La ministre de l'emploi et de la solidarité et le ministre de l'agriculture et de la pêche,
Vu les articles L. 133-1 et suivants du code du travail ;
Vu l'accord national professionnel relatif à l'organisation, à la réduction du temps de travail et à l'emploi dans le bâtiment et les travaux publics ;
Vu la demande d'extension présentée par les organisations signataires ;
Vu les avis publiés au Journal officiel des 22 et 24 décembre 1998 ;
Vu les avis recueillis au cours de l'enquête ;
Vu l'avis motivé de la Commission nationale de la négociation collective (sous-commission des conventions et accords), notamment les oppositions formulées par les représentants de deux organisations de salariés ;
Considérant que deux dispositifs conventionnels différents ayant le même objet ne peuvent être étendus pour un même champ, sauf à engendrer des contradictions entre les droits et obligations juridiques qui en découleraient ;
Considérant que les observations proposées par l'administration ne conduisent pas à modifier l'économie de l'accord ;
Considérant que les contreparties à l'aménagement-réduction du temps de travail relèvent de la liberté contractuelle et sont librement appréciées par les partenaires sociaux, dans le respect des dispositions légales,
Arrêtent :
Fait à Paris, le 23 février 1999.
La ministre de l'emploi et de la solidarité,
Pour la ministre et par délégation :
Le directeur des relations du travail,
J. Marimbert
Le ministre de l'agriculture et de la pêche,
Pour le ministre et par délégation :
Par empêchement du directeur des exploitations,
de la politique sociale et de l'emploi :
L'inspecteur général de l'agriculture,
G. Dusart