Sont vacants ou susceptibles de le devenir en vue d'être pourvus en application du décret n° 2020-959 du 31 juillet 2020 relatif aux emplois supérieurs de la fonction publique hospitalière, les emplois de direction ci-après :
GROUPE I
I. - Emploi de directeur général adjoint
Hospices civils de Lyon (Rhône) (cf : Annexe I).
GROUPE III
I. - Emplois de directeur ou directrice
Centre hospitalier de Grasse (Alpes-Maritimes) (cf : annexe II) ;
Centres hospitaliers d'Arles, Hôpitaux des Portes de Camargue à Tarascon et EHPAD " Marie-Gasquet " de Saint-Rémy-de-Provence et de Maussane-les-Alpilles (Bouches-du-Rhône) (cf : annexe III) ;
Etablissement public de santé mentale de la Guadeloupe à Saint-Claude (Guadeloupe) (cf : annexe IV).
II. - Emplois de directeur adjoint ou directrice adjointe de groupe hospitalo-universitaire de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris
Directeur adjoint auprès du directeur du groupe hospitalo-universitaire APHP. Centre - Université de Paris : secrétaire général (Paris) (cf : annexe V) ;
Adjoint au directeur du groupe hospitalo-universitaire AP-HP. Hôpitaux universitaires Paris-Seine-Saint-Denis (Paris) (cf : annexe VI).
III. - Emploi d'adjoint ou d'adjointe au directeur
Centres hospitaliers du Mans, de Saint-Calais, du Lude, de Château-du-Loir, et de l'EHPAD de Bessé-sur-Braye (Sarthe) (cf : annexe VII).
Conditions d'emploi
Ces emplois sont à pourvoir dans les conditions prévues par les articles 6 et 7 du décret n° 2020-959 du 31 juillet 2020 relatif aux emplois supérieurs de la fonction publique hospitalière.
Les titulaires de ces emplois seront nommés pour une durée de quatre ans, renouvelable dans la limite de huit ans.
Ces emplois sont classés, en application de l'article 24 du décret n° 2020-959 susmentionné, en trois groupes. La rémunération dépend de l'expérience du titulaire de l'emploi et pour les personnes fonctionnaires de son classement dans la grille indiciaire des fonctionnaires. La rémunération brute annuelle varie en fonction du groupe de l'emploi : pour un groupe I, de 44 535€ à 71 921€, pour un groupe III, de 39 643€ à 63 205€.
Les conditions d'attribution de la nouvelle bonification indiciaire sont fixées par le décret n° 2005-931 modifié du 2 août 2005 portant attribution de la nouvelle bonification indiciaire à certains emplois fonctionnels mentionnés à l'article 2 (1° et 2°) de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière. En fonction de l'emploi occupé, le montant attribué varie de 60 à 150 points.
Elle est complétée par un régime indemnitaire fixé par le décret n° 2012-749 du 9 mai 2012 relatif à la prime de fonctions et de résultats (PFR) des corps ou emplois fonctionnels des personnels de direction et des directeurs des soins de la fonction publique hospitalière.
Le barème des plafonds indemnitaires PFR applicables au corps ou statut d'emploi des directeurs d'hôpital figure dans l'annexe I-A de l'instruction n° DGOS/RH4/DGCS/SD4-B/2019/124 du 24 mai 2019 relative à la mise en place de la prime de fonctions et de résultats pour les personnels des corps de direction de la fonction publique hospitalière. Pour les emplois fonctionnels, le plafond de la part fonctions est de 33 600€ pour un coefficient de 6 et la part résultats de 33 600€.
Pour les directeurs qui bénéficient d'une concession de logement ou d'une indemnité compensatrice de logement, la cotation de la part fonctions est affectée d'un coefficient maximal de 3.
Procédure de recrutement
La procédure de recrutement se déroule selon les modalités fixées par les articles 8 à 13 du décret n° 2020-959 du 31 juillet 2020 relatif aux emplois supérieurs de la fonction publique hospitalière.
L'autorité de recrutement est :
- pour les emplois fonctionnels de directeur d'établissement, le directeur général de l'agence régionale de santé ;
- pour les autres emplois fonctionnels, le directeur d'établissement.
L'autorité de nomination est :
- pour les fonctionnaires, militaires et magistrats de l'ordre judiciaire, le directeur général du Centre national de gestion ;
- pour les personnes n'ayant pas la qualité de fonctionnaires, de militaire ou de magistrat de l'ordre judiciaire, l'autorité de recrutement.
Dossier de candidature
Les candidats doivent adresser pour chaque emploi, dans un délai de trois semaines à compter de la date de publication du présent avis au Journal officiel de la République française :
- un dossier de candidature par établissement à adresser uniquement par messagerie à : [email protected], en mettant en copie leur supérieur hiérarchique ;
- l'ensemble des documents composant le dossier de candidature doit nous être adressé sous forme de pièces jointes en format PDF en utilisant uniquement le logiciel France transfert, téléchargeable sur https://francetransfert.numerique.gouv.fr/upload ;
- pour les candidatures multiples, il est demandé d'établir un classement par ordre préférentiel.
Le dossier de candidature se compose (1 dossier de candidature par établissement demandé) :
Pour les personnels appartenant au corps des directeurs d'hôpital :
- une lettre de motivation ;
- un curriculum vitae de deux pages maximum ;
- les trois dernières fiches d'évaluations.
Pour les fonctionnaires n'appartenant pas au corps des directeurs d'hôpital :
- une lettre de motivation ;
- un curriculum vitae de deux pages maximum ;
- les trois dernières fiches d'évaluation ;
- une copie de la dernière décision indiciaire ;
- l'avis motivé de l'autorité investie du pouvoir de nomination sur leur aptitude à occuper un emploi de directeur d'hôpital.
Pour les personnels n'ayant pas la qualité de fonctionnaire :
- une lettre de motivation pour accéder aux fonctions de directeur d'hôpital ;
- un curriculum vitae de deux pages maximum ;
- les documents attestant l'occupation effective des emplois mentionnés dans le curriculum vitae ;
- une photocopie des diplômes ;
- une copie de la carte nationale d'identité ;
- le dernier contrat de travail ;
- les trois derniers bulletins de salaire.
Recevabilité des candidatures
L'autorité de nomination procède à l'examen de la recevabilité des candidatures, en accuse réception et informe les candidats non éligibles.
Examen des candidatures
L'autorité de nomination réunit l'instance collégiale prévue à l'article 9 du décret du 31 juillet 2020, qui procède à l'examen des candidatures recevables pour présélectionner les candidats à auditionner.
L'instance collégiale est composée de la manière suivante :
- membres avec voix délibérative : outre la directrice générale du Centre national de gestion, présidente, ou son suppléant ; un membre choisi en raison de ses compétences dans le domaine des ressources humaines et qui n'est pas soumis à l'autorité hiérarchique des autorités dont relèvent les emplois à pourvoir ; un membre qui a occupé des fonctions d'un niveau de responsabilité au moins équivalent à celui de l'emploi à pourvoir ; deux membres appartenant à l'administration du centre national de gestion ;
- membres avec voix consultative : un représentant de chacune des organisations syndicales représentatives siégeant au Comité consultatif national, un représentant de la Fédération hospitalière de France.
Audition des candidats et choix du candidat retenu
L'autorité de recrutement procède ensuite à l'audition des candidats présélectionnés.
A l'issue des auditions, l'autorité de recrutement transmet à l'autorité de nomination une liste de candidats susceptibles d'être nommés classés par ordre de préférence, après avis du président du conseil de surveillance de l'établissement pour les directeurs des établissements.
Lorsque l'autorité de recrutement retient prioritairement une personne qui n'a pas la qualité de fonctionnaire, de militaire ou de magistrat de l'ordre judiciaire pour pourvoir un poste vacant, il procède au recrutement de celle-ci par contrat, après avis du Président du conseil de surveillance de l'établissement. Il en informe le directeur général du Centre national de gestion, auquel il adresse copie du contrat signé.
Le directeur général du Centre national de gestion informe les candidats non retenus de la décision de rejet de leur candidature.
Formation
Les directeurs suivent, dans le cadre de leur première prise de fonction de chef, une formation adaptée à leur mission.
La formation doit permettre l'acquisition des connaissances et des compétences nécessaires à l'exercice de ses fonctions par le directeur.
La formation mentionnée à l'article 1er du décret n° 2009-1761 du 30 décembre 2009 est effectuée par le directeur concerné dans un délai maximal d'un an à compter de sa prise de fonction. Ce délai peut être porté à dix-huit mois sur décision du directeur général de l'agence régionale de santé.
Déontologie
L'accès à cet emploi est soumis au dépôt d'une déclaration d'intérêts préalablement à la nomination. Le formulaire de la déclaration d'intérêts peut être téléchargé à l'adresse suivante : https://www.cng.sante.fr/directeurs/statuts-textes-de-reference-et-fiches-de-procedure.
Ce formulaire sera demandé par l'autorité de nomination au candidat retenu préalablement à sa nomination.
Pour les personnes ayant exercé une activité dans le secteur privé au cours des trois dernières années qui précèdent la nomination sur cet emploi, un contrôle de la compatibilité de cette activité avec les fonctions exercées sera effectué préalablement à la nomination par l'autorité de nomination qui pourra, le cas échéant, saisir pour avis, préalablement à sa décision, le référent déontologue compétent ou la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
Références
Code général de la fonction publique.
Décret n° 2005-927 du 2 août 2005 relatif au classement indiciaire applicable aux emplois fonctionnels des établissements mentionnés à l'article 2 (1° et 2°) de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière.
Décret n° 2005-931 du 2 août 2005 portant attribution de la nouvelle bonification indiciaire à certains emplois des établissements mentionnés à l'article 2 (1° et 2°) de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière.
Décret n° 2009-1761 du 30 décembre 2009 relatif à la formation des personnels de direction lors de leur prise de fonctions en qualité de directeur dans un établissement public de santé.
Décret n° 2012-749 du 9 mai 2012 relatif à la prime de fonctions et de résultats des corps ou emplois fonctionnels des personnels de direction et des directeurs des soins de la fonction publique hospitalière.
Décret n° 2020-959 du 31 juillet 2020 relatif aux emplois supérieurs de la fonction publique hospitalière.
GROUPE I
ANNEXE I
HOSPICES CIVILS DE LYON (RHÔNE)
Directeur général adjoint ou directrice générale adjointe
I. - Description de l'établissement
Les HCL, deuxième CHU français, assurent des missions de : prévention, soin, formation, recherche. Ils présentent les caractéristiques suivantes :
- 2,2 M€ de budget ;
- 24 000 salariés dont 5 500 personnels médicaux ;
- 13 sites répartis en 5 groupements dont l'un est situé dans le Var) ;
- 5 400 lits et places ;
- Plus d'1,4 million journées d'hospitalisation ;
- 1 050 000 consultations ;
- 200 000 passages aux urgences ;
- 300 greffes d'organes par an ;
- 10 500 accouchements.
Les HCL collaborent avec 2 facultés de médecine, 1 faculté d'odontologie, 1 faculté de pharmacie, 1 institut de réadaptation.
L'EPRD des HCL comprend un compte de résultat principal et 4 comptes de résultat annexes. Le budget consolidé des HCL dépasse les 2,2 Milliards d'€. Le PGFP des HCL comprend plus de 165 M€ de dépenses annuelles d'investissements sur les dix prochaines années. Les HCL, sont établissement support du GHT Rhône Centre.
L'actualité stratégique des HCL s'inscrit dans 4 axes particulièrement structurants, en lien avec les chantiers nationaux portés par les accords du Ségur de la santé :
Développer l'attractivité et la fidélisation des ressources humaines médicales et non médicales, pour continuer de développer les activités et les projets de l'établissement, dans une approche assumée de qualité de vie au travail renforcée ;
Poursuivre le renforcement des actions du CHU en matière de recherche en santé et d'innovations, en confortant son engagement stratégique dans le domaine du numérique (les HCL étant leur propre éditeur de leur dossier patient) ;
Continuer la modernisation des sites hospitaliers, avec une valence hospitalo-universitaire assumée dans la conduite des projets d'investissement sur les différents sites de l'établissement ;
Consolider le rayonnement territorial des HCL au plan régional et national.
II. - Description du poste
La fonction de directeur général adjoint aux Hospices civils de Lyon s'exerce dans le contexte d'une équipe de direction générale organisée en 4 pôles autour du directeur général :
1. Le directeur général ;
2. Le secrétaire général en charge du pôle « Finances, pilotage et affaires domaniales » ;
3. Deux directeurs généraux adjoints, l'un responsable du pôle « stratégie et ressources humaines » objet du présent avis de publication, l'autre en charge du pôle « Investissement et ressources matérielles » ;
4. La directrice des affaires générales et de la communication (emploi non fonctionnel).
La collaboration entre ces membres est une condition essentielle au bon fonctionnement de la direction générale : fonctionnement au quotidien (dossiers, directions, opérationnalité de l'organigramme, transversalité…), partage de l'information, vision partagée des objectifs et méthodes…
Proche collaborateur du directeur général, les missions générales et principales activités du directeur général adjoint prennent la forme d'instruction, de facilitation, de support, de coordination, de contrôle, d'arbitrage, de représentation. Elles se déclinent sur 5 axes :
- coordination et suivi de certaines directions, fonctions centrales et/ou transversales, regroupées au sein de son pôle de gestion ;
- participation à la coordination des directions de groupements hospitaliers ;
- coordination de certains dossiers et ou projets ;
- représentation de la direction générale, tant en interne qu'en externe ;
- toute initiative (champ non limitatif) permettant soit de traiter des difficultés survenant, soit de faciliter l'instruction de dossiers.
Au sein du pôle « Stratégie et ressources humaines », un des enjeux majeurs sera de mettre en œuvre une stratégie d'attractivité et de fidélisation des professionnels médicaux et non médicaux en prenant en compte les orientations des accords du Ségur de la santé, les enseignements de la crise épidémique covid et en intégrant l'expression d'une responsabilité territoriale renouvelée et le besoin d'innovation organisationnelle et managériale.
III. - Profil recherché
L'emploi s'adresse à un cadre de haut niveau fonctionnaire, ou agent contractuel, avec une expérience minimale de 6 années d'activités professionnelles diversifiées en tant que cadre supérieur sur des fonctions de direction, d'encadrement ou d'expertise et ayant une excellente connaissance des politiques de santé.
Principales qualités et expériences professionnelles attendues :
- expérience d'un CHU préférable ;
- capacité d'adaptation, de travail, de force de proposition, d'esprit d'initiative, de représentation, de communication, d'animation ;
- capacité à décider et à négocier en interne (personnels médicaux et dialogue social) et externe (ARS, diverses institutions …) ;
- disponibilité.
Le présent profil est susceptible d'évolutions en fonction de l'expérience des candidats.
GROUPE III
ANNEXE II
CENTRE HOSPITALIER DE GRASSE (ALPES-MARITIMES)
Directeur ou directrice
I. - Description de l'établissement
Le CH de Grasse se trouve au sud-ouest du département des Alpes Maritimes. Sa zone d'attractivité s'étend de la commune de Grasse, et du haut pays grassois, jusqu'à la plaine du Var, ce qui représente 41 communes, et plus de 260 000 habitants.
Le CH de Grasse a une capacité totale en MCO de 257 lits, dont 122 en médecine (105 lits et 17 places), 73 en chirurgie (59 lits et 14 places), et 34 en obstétrique (32 lits et 2 places).
Il dispose également de 30 lits en soins de suite et de réadaptation (spécialisés personnes âgées poly pathologiques), d'un service de court séjour gériatrique, d'une USLD de 30 lits et d'un EHPAD de 120 lits. Cette filière de gériatrie est complétée par des dispositifs permettant l'aide spécialisée dans la prise en charge des patients âgés : l'équipe mobile de gériatrie, les consultation mémoire labellisée, l'infirmière gériatrique aux urgences, l'admission en service de spécialité des personnes de + 75 ans, l'astreinte infirmière pour intervention en EHPAD (restant à développer).
Il gère également un SMUR et un accueil des urgences (adultes, psychiatriques et pédiatriques) qui totalisait environ 40500 passages en 2019.
L'établissement a une autorisation de maternité de niveau 2B. L'activité a augmenté de manière significative : atteinte des 2000 accouchements à la fin de l'année 2021. Le CH de Grasse aura donc de nombreux enjeux à prendre en considération pour maintenir sa place de pôle de référence avec sa maternité de niveau 2B.
Son plateau technique comprend un IRM, un scanner, un plateau de radiologie, 6 salles de blocs opératoires et 1 bloc obstétrical, un laboratoire…
Le CH gère aussi 20 places d'HAD, et intègre un CSAPA et une USMD.
Le CH de Grasse a également débuté son projet de restructuration des plateaux medico technique (urgences, blocs opératoires, et restructurations des consultations externes).
Le Centre hospitalier de Grasse s'inscrit dans une logique de structuration et de gradation de l'offre de soins sur le département des Alpes-Maritimes, avec les structures de médecine ville, dans le groupement hospitalier de territoire, et les autres établissements de santé voisins, notamment les CH de Cannes, et d'Antibes.
L'établissement travaille en lien avec les maisons de santé, les CPTS et la DAC de son territoire, en définissant les parcours de santé autour du patient. Il est souligné les nombreuses coopérations du CH de Grasse, et le dialogue constant avec les acteurs de ville permettant la fluidité des prises en charge. En effet, la dynamique d'ouverture de l'établissement à la ville est en forte progression, et s'est ancrée autour de l'établissement (consultations avancées de gynécologie-obstétrique, pneumologie, pédiatrie et psychologie).
Le projet de la plateforme ville-hôpital, soutenu activement par les élus locaux, met en évidence la dynamique d'ouverture de l'hôpital qui est toujours à l'œuvre.
Le travail est à poursuivre, et des réflexions sont attendues avec les acteurs de territoire notamment sur la prise en charge coordonnée des urgences en amont. Il faut noter dans ce cadre-là, le rôle important de la maison médicale de garde qui fonctionne très bien tous les soirs jusqu'à minuit avec des médecins généralistes grassois investis. Ce qui permet de réorienter un flux important de patients.
D'autres liens avec la ville se développent, via l'installation de libéraux dans le site hospitalier (pneumologie), la mise en place d'un partenariat innovant en rééducation sport santé, et le parcours Ville/Hôpital en cours avec les CPTS des Collines et Centifolia.
Le CH de Grasse a développé de fortes coopérations entre les CH d'Antibes et de Cannes (pédiatrie, psychiatrie…), et dans le cadre du GHT (urologie, ophtalmologie, dermatologie, pédiatrie, hématologie…).
En conclusion :
Le CH de Grasse doit donc poursuivre son travail sur le renforcement de l'accès aux soins spécialisés en zone sous dense, et permettre la consolidation de ses pôles de compétences et des nombreux partenariats mis en place avec les professionnels de ville, et les établissements dans le cadre du GHT.
Les orientations stratégiques majeures pour les années à venir sont les suivantes :
- mener à bien le projet d'investissement majeur concernant la restructuration des plateaux médico-technique porté par le CH de Grasse, pour lequel l'agence a engagé 7M d'euros ;
- débuter et mener le projet d'investissement sur la plateforme ville-hôpital qui a émargé dans le cadre du Ségur de la santé ;
- travailler au positionnement stratégique de l'établissement : complémentarité avec les autres établissements de l'ouest (CH Cannes, CH Antibes), filières dans le cadre du GHT (RH, filières médicales et médico-sociales, projets…).
II. - Description du poste
Missions générales, permanentes et spécifiques dans les domaines suivants :
Stratégie (positionnement au sein du territoire, projet d'établissement, politique financière…) :
Le CH de Grasse est un établissement MCO positionné sur trois sites :
- le site principal de Clavary regroupant les lits MCO, les urgences, la psychiatrie hospitalière et le Pôle Mère Enfant (maternité, pédiatrie et néonatologie) ;
- le site du Petit Paris, regroupant les 180 lits et places de moyen et long séjour gériatrique (120 places d'EHPAD, 30 lits USLD, 30 lits de SSR PAP) et la psychiatrie extrahospitalière (HDJ, CMP) ;
- le site de la Maison d'Arrêt à Grasse qui abrite une Unité Sanitaire en Milieu Pénitentiaire (USMP).
Autour d'un projet stratégique arrêté en 2019 comprenant trois axes (conforter la proximité, développer des activités de référence et s'ouvrir au territoire), le CH de Grasse a opéré un repositionnement stratégique sur le territoire et opéré un vaste mouvement de modernisation de ses infrastructures et de ses organisations.
Il a considérablement redressé une trajectoire financière qui était critique en 2018 (près de 4M € de déficit sur 95M € de budget en 2018, 600K € de déficit sur 122M € de budget en 2021), en s'appuyant sur une trajectoire de développements d'activité volontariste (+10 % de croissance en 3 ans malgré la crise sanitaire), basée sur une politique de recrutement médical et paramédical et une stratégie d'ouverture tous azimuts (ville, hôpitaux du GHT, cliniques).
De nombreux projets ont été lancés, parmi lesquels le projet majeur de modernisation et d'extension des plateaux médicotechniques, qui va permettre la reconstruction et l'agrandissement des urgences, de l'imagerie, des blocs opératoires, secteurs endoscopiques, de l'unité de chirurgie ambulatoire et de la stérilisation relai à horizon 2025 (36M € d'investissement financé par l'Etat à hauteur de 7M €). Les politiques d'investissement de l'établissement ont été modernisées et infléchies, permettant notamment le passage de 250K € à 1M € d'investissement par an sur les systèmes d'information.
Organisation (gouvernance, organigramme de direction, délégations…) :
Le CH de Grasse a connu une transition démographique entamée en 2018 après 40 ans d'ouverture de son site principal (de nombreux départs à la retraite). Cette transition, associée à une volonté forte de moderniser les modalités de pilotage de l'établissement, a conduit à une période de changements profonds dans la gouvernance de l'établissement.
La conduite des affaires de l'établissement a été articulée autour du directoire, qui compte parmi ses membres tous les chefs de pôle, ainsi que le médecin DIM, et des membres de l'équipe de direction occupant des fonctions stratégies (RH, finances, parcours, investissements).
Jusque fin 2021, le rôle du président de la CME a été décisif dans l'impulsion d'une dynamique de modernisation et d'ouverture, ainsi que sur la mise en place d'une stratégie de recrutement médical offensive.
L'élection d'un nouveau président de CME fin 2021 marque de forts infléchissements en termes d'ouverture de l'hôpital (refus des coopérations et des postes partagés) et la volonté de positionner la CME comme un « contrepouvoir » fort à la Direction, à l'opposé d'un esprit de coopération voulu pourtant par les textes.
La formation du président de la CME (qu'il a refusée à ce stade), ainsi que son nécessaire repositionnement seront des éléments décisifs pour le bon fonctionnement de l'établissement et la mise en œuvre des orientations souhaitées par l'ARS PACA et le GHT.
Dans la continuité de cet état d'esprit, la CME se transforme progressivement en instance de « contrôle » des actions de la direction notamment en termes logistiques (restauration, parkings, etc.) ou techniques (travaux), au détriment de son rôle notamment en termes de qualité et sécurité des soins.
Le conseil de surveillance est pleinement investi de ses missions de supervision des principales opérations de l'établissement, en particulier en termes de coopérations, d'investissements et de gestion du patrimoine.
L'équipe de direction a été entièrement refondue depuis 2018, à l'occasion de départs et de restructurations. Elle est aujourd'hui une équipe solide et soudée, composée majoritairement de jeunes professionnels exerçant leurs premières expériences à ce niveau de responsabilité (directeurs d'hôpital sortis de l'EHESP ou profils techniques positionnés sur des fonctions de direction).
A la suite d'un départ et de difficultés de recrutement, le CH de Grasse a fonctionné pendant deux ans (de mars 2020 à mai 2022) sans directeur des soins. Un cadre supérieur de santé a été positionné en faisant fonction en mai 2022. La transition démographique des cadres et cadres supérieurs de santé a été très importante durant la période 2018-2022 (plus de 70 % des effectifs renouvelés).
Coordination externe et interne (coopérations, réseaux, décisions et arbitrages, négociation, …) :
Externe :
Le CH de Grasse a positionné l'enjeu de son ouverture au plus haut de ses priorités stratégiques. Cela implique une excellente coordination et un dialogue permanent avec de multiples acteurs sur le territoire
- les établissements publics du GHT : CHU de Nice, CH de Cannes, Antibes, Menton et les établissements des vallées ;
- les établissements privés du bassin de population : la clinique du Palais (Grasse), l'IAT Mougins, les SSR environnants (ORSAC, UDCA, Ste Brigitte, etc.) ;
- les acteurs de ville et structures de coordination : DAC, CPTS, maisons de santé, associations, ville, etc.
Ce dialogue permanent et un positionnement résolument tourné vers la coopération permettent de prendre des décisions et d'avancer de nombreux projets au service de la fluidité des parcours patients.
Interne :
L'établissement est à taille humaine et donc ne nécessite pas la mise en place de processus de prise de décisions trop complexes.
La plupart des arbitrages stratégiques se prennent après concertation du directoire.
Il faut noter la posture du nouveau président de la CME qui consiste à contourner ces modalités de prise de décision :
- tentatives de faire voter la CME sur un sujet de concertation en amont du directoire ;
- tentatives de faire revenir le directoire sur des arbitrages en demandant au président du conseil de surveillance d'intervenir.
Le nouveau président de la CME est également particulièrement absent des lieux de prises de décisions habituels et institués (réunions internes ou du GHT) et privilégie les contacts directs et informels qui contournent les instances ou le directeur.
Les pôles sont anciens et bien ancrés. Les chefs de pôle forment un collectif plutôt dynamique et engagé.
Le dialogue social en interne est particulièrement riche et constructif. Les lignes directrices de gestion (LDG) ont été adoptées à l'unanimité des représentants du personnel et un accord local dans le cadre du Ségur est en bonne voie d'être aussi adopté à l'unanimité.
Conduite générale de l'établissement (domaine ressources humaines, financier…) :
Le pilotage général de l'établissement peut s'appuyer sur des directions dont les expertises ont été consolidées :
- DRH et affaires médicales : recrutement d'un DRH et son adjoint, renforcement des compétences et mise en place d'un secteur contrôle de gestion RH et d'un secteur recrutement ;
- finances et contrôle de gestion : recrutement d'un DAF (en partance) et son adjointe, renforcement de la fonction achats en lien avec le GHT ; secteur du bureau des entrées encore en difficulté managériale (poste de responsable du BE à pourvoir) ;
- travaux et logistique : repositionnement de l'ingénieur travaux comme responsable du pôle, renforcement des compétences en termes de conduite des opérations et sécurité ; secteur biomédical historiquement très solide ; secteur logistique en cours de restructuration (responsable logistique recruté récemment) ;
- qualité et parcours : secteur largement recomposé et qui bénéficie d'expertises solides et diversifiées (ingénieur, cadres, médecin), et coordonné par un cadre de direction ;
- direction des soins : cadre supérieur de santé faisant fonction de directeur des soins depuis mai 2022 ;
- projet de modernisation des plateaux médicotechniques : positionnement d'un cadre de direction sur une fonction de pilotage du projet, ainsi que la prise en charge des affaires générales et l'appui aux plateaux médicotechniques et gestion des crises sanitaires ;
- communication : création d'un service en 2019, très bien structuré.
Principaux projets à conduire :
Le principal projet porté par le CH de Grasse est le projet d'extension et de modernisation des plateaux médicotechniques. Ce projet majeur et financé par l'Etat (7M € sur les 36M € d'investissement) doit conduire à la reconstruction et l'agrandissement des urgences, de l'imagerie, du hall d'accueil, des blocs, des secteurs d'endoscopie, de l'unité de chirurgie ambulatoire et du relai de stérilisation.
Un marché global a été passé avec un groupement porté par Bouygues. Le chantier a démarré avec la pose de la première pierre en juin 2022. La première phase (extension neuve des urgences, de l'imagerie et du hall) doit être livrée en mai 2023.
Une gestion de projet spécifique a été créée dès l'élaboration du programme technique en 2019, et permet d'associer étroitement les futurs utilisateurs à la conception puis l'organisation des futurs locaux.
L'établissement poursuit la conduite de son projet stratégique « Horizon 2024 » adopté en 2019, autour de trois axes :
1) la consolidation des activités de proximité, qui implique notamment de renforcer les activités de premier recours hospitalier, en mobilisant des leviers d'attractivité, de coopération et la fluidification des parcours patients ;
à ce titre des projets sont en cours, notamment autour de l'organisation des parcours des patients de plus de 75 ans, dans le cadre du pacte de refondation des urgences. Ce projet implique de nombreux secteurs (urgences, gériatrie, coordination des soins) et est piloté par le pôle parcours.
2) le développement des activités de référence, qui sont articulées autour du pôle femme mère enfant (maternité, pédiatrie et néonatologie, gynécologie) et de la cancérologie (gynécologie, pneumologie, digestif, chimiothérapies, soins palliatifs) ;
à ce titre le service de pédiatrie a un projet de développement des capacités de néonatologie (SI et néonatologie), pour faire face à l'augmentation de la demande et avec l'accompagnement de l'ARS.
3) l'ouverture, qui implique une politique de partenariat avec de nombreux acteurs, dans le cadre du GHT, avec des établissements privés et les acteurs de ville ainsi que les structures de coordination (DAC, CPTS).
à ce titre l'hôpital porte un projet de création d'une plateforme ville hôpital, qui a été retenu parmi les projets financés par le Ségur et par les collectivités (région notamment). Ce projet doit passer en CRI éligibilité en janvier 2023.
L'établissement finalise actuellement (été 2022) un projet social ambitieux, co construit par la DRH et de nombreux représentants des différentes communautés de l'hôpital (soignants, administratifs, médecins).
III. - Profil recherché
L'emploi s'adresse à un cadre de haut niveau fonctionnaire, ou agent contractuel, avec une expérience minimale de 6 années d'activités professionnelles diversifiées en tant que cadre supérieur sur des fonctions de direction, d'encadrement ou d'expertise et ayant une excellente connaissance des politiques de santé.
Expérience professionnelle appréciée :
- mise en œuvre de projets de coopération avec d'autres établissements et structures d'exercice coordonné ;
- conduite du dialogue social ;
- mise en œuvre de projets structurant dans le cadre du GHT.
Connaissances particulières requises / prévues : (en lien avec les spécificités du poste)
- connaissances en gestion financière et budgétaire des établissements de santé ;
- connaissances des politiques de santé publiques.
Compétences professionnelles requises / prévues : (en lien avec les spécificités du poste)
- aptitude à la conduite du changement et ouverture de l'hôpital à ville compte tenu des projets spécifiques portés par le CH de Grasse ;
- aptitude à la conduite du dialogue social ;
- qualités managériales (dialogue social, motivation d'une équipe autour d'un projet, binôme avec le PCME…) ;
- qualités de négociation et de diplomatie (partenariats, complémentarité) ;
- gestion de crise.
ANNEXE III
CENTRES HOSPITALIERS D'ARLES, HÔPITAUX DES PORTES DE CAMARGUE À TARASCON ET EHPAD « MARIE-GASQUET » DE SAINT-RÉMY-DE-PROVENCE ET DE MAUSSANE-LES-ALPILLES (BOUCHES-DU-RHÔNE)
Directeur ou directrice
I. - Description de l'établissement
Etablissement de référence pour le bassin de population arlésien, le pays d'Arles d'environ 200 000 habitants, le centre hospitalier d'Arles propose une offre de soins composée de l'ensemble des activités de médecine, chirurgie, obstétrique, réanimation et surveillance continue, psychiatrie et gériatrie nécessaires pour répondre à la grande majorité des besoins de santé des habitants de l'ouest du département des Bouches du Rhône.
Ses activités cliniques et médicotechniques sont réparties en 7 pôles :
- pôle médecine et spécialités médicales ;
- pôle chirurgie, spécialités chirurgicales et plateaux techniques ;
- pôle urgences-réanimation-cardiologie : accueil des urgences, SMUR, 2 USMP, réanimation et surveillance continue, cardiologie et USIC ;
- pôle mère-enfant : maternité, unité de consultations pédiatriques, CAMSP ;
- pôle psychiatrie : un secteur de psychiatrie générale avec hospitalisation et structures ambulatoires et un inter-secteur de pédopsychiatrie avec hôpital de jour et CMP - CATTP ;
- pôle gériatrie : court séjour gériatrique et SSR PAP, SSIAD avec ESA, deux EHPAD ;
- pôle médico-technique : PUI et stérilisation, laboratoire de biologie médicale, imagerie.
Son plateau technique comprend notamment 2 scanners et 1 IRM (une 2e est en cours d'installation) gérés dans le cadre d'un GCS de droit privé, un plateau de RF locomotrice avec balnéothérapie, un plateau de cardiologie avec électrophysiologie diagnostique et pose de pacemakers et de défibrillateurs implantables, un plateau d'ophtalmologie avec OCT, une salle dédiée au bloc pour les endoscopies…
L'établissement est membre du GHT Hôpitaux de Provence dont l'AP-HM est établissement support mais son positionnement géographique à la frontière de l'Occitanie favorise également des coopérations avec le CHU de Nîmes, notamment en imagerie.
Il compte 418 lits et 249 places (y compris le secteur médico-social).
II. - Description du poste
La gouvernance s'appuie sur un tandem solide avec les présidents de CME tant à Arles qu'aux HPC. Un projet médical territorial partagé élaboré en 2016 entre les deux établissements a conforté les parcours patients sachant qu'une mutualisation est également intervenue en termes de fonctions logistiques (blanchisserie commune par exemple).
Sur le plan financier, le CH d'Arles a piloté ces dernières années un CREF ayant contribué à améliorer sa situation budgétaire même si celle-ci reste fragile compte tenu d'un déficit structurel pérenne. Les actions menées en termes d'efficience médico-économique l'ont aidé à retrouver crédibilité et lui ont permis d'être accompagné par les pouvoirs publics. Pour les HPC, la situation financière a été pénalisée lors de la fermeture des lits de médecine et leur transformation en lits de SSR.
Principaux projets à conduire au CH d'Arles :
- restructuration de l'offre de soins hospitalière arlésienne en lien avec le GCS clinique Jeanne d'Arc dans le cadre d'un projet public privé visant à regrouper sur le site de l'hôpital, la totalité de l'offre hospitalière. Ce projet architectural de l'ordre d'environ 25M € a été retenu dans le cadre du Ségur Investissement. Il est actuellement en phase APS ;
- un dossier PAI pour le secteur médical social (regroupement des 2 EHPAD et projet d'EHPAD de demain) est en cours d'élaboration en lien avec l'ARS PACA et l'ANAP.
Principaux projets à mener aux hôpitaux des Portes de Camargue :
- poursuivre le projet d'implantation d'une maison de santé pluridisciplinaire (MSP) sur le site des HPC en lien avec les différentes parties prenantes (médecine de ville, centre de dialyse…) ;
- conduite des projets d'aide à l'investissement (PAI) sur le secteur EHPAD :
- restructuration et redéfinition de l'offre de l'EHPAD Clerc de Molières (13) ;
- reconstruction sur un site unique des deux EHPAD de Beaucaire (30) ;
- réouverture d'une unité de médecine et à la labellisation « Hôpital de Proximité ».
III. - Profil recherché
L'emploi s'adresse à un cadre de haut niveau fonctionnaire, ou agent contractuel, avec une expérience minimale de 6 années d'activités professionnelles diversifiées en tant que cadre supérieur sur des fonctions de direction, d'encadrement ou d'expertise et ayant une excellente connaissance des politiques de santé.
- expérience de chef d'établissement ;
- aptitude à conduire un projet de restructuration ;
- aptitude au dialogue social et à la gouvernance partagée avec la communauté médicale ;
- capacité à travailler en réseau : établissements de la direction commune, GHT hôpitaux de Provence, CPTS du Pays d'Arles…
ANNEXE IV
ÉTABLISSEMENT PUBLIC DE SANTÉ MENTALE DE LA GUADELOUPE À SAINT-CLAUDE (GUADELOUPE)
Directeur ou directrice
I. - Description de l'établissement
L'EPSM de la Guadeloupe est l'unique établissement public de psychiatrie - santé mental du département.
L'EPSM-G est issu du regroupement en 2018, des autorisations de psychiatrie détenues par les établissements de santé publics du département (CH de Montéran et CHU de la Guadeloupe). Il dispose au total d'une capacité d'environ 210 lits et 240 places. Il compte 3 sites d'hospitalisation distincts et plus de 35 sites ambulatoires répartis sur l'ensemble du département.
Il emploie environ 65 praticiens hospitaliers et 940 personnels non médicaux pour un budget d'environ 77 millions d'euros.
L'EPSM a construit des liens avec les services de justice en développant un partenariat UCSA et SMPR renforcé et entre la MDA et la PJJ.
Après une période de déploiement et d'installation des organisations du nouvel ensemble, l'EPSM-G achève la construction de son projet d'établissement 2022-2025 et poursuit son important programme de rénovation des sites d'hospitalisation et de relocalisations des sites extrahospitaliers. L'harmonisation des pratiques demeure le fil rouge des prochaines années.
L'établissement présente un EPRD 2022 équilibré.
II. - Description du poste
Le directeur assure le management stratégique et la gestion opérationnelle de l'établissement.
En binôme avec le président de la commission médicale de l'établissement, il assure le pilotage de l'établissement en matière de qualité et de sécurité des soins, de définition de la stratégie médicale, d'organisation des pôles d'activités cliniques et de nomination des responsables médicaux.
Il garantit une gestion efficiente des ressources humaines et un dialogue social harmonieux, à ce titre il s'implique dans la présidence des CHSCT et CSE.
Il procède aux arbitrages nécessaires pour toute décision comportant un impact particulier.
Il initie les négociations notamment sur les projets structurants avec les acteurs hospitaliers, médico-sociaux et de ville concernés afin de facilité leur adhésion à l'évolution de l'établissement.
Enfin, il veille au respect des équilibres budgétaires et doit, pour les années à venir, développer l'attractivité des postes médicaux et non médicaux.
III. - Profil recherché
L'emploi s'adresse à un cadre de haut niveau fonctionnaire, ou agent contractuel, avec une expérience minimale de six années d'activités professionnelles diversifiées en tant que cadre supérieur sur des fonctions de direction, d'encadrement ou d'expertise et ayant une excellente connaissance des politiques de santé.
Il est attendu du futur directeur de l'EPSM-G des expériences professionnelles, idéalement au moins une expérience en tant que chef d'établissement. Une expérience dans le champ de la psychiatrie serait par ailleurs appréciée. Son parcours doit lui permettre de mettre en exergue :
- un sens élevé des responsabilités ;
- une capacité à initier, animer et accompagner le changement des organisations et à développer les complémentarités et les coopérations ;
- des qualités de management stratégique lui permettant de prendre en compte les enjeux internes et externes de l'établissement ;
- des compétences dans le domaine de la gestion financière et économique des établissements de santé ;
- savoir adapter son établissement aux contraintes financières dans un objectif de maintien de la qualité des prestations et des conditions de vie au travail des agents ;
- capacité à prendre des décisions en tenant compte de positions et de points de vue différents et savoir en expliquer les raisons ;
- une connaissance des règles techniques et managériales de gestion d'un établissement de santé dans toutes ses composantes (RH, finances, qualité, achats, information médicale…) ;
- une expérience dans la conduite de projets, notamment immobiliers ;
- une personnalité expérimentée, déterminée, autonome, faisant preuve d'initiatives, volontaire et sachant être attentif à la qualité du dialogue social avec les instances représentatives des personnels pour faire accepter les choix concrets et opérationnels dans le cadre de la maitrise des dépenses, nécessaire au maintien de l'équilibre budgétaire ;
- une capacité à fixer une ligne politique claire en s'inscrivant dans la mise en œuvre des objectifs du PRS et du PTSM.
ANNEXE V
Directeur adjoint ou directrice adjointe de groupe hospitalo-universitaire de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris
Directeur adjoint auprès du directeur du groupe hospitalo-universitaire APHP. Centre - Université de Paris : secrétaire général (Paris)
I. - Description de l'établissement
Le Groupe Hospitalier AP-HP Centre Université Paris Cité a réuni en juillet 2019 les Groupes Hospitaliers Hôpitaux Universitaires Paris Centre (Cochin, Hôtel Dieu, Broca, La Collégiale), Necker enfants malades, et des Hôpitaux Universitaires Paris Ouest (HEGP, Corentin Celton, Vaugirard). Il est donc composé de 7 sites.
Le GHU est constitué de 131 services regroupés en 16 départements médico universitaires. Il comprend 3550 lits et 550 places d'hôpital de jour, 75 salles d'opération. En 2018, l'activité était de 295 000 séjours, dont 125 000 en hospitalisation complète ; 1.2 M de consultations, 8400 accouchements et 265 000 passages aux urgences. L'activité chirurgicale est importante (58 400 séjours à fin 2018 en HC et HP).
Les effectifs temps plein rémunérés, à fin 2018, sont de 12 400 pour le personnel non médical et de 3700 pour le personnel médical (dont 2000 seniors et 1700 internes et étudiants).
Le budget est de 1.7 milliards d'euros.
Il est un acteur majeur de la recherche clinique et de l'innovation : 1 IHU, 3 DHU, 2 RHU, 2100 projets de recherche en cours, 3750 publications scientifiques.
II. - Description du poste
Le secrétaire général du groupe hospitalier assiste le directeur du groupe hospitalier dans toutes ses missions en collaboration avec l'adjoint au directeur du groupe.
Il le représente à chaque fois que nécessaire et assure l'intérim de direction du GH en cas d'absence du directeur du GH et/ou de l'adjoint au directeur.
Il participe et assure des missions de coordination de l'équipe de direction.
Sont placées directement sous sa responsabilité les directions fonctionnelles suivantes :
- direction des systèmes d'information ;
- direction de l'investissement, des travaux et de la maintenance ;
- direction des equipements ;
- direction des achats, des services économiques et logistiques ;
- Les directeurs des opérations.
Un lien étroit devra aussi être assuré avec la partie la direction de la stratégie et la direction de la communication.
Il assure la chefferie de projets de certaines opérations stratégiques du groupe hospitalier que lui confie le directeur du GH.
Il coordonne la politique et les actions de sécurité des biens et des personnes sur l'ensemble du GH.
Il préside la commission locale d'appréciation des offres.
III. - Profil recherché
L'emploi s'adresse à un cadre de haut niveau fonctionnaire, ou agent contractuel, avec une expérience minimale de six années d'activités professionnelles diversifiées en tant que cadre supérieur sur des fonctions de direction, d'encadrement ou d'expertise et ayant une excellente connaissance des politiques de santé.
Savoir faire requis :
- arbitrer et décider dans un contexte ;
- concevoir, piloter et évaluer un projet ;
- conduire des réunions ;
- évaluer, développer et valoriser des compétences ;
- connaissances associées ;
- maîtrise de la réglementation s'appliquant aux établissements publics de santé.
Qualités requises :
- compréhension des enjeux stratégiques ;
- esprit de synthèse et d'analyse ;
- rigueur intellectuelle ;
- capacité à animer et diriger des équipes, leadership ;
- capacité à travailler en équipe ;
- capacité à convaincre ;
- sens des responsabilités et capacité à prendre des décisions ;
- pédagogie et aptitude à l'écoute ;
- réactivité et disponibilité.
ANNEXE VI
Directeur adjoint ou directrice adjointe de groupe hospitalo-universitaire de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris
Adjoint au directeur du groupe hospitalo-universitaire AP-HP. Hôpitaux universitaires Paris-Seine-Saint-Denis (Paris)
I. - Description de l'établissement
Le Groupe Hospitalo-Universitaire Paris Seine-Saint-Denis est l'un des 6 groupes Hospitaliers Universitaires de l'AP-HP, CHU d'Ile-de-France.
Constitué en 2010 par la réunion des trois hôpitaux Avicenne (Bobigny), Jean Verdier (Bondy) et René Muret (Sevran), il occupe une place centrale dans le département et travaille en collaboration avec l'EPSM de Ville-Evrard et les deux groupements hospitaliers de territoire Grand Paris Nord-Est et Plaine de France.
Le GHU comporte 1100 lits et emploie près de 5000 professionnels. Ses activités médicales et médicotechniques sont regroupées en sept pôles (Départements Médico-Universitaires) qui structurent une offre de soins à tous les âges de la vie.
Le GHU assure une activité de proximité importante avec 2 SAU adultes, des services d'aval ainsi qu'une filière gériatrique complète et un SAU pédiatrique. Le GHU est le siège du SAMU 93. Des urgences gynécologiques et obstétricales adossées à un grand service de pédiatrie sont accueillies dans la maternité de niveau 2B, qui comprend un service de gynécologie et un centre d'AMP.
Le projet médical 2022/2025 met l'accent sur le développement des activités opératoires et interventionnelles et le GHU propose des soins de haute technicité en chirurgie (thoracique, digestive et bariatrique, orthopédique, plastique et reconstructive, ophtalmologique), anesthésie et réanimation grâce à un plateau technique adapté (imagerie, radiologie interventionnelle, médecine nucléaire, biologie, anapath, pharmacie, bloc opératoire, plateau d'endoscopies, explorations fonctionnelles respiratoires et neurologiques).
II. - Description du poste
L'adjoint au directeur du groupe hospitalier assiste le directeur du groupe hospitalier dans toutes ses missions.
Il participe à l'animation du comité de direction. Il est membre du comité exécutif.
Il le représente à chaque fois que nécessaire et assure l'intérim de direction du GH en cas d'absence du directeur du GH.
Il assure la chefferie de plusieurs projets de restructuration du plan stratégique.
Il coordonne la politique et les actions de sécurité des biens et des personnes sur l'ensemble du GH.
Il préside la commission locale d'appréciation des offres.
L'adjoint au directeur du GH assure également la direction de l'hôpital Avicenne. A ce titre, il exerce une fonction de gestion de proximité et de coordination de l'action des différentes directions fonctionnelles du GH sur le site.
Il préside le CHSCTL ainsi que la CDU du site
Il assure le pilotage de projets de toute nature (organisationnelle, médicale, immobilière) localisés sur le site d'Avicenne, en cohérence avec le projet d'établissement du GH.
III. - Profil recherché
L'emploi s'adresse à un cadre de haut niveau fonctionnaire, ou agent contractuel, avec une expérience minimale de six années d'activités professionnelles diversifiées en tant que cadre supérieur sur des fonctions de direction, d'encadrement ou d'expertise et ayant une excellente connaissance des politiques de santé.
- capacité à animer et diriger des équipes pluri-professionnelles ;
- capacité à travailler en équipe ;
- aptitude à l'écoute, au dialogue social, à la négociation ;
- capacité à prendre des décisions ;
- pédagogie ;
- esprit de synthèse et de rigueur ;
- réactivité.
ANNEXE VII
CENTRES HOSPITALIERS DU MANS, DE SAINT-CALAIS, DU LUDE, DE CHÂTEAU-DU-LOIR, ET DE L'EHPAD DE BESSÉ-SUR-BRAYE (SARTHE)
Adjoint ou adjointe au directeur
I. - Description de l'établissement
Le centre hospitalier du Mans (CHM) est l'un des plus importants centres hospitaliers non universitaires de France. Il dispose de toutes les spécialités médicales et chirurgicales, à l'exception de la neurochirurgie et la chirurgie cardiaque, et d'un plateau technique complet.
Etablissement de santé de 1.700 lits situé à moins d'une heure de Paris, il emploie 4.600 salariés, dont plus de 350 médecins. Hôpital MCO de référence, il dessert un bassin de population de 700.000 habitants.
Disposant d'un budget de 400 millions d'euros, le CHM est le premier établissement en France dont les comptes ont été certifiés sans réserve en 2014.
L'établissement est engagé dans la réalisation d'un vaste programme d'investissement qui s'est traduit par l'ouverture de deux nouveaux bâtiments en 2021. D'autres projets sont à venir, tels que la construction d'un nouveau bâtiment comportant les blocs opératoires, les soins critiques, le SAMU-SMUR et les urgences, l'imagerie, la cardiologie et la neurologie, ainsi que la construction du nouveau centre de cancérologie de la Sarthe et l'ouverture d'un centre d'enseignement et de soins dentaires.
Le centre hospitalier du Mans est en direction commune avec le centre hospitalier du Lude, le centre hospitalier de Saint-Calais, le centre hospitalier de Château-du-Loir. Il est l'établissement support du groupement hospitalier de territoire de la Sarthe.
II. - Description du poste
Mission générale :
Le directeur général adjoint assiste le directeur général dans la conduite de l'établissement. Il contribue à la bonne marche du centre hospitalier du Mans (CHM) et du groupement hospitalier de territoire de la Sarthe, directement par ses actions, ou indirectement par ses propositions et conseils.
Il représente le directeur général, en tant que de besoin, dès lors que celui-ci est empêché ou selon les dossiers suivis.
Membre du directoire, il participe à la définition et à la mise en œuvre du projet d'établissement, ainsi qu'à l'atteinte des objectifs fixés par les autorités de régulation ou contractualisés avec ces dernières, en termes de santé publique, d'offre de soins, et de maîtrise des ressources allouées par la collectivité publique.
Le directeur général adjoint assure la gestion des dossiers transversaux qui relèvent de la direction générale. Il coordonne le travail de l'équipe de direction.
Missions propres :
Le directeur général adjoint coordonne la mise en œuvre du projet stratégique de l'établissement. À ce titre :
- il veille à la cohérence de ce projet avec les engagements pris par l'établissement dans le cadre du contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens ou tout autre engagement contractuel de l'établissement ;
- il est responsable de coordination de la mise en œuvre des projets prévus en projet d'établissement ;
- il assure le bilan annuel d'exécution du projet d'établissement et propose les modifications qu'impose l'évolution de la situation et de l'environnement ;
- il articule le projet d'établissement avec la stratégie du groupement hospitalier de territoire de la Sarthe.
Le directeur général adjoint assure la veille et la réactivité de l'établissement vis-à-vis de la politique de l'agence régionale de santé et des pouvoirs publics. Il prépare et garantit l'adéquation des réponses de l'établissement aux appels à projets et dossiers d'autorisation avec le projet d'établissement.
Le directeur général adjoint coordonne, pour le directeur général, les dossiers transversaux à l'équipe de direction. A ce titre, en particulier, il coordonne la préparation du CPOM, assure le suivi de sa mise en œuvre et la préparation du bilan annuel.
Le directeur général adjoint réalise la coordination de la mise en œuvre des projets institutionnels et des travaux de l'équipe de direction, vis-à-vis de laquelle il dispose de l'autorité fonctionnelle et hiérarchique, par délégation du directeur général. Il anime notamment, à ce titre, les réunions de « l'Atelier des projets », et s'assure de la cohésion d'une équipe composée d'une vingtaine de membre.
Il contribue au dialogue social et à la mise en œuvre de la politique de gestion des ressources humaines, par la présidence du CTE (par alternance avec le directeur général) et par son implication dans les échanges avec les représentants du personnel médical et non médical autour des projets du CHM.
Il assure la continuité de la représentation de la direction générale en cas d'absence ou d'empêchement du directeur général, au sein des instances de gouvernance de l'établissement ou à l'extérieur de celui-ci.
III. - Profil recherché
L'emploi s'adresse à un cadre de haut niveau fonctionnaire, ou agent contractuel, avec une expérience minimale de six années d'activités professionnelles diversifiées en tant que cadre supérieur sur des fonctions de direction, d'encadrement ou d'expertise et ayant une excellente connaissance des politiques de santé.
Une expérience diversifiée en tant que directeur-adjoint en établissement public de santé est souhaitable.
Extrait du Journal officiel électronique authentifié
PDF - 294,8 Ko