Arrêté du 20 janvier 1978 fixant les consignes relatives aux premiers soins à donner aux victimes d'accidents électriques.

En vigueur depuis le 24/01/1978En vigueur depuis le 24 janvier 1978

ChronoLégi l'accès au droit dans le temps

ANNEXE 1

Version en vigueur depuis le 24/01/1978Version en vigueur depuis le 24 janvier 1978

C. METHODES MANUELLES DE SILVESTER-BROSCH.

(Egalement appelée Silvester modifiée).

1. Manoeuvres préliminaires.

L'accidenté est placé sur le dos, un rouleau de vêtements au niveau des omoplates ; ce rouleau doit avoir une épaisseur de 8 à 10 centimètres environ et être placé en travers sous les épaules (ni derrière le cou, ni à la base du thorax), la tête renversée en arrière et tournée légèrement sur le côté.

Le sauveteur s'accroupit à la tête de l'accidenté, un seul genou à terre. Il saisit les bras par les poignets.

2. Description des mouvements.

a) Premier temps : temps expiratoire de l'accidenté.

Le sauveteur place les avant-bras de l'accidenté au milieu de la poitrine de celui-ci et la comprime avec ses bras tendus.

b) Deuxième temps : temps inspiratoire de l'accidenté.

Le sauveteur se redresse pour tirer les poignets de l'accidenté d'abord vers le haut, puis en arrière jusqu'à leur faire toucher le sol de façon à produire une inspiration.

Le sauveteur ramène ensuite, par les côtés, les bras de l'accidenté en position de premier temps décrite ci-dessus.

3. Cadence.

Comme pour les méthodes orales, ces deux temps se succèdent à une cadence d'une douzaine de cycles complets par minute.

D - REPRISE DE LA RESPIRATION SPONTANEE.

Quand la respiration spontanée réapparaît, ne pas la contrarier, mais l'assister pendant quelque temps en adoptant le rythme respiratoire spontané de l'accidenté.

Un électrisé présente parfois des mouvements convulsifs au moment où il reprend conscience et un nouvel arrêt respiratoire peut nécessiter la remise en oeuvre immédiate de la réanimation.

Quand les mouvements respiratoires sont bien rétablis, laisser l'accidenté la tête basse, couche sur le côté, en chien de fusil.

Rester néanmoins auprès de lui pour être prêt à reprendre la respiration artificielle, si la respiration naturelle venait à fléchir.

E - RELAIS PAR DES APPAREILS A INSUFFLATION.

La réanimation, qui doit toujours être entreprise d'extrême urgence par les méthodes orales ou manuelles, peut, ultérieurement, être poursuivie en utilisant un appareil à insufflation qui permet de diminuer la fatigue du sauveteur et de continuer plus facilement la réanimation pendant un transport éventuel.

F - MASSAGE CARDIAQUE EXTERNE.

La pratique du massage cardiaque externe doit parfois être associée à la réanimation respiratoire.

Elle ne peut être entreprise que par un médecin ou une personne préalablement formée à la pratique de cette méthode.

G - SOINS ANNEXES.

Eviter le refroidissement de l'accidenté.

Ne jamais faire boire l'accidenté avant qu'il ait repris entièrement connaissance.

Ne donner, en aucun cas, de boissons alcoolisées.

En cas d'accidents dus à la haute tension, donner les soins complémentaires tels qu'ils sont indiqués au chapitre 1er ci-après.