Cour de Cassation, Chambre civile 3, du 3 décembre 2002, 01-12.421, Inédit

Texte intégral

RÉPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, TROISIEME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique, ci-après annexé :

Attendu qu'ayant retenu, à bon droit, que le Trésor public n'avait pas engagé une action paulienne, qui suppose la fraude aux droits déjà constitués des tiers, mais une déclaration de simulation qui ne nécessite pas que le créancier soit titulaire de droits antérieurement à l'acte critiqué, la cour d'appel, qui n'avait pas à faire une recherche que ses constatations rendaient inopérante, et qui a relevé qu'alors que le prix de vente devait être payé par compensation avec une créance que l'acquéreur possédait sur le vendeur, la société civile immobilière Cypoliane (SCI) n'en avait aucune puisqu'il était constant que les factures de travaux avaient été acquittées par M. X... lui-même, que les consorts X... avaient la jouissance du bien acquis sans contrepartie financière pour la SCI, que les abonnements Electricité de France (EDF) et autres étant au nom de M. X... et qu'après dix ans d'existence la SCI n'avait pas de compte bancaire et n'avait tenu aucune assemblée générale justifiée, a pu en déduire, sans inverser la charge de la preuve, par une appréciation souveraine des éléments soumis à son appréciation, que ceux-ci constituaient un faisceau de faits qui conduisaient à constater la confusion des patrimoines entre la SCI, qui n'avait qu'une existence de façade, et les consorts X...,

véritables propriétaires de l'immeuble, et a légalement justifié sa décision déclarant simulée la transmission de la propriété des biens à la SCI ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Condamne, ensemble, les consorts X... et la SCI Cypoliane aux dépens ;

Vu l'article 700 du nouveau Code de procédure civile, rejette la demande des consorts X... et de la SCI Cypoliane ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du trois décembre deux mille deux.

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