Accord du 26 septembre 2002 relatif à la santé et à la sécurité au travail

Etendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

Signataires

  • Fait à :
    Paris, le 26 septembre 2002.
  • Organisations d'employeurs :
    SETT.
  • Organisations syndicales des salariés :
    CFDT ; CSFV CFTC ; FNECS CFE-CGC ; CGT-FO.

Numéro du BO

  • 2002-49
 
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  • (non en vigueur)

    Abrogé

    Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

    Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)


    Afin de favoriser le développement de la prévention des risques professionnels en vue de protéger la santé et d'assurer la sécurité des salariés (permanents et intérimaires) des entreprises de travail temporaire, les organisations d'employeurs et de salariés définissent dans le présent accord de branche les orientations et dispositions conventionnelles nécessaires à la réalisation de cet objectif. Les organisations signataires considèrent que la santé physique et mentale et la sécurité au travail sont une priorité pour les employeurs et les salariés.

    La protection de la santé et la sécurité au travail relèvent de la responsabilité de l'employeur et doivent être prises en compte dans l'organisation même de l'entreprise. Face à cette obligation générale de sécurité, les entreprises de travail temporaire sont dans une situation particulière du fait qu'une partie de leurs salariés, les intérimaires, exercent leur activité professionnelle sous la responsabilité d'une autre entreprise, l'entreprise utilisatrice, dans laquelle ils sont détachés.

    En conséquence, il convient de distinguer les obligations des entreprises de travail temporaire selon la catégorie de salariés concernée.

    Pour les permanents, il appartient à l'entreprise de travail temporaire de s'assurer du respect des dispositions légales et réglementaires relatives à la protection de leur santé et à leur sécurité.

    Pour les intérimaires, conformément aux dispositions des articles L. 124-4-6 et L. 230-2 du code du travail, il appartient à l'entreprise utilisatrice de prendre les mesures nécessaires pour protéger leur santé et s'assurer de leur sécurité. Les organisations signataires rappellent que les intérimaires doivent bénéficier dès le premier jour de leur mission, en matière de sécurité et de santé au travail, d'un même niveau de protection que les autres salariés de l'entreprise utilisatrice.

    Toutefois, les entreprises de travail temporaire contribuent également à la protection de la santé et à la sécurité des intérimaires en ayant une politique active de prévention et de suivi adaptée aux spécificités de cette catégorie de personnel conformément aux dispositions du présent accord.

    Par ailleurs, il est important que chaque salarié ait conscience, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de l'importance de préserver sa sécurité et sa santé ainsi que celles des autres personnes concernées du fait de ses actes ou de ses omissions au travail conformément aux instructions qui lui sont données par l'employeur, et en ce qui concerne les intérimaires par l'entreprise utilisatrice.

    Au niveau de la branche, les organisations signataires du présent accord ont décidé de se doter des moyens d'analyse et de définition d'un plan triennal de prévention en instituant une commission paritaire nationale de santé et de sécurité au travail.
    • (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)


      Agir sur les risques professionnels, c'est améliorer le fonctionnement de la relation qui se noue, pour chaque mission, entre l'entreprise de travail temporaire, l'entreprise utilisatrice et l'intérimaire. Il est nécessaire également d'obtenir de chacun des acteurs de cette relation tripartite qu'en fonction de leurs moyens et de leurs finalités propres ils adoptent une attitude active à l'encontre d'un phénomène sur lequel ils peuvent agir.

    • Article 1er (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)

      Article 1.1

      Sensibiliser et former les permanents

      La démarche de prévention doit amener le personnel d'encadrement de chaque agence à prendre conscience des points sur lesquels il peut agir.

      Les organisations signataires conviennent que la formation initiale ou l'expérience professionnelle antérieure des salariés permanents recrutés par les entreprises de travail temporaire soit complétée, si nécessaire, par une formation de base intégrant la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.

      Les organisations signataires du présent accord demandent au FAF-TT et au FPE-TT d'inscrire dans leurs programmes d'activités le financement d'actions collectives de formation des permanents des ETT sur ce thème. Les organisations signataires rappellent par ailleurs que le FASTT intervient en proposant des actions d'accompagnement aux intérimaires victimes d'un accident grave du travail ou d'une maladie professionnelle.

      Article 1.2

      Améliorer la connaissance des postes de travail

      Dans tous les cas, déléguer un intérimaire sur un poste de travail donne lieu à un échange d'informations, l'utilisateur apportant sous sa responsabilité les éléments permettant à l'ETT de définir les caractéristiques particulières du poste à pourvoir, l'ETT s'assurant que l'intérimaire a les compétences requises. Ce dialogue, assorti, chaque fois que possible, d'une visite du poste, doit permettre de mieux appréhender les risques professionnels du poste et l'aptitude de l'intérimaire à y faire face.

      Les organisations signataires du présent accord rappellent l'obligation de renseigner précisément les contrats avec les mentions relatives aux caractéristiques particulières du poste de travail, d'indiquer si le poste figure sur la liste des postes à risques devant être définie dans l'entreprise utilisatrice, et de préciser les équipements de protection individuelle à utiliser.

      Article 1.3

      Améliorer l'accueil et la formation renforcée à la sécurité des intérimaires
      dans les entreprises utilisatrices

      Les organisations signataires demandent aux entreprises de travail temporaire de rappeler aux entreprises utilisatrices que, conformément à l'article L. 231-3-1 du code du travail, elles doivent assurer aux intérimaires un accueil et une formation pratique intégrant la transmission des consignes de sécurité, ainsi qu'une formation renforcée et appropriée dès lors que le poste occupé figure sur la liste des postes à risques établie par l'entreprise utilisatrice.

      Constatant que la modification des tâches confiées à l'intérimaire pendant sa mission constitue une des causes des accidents du travail, les organisations signataires rappellent qu'il est indispensable que les entreprises de travail temporaire sensibilisent les entreprises utilisatrices sur ce point et rappellent que l'agence de travail temporaire doit être informée, au plus tôt, de toute modification de ce type qui peut entraîner la signature d'un nouveau contrat.

      Article 1.4

      S'assurer de la fourniture des équipements de protection individuelle

      Les organisations signataires rappellent que, selon l'article L. 124-4-6 du code du travail, les équipements de protection individuelle sont fournis par l'utilisateur et que seuls les casques et les chaussures peuvent être fournis par l'ETT conformément aux dispositions de l'accord interprofessionnel du 24 mars 1990. Les intérimaires ne doivent pas supporter la charge financière de ces équipements.

      Les entreprises de travail temporaire s'engagent à sensibiliser les entreprises utilisatrices à leurs obligations en la matière et au fait que ces dernières doivent s'assurer que les intérimaires utilisent effectivement les équipements de protection et que ceux-ci sont conformes aux obligations légales, réglementaires ou conventionnelles applicables au poste de travail.

      Les entreprises de travail temporaire devront être particulièrement vigilantes quant au respect des dispositions du présent article, notamment pour les missions de courtes durées.

    • Article 2 (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)

      Les organisations signataires demandent aux ETT une vigilance accrue lors de la mise à disposition d'intérimaires auprès d'entreprises utilisatrices identifiées comme générant des risques particuliers.

      Article 2.1

      Désignation d'un interlocuteur sécurité dans les ETT

      Dans les entreprises de travail temporaire d'au moins 100 permanents, dont l'activité principale consiste en la mise à disposition d'intérimaires hors qualifications du tertiaire, le chef d'entreprise désigne, parmi le personnel permanent, un salarié qui sera plus spécialement chargé des questions d'hygiène et de sécurité.

      Il est l'interlocuteur de la direction et du CHSCT de l'entreprise sur toutes les questions relatives à l'hygiène et à la sécurité, notamment en matière de prévention et de suivi des accidents du travail et il est force de proposition dans ce domaine.

      Il participe à la définition et à la mise en œuvre de la politique de l'entreprise en matière d'hygiène et de sécurité, à l'élaboration des plans de prévention et de formation, et il est garant de la cohérence des actions de prévention mises en œuvre dans l'entreprise. En sa qualité d'expert, il assiste les opérationnels dans leurs relations avec les entreprises utilisatrices sur les actions relevant de sa compétence.

      Si ce salarié ne dispose pas des connaissances utiles à l'exercice de cette mission, il doit suivre une formation lui permettant de les acquérir.

      Article 2.2

      Mise en place d'un tableau de bord de suivi

      La mise en place d'un tableau de bord de suivi des accidents du travail des intérimaires est un moyen d'identification des secteurs à risques et des actions de prévention à mettre en œuvre.

      La commission paritaire nationale de santé et de sécurité au travail établira un modèle indicatif de tableau de bord.

    • Article 3 (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)


      Dans les entreprises de travail temporaire, l'évaluation des risques telle que prévue au II de l'article L. 230-2 du code du travail s'applique aux seuls salariés permanents (art. 4.1 du présent accord).

      Pour ce qui concerne les intérimaires, l'évaluation des risques est réalisée par l'entreprise utilisatrice, seule habilitée à identifier les risques inhérents à son activité.
    • Article 4 (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)

      Article 4.1

      L'évaluation des risques

      L'évaluation des risques se définit comme le fait d'appréhender les risques créés pour la santé et la sécurité des salariés permanents dans tous les aspects liés au travail.

      Les entreprises de travail temporaire doivent, conformément à l'article L. 230-2 du code du travail, évaluer les risques pour la sécurité et la santé des permanents, notamment en ce qui concerne les équipements de travail, l'aménagement des lieux de travail et la définition des postes de travail.

      Les entreprises de travail temporaire doivent transcrire les résultats de l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des permanents dans un document unique comportant un inventaire des risques dans chaque unité de travail selon les modalités définies par le décret du 5 novembre 2001.

      L'évaluation des risques est un préalable à la définition des actions de prévention en vue de maîtriser les risques et de mettre en oeuvre des actions de prévention adaptées.

      Article 4.2

      Les actions de prévention et de suivi

      Dans le cadre de l'élaboration du plan d'action, établi suite au document unique prévu par le décret du 5 novembre 2001, les organisations signataires du présent accord demandent aux entreprises de travail temporaire d'étudier plus particulièrement les risques attachés à la violence en agence, notamment du point de vue de la prévention et du suivi des salariés victimes.

      Le CHSCT de l'entreprise de travail temporaire est associé à cette étude.

    • Article 5 (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)

      La mission générale du CHSCT, ou des délégués du personnel en cas d'absence de CHSCT, est de contribuer à la protection de la santé et de la sécurité des salariés, à l'amélioration des conditions de travail, et de veiller à l'observation des prescriptions législatives et réglementaires prises en ces matières.

      Dans la mesure où les intérimaires n'exercent pas leur activité au sein des entreprises de travail temporaire et sont soumis, pour ce qui concerne l'hygiène et la sécurité, aux règles applicables dans l'entreprise utilisatrice, en application des dispositions de l'article L. 124-4-6 du code du travail, le CHSCT de l'entreprise de travail temporaire remplit pleinement le rôle prévu par le législateur pour le personnel permanent.

      En ce qui concerne les intérimaires, c'est le CHSCT de l'entreprise utilisatrice qui est compétent, ainsi que cela est précisé à l'alinéa 1er de l'article L. 236-2 du code du travail.

      Toutefois, le CHSCT de l'entreprise de travail temporaire se préoccupe du suivi de l'hygiène et de la sécurité des intérimaires, sans que cela puisse avoir pour effet de se substituer aux obligations propres du CHSCT de l'entreprise utilisatrice. Il pourra s'agir, par exemple, de l'examen de l'information sur les risques professionnels auxquels peuvent être exposés les intérimaires ou de l'information relative aux accidents du travail, sur la base des travaux et préconisations de la commission paritaire nationale de santé et de sécurité au travail. Les organisations signataires du présent accord rappellent qu'en cas d'accident grave du travail le CHSCT de l'EU peut inviter le CHSCT de l'ETT à participer à la séance au cours de laquelle cet accident est évoqué ou lui transmettre une information écrite sur les circonstances de l'accident. Le CHSCT de l'entreprise de travail temporaire peut également être consulté sur le dispositif d'accompagnement mis en place pour faciliter la reprise d'une activité par le salarié à la suite d'un accident grave ou d'une maladie professionnelle, ou pour bénéficier d'un CIF-reconversion assorti si nécessaire d'un bilan professionnel. Les CHSCT des ETT peuvent transmettre, à la commission paritaire nationale de santé et de sécurité au travail, prévue à l'article 6 du présent accord, toute information relevant de la compétence de cette dernière.

    • Article 6 (non en vigueur)

      Remplacé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Les organisations signataires décident que la CPPN-TT se réunit au moins 2 fois par an en formation de commission paritaire nationale de santé et de sécurité au travail pour traiter exclusivement des questions relevant des attributions ci-dessous définies. Pour la mise en œuvre de ses attributions, elle peut constituer des groupes de travail ainsi que des commissions régionales en tant que de besoin.

      Article 6.1

      Attributions et modalités d'actions

      La commission paritaire nationale de santé et de sécurité au travail a les missions suivantes :

      - préconiser des actions concrètes au niveau de la branche, sur la base de l'examen des statistiques d'accidents du travail et maladies professionnelles des salariés permanents et intérimaires fournies par la caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAM-TS), de l'examen des risques auxquels sont exposés les salariés permanents et intérimaires, et des études sur les risques nouveaux ou émergents. Sur la base de ces travaux elle pourra :

      - faire réaliser des études relatives à l'hygiène et à la sécurité des salariés permanents et des intérimaires ;

      - saisir la commission paritaire santé/sécurité d'une branche dans laquelle a été identifiée une situation de risque afin d'avoir connaissance des mesures de prévention mises en œuvre par cette branche et proposer le cas échéant des solutions adaptées au travail temporaire ;

      - établir un modèle indicatif de tableau de bord de suivi des accidents du travail ;

      - avoir une politique active de communication vis-à-vis des salariés des ETT :

      - établir un document d'information à destination des intérimaires relatif à la sécurité et à la santé au travail ;

      - établir un document d'information à destination des permanents relatif à la sécurité et à la santé au travail ;

      - consulter les organisations syndicales de salariés sur la convention nationale d'objectifs conclue par la branche avec la CNAM ;

      - établir un bilan annuel d'activité diffusé aux entreprises de travail temporaire ;

      - suivre l'application du présent accord ;

      - suivre et mettre en œuvre le programme triennal de prévention tel que défini au chapitre III du présent accord ;

      - définir les programmes triennaux ultérieurs.

      Les organisations signataires conviennent de l'importance de rechercher des actions concrètes et efficaces aux fins de diminuer les accidents du travail.

      Article 6.2

      Modalités de fonctionnement

      Lorsque la CPPN-TT se réunit en formation de commission paritaire nationale de santé et de sécurité au travail, les représentants des organisations syndicales de salariés peuvent se faire assister d'un expert des questions de sécurité et de santé au travail de leur organisation et le SETT peut se faire assister d'un nombre égal d'experts.

      Les décisions sont prises à la majorité de chaque collège.

      Les remboursements des frais de transports et des pertes de salaire relatifs à la participation des représentants des organisations syndicales de salariés aux réunions de la commission paritaire nationale de santé et de sécurité au travail seront effectués sur le budget de fonctionnement de la CPPN-TT, dans les conditions prévues par l'accord du 8 novembre 1984.

    • Article 6 (non en vigueur)

      Abrogé

      Modifié par Accord du 17 mai 2013 - art. 5.2

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)

      La commission paritaire nationale de santé et de sécurité au travail préconise des actions concrètes au niveau de la branche, sur la base de l'examen des statistiques d'accidents du travail et maladies professionnelles des salariés permanents et intérimaires fournies par la caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAM-TS), et de l'examen des risques auxquels sont exposés les salariés permanents et intérimaires.

      A cette fin, elle confie à l'observatoire paritaire de la branche du travail temporaire les missions suivantes :

      - la réalisation d'études sur les risques nouveaux et émergents ;

      - la réalisation d'études relatives à l'hygiène et à la sécurité ;

      - l'élaboration d'un tableau de bord de suivi des accidents du travail ;

      - l'information des salariés intérimaires et permanents relatif à la santé et à la sécurité au travail ;

      - l'élaboration d'un bilan annuel d'activité diffusé aux entreprises de travail temporaire.

      Sur la base de ces travaux, elle pourra :

      - saisir la commission paritaire santé/ sécurité d'une branche dans laquelle a été identifiée une situation à risque afin d'avoir connaissance des mesures de prévention mises en œuvre par cette branche et proposer le cas échéant des solutions adaptées au travail temporaire ;

      - consulter les organisations syndicales de salariés sur la convention nationale d'objectifs conclue par la branche de la CNAM ;

      - suivre l'application du présent accord ;

      - suivre et mettre en œuvre le programme triennal de prévention tel que défini au chapitre III du présent accord ;

      - définir les programmes triennaux ultérieurs.

    • Article 7 (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)


      Les organisations signataires rappellent qu'un intérimaire peut se retirer d'une situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé. Aucune sanction ni retenue de salaire ne peut être prise à l'encontre d'un intérimaire qui s'est retiré d'une situation remplissant les conditions définies ci-dessus.

      Il est rappelé que ce droit de retrait doit être exercé de telle manière qu'il ne puisse pas créer pour autrui une nouvelle situation de risque grave et imminent.

      Le fait pour un intérimaire d'utiliser son droit de retrait n'est pas assimilé à une rupture à son initiative au sens des dispositions des articles L. 124-4-4 et L. 124-5 du code du travail.

      Les organisations signataires du présent accord rappellent le rôle que l'agence de travail temporaire doit jouer lorsqu'un intérimaire estime qu'il a un motif raisonnable de penser que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, ou constate une défectuosité dans les systèmes de protection. Dans ce cas, l'agence doit prendre contact avec les représentants de l'entreprise utilisatrice concernée afin d'obtenir une explication sur la nature du danger constaté par le ou les intérimaires et avoir connaissance des mesures mises en oeuvre pour y remédier.
    • Article 8 (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)


      Par ailleurs, les organisations signataires rappellent que, conformément aux articles L. 236-2 et L. 231-9 du code du travail, les intérimaires peuvent prendre contact avec un membre du CHSCT de l'entreprise utilisatrice en vue du déclenchement éventuel du droit d'alerte par ce dernier.

    • (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)

      Les organisations signataires du présent accord constatent des défaillances dans la mise à disposition des entreprises d'une médecine du travail permettant de répondre aux obligations légales et réglementaires en la matière qui ont pour objet d'assurer le suivi de la santé des salariés au travail ainsi que la prévention des risques professionnels. Ces défaillances sont notamment liées aux difficultés de recrutement de médecins du travail.

      Dans ce contexte et afin de tenir compte des caractéristiques et contraintes propres à l'activité du travail temporaire, et des difficultés rencontrées pour assurer aux intérimaires un suivi médical équivalent à celui des autres salariés, les organisations signataires conviennent de la nécessité de définir un cadre adapté à leur situation.

      Cette adaptation est notamment nécessaire afin de sécuriser les entreprises de travail temporaire qui rencontrent des difficultés à faire assurer dans des délais raisonnables le suivi médical du personnel intérimaire et qui sont sanctionnées, par les services de contrôle, du fait de l'inexécution de leurs obligations par les services interentreprises de médecine du travail.

      Le médecin du travail qui assure le suivi médical des salariés permanents peut, dans le cadre d'un service interprofessionnel de santé au travail, s'adjoindre des compétences médicales ou non médicales, dont les services d'un ergonome en tant que de besoin.

      Le présent chapitre complète, en ce qui concerne les intérimaires, l'accord-cadre sur la médecine du travail du 28 février 1984 dont les préconisations sont toujours d'actualité.

      L'organisation du suivi médical des intérimaires

      Les organisations signataires rappellent que, conformément aux dispositions de l'article L. 124-4-6 du code du travail, en ce qui concerne les intérimaires, les obligations afférentes à la médecine du travail sont à la charge de l'entreprise de travail temporaire, à l'exception de la surveillance médicale spéciale qui est à la charge de l'entreprise utilisatrice.

      Elles rappellent par ailleurs que, conformément aux dispositions de l'article R. 243-11 du code du travail, le suivi médical des intérimaires a pour but de rechercher si le salarié est médicalement apte à plusieurs emplois, dans la limite de 3, et non à des postes de travail. Il s'agit d'emplois de même nature ou relevant de qualification équivalente par opposition à des postes de travail.

      L'organisation actuelle des services de médecine du travail, et notamment le déficit de médecins, ne permettant pas d'assurer un suivi médical satisfaisant des intérimaires, les organisations signataires conviennent que ces salariés pourront être suivis par un service autre que celui auquel adhère l'entreprise de travail temporaire (1).

      En raison de la brièveté des missions des intérimaires, de leur mobilité tant professionnelle que géographique, ainsi que du caractère souvent urgent de la demande de visite médicale, les entreprises de travail temporaire doivent bénéficier d'une offre de service étendue.

      Il est en conséquence convenu entre les organisations signataires que les entreprises de travail temporaire ont la possibilité, à titre exceptionnel, de s'adresser aux services suivants pour faire assurer l'examen médical d'embauche (1):

      - les services interentreprises de médecine du travail, y compris lorsqu'ils ne sont pas géographiquement compétents par leur éloignement du lieu d'embauche du salarié intérimaire, mais du fait de leur proximité avec le lieu de travail effectif de celui-ci ;

      - les services professionnels de médecine du travail (BTP, nucléaire...) ;

      - les services autonomes des entreprises utilisatrices auprès desquelles sont détachés les intérimaires.

      Les entreprises de travail temporaire informeront le médecin inspecteur régional de leur intention de recourir à cette disposition.

      Les entreprises de travail temporaire recourant à cette disposition communiqueront au service de médecine du travail concerné les coordonnées de leur service de médecine du travail habituel afin de faciliter l'échange d'informations entre les deux services dans le respect des obligations de confidentialité.

      Les dispositions du présent article ayant pour objet de répondre à une situation d'urgence sont par nature exceptionnelles et temporaires. Elles cesseront de s'appliquer lorsque l'offre de service de médecine du travail ne sera plus défaillante et au plus tard au terme du délai de l'expérimentation prévu à l'article 4 du chapitre IV du présent accord.

      (1) Alinéa étendu sous réserve que l'examen médical d'embauche soit assuré, dans le cadre exceptionnel prévu par l'accord, par le service de santé au travail d'entreprise ou interentreprises auquel adhère l'entreprise utilisatrice, responsable des conditions d'exécution du travail pendant la durée de la mission aux termes du premier alinéa de l'article L. 124-4-6 du code du travail (arrêté du 4 août 2003, art. 1er).

    • (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)


      Conformément aux dispositions de l'accord du 13 septembre 2000 sur la santé au travail et la prévention des risques professionnels, les organisations signataires du présent accord définissent au présent chapitre le programme triennal de prévention pour la branche du travail temporaire.

      L'objectif prioritaire de ce programme est la réduction significative du nombre des accidents du travail dont sont victimes les permanents et les intérimaires.

      Le premier programme triennal de prévention est établi par le présent accord, il le sera ultérieurement par la commission paritaire nationale de santé et de sécurité au travail.
    • Article 1er (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)


      La commission paritaire nationale de santé et de sécurité au travail, sur la base des statistiques d'accidents du travail et de maladies professionnelles, identifiera les branches et les métiers à risques entraînant des accidents graves et mortels d'intérimaires, des accidents avec arrêt supérieur à 3 mois ou des maladies professionnelles.

      Cet état des lieux permettra la définition d'actions de prévention ciblées susceptibles d'être intégrées au programme triennal de prévention.

      Des démarches communes pourront être menées avec les différentes structures de prévention existantes (CHSCT des ETT, CTN, CNAM, INRS, OPPBTP, ANACT, etc.), afin de mettre en oeuvre des actions durables, concrètes et efficaces.
    • Article 2 (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)


      Les organisations signataires constatent le développement des actes de violence dans les agences, actes portant atteinte tant aux personnes qu'aux biens. Elles décident d'inscrire comme prioritaires les actions visant à prévenir la violence en agence et à gérer les situations individuelles des permanents victimes de cette violence.

      L'ampleur de ce phénomène étant récent, les partenaires sociaux ont besoin de disposer d'éléments concrets d'information leur permettant de définir les actions de prévention et de suivi les plus adaptées à ce risque. En conséquence, les partenaires sociaux demanderont au FPE-TT de réaliser une étude sur ce thème dans les plus brefs délais. Les résultats de cette étude seront présentés à la commission paritaire nationale de santé et de sécurité au travail qui établira des propositions d'actions transmises à la commission mixte pour adoption.
    • Article 3 (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)


      Outre les risques de santé publique que sont l'alcoolisme, le tabagisme et la consommation de drogues pour lesquels des actions de sensibilisation peuvent être mises en oeuvre dans les ETT, les organisations signataires du présent accord conviennent de traiter, dans le plan triennal de prévention, du risque routier lié aux trajets réalisés pour se rendre sur les lieux de travail ainsi qu'aux trajets réalisés dans le cadre de l'exercice de leurs fonctions tant par les permanents que par les intérimaires.

      Afin de prévenir les accidents de ce type, des actions de sensibilisation à ce risque peuvent être mises en oeuvre dans les entreprises de travail temporaire. Pour aider les entreprises de travail temporaire à mettre en place ces actions, la commission paritaire nationale de santé et de sécurité au travail étudiera, avec les organismes de prévention concernés, les actions adaptées aux différents publics.
    • Article 1er (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)


      Le présent accord s'applique aux entreprises de travail temporaire et aux entreprises de travail temporaire d'insertion.

    • Article 2 (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)


      Le chef d'entreprise doit prendre toutes les mesures pour assurer la sécurité et protéger la santé des salariés de l'entreprise de travail temporaire (permanents et intérimaires) dans le cadre de la responsabilité qui lui incombe conformément aux dispositions législatives, réglementaires et conventionnelles applicables.

      Ces mesures peuvent comprendre notamment des actions de prévention des risques professionnels, d'information et de formation, ainsi que la mise en place d'une organisation et de moyens adaptés.

      Dans ce cadre, le chef d'entreprise intègre dans sa politique de prévention les mesures prévues par les partenaires sociaux au niveau de la branche pour la prévention des risques professionnels.
    • Article 3 (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)


      Les organisations signataires conviennent d'effectuer un bilan du présent accord 4 ans après son entrée en application. A la demande d'une des organisations signataires, un bilan intermédiaire devra être réalisé après 2 années civiles d'application du présent accord.

      A cet effet, la commission paritaire nationale de santé et de sécurité au travail présentera un rapport d'activité couvrant cette période, et plus particulièrement la mise en place du programme triennal de prévention.
    • Article 4 (non en vigueur)

      Remplacé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003


      Le présent accord sera applicable à sa date de signature.

      Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée.

      Toutefois, les dispositions du chapitre II relatives à la médecine du travail le sont à titre expérimental pour une durée de 3 ans.
    • Article 4 (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)


      Le présent accord sera applicable à sa date de signature.

      Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée.

      Toutefois, les dispositions du chapitre II relatives à la médecine du travail le sont à titre expérimental pour une durée de 3 ans.

      L'expérimentation visée à l'alinéa précédent est prolongée de 4 ans.
    • Article 5 (non en vigueur)

      Abrogé

      Création Accord 2002-09-26 BO Conventions collectives 2002-49 étendu par arrêté du 4 août 2003 JORF 14 août 2003

      Abrogé par Santé et sécurité au travail - art. 26 (VE)


      Le présent accord fera l'objet des procédures de dépôt et d'extension prévues par le code du travail.

      Fait à Paris, le 26 septembre 2002.
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