Code du travail
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Version en vigueur au 09 mai 2021
    • L'éducation ou la rééducation professionnelle des travailleurs handicapés est assurée par :
      1° Les centres d'éducation ou de rééducation professionnelle créés par l'Etat, par une collectivité publique ou par un établissement public, et notamment les écoles de reconversion mentionnées par l'article D. 526 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;
      2° Les centres d'éducation ou de rééducation professionnelle créés par les organismes de sécurité sociale ;
      3° Les centres d'éducation ou de rééducation professionnelle privés autres que ceux qui sont mentionnés au 2° ;
      4° Les employeurs au titre d'actions d'éducation ou de rééducation professionnelle ;
      5° Les centres collectifs ou d'entreprise agréés par le ministre chargé du travail ;
      6° Les organismes de formation au titre d'actions agréées en application de l'article L. 6341-4.


    • En cas d'urgence, l'organisme de prise en charge du travailleur handicapé peut, à titre provisoire, prononcer l'admission de l'intéressé, sous réserve de transmettre dans les trois jours son dossier à la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées. En ce cas, celle-ci statue en urgence.


    • La commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées donne également son avis sur la nature, les modalités et la durée de la réadaptation, rééducation ou formation professionnelle appropriée.
      En cas de prolongation de la période de stage ou en cas de mutation de section, la commission est saisie à nouveau pour avis. Elle est tenue informée avant la fin du stage des résultats de celui-ci. Ces informations sont portées sans délai à la connaissance de la commission par l'intermédiaire du directeur départemental du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle du département où se trouve situé le centre en cause de l'entreprise.


    • Les demandes de subvention présentées par les centres collectifs de réadaptation, de rééducation ou de formation professionnelle ou par des entreprises du chef de leurs centres accueillant des travailleurs handicapés dans les conditions prévues à l'article R. 5213-9 à R. 5213-12 sont soumises pour avis à la section permanente du conseil supérieur pour le reclassement professionnel et social des travailleurs handicapés.


    • L'attribution d'une aide financière fait l'objet d'une convention conclue entre le ministre chargé du travail et l'organisation ou l'établissement intéressé. Il est tenu compte, lors de cette attribution, des autres subventions que ce centre pourrait recevoir.
      La convention détermine notamment :
      1° Le nombre de bénéficiaires ;
      2° La nature et les types de programmes ;
      3° La durée des stages de réadaptation, de rééducation ou de formation professionnelle ;
      4° Les modalités du contrôle technique et financier exercé sur le centre.


    • Le réentraînement au travail prévu à l'article L. 5213-5 a pour but de permettre au salarié qui a dû interrompre son activité professionnelle à la suite d'une maladie ou d'un accident, de reprendre son travail et de retrouver après une période de courte durée son poste de travail antérieur ou, le cas échéant, d'accéder directement à un autre poste de travail.


    • Les obligations d'assurer le réentraînement au travail et la rééducation professionnelle sont satisfaites par :
      1° La création d'un atelier spécial de rééducation et de réentraînement au travail ;
      2° L'aménagement dans l'entreprise de postes spéciaux de rééducation et de réentraînement ;
      3° La mise en œuvre simultanée de ces deux types de mesures.


    • Le médecin du travail et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail sont consultés sur les moyens les mieux adaptés aux conditions d'exploitation et à la nature des activités professionnelles visant le réentraînement au travail et la rééducation professionnelle.


    • Les modalités de ré-entraînement et de rééducation retenues sont communiquées à l'inspecteur du travail qui peut mettre l'employeur en demeure d'adopter, dans un délai déterminé, l'une ou l'autre des mesures énoncées à l'article R. 5213-23 ou de compléter les dispositions prises.

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