Annexe II
2.1. Conditions générales des essais.
Les matériels doivent être représentatifs de la production de série.
2.1.1. Tous les éléments du tracteur et de la structure de protection, qui, en tant qu'ensemble, constituent une protection pour le conducteur, y compris le dispositif de protection contre les intempéries, sont fournis avec le tracteur qui doit être soumis aux essais.
2.1.2. La structure de protection doit être montée sur un tracteur du type pour lequel elle est conçue. Le montage est réalisé suivant les instructions du constructeur du tracteur et/ou du fabricant de la structure.
2.1.3. Pour les essais, le tracteur doit être équipé de tous les éléments susceptibles d'avoir une influence sur la résistance de la structure, d'être nécessaires aux essais, de pénétrer dans la zone de dégagement ou d'entraîner d'autres risques pour le conducteur.
2.1.4. Les vitres en verre de sécurité ou en matériaux similaires, les panneaux détachables, équipements et accessoires autres que ceux cités au point 213 ci-dessus peuvent être démontés.
Pressions des pneus et déflections :
2.1.5. Les pneumatiques ne doivent pas être lestés à l'eau. Les pressions et déflections des pneumatiques une fois bloqués pour les divers essais doivent correspondre à la table suivante :
| PRESSIONS DES PNEUS (BAR) | DEFLECTION (MM) | |||||
| Pneumatiques radiaux | Pneumatiques diagonaux | |||||
| Avant | Arrière | Avant | Arrière | Avant | Arrière | |
Tracteur à quatre roues motrices, roues avant et arrière de même dimension. | 1,20 | 1,20 | 1 | 1 | 25 | 25 |
Tracteur à quatre roues motrices, roues avant plus petites que roues arrière. | 1,80 | 1,20 | 1,50 | 1 | 20 | 25 |
| Tracteur à deux roues motrices. | 2,40 | 1,20 | 2 | 1 | 15 | 25 |
2.1.6. La masse W du tracteur utilisée pour les calculs de la hauteur de chute du pendule et de la force d'écrasement, est au moins celle définie à l'article 2 du présent arrêté diminuée de 75 kg. Ne sont pas prises en compte les masses d'alourdissement optionnelles avant ou arrière, le lest des pneumatiques, les instruments et équipements portés ou tout organe particulier.
2.1.7. Les essais sont effectués sur le tracteur à l'arrêt.
2.2. Appareillage et équipement.
2.2.1. Pendule :
Un poids est suspendu par deux chaînes ou câbles à des pivots situés à 6 mètres au moins au-dessus du sol (figure 9). La hauteur de suspension et l'angle entre le poids et les chaînes ou les câbles doivent pouvoir être réglés indépendamment.
Le poids a une masse de 2000 plus ou moins 20 kg, non comptée la masse des chaînes ou des câbles, laquelle ne doit pas dépasser 100 kg. La face d'impact doit être un carré de 680 plus ou moins 20 mm de côté. Le poids est conçu de telle sorte que la position de son centre de gravité demeure constante.
Le poids doit pouvoir être tiré vers l'arrière à la hauteur déterminée pour chaque essai. Il doit pouvoir être libéré de façon à ce qu'il n'en résulte aucun balancement par rapport aux chaînes ou câbles de suspension.
La tolérance de déplacement en tout sens des pivots du pendule ne doit pas dépasser 1 p. 100 de la hauteur de chute.
2.2.2. Ancrage :
Le tracteur est ancré par des dispositifs de retenue et de mise en tension à des rails fixés de façon rigide à une dalle en béton résistante (figures 10, 11 et 12).
Les rails sont espacés de façon appropriée pour permettre l'ancrage du tracteur conformément aux figures. Lors de chaque essai, les roues du tracteur et les supports d'essieux utilisés reposent sur la dalle résistante.
Les câbles métalliques utilisés pour l'ancrage doivent être ronds, toronnés, avec une âme en fibre, de composition 6 x 19, conformément à la norme NFA 472 000.
2.2.3. Cales :
Les cales (figures 10, 11 et 12) sont constituées de poutres à section carrée de 150 mm de côté, bloquées au sol après mise en tension des câbles.
La poutre (figure 12) utilisée comme contrefort à l'appui de la roue a une longueur égale à 20 à 25 fois son épaisseur et une largeur de trois fois son épaisseur.
2.2.4. Cas particuliers des tracteurs articulés :
Le pivot central d'un tracteur articulé est soutenu et ancré au sol de façon appropriée pour les chocs à l'avant, à l'arrière et de côté ainsi que pour les essais d'écrasement et est, en outre, soutenu sur le côté pour le choc latéral. Si cela est nécessaire pour placer les câbles, les roues avant et arrière peuvent ne pas être alignées.
Des cales ou câbles d'ancrage supplémentaires sont prévus sur les tracteurs articulés. Leur but est d'assurer à la partie du tracteur portant la structure de protection une rigidité équivalente à celle d'un tracteur non articulé.
2.2.5. Dispositif d'écrasement :
La force d'écrasement dirigée vers le bas est exercée au moyen d'une traverse rigide d'environ 250 mm de large actionnée par deux vérins hydrauliques à double effet disposés verticalement et montés avec des joints universels.
Pour les essais d'écrasement, des supports sont placés sous les essieux de telle sorte que la force d'écrasement ne soit pas supportée par les pneus du tracteur.
2.2.6. Le dispositif destiné à mesurer la différence entre la déformation instantanée maximale et la déformation résiduelle est constitué d'une bague mobile ajustée à frottement doux sur une tige horizontale.
L'appareillage doit comprendre également des installations d'enregistrement photographique en vue de déterminer, après les essais de laboratoire, si durant ces essais, une partie quelconque de la structure de protection a pénétré ou est entrée en contact avec l'espace de dégagement décrit ci-après, ou si celui-ci a bien été exempt de pénétration par un élément quelconque de l'ensemble ou de limitation au contact du sol.
2.2.7. Tolérances des mesures :
Les mesures exécutées pendant les essais sont effectuées avec les tolérances suivantes :
Hauteur du poids placé pour les essais de choc : plus ou moins 6 mm ;
Dimensions linéaires mesurées pendant l'essai ; dimensions du dispositif de protection et du tracteur, zone de dégagement et déformation des pneumatiques ancrées au sol pour les essais de choc :
plus ou moins 3 mm ;
Masse pesée du tracteur : plus ou moins 20 kg ;
Charge appliquée pour les essais d'écrasement : plus ou moins 2 p. 100 ;
Angle des chaînes ou câbles supportant le poids au point d'impact : plus ou moins 2 degrés.
2.2.8. Ordre de déroulement des essais :
Les essais décrits ci-après se déroulent dans l'ordre suivant :
1. Choc à l'arrière ;
2. Essai d'écrasement à l'arrière ;
3. Choc à l'avant ;
4. Choc latéral ;
5. Essai d'écrasement à l'avant.
2.2.9. Autres dispositions :
Si un ou plusieurs éléments du dispositif d'ancrage se déplacent ou se brisent, l'essai doit être recommencé.
Pendant l'essai, il n'est admis ni réparations, ni réglage du tracteur ou du dispositif de protection en cas de renversement.
La transmission du tracteur est au point mort et les freins sont lâchés.
L'écartement des roues arrière est tel que la structure de protection ne soit pas soutenue par les pneus.
Le côté du tracteur qui subit le choc latéral est celui qui risque de présenter la déformation la plus marquée.
2.3. Essais.
2.3.1. Choc à l'arrière (figure 10).
2.3.1.1. La position du tracteur par rapport au pendule est telle que ce dernier frappe la structure de protection au moment où la face d'impact du poids et ses chaînes ou câbles font un angle de 20 degrés avec la verticale à moins que la structure au point de contact pendant la déflection ne fasse avec la verticale un angle supérieur. Dans ce cas, il faut que la face d'impact du pendule et la structure de protection au point d'impact soient rendues parallèles, au moment de déflection maximale, à l'aide d'un dispositif additionnel, les chaînes ou câbles faisant toujours un angle de 20 degrés avec la verticale. Des mesures doivent être prises pour réduire la tendance du poids à tourner autour du point de contact.
Le point d'impact est situé sur la partie de la structure susceptible de heurter le sol en premier dans un accident où le tracteur basculerait en arrière, c'est-à-dire normalement sur le bord supérieur. Le lieu géométrique du centre de gravité du pendule se situe dans un plan vertical parallèle au plan médian du tracteur et distant de celui-ci d'un tiers de la largeur de la partie haute de la structure.
Toutefois, si une courbure de l'arrière de la structure de protection existe au point décrit ci-dessus, le choc a lieu au point où la courbure est tangente à une ligne perpendiculaire au plan médian du tracteur.
Si un élément saillant présente au pendule une surface inadéquate, une plaque en acier d'épaisseur et de largeur appropriées, longue d'environ 300 mm, est fixée sur la structure de telle sorte que la résistance du dispositif de protection en cas de renversement ne soit pas affectée.
2.3.1.2. Les points d'ancrage des câbles sont situés approximativement à 2 mètres derrière l'essieu arrière et à 1,50 mètre devant l'essieu avant. Ou bien les points d'ancrage sont situés dans le plan vertical dans lequel se déplace le centre de gravité du pendule ou bien plusieurs ancrages donnent une résultante située dans plusieurs ancrages donnent une résultante située dans ce plan conformément à la figure 10.
Les câbles sont tendus pour donner une déflection des pneus avant et arrière fixée au point 2.1.3. Après le raidissement des câbles, une pièce de bois de 150 x 150 mm de section est bloquée devant les roues arrière et serrée contre elles.
2.3.1.3. Pour les tracteurs articulés, les deux essieux doivent être ancrés au sol. L'essieu de la partie portant la structure de protection est traité comme l'essieu arrière d'un tracteur non articulé. Le point d'articulation est alors soutenu par une poutre de 100 x 100 mm de section au minimum et est ancré fermement au sol au moyen de câbles reliés aux rails.
2.3.1.4. Le pendule est tiré vers l'arrière de façon que la hauteur mesurée verticalement du centre de gravité du pendule par rapport à sa position au moment de l'impact soit donnée par la formule suivante :
H = 2,165 x 10 puissance -8 x WL puissance 2 ou H = 5,73 x 10 puissance -2 x I
dans laquelle
H est la hauteur de chute du pendule en millimètres ;
W la masse du tracteur définie au point 216 ;
L l'empattement maximal du tracteur en millimètres
et
I le moment d'inertie de l'essieu arrière, les roues étant enlevées, en kilogrammes par mètres carrés (kg/m2).
Le poids qui viendra heurter le dispositif de protection est ensuite lâché.
2.3.1.5. Il n'y a pas de choc à l'arrière dans le cas d'un tracteur dont au moins 50 p. 100 du poids tel que défini au point 2.1.5 porte sur l'essieu avant.
2.3.2. Choc à l'avant (figure 11).
2.3.2.1. La position du tracteur, par rapport au pendule, est telle que ce dernier frappe la structure de protection au moment où la face d'impact du poids et ses chaînes ou câbles font un angle de 20 degrés avec la verticale à moins que la structure, au point de contact pendant la déflection, ne fasse avec la verticale un angle supérieur. Dans ce cas, il faut que la face d'impact du poids et la structure de protection au point d'impact soient rendues parallèles au moment de déflection maximale à l'aide d'un dispositif additionnel, les chaînes ou câbles faisant toujours un angle de 20 degrés avec la verticale. Des mesures doivent être prises pour réduire la tendance du poids à tourner autour du point de contact.
Le point d'impact est situé sur la partie de la structure de protection susceptible de heurter le sol en premier si le tracteur versait sur le côté tout en se dirigeant vers l'avant, c'est-à-dire normalement au sommet de l'angle antérieur. Le lieu géométrique du centre de gravité du pendule ne doit pas se situer à plus de 80 mm d'un plan vertical parallèle au plan médian du tracteur et tangent extérieurement à la structure de protection.
Toutefois, si une courbure de l'avant du dispositif de protection commence à une distance supérieure à 80 mm à l'intérieur de ce plan vertical, le choc a lieu au point où la courbure est tangente à une ligne perpendiculaire au plan médian du tracteur.
2.3.2.2. L'ancrage est effectué conformément à la figure 6. Les points d'ancrage des câbles sont situés approximativement à 2 mètres derrière l'essieu arrière et à 1,50 mètre devant l'essieu avant.
Les câbles sont tendus pour donner une déflection des pneus avant et arrière correspondant au point 2.1.5. Après le raidissement des câbles, une pièce de bois de 150 x 150 millimètres de section est bloquée derrière les roues arrière et serrée contre elles.
2.3.2.3. Pour les tracteurs articulés, les deux essieux doivent être ancrés au sol. L'essieu de la section du tracteur portant le dispositif de protection est traité comme l'essieu avant d'un tracteur non articulé. Le point d'articulation est alors soutenu par une poutre de 100 x 100 mm au minimum de section et est ancré fermement au sol au moyen de câbles reliés aux rails du sol.
2.3.2.4. Le poids est tiré vers l'arrière de façon que la hauteur du centre de gravité dépasse celle qu'il aura au point d'impact d'une valeur donnée par la formule suivante :
H = 125 = 0,020 W.
2.3.3. Choc latéral (figure 12).
2.3.3.1. La position du tracteur par rapport au poids est telle que ce dernier frappe la structure de protection au moment où la face d'impact du poids et ses chaînes ou câbles sont verticaux à moins que la structure de protection ne soit pas verticale au point de contact pendant la déflection.
Dans ce cas, la face d'impact du poids et la structure sont rendues parallèles au point d'impact au moment de déflection maximale à l'aide d'un dispositif additionnel, les chaînes ou câbles restant verticaux. Des mesures doivent être prises pour réduire la tendance du poids à tourner autour du point de contact.
2.3.3.2. Le point d'impact est situé sur la partie de la structure de protection susceptible de heurter le sol en premier si le tracteur versait sur le côté, c'est-à-dire normalement sur le bord supérieur.
A moins qu'un autre élément situé sur cette arête ne soit susceptible de heurter le sol en premier, le point d'impact est situé dans le plan perpendiculaire au plan médian du tracteur, passant à 300 millimètres en avant du point de référence du siège, celui-ci étant dans sa position la plus reculée.
2.3.3.3. Pour les tracteurs non articulés, l'essieu dont la position est fixe par rapport à la structure de protection est ancré du côté qui va subir le choc. Pour les tracteurs à deux roues motrices, c'est normalement l'essieu arrière ; cette disposition est illustrée par la figure 12. Les deux câbles passent au-dessus de la trompette de roue. L'un est ancré en un point situé au droit de l'arrière de la trompette et en un deuxième point situé à 1,50 mètre environ à l'avant de la trompette.
L'autre est ancré en un point situé au droit de l'avant de la trompette et en un deuxième point situé à 1,50 mètre environ à l'arrière de la trompette. Les câbles sont tendus pour donner une déflection du pneu adjacent au câble correspondant aux indications du point 2.1.5. Après raidissement des câbles une pièce de bois est placée comme cale contre la roue arrière du côté opposé au pendule et bloquée au sol de manière à être fermement maintenue contre la jante de la roue pendant le choc (cf. figure 12). La longueur de la poutre est choisie de façon à ce que, placée contre la roue, elle soit à un angle de 30 degrés plus ou moins 3 par rapport à l'horizontale. Sa longueur est égale à vingt à vingt-cinq fois son épaisseur et sa largeur à deux ou trois fois son épaisseur. On empêche tout déplacement latéral en disposant une poutre ancrée au sol, contre les roues du côté opposé au choc.
2.3.3.4. Les tracteurs articulés doivent être fixés au sol de manière que la section du tracteur portant le dispositif de protection soit fixée fermement au sol comme un tracteur non articulé.
Les deux essieux des tracteurs doivent être ancrés au sol.
L'essieu et les roues de la section du tracteur portant la structure de protection sont ancrés et calés comme il est dit ci-dessus en 2.3.3.3. pour l'essieu arrière des tracteurs non articulés. Le point d'articulation est soutenu par une poutre d'au moins 100 x 100 millimètres de section et est ancré aux rails du sol. Une cale est placée à l'appui du point d'articulation et fixée au sol de manière à empêcher tout déplacement de l'articulation.
2.3.3.5. Le pendule est tiré vers l'arrière de telle sorte que la hauteur mesurée verticalement du centre de gravité du pendule par rapport à sa hauteur au point d'impact soit donnée par la formule suivante :
H = 125 + 0,150 W.
2.3.4. Essais d'écrasement à l'arrière :
Le tracteur est placé dans le dispositif décrit au point 2.2.5. (cf. figures 3 et 13) de telle sorte que le bord arrière de la poutre se trouve au-dessus de la partie supérieure portante la plus à l'arrière de la structure de protection et que le plan longitudinal médian du tracteur se trouve à mi-distance entre les points d'application de la force à la poutre.
Des supports sont placés sous les essieux de telle sorte que les pneus ne supportent pas la force d'écrasement. La force appliquée correspond au double de la masse du tracteur, telle qu'elle est définie à l'article 2 du présent arrêté.
Il peut se révéler nécessaire d'ancrer l'avant du tracteur.
2.3.5. Ecrasement à l'avant :
Cet essai est conduit de façon à ce que le bord avant de la poutre soit placé au-dessus de la partie supérieure la plus à l'avant du dispositif de protection en cas de renversement.
Lorsque la partie avant du toit du dispositif de protection ne peut pas supporter toute la force d'écrasement, celle-ci doit être appliquée jusqu'à ce que cette partie du toit coïncide avec le plan qui relie la partie supérieure de la structure de protection et la partie située à l'avant du tracteur capable de supporter la masse du tracteur en cas de renversement. Après relevage de la poutre, le tracteur est remis en place, de telle sorte que la poutre se trouve au-dessus de la partie de la structure de protection non écrasée la plus à l'avant (cf. figure 13).
La totalité de la force est alors à nouveau appliquée.
2.3.6. Espace de dégagement.
2.3.6.1. L'espace de dégagement (cf. figures 6a, 6b et 6c) est défini par rapport à un plan vertical de référence généralement longitudinal au tracteur et passant par le point de référence du siège décrit ci-après et le centre du volant. Ce plan de référence est supposé se déplacer horizontalement avec le siège et le volant lors des chocs mais demeurer perpendiculaire au plancher du tracteur ou de la structure de protection si celle-ci est montée élastiquement.
Quand le volant est réglable, il doit être dans sa position normale pour un conducteur assis.
2.3.6.2. L'espace de dégagement est défini par :
a) Les plans verticaux situés à 250 mm de chaque côté du plan de référence, limités vers le haut à 300 mm au-dessus du point de référence du siège ;
b) Les plans parallèles s'étendant du bord supérieur des plans visés au point a jusqu'à une hauteur maximale de 900 mm au-dessus du point de référence du siège et inclinés de telle manière que le bord supérieur du plan sur le côté duquel la charge latérale est appliquée se trouve à 100 mm au moins du plan de référence ;
c) Un plan horizontal situé à 900 mm au-dessus du point de référence du siège ;
d) Un plan incliné perpendiculaire au plan de référence et comprenant un point situé verticalement à 900 mm au-dessus du point de référence du siège et le plus à l'arrière du dossier du siège ;
e) Une surface, courbe si nécessaire, dont les génératrices sont perpendiculaires au plan de référence, s'étendant vers le bas à partir du point le plus à l'arrière du siège et restant en contact, sur toute sa longueur, avec le revers du dossier du siège ;
f) Une surface curviligne, perpendiculaire au plan de référence, ayant un rayon de 120 mm et tangente aux plans visés aux points c et d ci-dessus ;
g) Une surface curviligne, perpendiculaire au plan de référence, ayant un rayon de 900 mm et prolongeant de 400 mm vers l'avant le plan visé au point c ci-dessus auquel elle est tangente en un point situé à 150 mm en avant du point de référence du siège ;
h) Un plan incliné perpendiculaire au plan de référence, qui rejoint la surface visée au point g ci-dessus, à son bord avant et passe à 40 mm du volant de direction. Dans le cas d'un volant en position élevée, ce plan est remplacé par un plan tangent à la surface visée au point g ;
i) Un plan vertical, perpendiculaire au plan de référence et situé à 40 mm en avant du volant de direction ;
j) Un plan horizontal passant par le point de référence du siège.
2.3.7. Emplacement du siège et point de référence du siège.
2.3.7.1. Aux fins de définition de l'espace de dégagement visé au point 2.3.6, le siège se situe au point le plus arrière de tout réglage horizontal. Il est placé en position moyenne du réglage vertical lorsque celui-ci est indépendant du réglage de la position horizontale.
Lorsque le siège comporte un système de suspension, que ce système puisse ou non être ajusté en fonction du poids du conducteur, le siège doit être fixé à mi-course de la suspension.
Le point de référence est obtenu à l'aide de l'appareil illustré aux figures 7 et 8 et simulant l'occupation du siège par un homme. L'appareil est constitué par une planche figurant l'assiette du siège et d'autres planches figurant le dossier. La planche inférieure du dossier est articulée au niveau des crêtes iliaques (A) et des lombes (8), la hauteur de cette articulation (B) étant réglable.
On entend par point de référence le point d'intersection du plan longitudinal médian du siège avec le plan tangent à la base du dos et un plan horizontal. Ce plan horizontal rencontre la surface inférieure de la planche d'assiette du siège, 150 mm en avant du plan tangent mentionné ci-dessus.
L'appareil est mis en position sur le siège. Il est ensuite chargé d'une force de 550 N en un point situé à 50 mm en avant de l'articulation (A) et les deux parties de la planche-dossier sont légèrement appuyées tangentiellement au dossier.
S'il n'est pas possible de déterminer les tangentes à chaque niveau du dossier (au-dessus et au-dessous de la région lombaire), les dispositions suivantes doivent être prises :
- lorsqu'aucune tangente ne peut être menée à la partie inférieure : la partie inférieur de la planche-dossier est appuyée verticalement au dossier ;
- lorsqu'aucune tangente ne peut être menée à la partie supérieure : l'articulation (B) est fixée à une hauteur de 230 mm au-dessus du point de référence du siège, la partie inférieure de la planche-dossier étant verticale. Les deux parties de la planche-dossier sont alors légèrement appuyées au dossier.
2.3.8. Résultats des essais :
2.3.8.1. Fractures et fissures :
Après chaque essai, tous les éléments d'assemblage, les membrures et les dispositions de fixation sur le tracteur sont examinés visuellement pour déceler les fractures et les fissures.
L'ensemble doit être exempt de fractures et de fissures.
Toutefois, il n'est pas tenu compte d'éventuelles petites fissures dans les éléments sans influence sur la résistance de l'ensemble.
2.3.8.2. Espace de dégagement :
Pendant toute la durée de chaque essai, il est vérifié si une partie quelconque de la structure de protection a pénétré dans l'espace de dégagement autour du siège du conducteur défini au point 2.3.6 ci-dessus ou si une partie quelconque de cet espace déborde la protection du dispositif. A cet effet, est considérée comme extérieur à la protection de la structure toute partie de cet espace qui viendrait en contact avec le sol plat si le tracteur s'était renversé (les cotes retenues pour cette évaluation sont les cotes les plus faibles admises en ce qui concerne la voie réglable et les pneumatiques).
2.3.8.3. Différence entre la déformation instantanée maximale et la déformation permanente.
Pendant l'essai de choc latéral, on note la différence entre la déformation instantanée maximale et la déformation résiduelle à 900 mm au-dessus et 150 mm en avant du point de référence du siège.
La position de la bague après le choc sur la tige fixée à la partie supérieure du dispositif de protection indique la déformation instantanée maximale.
La déformation permanente de la structure de protection est mesurée après l'essai de compression final par rapport à la position initiale des principales membrures de la structure de protection (celle-ci doit avoir été notée au début de l'essai par rapport au point de référence du siège).
La différence entre la déformation instantanée maximale et la déformation permanente ne doit pas dépasser 25 cm.
2.3.8.4. Aucun autre élément présentant un risque particulier pour le conducteur (par exemple type de verre présentant un danger en cas de bris, rembourrage insuffisant sur la face interne du toit à l'endroit où le conducteur risque de le heurter de la tête) ne doit avoir été détecté.
Figures non reproduites, voir aux Journal officiel, numéro complémentaire, du 4 septembre 1981.