Cour de Cassation, Chambre civile 2, du 11 février 1981, 79-16.433, Publié au bulletin

Texte intégral

RÉPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

SUR LE MOYEN UNIQUE, PRIS DANS SA SECONDE BRANCHE :

VU L'ARTICLE 771 DU NOUVEAU CODE DE PROCEDURE CIVILE, ENSEMBLE LES ARTICLES 4 ET 47 DU DECRET N° 75-1124 DU 5 DECEMBRE 1975;

ATTENDU QU'IL RESULTE DU PREMIER DE CES TEXTES, QUE C'EST SEULEMENT EN CAS DE SURVENANCE D'UN FAIT NOUVEAU QUE LE JUGE DE LA MISE EN ETAT PEUT ORDONNER, SAUF LES EXCEPTIONS QU'IL ENUMERE, TOUTES MESURES PROVISOIRES, AINSI QUE MODIFIER OU COMPLETER LES MESURES QUI AURAIENT DEJA ETE ORDONNEES; QUE LES DEUX DERNIERS TEXTES NE FONT PAS EXCEPTION A CETTE REGLE; ATTENDU QUE, SUR APPEL D'UNE ORDONNANCE D'UN JUGE AUX AFFAIRES MATRIMONIALES STATUANT COMME JUGE DE LA MISE EN ETAT, RENDUE AU COURS DE LA PROCEDURE EN DIVORCE ENGAGE PAR R, L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE, POUR MODIFIER LA MESURE PROVISOIRE PRISE PAR L'ORDONNANCE DE NON-CONCILIATION, NON FRAPPEE D'APPEL, QUI AVAIT ATTRIBUE A LA FEMME LA JOUISSANCE DU LOGEMENT DU MENAGE, ENONCE QUE L'ARTICLE 47 DU DECRET DU 5 DECEMBRE 1975 SUSVISE PERMETTAIT AU JUGE DE MODIFIER LES MESURES PROVISOIRES DEJA ORDONNEES SANS QUE SOIT NECESSAIRE LA SURVENANCE D'UN FAIT NOUVEAU. EN QUOI, LA COUR D'APPEL A VIOLE LES TEXTES SUSVISES;

PAR CES MOTIFS, ET SANS QU'IL Y AIT LIEU DE STATUER SUR LE MOYEN PRIS DANS SA PREMIERE BRANCHE :

CASSE ET ANNULE L'ARRET RENDU ENTRE LES PARTIES LE 24 OCTOBRE 1979 PAR LA COUR D'APPEL DE CAEN; REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT ARRET ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LA COUR D'APPEL DE RENNES.

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