de la société BANANERAIES DE LA M'BOME, de la société des PLANTATIONS NOUVELLES DU PENJA et de la société TRANSIT FRUITS est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à la société des PLANTATIONS DU HAUT PENJA, à la société BANANERAIES DE LA M'BOME, à la société des PLANTATIONS NOUVELLES DU PENJA, à la société TRANSIT FRUITS et au MINISTRE DE L'ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L'INDUSTRIE.
Analyse
CETAT60-01-03-01 RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE - FAITS SUSCEPTIBLES OU NON D'OUVRIR UNE ACTION EN RESPONSABILITE - AGISSEMENTS ADMINISTRATIFS SUSCEPTIBLES D'ENGAGER LA RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE - RETARDS
CETAT60-02-02-02 RESPONSABILITE DE LA PUISSANCE PUBLIQUE - RESPONSABILITE EN RAISON DES DIFFERENTES ACTIVITES DES SERVICES PUBLICS - SERVICES ECONOMIQUES - SERVICE DES DOUANES