Le ministre du travail et des solidarités,
Vu le code de l'éducation, notamment son article R. 338-1 ;
Vu le code du travail, notamment ses articles L. 6113-1, L. 6113-3 et L. 6113-5 ;
Vu le décret n° 2019-14 du 8 janvier 2019 relatif au cadre national des certifications professionnelles ;
Vu le décret n° 2019-958 du 13 septembre 2019 modifié instituant les commissions professionnelles consultatives chargées d'examiner les projets de création, de révision ou de suppression de diplômes et titres à finalité professionnelle délivrés au nom de l'Etat ;
Vu l'arrêté du 22 décembre 2015 modifié relatif aux conditions de délivrance du titre professionnel du ministère chargé de l'emploi ;
Vu l'arrêté du 4 mars 2021 portant création du titre professionnel de carreleur-chapiste ;
Vu le référentiel d'emploi, d'activités et de compétences du titre professionnel de carreleur-chapiste ;
Vu le référentiel d'évaluation du titre professionnel de carreleur-chapiste ;
Vu l'avis de la commission professionnelle consultative « Construction » en date du 9 décembre 2025,
Arrête :
Le titre professionnel de carreleur-chapiste est révisé. Il est enregistré dans le répertoire national des certifications professionnelles sous le même intitulé pour une durée de cinq ans à compter du 24 mai 2026. Il est classé au niveau 3 du cadre national des certifications professionnelles et dans le domaine d'activité 233s (code NSF).
Le référentiel d'emploi, d'activités et de compétences et le référentiel d'évaluation sont disponibles sur le site www.travail-emploi.gouv.fr
Le titre professionnel de carreleur-chapiste est constitué des trois blocs de compétences suivants :
1° Réaliser dans tous types de bâtiments neufs ou en rénovation la pose collée de revêtements céramiques et assimilés sur des supports verticaux ;
2° Réaliser dans tous types de bâtiments neufs ou en rénovation la pose de revêtements céramiques et assimilés sur des supports horizontaux ;
3° Réaliser des chapes dans tous types de bâtiments neufs ou en rénovation.
Ils sont sanctionnés par des certificats de compétences professionnelles (CCP) dans les conditions prévues par l'arrêté du 22 décembre 2015 susvisé.
Les titulaires des certificats de compétences professionnelles du titre professionnel de carreleur-chapiste révisé par l'arrêté du 4 mars 2021 susvisé peuvent présenter une demande au représentant territorial compétent du ministère chargé de l'emploi afin que les certificats de compétences professionnelles mentionnés au précédent article leur soient délivrés par correspondance, selon le tableau figurant ci-dessous :
TITRE PROFESSIONNEL
Carreleur-chapiste
(arrêté du 04/03/2021)
TITRE PROFESSIONNEL
Carreleur-chapiste
(présent arrêté)
Réaliser dans tous types de bâtiments neufs ou en rénovation la pose collée de revêtements céramiques et assimilés sur des supports verticaux
Réaliser dans tous types de bâtiments neufs ou en rénovation la pose collée de revêtements céramiques et assimilés sur des supports verticaux
Réaliser dans tous types de bâtiments neufs ou en rénovation des chapes et la pose scellée de revêtements céramiques et assimilés
Réaliser des chapes dans tous types de bâtiments neufs ou en rénovation
L'annexe au présent arrêté comporte les informations requises pour l'enregistrement du titre professionnel dans le répertoire national des certifications professionnelles.
ANNEXE
INFORMATIONS REQUISES POUR L'ENREGISTREMENT DU TITRE PROFESSIONNEL DANS LE RÉPERTOIRE NATIONAL DES CERTIFICATIONS PROFESSIONNELLES
Intitulé
Titre professionnel : carreleur-chapiste.
Niveau : 3.
Code NSF : 233s.
Résumé du référentiel d'emploi
Le carreleur-chapiste construit des supports et revêt toute surface horizontale ou verticale par scellement, collage ou fixation de revêtements céramiques et assimilés (carrelage, faïence, pierres ornementales, terre cuite, dalles, etc.) selon les NF DTU et autres textes en vigueur. Il peut installer des accessoires associés et effectuer des travaux d'agencement en vue d'une pose collée de revêtements céramiques et assimilés.
L'activité de carreleur-chapiste s'exerce à l'intérieur ou à l'extérieur dans tous bâtiments neufs ou anciens, en rénovation ou en réhabilitation, libres ou occupés, dans des entreprises de toutes tailles spécialisées dans le carrelage et la chape mais également dans des entreprises ayant des activités telles que la maçonnerie, la plâtrerie.
Dans le contexte de la transition écologique, le carreleur-chapiste identifie les pathologies des éléments constructifs des bâtiments en réhabilitation.
Il est sensibilisé et informé des meilleures pratiques à adopter en matière de construction durable. Lors de la réalisation de ses travaux, il optimise ses pratiques de construction par l'utilisation responsable des ressources, telles que l'usage des matériaux recyclés ou biosourcés, ou à faible empreinte carbone, pour réduire la consommation énergétique tout en améliorant l'isolation thermique et acoustique qui sont essentielles pour un bâtiment éco-responsable.
Il est essentiel pour le carreleur-chapiste, de porter une attention aux matériaux et produits utilisés afin de limiter la quantité des déchets générés par le biais d'une gestion responsable des déchets de chantier, en triant ces derniers selon leur classe pour permettre leur réutilisation ou leur recyclage, voire parfois leur élimination dans un centre d'enfouissement technique de traitement.
Il est important pour le carreleur-chapiste d'appliquer les procédures définies par son responsable en conformité avec les dispositions légales et réglementaires relatives aux principes du développement durable.
Dans le cadre de la transition numérique, l'usage des outils numériques facilite la communication directe grâce à la transmission quasi instantanée d'informations sur les dossiers entre toutes les parties prenantes du chantier (équipes sur chantier, autres corps de métiers, maîtrise d'œuvre, etc.).
Cela se traduit par l'utilisation de dossiers techniques numérisés ou papier selon l'organisation générale du chantier.
A partir des documents techniques, il prépare et met en œuvre ses activités sous la responsabilité et sur les instructions de son responsable (chef d'entreprise, maître ouvrier, chef d'équipe ou compagnon). Par la connaissance qu'il a des normes de construction, des règles strictes de mise en œuvre exposées dans les documents techniques unifiés (NF DTU), et autres textes en vigueur sur la conformité des supports et de leur réception, il est en capacité de contrôler ces derniers avant d'intervenir et d'alerter son responsable en cas de défauts constatés.
Il tient l'emploi dans le respect des règles de sécurité collective et individuelle, en application du PPSPS, s'il existe ou du plan de prévention.
Il est attentif aux risques liés à son activité et respecte les règlementations afférentes au travail en hauteur, et intervient parfois sur des échafaudages intérieurs roulants et fixes. Il est en possession des habilitations lui permettant ce travail en hauteur en toute sécurité.
Il peut être amené à travailler dans un environnement présentant un risque électrique qui requiert une habilitation délivrée par l'employeur.
Il porte des equipements de protection individuelle (EPI), voire des vêtements et des équipements de protection individuelle respiratoire, en relation avec les risques associés à la tâche qu'il réalise.
Il peut intervenir sur des chantiers de rénovation ou de réhabilitation présentant des risques d'amiante. En cas de suspicion, il avertit son responsable. Il connaît les fiches de déclarations environnementales et sanitaires (FDES) et le site de l'INIES, sources d'économie environnementale et financière dans la gestion ultérieure des déchets produits.
Le carreleur-chapiste est sensibilisé aux risques liés aux produits manufacturés dans le BTP. Il connaît bien chaque produit utilisé, notamment certains enduits, et sait lire les informations de dangerosité inscrites dans la fiche de données de sécurité (FDS) fournie par le fabricant.
En termes de santé et sécurité au travail, le carreleur-chapiste est en mesure, d'identifier les dangers de ses activités de travail, de mettre en œuvre les mesures de protection collective et individuelle disponibles, d'alerter en cas de situations dangereuses (le droit de retrait est appliqué en cas de danger grave et imminent), et d'adopter un comportement approprié en cas d'accident, incident, dysfonctionnement.
Il est responsable de la bonne réalisation des travaux qui lui sont confiés au regard des consignes fournies, des exigences réglementaires, sécuritaires, normatives, environnementales et esthétiques. Toutes les activités dont il a la charge s'effectuent en coordination avec les autres corps de métiers.
Capacités attestées et descriptif des composantes de la certification
1. Réaliser dans tous types de bâtiments neufs ou en rénovation la pose collée de revêtements céramiques et assimilés sur des supports verticaux
Déconstruire des ouvrages d'un aménagement intérieur.
Construire des supports verticaux en panneaux prêts à carreler, en carreaux assemblés par collage, en plaques de plâtre en vue d'une pose collée de revêtements céramiques et assimilés.
Réceptionner, préparer des supports verticaux existants et poser des systèmes de protection à l'eau.
Poser des revêtements céramiques et assimilés collés muraux intégrant des accessoires associés.
2. Réaliser dans tous types de bâtiments neufs ou en rénovation la pose de revêtements céramiques et assimilés sur des supports horizontaux
Réceptionner, préparer des supports horizontaux et poser des matériaux d'interposition sous revêtement de désolidarisation, de drainage, d'étanchéité, phonique.
Aménager en rénovation des pièces en vue de les rendre accessibles en respectant le confort d'usage.
Poser des revêtements céramiques et assimilés collés aux sols intégrant des accessoires associés.
Poser des dalles céramiques sur plots intégrant des accessoires associés.
Sceller sur mortier de pose des revêtements céramiques et assimilés intégrant des accessoires associés.
3. Réaliser des chapes dans tous types de bâtiments neufs ou en rénovation
Réceptionner et poser des matériaux d'interposition sous chapes de désolidarisation, de drainage, d'étanchéité, thermique, phonique.
Réaliser des supports en chapes traditionnelles, légères, rapides intégrant des accessoires associés.
Appliquer des chapes fluides.
Secteurs d'activités et types d'emploi accessibles par le détenteur du titre
- les entreprises de pose de revêtements céramiques et assimilés ;
- les entreprises de maçonnerie ;
- les entreprises d'agencement de bâtiment ;
- les agences d'intérim ;
- carreleur ;
- chapiste ;
- chef d'équipe aménagement finitions.
Codes ROME 3.0 et 4.0
F1608 Carreleur/carreleuse.
Réglementation de l'activité (code du travail)
Electricité :
Article R. 4544-9. - Opérations sur les installations électriques ou dans leur voisinage ne peuvent être effectuées que par des travailleurs habilités.
Article R. 4544-10. - Un travailleur est habilité dans les limites des attributions qui lui sont confiées.
Article R. 4544-11. - Les travailleurs qui effectuent des travaux sous tension sont titulaires d'une habilitation spécifique.
Travail en hauteur :
Article R. 4323-69. - Les échafaudages ne peuvent être montés, démontés ou sensiblement modifiés que sous la direction d'une personne compétente et par des travailleurs qui ont reçu une formation adéquate et spécifique aux opérations envisagées.
Article R. 4323-71. - Une protection appropriée contre le risque de chute de hauteur et le risque de chute d'objet est assurée avant l'accès à tout niveau d'un échafaudage lors de son montage, de son démontage ou de sa transformation.
Article R. 4323-58. - Les travaux temporaires en hauteur sont réalisés à partir d'un plan de travail conçu, installé ou équipé de manière à préserver la santé et la sécurité des travailleurs.
Amiante :
Article R. 4412-94. - Aux interventions sur des matériaux, des équipements, des matériels ou des articles susceptibles de provoquer l'émission de fibres d'amiante.
Exposition aux agents :
Article R. 4412-59 à 93 - risque d'exposition à des agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques, l'employeur met en œuvre des mesures de protection collectives, lorsque l'exposition ne peut être évitée par d'autres moyens, de mesures de protection individuelles : vêtement de protection et EPI de protection respiratoire.
Autorité responsable de la certification
Ministère chargé de l'emploi.
Bases légales et réglementairesCode de l'éducation, notamment les articles L. 335-5, L. 335-6 et R. 338-1 et suivants.
Arrêté du 22 décembre 2015 relatif aux conditions de délivrance du titre professionnel du ministère chargé de l'emploi.
Arrêté du 21 juillet 2016 portant règlement général des sessions d'examen pour l'obtention du titre professionnel du ministère chargé de l'emploi.
Fait le 19 février 2026.
Pour le ministre et par délégation :
Le chef de la mission des politiques de certification professionnelle,
R. Johais
Extrait du Journal officiel électronique authentifié
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