Convention du 7 avril 2017 entre l'Etat et Bpifrance relative au programme d'investissements d'avenir (action « Concours d'innovation »)

JORF n°0085 du 9 avril 2017
texte n° 2




Convention du 7 avril 2017 entre l'Etat et Bpifrance relative au programme d'investissements d'avenir (action « Concours d'innovation »)

NOR: PRMI1704776X
ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/convention/2017/4/7/PRMI1704776X/jo/texte


La présente convention met en œuvre l'article 8 de la loi n° 2010-237 du 9 mars 2010 de finances rectificative pour 2010, tel que modifié par l'article 59 de la loi n° 2013-1278 du 29 décembre 2013 de finances pour 2014 et par l'article 134 de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017, relatif au Programme d'investissements d'avenir,
Entre :


- l'Etat, représenté par le Premier ministre, la ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche et le ministre de l'économie et des finances, ci-après dénommé l'« Etat »,


Et :
d'une part,


- l'EPIC Bpifrance, dont le siège est à Maisons-Alfort (94710), 27-31, avenue du Général-Leclerc, identifié sous le n° 483 790 069 RCS Créteil, représenté par M. Pierre LEPETIT, président-directeur général, ci-après dénommé l'« opérateur »,


et d'autre part,
Bpifrance Financement SA, dont le siège est à Maisons-Alfort (94710), 27-31, avenue du Général-Leclerc, identifié sous le n° 320 252 489 RCS Créteil, au capital de 839 907 320 €, représenté par M. Nicolas DUFOURCQ, président-directeur général, intervenant, tant pour son compte que pour le compte de ses filiales, et ci-après dénommées « Bpifrance » ou le « gestionnaire »,
En présence de :
Bpifrance SA, dont le siège est à Maisons-Alfort, 27-31, avenue du Général-Leclerc, identifié sous le n° 507 523 678 RCS Créteil, au capital de 20 981 406 140 €,
Il a été préalablement exposé ce qui suit :
La montée en gamme de l'offre de l'industrie française pour gagner en compétitivité suppose un effort continu de productivité, d'innovation, de qualité et de service. Le développement de nouveaux modèles crée de nombreuses opportunités d'émergence rapide de nouveaux acteurs positionnés sur des marchés extrêmement variés. Le dynamisme de ces acteurs et leur capacité d'innovation peut avoir un effet d'entrainement sur l'ensemble de l'économie française, justifiant à ce titre une attention particulière dans le cadre du Programme d'investissements d'avenir (PIA).
La triple nécessité (i) de poursuivre l'adaptation des entreprises française aux mutations de l'environnement économique global - en particulier la montée en puissance de l'économie numérique ; (ii) de renforcer la compétitivité de l'industrie nationale par rapport à ses principaux concurrents ; (iii) de maintenir une base industrielle ancrée sur le territoire national, qui est une condition au maintien et de la croissance de l'emploi, impose la poursuite, le renforcement et l'adaptation, dans le cadre du PIA 3, des actions engagées en faveur des entreprises, et notamment des plus petites d'entre elles, dans les PIA 1 et 2.
De manière générale, dans tous les domaines du PIA orientés vers les entreprises, la place des PME doit être confortée. D'une part, il faut adopter des procédures plus simples, plus efficaces et plus rapides adaptées aux contraintes des start-up et PME innovantes. D'autre part, lorsque ce critère est pertinent, en réservant aux jeunes entreprises et aux PME et une part qui ne soit pas inférieure à 30 % des enveloppes financières engagées.
L'expérience du Concours mondial d'innovation (complété par l'appel à projets Initiative PME dans le domaine des transports, de la transition énergétique, de l'économie circulaire et de la biodiversité, le Concours d'innovation numérique dans le domaine des nouvelles applications du numériques et les initiatives innovantes dans l'agriculture et l'agroalimentaire) a montré tout l'intérêt d'un accompagnement dans la durée des start-up et PME. Cette approche ici est pérennisée et étendue à d'autres secteurs.
L'action « Concours d'innovation » se place dans la continuité de ces actions. Elle est opérée d'une part par l'ADEME et d'autre part par Bpifrance. Elle a vocation à accompagner des startups et PME dans leurs projets d'innovation en élargissant les champs proposés par les actions des précédents PIA. La présente convention, conclue entre l'Etat et Bpifrance, ainsi que la convention conclue par ailleurs entre l'Etat et l'ADEME, mettent en œuvre au niveau national la même action, pilotée par un unique comité de pilotage national, qui répartit en particulier les thématiques proposées entre les deux opérateurs en fonction de leurs domaines de compétences respectifs. Les appels à projets ayant trait à la transition écologique et énergétique et au développement durable sont prioritairement traités par l'ADEME. Les deux conventions présentent donc toutes les similitudes nécessaires pour assurer l'unité de gestion de l'action.
Par ailleurs, le PIA 3 propose aux régions de définir des appels à projets territorialisés sur quelques actions, pour lesquelles l'approche territoriale est particulièrement pertinente. A ce titre, 250 M€ en subventions et avances récupérables sont prélevés dans l'enveloppe globale du PIA 3 afin de permettre à chaque région de choisir, en fonction de ses priorités et dans un pilotage commun avec l'Etat, une déclinaison spécifique d'actions susceptibles d'être régionalisées. L'octroi des financements est co-décidé, avec un principe de financement paritaire : à 1€ apporté par la région correspond 1€ apporté par l'Etat. La part de l'action « Concours d'innovation » opérée par Bpifrance est ouverte à la territorialisation sous la dénomination de « Projets d'innovation ».
La régionalisation des actions du programme d'investissements d'avenir offre notamment un accès naturel aux financements publics pour les projets que les pôles de compétitivité ont contribué à identifier, à construire ou à labelliser sur leur territoire d'action.
Cela exposé, il a été convenu ce qui suit :


SOMMAIRE


1. NATURE DE L'ACTION
1.1. Description de l'action financée et des objectifs poursuivis
1.1.1. Objectifs poursuivis et types de projets soutenus
1.1.2. Encadrement communautaire applicable
1.2. Plus-value des actions du Programme d'investissements d'avenir (PIA)
1.3. Volume et rythme des engagements envers les bénéficiaires sélectionnés
2. SÉLECTION DES BÉNÉFICIAIRES
2.1. Nature du processus et calendrier de sélection
2.1.1. Au niveau national
2.1.2. Au niveau régional
2.2. Elaboration du cahier des charges
2.2.1. Au niveau national
2.2.2. Au niveau régional
2.3. Critères d'éligibilité et de sélection des projets
2.3.1. Au niveau national
2.3.2. Au niveau régional
2.4. Instances de décision
2.4.1. Le comité de pilotage national
2.4.2. Les jurys nationaux (cas des appels à projets nationaux)
2.4.3. Le comité de pilotage régional (pour chaque région concernée)
2.4.4. Bpifrance
2.4.5. Le Commissariat général à l'investissement
2.5. Processus de décision
2.5.1. Au niveau national
2.5.2. Au niveau régional
3. DISPOSITIONS FINANCIÈRES ET COMPTABLES
3.1. Nature des interventions financières de Bpifrance
3.2. Opérations réalisées sur les comptes ouverts dans les écritures du comptable du Trésor
3.3. Versement du financement PIA
3.3.1. Fonds de garantie d'intervention « concours d'innovation »
3.4. Information de l'Etat relativement aux prévisions de décaissement du financement PIA par Bpifrance
3.5. Organisation comptable de l'opérateur
3.6. Retour sur investissement pour l'Etat
4. ORGANISATION ET MOYENS PRÉVUS AU SEIN DU GESTIONNAIRE
4.1. Organisation spécifique de l'Opérateur pour gérer le financement PIA
4.2. Frais de gestion
5. PROCESSUS D'ÉVALUATION
5.1. Modalités et budget des évaluations
5.2. Objectifs de performance de l'action et de l'opérateur
5.2.1. L'état d'avancement et les réalisations des projets financés ainsi que leurs résultats scientifiques et économiques au regard de leurs objectifs initiaux
5.2.2. L'évaluation de la mesure : impact économique global de l'ensemble des projets financés au regard des objectifs du programme d'investissements d'avenir et des montants mobilisés
5.2.3. L'évaluation de la gestion de la mesure par Bpifrance et son efficience
5.3. Indicateurs de suivi de l'action
6. SUIVI DE LA MISE EN ŒUVRE DE L'ACTION AVEC L'OPÉRATEUR
6.1. Information de l'opérateur à l'égard de l'Etat
6.2. Redéploiement de tout ou partie du financement PIA
6.3. Retour des crédits engagés au titre des investissements d'avenir vers l'Etat
6.4. Audits
7. SUIVI DE LA MISE EN ŒUVRE DES PROJETS AVEC LES BÉNÉFICIAIRES FINAUX
7.1. Contrats passés entre Bpifrance et le bénéficiaire final
7.2. Suivi de l'exécution du contrat
7.3. Déclenchement des tranches successives
7.4. Conditions de modification du contrat
8. DISPOSITIONS TRANSVERSES
8.1. Communication
8.2. Transparence du dispositif
8.3. Usage de la marque collective
8.4. Informatique et libertés
8.5. Mandat de gestion concernant l'obligation de transparence résultant de l'application du droit de l'Union européenne relatif aux aides d'Etat
8.6. Entrée en vigueur de la convention et modifications


1. Nature de l'action
1.1. Description de l'action financée et des objectifs poursuivis


La loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017 prévoit une dotation de 300 M€ affectée à l'action 05 « Concours d'innovation » du programme 423 « Accélération de la modernisation des entreprises ». L'EPIC Bpifrance et l'ADEME sont opérateurs de cette action, en charge chacun de 150 M€ d'aides publiques, sous forme de subventions et d'avances remboursables. La part de l'action opérée par l'EPIC Bpifrance, objet de la présente convention, est gérée par Bpifrance sous le contrôle de l'Opérateur et de l'Etat. Une convention similaire est conclue entre l'Etat et l'ADEME pour la part de l'action gérée par l'ADEME.


1.1.1. Objectifs poursuivis et types de projets soutenus


Le tissu des PME françaises est un indispensable support à la croissance économique nationale. Le développement d'une politique d'innovation au service des PME est un levier du développement économique. Par ailleurs, les nouveaux modèles de développement d'entreprises, notamment véhiculés par la culture de l'économie numérique, favorisent l'émergence rapide de nouveaux acteurs positionnés sur des marchés extrêmement variés. Le dynamisme de ces acteurs et leur capacité d'innovation peut avoir un effet d'entrainement sur l'ensemble de l'économie française, justifiant à ce titre une attention particulière du PIA.


1.1.1.1. Au niveau national


Le Concours d'innovation vise à favoriser l'émergence accélérée d'entreprises leaders sur leur domaine et pouvant prétendre à une envergure mondiale. A terme, cette action permet de générer activités et emplois.
L'action soutient les projets les plus innovants et les plus ambitieux, portés par des start-up et PME (au sens communautaire du terme [1] ) du territoire national, ainsi que, plus ponctuellement et quand le secteur adressé le justifie, par certaines entreprises de taille intermédiaire (ETI) (2), dans des conditions spécifiées dans les cahiers des charges des appels à projets (cf. infra).
Les projets sont sélectionnés dans le cadre d'un concours, c'est-à-dire d'un appel à projets limité dans le temps, à occurrence régulière et dont le cahier des charges définit précisément la nature des porteurs et des projets attendus ainsi que les critères d'éligibilité et de sélection. L'Etat sélectionne les meilleurs projets pour un accompagnement financier dans le cadre du Concours d'innovation et assure également le suivi stratégique et industriel du programme dans la durée. Le dispositif est placé sous le pilotage du commissaire général à
L'investissement (« CGI »), dans les conditions définies à l'article 2.4 de la présente convention.
Dans le cadre du Concours d'innovation, l'innovation s'entend au sens large (technologie, modèle économique, design, usage, expérience utilisateur…) et le dispositif est ciblé sur l'innovation de rupture pour un marché. Le Concours cible des projets offrant une vision claire des marchés cibles et sur lesquels le porteur démontre sa capacité à devenir un acteur majeur. Afin de mettre l'initiative en cohérence avec cette approche, il est proposé, pour chaque occurrence du Concours d'innovation une grille d'entrée thématique, tirée par des marchés jugés prioritaires.
Afin de favoriser la transformation des entreprises par l'innovation ouverte et de permettre à des start-up d'adapter leurs produits aux nouveaux besoins, le Concours d'innovation pourra ponctuellement prendre la forme de « challenges », visant à mettre en concurrence des entreprises innovantes pour développer des preuves de concept de solutions répondant à des besoins en technologies et services innovants exprimés par de potentiels futurs clients.
Afin d'assurer une bonne articulation avec les autres dispositifs publics et ceux du Programme d'investissements d'avenir en particulier, le Concours d'innovation se limite aux projets individuels, c'est-à-dire ceux portés par une unique entreprise. Afin de pouvoir s'adapter au large éventail des thématiques abordées, le Concours soutient dans la limite de la demande exprimée par les porteurs les projets dont l'assiette des dépenses est supérieure à 600 k€, sauf en cas de « challenges » ou de spécificité thématique dûment justifiée, et de façon strictement encadrée par le cahier des charges de l'appel à projets.


1.1.1.2. Au niveau régional


L'action « Concours d'innovation » est ouverte à une déclinaison régionale sous la forme de « Projets d'innovation » dans les conditions définies dans la présente convention, ainsi que, pour chaque région ayant manifesté le souhait de participer au dispositif en s'engageant à cofinancer à parité avec L'Etat l'ensemble des projets décidés d'un commun accord, par les conventions régionales établies entre l'Etat, représenté par le préfet de région, Bpifrance et la région concernée (la « convention régionale »). Le soutien financier apporté dans le cadre de cette action ne peut servir de contrepartie nationale au financement par des fonds structurels européens.
Les Projets d'innovation du PIA visent à accélérer l'émergence d'entreprises leader sur leur domaine et pouvant prétendre à une envergure au moins nationale. Les Projets d'innovation permettent de générer à terme activités et emplois.
L'action Projets d'innovation soutient les projets les plus innovants et les plus ambitieux, portés par les PME du territoire régional. Les projets sont sélectionnés par l'Etat, représenté par le préfet de région, et le conseil régional dans le cadre d'appels à projets ouverts, dont le cahier des charges définit précisément la nature des projets attendus, la nature des porteurs de projets attendus, ainsi que les critères d'éligibilité et de sélection.
Les thématiques auxquelles répondent ces projets innovants sont établies en cohérence avec le Schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation (SRDEII).
Dans le cadre des Projets d'innovation, l'innovation s'entend dans un sens large (technologie, modèle économique, design, expérience utilisateur…). Au-delà des éléments d'innovation, de technique ou de thématiques, le dispositif cible des projets offrant une vision des marchés cibles claire et sur lesquels le porteur démontre sa capacité à devenir un acteur majeur.
Afin d'assurer une bonne articulation avec les autres dispositifs nationaux, l'action Projets d'innovation se limite aux projets répondant aux caractéristiques ci-dessous :


- projets individuels, c'est-à-dire portés par une unique PME ;
- projets dont l'assiette des dépenses est supérieure à 200 k€ ;
- projets sollicitant un soutien public compris entre 100 k€ et 500 k€.


1.1.2. Encadrement communautaire applicable


L'intervention au titre de cette action se fait dans le respect des articles 106, 107 et 108 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne relatifs aux aides d'Etat, et des textes dérivés y relatifs (ci-après dénommée, la « réglementation communautaire »). En particulier, le dispositif d'aide s'appuie sur les régimes cadres exemptés relatifs aux aides à la RDI (n° SA 40391), aux aides à finalité régionale (n° SA 39252), aux aides en faveur des PME (n° SA 40453), aux aides à la formation (SA 40207), ainsi que sur le règlement n° 1407/2013 de la Commission européenne du 18 décembre 2013 concernant les aides de minimis.
Conformément à l'obligation prévue dans chacun de ces régimes, les autorités françaises transmettent à la Commission européenne un rapport annuel sur les aides octroyées, établi sur la base des éléments fournis par Bpifrance à la Direction générale des entreprises.


1.2. Plus-value des actions du Programme d'investissements d'avenir (PIA)


L'action financée au titre du PIA présente un caractère exceptionnel et se distingue des missions habituelles de l'Opérateur. Elle présente toutefois des articulations avec certaines actions financées sur le budget propre de l'Opérateur et d'autres actions publiques mises en œuvre dans la thématique générale de l'aide à l'innovation. L'action « Concours d'innovation » présente les différenciations suivantes :


Tableau 1. - Plus-value du programme Concours d'innovation


ACTIONS

ARTICULATION AVEC LES ACTIONS PUBLIQUES SIMILAIRES

Aide à l'innovation de Bpifrance

Le Programme Aide à l'innovation a pour finalité la mise au point de produits, de procédés ou de services innovants avec des perspectives commerciales, et accompagne des PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI). Le programme Concours d'innovation accompagne les PME sur des projets beaucoup plus ambitieux pour répondre à des défis globaux, et au-delà des actions purement R&D technologique.

Aide à la R & D - ADEME

L'activité de soutien à la RDI de l'ADEME s'inscrit dans les objectifs des politiques publiques en faveur de l'énergie et de l'environnement et notamment ceux de la transition énergétique. Les appels à projets de recherche de l'ADEME visent des projets collaboratifs impliquant au moins une entreprise. Les recherches peuvent être de nature technologique ou méthodologique. Les recherches éligibles de nature technologique sont les projets de TRL compris entre 4 et 7. Les Concours d'innovation ne sont pas collaboratifs, sont portés par des PME et excluent les travaux méthodologiques.

Projets structurants pour la compétitivité (PSPC)

Les PSPC sont des projets collaboratifs financés dans le cadre du PIA. Les Concours d'innovation ne sont pas collaboratifs et sont portés par des PME.

Projets de R & D collaboratifs - FUI

Le Fonds unique interministériel (FUI) appuie, avec le concours de cofinancements de collectivités territoriales, les projets de R&D collaboratifs labélisés par des pôles de compétitivité. En comparaison, les projets soutenus par les Concours d'innovation seront beaucoup plus ambitieux en termes de potentiel de marchés visés et ne sont pas collaboratifs.

Concours I lab

La vocation du Concours I lab est de détecter, de faire émerger des projets de création d'entreprises de technologies innovantes majoritairement issues de la recherche publique et de soutenir les meilleurs d'entre eux grâce à une aide financière et un accompagnement adapté. Le Concours d'innovation se distingue de ce concours par son caractère ciblé sur des thématiques spécifiques et des projets d'ambition mondiale. Les lauréats de ce concours pourront constituer un vivier pertinent de candidats potentiels pour le Concours d'innovation.

Outils fonds propres

Les lauréats du Concours d'innovation pourront, une fois leur innovation développée, financer leur croissance grâce aux outils publics d'intervention en capital tels que les d'amorçages abondés par le FNA ou les fonds de développement généralistes (PSIM) ou spécialisés (FAN).


1.3. Volume et rythme des engagements envers les bénéficiaires sélectionnés


Au sein du programme 423, 300 M€ ont été ouverts par la loi n° 2016-1917 de finances pour 2017 pour financer l'action Concours d'innovation, dont 150 M€ donnés en gestion à Bpifrance (ci-après, le « financement PIA »).
L'Opérateur engage le financement PIA par tranches. Le rythme prévisionnel et le volume d'engagement des tranches sont les suivants :


Tableau 1. - Rythme d'engagement et volume des tranches successives


ANNÉES D'ENGAGEMENT

2017

2018

2019

Montant

20

90

40


2. Sélection des bénéficiaires
2.1. Nature du processus et calendrier de sélection
2.1.1. Au niveau national


Afin de sélectionner les meilleurs projets répondant aux objectifs de l'action financée au titre du PIA, Bpifrance et l'ADEME organisent de façon régulière (c'est à dire de l'ordre de trois fois par an) et coordonnée, une occurrence du Concours d'innovation sous la forme de deux (c'est-à-dire un pour chaque opérateur) appels à projets concomitants, compétitifs et ouverts pour une durée limitée. Le cahier des charges de chaque appel à projets en définit précisément les attendus et les modalités pratiques d'organisation (date, nombre de relevés, etc.).
Pour la première occurrence du Concours d'innovation, le calendrier prévisionnel de sélection est le suivant (le processus de décision étant défini au paragraphe 2.5)


Tableau 2. - Calendrier prévisionnel de sélection


ÉTAPE

ECHÉANCE POUR LES PROJETS
sans instruction approfondie

ECHÉANCE POUR LES PROJETS
avec instruction approfondie

Préparation du cahier des charges

1er semestre 2017

1er semestre 2017

Lancement du Concours

Juin 2017

Juin 2017

Clôture du Concours

Octobre 2017

Octobre 2017

Décision

Novembre 2017

Décembre 2017

Contractualisation avec les lauréats

Janvier 2018

Février 2018


L'Etat et Bpifrance se fixent comme objectif que le délai entre le relevé d'un dossier et la contractualisation avec le bénéficiaire n'excède pas trois mois pour les projets sans instruction approfondie, telle que définie au paragraphe 2.5, et cinq mois pour ceux nécessitant une instruction approfondie.


2.1.2. Au niveau régional


Afin de sélectionner les meilleurs projets répondant aux objectifs de l'action « Projets d'innovation » financée au titre du PIA, sont organisés au sein de chaque région concernée des appels à projets pour lesquels l'analyse des projets candidats puis l'éventuelle décision de financement qui s'en suit se font au fur et à mesure que les dossiers sont déposés.
L'Etat, Bpifrance et la région se fixent comme objectif que le délai entre le dépôt d'un dossier et la contractualisation avec le bénéficiaire n'excède pas trois mois pour les projets qui ne nécessitent pas d'instruction approfondie, telle que définie au paragraphe 2.5, et cinq mois pour ceux nécessitant une instruction approfondie.


2.2. Elaboration du cahier des charges
2.2.1. Au niveau national


A chaque occurrence du Concours d'innovation, l'ADEME et Bpifrance sont chacun responsable du lancement d'un appel à projets qui comporte au plus quatre catégories, ou volets thématiques.
A la demande du Premier ministre, Bpifrance peut associer, pour des spécificités sectorielles, un autre établissement public national à l'organisation d'appels à projets, et lui confier tout ou partie de l'instruction technique et du suivi technique des projets. La convention entre les deux établissements fait l'objet d'une validation par le CGI.
Sélection des thématiques : sur la base d'une politique gouvernementale concertée, les ministères sectoriellement compétents peuvent proposer au comité de pilotage (le « COPIL ») défini à l'article 2.4, par l'intermédiaire du commissaire général à l'investissement (le « CGI »), l'intitulé d'un des volets thématiques du Concours. Pour cela, l'administration proposante fournit notamment :


- une vision stratégique de l'objectif recherché ;
- le type de projet attendu ;
- un calendrier prévisionnel de l'appel à projets proposé ;
- un prévisionnel des volumes financiers concernés ;
- les objectifs de retours financiers pour l'intervention publique.


Ces éléments sont soumis au COPIL défini au paragraphe 2.4. Le CGI conduit la concertation interministérielle, à partir de laquelle le COPIL établit une programmation du lancement des appels à projets au titre de cette action, sur 12 mois roulants.
Le CGI valide la programmation globale des appels à projets suite à la proposition du COPIL.
Rédaction du cahier des charges : sur la base de cette programmation et dans le respect des principes édictés par la présente convention, Bpifrance établit les cahiers des charges des appels à projets dont il a la charge et les propose au COPIL.
Après l'avoir validé, le CGI soumet le cahier des charges de chaque appel à projets à l'approbation du Premier ministre. Cette approbation intervient par arrêté.


2.2.2. Au niveau régional


Les thématiques abordées sont définies par le comité de pilotage régional (le « COPIL régional »), défini au paragraphe 2.4, selon les priorités du SRDEII.
La première rédaction du cahier des charges de chaque appel à projets est proposée par Bpifrance au COPIL régional, dans le respect des principes édictés par la présente convention complétés par la convention régionale et conformément aux orientations données par le COPIL régional. Le cahier des charges de l'appel à projets est approuvé par le préfet de région et le président du conseil régional. Cette approbation fait l'objet d'une publication au recueil des actes administratifs régionaux.
Les cahiers des charges sont transmis pour information par Bpifrance au COPIL national au minimum cinq jours ouvrés avant validation par le préfet de région et le président du conseil régional.


2.3. Critères d'éligibilité et de sélection des projets
2.3.1. Au niveau national


Les principaux critères retenus pour l'éligibilité et la sélection des projets lauréats sont définis avec précision dans le cadre du cahier des charges de l'appel à projets du Concours d'innovation, dans le respect des principes édictés par la présente convention et notamment par son article 1.1. Les projets devront en particulier présenter leur contribution au développement durable.
Seules les entreprises en situation financière saine sont éligibles au Concours d'innovation. En outre, elles disposent d'un niveau de fonds propres au moins égal au montant de l'aide, cumulée, qui leur est versée.
Bpifrance s'assure notamment de la solidité financière des bénéficiaires sélectionnés.
Le cas échéant, pour l'éligibilité comme la sélection, les conditions seront adaptées aux entreprises répondant aux critères définis par l'article 1er de la loi du 31 juillet 2014 relative à l'économie sociale et solidaire ou dont l'activité concernée par le financement PIA est localisée dans les DOM.


2.3.2. Au niveau régional


Les principaux critères retenus pour l'éligibilité et la sélection des projets lauréats sont définis avec précision dans le cadre du cahier des charges de l'appel à projets de l'action Projets d'innovation, dans le respect des principes édictés par la présente convention et notamment par son article 1.1.
Seules les entreprises en situation financière saine sont éligibles à l'action Projets d'innovation. En outre, elles disposent d'un niveau de fonds propres au moins égal au montant de l'aide, cumulée, qui leur est versée.
Bpifrance s'assure notamment de la solidité financière des bénéficiaires sélectionnés.


2.4. Instances de décision
2.4.1. Le comité de pilotage national


Afin de sélectionner les meilleurs projets respectant l'ambition du programme d'investissements d'avenir, la procédure de sélection s'appuie sur un comité de pilotage national (« COPIL national ») du Concours d'innovation du PIA, commun aux actions menées par les deux opérateurs (Bpifrance et ADEME), composé :


- du directeur général des entreprises, qui copréside le COPIL national ;
- du commissaire général au développement durable, qui copréside le COPIL national ;
- du directeur général du Trésor ou de son représentant ;
- du directeur général de la recherche et de l'innovation ou son représentant ;
- des représentants des ministres sectoriellement concernés au regard de l'ordre du jour.


Régions de France est associée aux réunions du COPIL national en tant que de besoin pour les sujets qui concernent la régionalisation de cette action.
Le CGI est invité permanent du COPIL national sans voix délibérative et est destinataire de l'ensemble des documents qui sont adressés au COPIL national.
Bpifrance et l'ADEME assurent le secrétariat du COPIL national, chacun pour les thématiques qui le concernent.
Le COPIL se dote d'un règlement intérieur prévoyant notamment les formes et délais de convocation des réunions, les délais d'envoi des documents, les règles de déontologie et de confidentialité applicables à ses membres, les formes et modalités de sa prise de décision, les modalités de délégation aux jurys nationaux et leur fonctionnement et les modalités d'association des ministères sectoriellement concernés. La première rédaction de ce règlement intérieur est à la charge des secrétaires du COPIL national.
Le COPIL national :


- propose les orientations stratégiques et est saisi de toute question stratégique au cours de la mise en œuvre de l'action ;
- définit les objectifs de performance et de contribution au développement durable à atteindre sur l'ensemble du processus ;
- propose à la validation du Commissariat général à l'investissement les dates des appels à projets, les thématiques retenues et le texte des cahiers des charges ;
- propose le rejet ou la sélection des projets candidats au volet national de l'action à l'issue du processus d'instruction ;
- est associé au pilotage de l'évaluation de l'action et des projets.


Le COPIL national est de plus associé à la coordination nationale des actions régionalisées.


2.4.2. Les jurys nationaux (cas des appels à projets nationaux)


Afin de l'assister dans la sélection des projets, le COPIL peut mettre en place des jurys correspondant aux thématiques retenues dans les appels à projets. Chaque jury est composé :


- de trois représentants de l'Etat ;
- d'un représentant de l'Opérateur ;
- d'au moins deux personnalités qualifiées.


Le COPIL peut, si la thématique l'impose, ajouter un représentant de l'Etat supplémentaire. Les membres du jury sont nommés par le COPIL, après validation du CGI.
Un membre du CGI est invité aux auditions, aux délibérations et à toutes les réunions du jury sans voix délibérative.


2.4.3. Le comité de pilotage régional (pour chaque région concernée)


Afin de sélectionner les meilleurs projets respectant l'ambition du programme d'investissements d'avenir, la procédure de sélection au niveau régional s'appuie sur un comité de pilotage régional (« COPIL régional »), composé du :


- préfet de région ou de son représentant ;
- du président du conseil régional ou de son représentant.


Le COPIL régional peut en outre décider de s'entourer de personnalités qualifiées, de façon permanente ou en tant que de besoin.
Bpifrance assure le secrétariat du COPIL régional.
Un règlement intérieur précise les modalités de fonctionnement du COPIL régional, dont les décisions sont prises à l'unanimité de ses deux membres (selon un principe de co-décision). Il précise également les tâches que le préfet et le président du conseil régional souhaiteraient déléguer. Auquel cas, les conditions, les limites et les modalités d'exercice de cette délégation sont explicitement spécifiées par le règlement intérieur.
Le COPIL régional :


- propose les orientations stratégiques de l'action régional et est saisi de toute question stratégique au cours de la mise en œuvre de la mesure ;
- définit les objectifs de performance à atteindre sur l'ensemble du processus ;
- propose le texte des appels à projets à la validation du président de région et du préfet de région ;
- en tant que de besoin, auditionne les projets pour lesquels une aide supérieure à 400 k€ est demandée ;
- sélectionne les meilleurs projets candidats à l'action régionale à l'issue du processus d'instruction ;
- s'assure que la consommation de l'enveloppe, et notamment sa répartition entre subventions et avances récupérables, suit une progression en rapport avec les disponibilités ;
- est associé à l'évaluation de la mesure et des projets.


Le COPIL régional peut déléguer tout ou partie du processus de sélection à un jury dont la composition et le mode de décision sont définis par le COPIL régional et qui comprend a minima un représentant de l'Etat, de la région et de Bpifrance.


2.4.4. Bpifrance


Bpifrance est responsable de la gestion des appels à projets au niveau national, pour les thématiques qui lui sont affectées, ainsi qu'au niveau régional. Cette responsabilité inclut le lancement, la publicité, la gestion administrative des dossiers de candidature, la traçabilité des dossiers, la répartition des expertises, l'organisation des auditions et le respect du calendrier. Les modalités de lancement et de publicité des appels à projets régionaux font l'objet d'une concertation avec le COPIL régional.
Bpifrance assure le secrétariat des comités de pilotage, tant au niveau national qu'au niveau régional. Elle organise notamment les auditions des porteurs de projet et les réunions des comités de pilotage en s'assurant de la bonne information des membres et des porteurs de projet.
Bpifrance est responsable de l'instruction des projets pour le compte du COPIL (respectivement du COPIL régional). Elle rapporte devant le COPIL (respectivement le COPIL régional) les résultats de son instruction.
Elle est responsable de la contractualisation avec les porteurs et du suivi technique et financier des projets jusqu'à leur terme. Durant le déroulement du projet, Bpifrance informe
le COPIL (respectivement le COPIL régional) de tout risque nouveau ou significativement accru, ou de toute modification significative du projet. Ce dernier reste libre à tout moment de prendre toute décision sur le projet. Bpifrance propose au COPIL (respectivement au COPIL régional) des amendements éventuels à la convention d'aide, après instruction technique établie en concertation avec les ministères concernés (respectivement les services de l'Etat en région et du Conseil régional). Le COPIL (respectivement le COPIL régional) formule un avis sur ces propositions.
Bpifrance est également chargée :


- de la transmission au COPIL (respectivement au COPIL régional) et au CGI de points d'étapes et de tableaux de bord au moins cinq jours ouvrés avant la tenue des comités de pilotage (points restant à résoudre préalablement à une sélection finale des projets, etc.) ;
- de la transmission au COPIL (respectivement au COPIL régional) d'information de reporting sur l'avancement des projets sélectionnés ;
- du contrôle de l'atteinte des objectifs fixés aux étapes clés des projets et du versement des soutiens.


Concernant le volet national, Bpifrance est en outre chargé :


- d'inviter les membres du COPIL et le CGI aux revues d'étapes clés avec les porteurs de projets, préalables aux versements des aides ;
- du suivi de la contribution au développement durable, tel que définie par le COPIL national ;
- de l'information à la Commission européenne telle que précisée à l'article 8.5.


Bpifrance est chargée de transmettre les textes des appels à projets régionaux au COPIL national. En outre, Bpifrance transmet semestriellement, pour information, au COPIL national un tableau de bord de suivi des appels à projets régionaux indiquant notamment le statut de l'ensemble des projets sélectionnés et refusés dans le cadre des appels à projets régionaux pendant le semestre. De manière ponctuelle, Bpifrance peut transmettre, à la demande du CGI ou du COPIL national, les rapports d'expertises ou d'audition du projet.


2.4.5. Le Commissariat général à l'investissement


Le Commissariat général à l'investissement s'assure que les cahiers des charges des appels à projets sont conformes à la présente convention.
Le Commissariat général à l'investissement, en lien avec les ministères concernés, s'assure que la procédure de sélection respecte les exigences de qualité et de transparence contenues dans la présente convention et dans le cahier des charges de l'appel à projets.
Il s'assure en dernier lieu de l'équilibre financier de l'ensemble des projets et de la répartition des natures de financement et, s'agissant des projets décidés au niveau national, propose à la décision du Premier ministre les modalités de financement des projets lauréats.
Il organise l'évaluation de l'action.


2.5. Processus de décision
2.5.1. Au niveau national


La répartition des rôles dans le processus de sélection des projets dont la thématique est attribuée à Bpifrance peut être schématisée de la façon suivante tout au long de la procédure.


Tableau 3. - Schéma de répartition des rôles


ÉTAPES

CGI

MINISTÈRES
concernés

BPIFRANCE

JURY

COMITÉ
de pilotage

Choix des thématiques

Valide

Associé

Informé

Propose

Elaboration du cahier des charges

Valide

Associé

Rédige

Propose

Lancement et gestion de l'appel à projets

Responsable

Constitution des jurys

Valide

Nomme

Analyse de l'éligibilité des dossiers

Associé

Responsable

Pré-sélection des dossiers

Informé

Associé

Associé

Responsable

Audition des porteurs

Assiste

Organise et assiste

Responsable,
par délégation
du COPIL

Responsable
(avec faculté
de délégation
au jury)

Sélection pour passage en instruction

Informé

Propose

Responsable

Instruction des dossiers

Informé

Associé

Responsable

Informé

Décision de financement

Rend un avis au PM qui décide

Associé

Propose

Notification des aides aux lauréats

Responsable

Informé

Informé

Informé

Contractualisation avec les bénéficiaires

Informé

Informé

Responsable

Informé

Suivi des projets

Informé

Associés

Responsable

Informé

Evaluation

Responsable

Informé

Associé

Associé


Pour chaque occurrence du Concours d'innovation, le processus de sélection commence à la date de clôture de l'appel à projets ou à la date d'un relevé intermédiaire, clairement explicité dans le cahier des charges :
1. En lien avec le COPIL et le CGI, Bpifrance conduit une première analyse de chaque projet candidat au Concours d'innovation sur les thématiques qui ont été attribuées à Bpifrance. Cette analyse d'éligibilité est conduite à partir du dossier déposé. Sur cette base, complétée par une appréciation de la pertinence du projet vis-à-vis de l'appel à projets, le COPIL présélectionne les projets qui sont auditionnés par le jury.
2. Au terme de cette audition, qui permet de juger de l'opportunité du projet et de son caractère stratégique, appréciés notamment au regard des critères de sélection exprimés dans le cahier des charges, le COPIL propose l'entrée ou non du projet en phase d'instruction, ainsi que la typologie d'instruction souhaitée.
L'instruction est dite « simple », si elle est conduite uniquement sur une base financière et réglementaire. Une instruction simple est généralement conduite pour les projets dont
l'assiette de dépenses est inférieure à 800 k€. Sinon, l'instruction est dite « approfondie ». Dans ce cas, Bpifrance a recours à des experts externes, rémunérés pour leur prestation (de 1 à 2 experts par projet). Ces experts éclairent l'instruction et les décisions sur les plans techniques, économiques et réglementaires. Pour chaque projet en instruction approfondie, Bpifrance associe systématiquement au moins un expert issu du, ou des, ministère(s) compétent sur le projet analysé.
3. L'instruction des dossiers est conduite par Bpifrance et sous sa responsabilité dans le cadre d'une procédure transparente. L'instruction est conduite pour le compte du COPIL. L'instruction démarre lorsque le porteur du projet a répondu de façon satisfaisante aux éventuelles demandes complémentaires exprimées lors de l'audition.
En cas d'instruction simple, le chargé de projet de Bpifrance :


- valide les assiettes de dépenses éligibles en distinguant notamment les dépenses relevant de la recherche industrielle et celle relevant du développement expérimental ;
- analyse la capacité financière des entreprises à mener à terme le projet ;
- propose une modalité de soutien public.


En cas d'instruction approfondie, le chargé de projet de Bpifrance :


- valide les assiettes de dépenses éligibles en distinguant notamment les dépenses relevant de la recherche industrielle et celle relevant du développement expérimental ;
- analyser le caractère innovant du projet ;
- analyse le plan d'affaire proposé (business plan) ;
- définit et positionne les étapes clés du projet ;
- analyse la capacité financière des entreprises à mener à terme le projet ;
- analyse et évalue les risques majeurs du projet ;
- propose un soutien public et un intéressement de l'Etat au succès du projet, en regard de la réponse du projet aux objectifs des programmes, analysée conformément au 2.3.


4. A l'issue de l'instruction et sur la base de la présentation des conclusions de l'instruction par Bpifrance, le COPIL rend un avis sur le projet présenté quant à sa sélection et à ses modalités de financement. La décision finale d'octroi de l'aide est prise par le Premier ministre, sur avis du CGI.
5. Bpifrance contractualise avec les porteurs de projets sur cette base.
6. Bpifrance assure le suivi technique et financier des projets en concertation avec le(s) ministère(s) concerné(s). Durant le déroulement du projet, Bpifrance informe le COPIL de tout risque nouveau ou significativement accru, ou de toute modification significative du projet. Bpifrance propose au COPIL des amendements éventuels à la convention d'aide ou l'arrêt partiel ou total du projet, après instruction technique établie en concertation avec les ministères concernés. Le COPIL formule un avis transmis au Commissariat général à l'investissement qui valide les évolutions.


2.5.2. Au niveau régional


La répartition des rôles peut être schématisée de la façon suivante tout au long de la procédure.


Tableau 4. - Schéma de répartition des rôles


ÉTAPES

CGI

BPIFRANCE

PRÉFET
et président
du conseil régional

COMITÉ
de pilotage
régional

COMITÉ
de pilotage
national

Elaboration du cahier des charges

Informé

Rédige

Valident

Propose

Informé

Lancement et gestion de l'appel à projets

Responsable

Pré-sélection des dossiers

Informé

Responsable

Informé

Informé

Audition des porteurs

Organise et assiste

Responsable
(avec faculté
de délégation
au jury)

Instruction des dossiers

Responsable

Informé

Sélection des projets

Droit de véto
exerçable
sous cinq jours

Décide

Propose

Informé

Notification de l'aide au bénéficiaire

Informé

Responsables

Contractualisation avec les bénéficiaires

Responsable

Informé

Suivi des projets

Informé

Responsable

Informé

Evaluation de la mesure

Responsable

Associé

Associés

Associé

Associé


Le processus de sélection est le suivant :


1. Présélection : pour chaque projet candidat, Bpifrance conduit sous cinq jours ouvrés une première analyse en termes d'éligibilité du projet à partir du dossier déposé, complétée par une analyse relative à la pertinence vis-à-vis de l'appel à projets.


Bpifrance informe le COPIL régional de tous les projets reçus et de sa décision ou non de les instruire. Le comité de pilotage peut toutefois demander à Bpifrance d'instruire
les projets qui auraient été écartés par Bpifrance suite à cette première analyse.
Le COPIL régional peut demander à auditionner ou à faire auditionner par un jury les porteurs de projets dont la demande d'aide excède 400 k€.


2. Instruction : l'instruction des dossiers est conduite par Bpifrance pour le compte du COPIL régional dans le cadre d'une procédure transparente. Pour les projets dont la demande d'aide excède 400 k€ et qui n'ont pas fait l'objet d'une audition par le COPIL régional ou par un jury, Bpifrance a recours à un expert externe, rémunéré pour sa prestation. Ces experts éclairent l'instruction et les décisions sur les plans techniques, économiques et réglementaires.


Pendant l'instruction, Bpifrance est chargé de :


- valider les assiettes de dépenses éligibles en distinguant notamment les dépenses relevant de la recherche industrielle et celle relevant du développement expérimental ;
- analyser le caractère innovant du projet ;
- analyser le plan d'affaire proposé (business plan) ;
- analyser la capacité financière des entreprises à mener à terme le projet ;
- analyser et évalue les risques majeurs du projet ;
- proposer un soutien public en regard de la réponse du projet aux objectifs des programmes, analysée conformément au 2.3.


3. Décision : à l'issue de l'instruction, Bpifrance présente son rapport d'instruction et ses recommandations et propositions de soutien lors d'une réunion du COPIL régional.


Le COPIL régional sélectionne les meilleurs projets et en définit les modalités de soutien financier. Les conclusions du COPIL régional sont transmises au CGI par Bpifrance. Le CGI dispose d'un droit de veto exerçable sous cinq jours ouvrés.
Sur la base de l'avis du COPIL régional, le préfet et le président du conseil régional décident de l'aide attribuée au projet. Le préfet et le président du conseil régional cosignent la lettre de notification informant les porteurs de projet de la sélection de leur projet et des modalités de financement retenues.


4. Contractualisation : Bpifrance contractualise avec les porteurs de projets sur cette base. Le financement de chaque projet intervient à parité entre l'Etat et la région.


3. Dispositions financières et comptables
3.1. Nature des interventions financières de Bpifrance


Le financement PIA confié à l'Opérateur doit être employé selon les modalités suivantes.


Tableau 5. - Répartition du financement PIA de l'action selon la nature des interventions


FONDS CONSOMMABLES

Subventions

Avances récupérables

TOTAL

Montant

100 M€

50 M€

150 M€

%

67

33

100


La répartition initiale en subventions et avances récupérables pour chaque enveloppe régionale est la déclinaison de la répartition entre subventions et avances récupérables définie par la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017.
L'effet de levier de l'action permet d'obtenir un plan d'investissement prévisionnel total de 300 M€.
Les subventions correspondent à une dépense des bénéficiaires finaux sans contrepartie directe sous forme d'actifs pour l'Etat. Dans certains cas, un intéressement peut être consenti à l'Etat selon les modalités précisées dans les conventions conclues entre Bpifrance et les bénéficiaires (définies au paragraphe 7.1).
Pour les avances récupérables, le remboursement est modulé en fonction de la réussite des projets selon les modalités précisées dans les conventions conclues entre Bpifrance et les bénéficiaires (cf. 7.1).


3.2. Opérations réalisées sur les comptes ouverts dans les écritures du comptable du Trésor


Pour la réalisation des opérations visées par la présente convention est utilisé le compte ouvert au nom de l'Opérateur dans les écritures du contrôleur budgétaire et comptable ministériel auprès du ministère de l'économie et des finances et du ministère du budget, dont les références sont n° 10071 75900 00001051210 81 « EPICBpifrance - Programme d'investissements d'avenir - Dotations consommables ».


3.3. Versement du financement PIA


La loi n° 2016-1917 de finances pour 2017 a ouvert 300 M€ en autorisations d'engagement (AE) au titre de l'action « Concours d'innovation » du programme 423 « Accélération de la modernisation des entreprises », dont 150 M€ sont gérés par Bpifrance et sont l'objet de la présente convention.
Les crédits de paiement (CP) destinés à couvrir les AE seront ouverts progressivement à compter de la loi de finances pour 2018, selon le calendrier prévisionnel suivant :


AE 2017

CP 2018

CP 2019

CP 2020

SUB/AR

150 M€

50

50

50


Le commissaire général à l'investissement, responsable du programme 423, ainsi que le comptable ministériel prennent toutes les mesures nécessaires pour un versement en crédits de paiements dans les meilleurs délais des 150 M€ de subventions et avances récupérables ouverts en loi de finances sur le compte de l'Opérateur visé au 3.2 selon l'échéancier ci-dessus.
En cas de modification du calendrier prévisionnel d'ouverture des crédits de paiement, une décision signée par le commissaire général à l'investissement est adressée au contrôleur budgétaire et comptable ministériel auprès des services du Premier ministre.
L'Opérateur ne verse la quote-part du financement PIA relative aux bénéficiaires qu'après la signature de la convention mentionnée au paragraphe 7.1.


3.3.1. Fonds de garantie d'intervention « concours d'innovation »


Il est constitué chez Bpifrance un fonds de garantie d'intervention spécifique dénommé « concours d'innovation » pour recevoir la dotation de l'Etat ainsi qu'un fonds d'intervention par région pour recevoir sa dotation.
Les versements pour constituer ce fonds sont réalisés :


- sur une base trimestrielle d'avance ;
- en fonction du rythme de décaissement prévisionnel fourni par Bpifrance et validé par le CGI ;
- à partir du compte n° 10071 75900 00001051210 81 « EPIC Bpifrance-Programme d'investissements d'avenir - Dotations consommables » dans les écritures du contrôleur budgétaire et comptable ministériel auprès des ministères économiques et financiers.


Les intérêts issus de la gestion de ces fonds sont réaffectés au fonds de garantie d'intervention et utilisés exclusivement en vue du programme.
Pour chaque région participant au dispositif de régionalisation, Bpifrance ne verse les fonds aux bénéficiaires finaux qu'après :


- la constitution des fonds d'intervention régionaux à partir des dotations des régions destinées au financement des Projets d'innovation ;
- la signature des contrats mentionnés à l'article 7.1 de la présente convention.


3.4. Information de l'Etat relativement aux prévisions de décaissement du financement PIA par Bpifrance


L'Opérateur est chargé d'élaborer un calendrier prévisionnel de décaissement des fonds déposés au Trésor qu'il transmet trimestriellement au commissaire général à l'investissement et à l'Agence France Trésor. Il veille à la cohérence entre ce calendrier de décaissement et le calendrier de sélection des bénéficiaires mentionné au paragraphe 2.1.
L'Opérateur informe le contrôleur budgétaire et comptable ministériel auprès duquel les fonds reçus conformément à la présente convention sont déposés de toute opération d'un montant unitaire égal ou supérieur à un million d'euros qui affectera, en débit, le compte du Trésor auprès de la Banque de France. Cette information est communiquée avant 16 heures, heure locale, le jour ouvré qui précède le jour demandé pour le règlement financier de l'opération.
Le règlement financier d'une opération qui n'a pas fait l'objet d'une annonce préalable dans les conditions définies à l'alinéa précédent peut être opéré le jour ouvré suivant le jour demandé pour ce règlement. Le directeur général du Trésor ou son représentant en avise immédiatement l'établissement public à l'origine de l'opération ainsi que le comptable du Trésor auprès duquel ses fonds sont déposés.


3.5. Organisation comptable de l'opérateur


Bpifrance prend toutes les dispositions nécessaires pour suivre individuellement la gestion du financement PIA qui lui est confié dans le cadre de la présente convention, notamment en créant les subdivisions de comptes nécessaires et en organisant un suivi analytique dédié.
Bpifrance communique à la DGFiP avant le 15 janvier de chaque exercice les informations nécessaires à l'inscription dans les comptes de l'Etat des opérations qu'elle a réalisées pour son compte. Ces informations comportent notamment l'intégralité des conventions signées et l'indication des montants reversés aux bénéficiaires finaux au cours de chaque exercice.


3.6. Retour sur investissement pour l'Etat


Lorsque le retour sur investissement pour l'Etat n'est pas que de nature socioéconomique, il prend la forme de :


- remboursement des avances récupérables ;
- intérêts sur avances ;
- intéressement de l'Etat au succès des projets.


Les sommes générées par les projets au titre des retours sur investissement pour l'Etat sont versées par les bénéficiaires finaux à Bpifrance.
Bpifrance reverse annuellement à l'Opérateur dans un délai d'un mois la totalité des sommes récupérées au titre des avances récupérables et 95 % des sommes récupérées au titre de l'intéressement de l'Etat au succès du projet. Le solde des sommes perçues au titre de l'intéressement de l'Etat au succès du projet reste acquis à Bpifrance. L'Opérateur verse à l'Etat dans un délai d'un mois la totalité des sommes reçues de Bpifrance.


4. Organisation et moyens prévus au sein du gestionnaire
4.1. Organisation spécifique de l'Opérateur pour gérer le financement PIA


Bpifrance intègre les missions qui lui sont confiées par l'Etat, au titre de la présente convention, conformément à son organisation propre. Au niveau national, la Direction de l'Expertise participe à l'ensemble du processus d'instruction des interventions sous forme de subvention et d'avance récupérable.
Bpifrance s'engage à mettre en œuvre les moyens nécessaires à l'accomplissement des missions mises à sa charge dans le cadre de la convention et s'attache à réaliser tous les gains de productivité potentiels sur sa structure lui permettant de gérer les crédits destinés aux investissements d'avenir en ayant un moindre recours à des ressources supplémentaires.
Au niveau régional, les équipes innovation des Directions régionales de Bpifrance participent à l'ensemble du processus d'instruction des interventions sous forme de subvention et d'avance récupérable.


4.2. Frais de gestion


En contrepartie des frais exposés pour la gestion de l'action, Bpifrance perçoit une rémunération calculée selon les modalités ci-après.
Pour le volet national de l'action, les frais de gestion des interventions sous forme de subvention ou d'avances récupérables sont imputés à prix coûtant, hors frais de structure, sur les ressources qui sont confiées à Bpifrance dans la limite globale cumulée de 2,5 % (TTC) des fonds gérés au titre de ce même volet.
En ce qui concerne le volet régional de l'action, une commission de gestion de 250 k€ TTC est prélevé sur la dotation initiale à la signature de la présente convention pour financer sa mise en place. Les frais de gestion des interventions sous forme de subvention ou d'avances récupérables sont ensuite calculés sur la base de 2 500 € TTC par dossier décidé. En tout état de cause, la somme des frais de gestion ne peut excéder la limite globale cumulée de 2,5 % (TTC) des fonds gérés au titre du volet régional.
Ces frais de gestion incluent l'ensemble des coûts relatifs à la sélection et au suivi des projets, à la gestion administrative, juridique, comptable et financière des dossiers, y compris la rédaction des contrats, de leurs avenants éventuels ainsi que la gestion des remboursements. Ils peuvent aussi inclure certains frais d'adaptation des outils informatiques et les opérations de communication directement liées à l'action.
Frais d'expertise : afin de préserver une sélection des meilleurs projets, il est prévu de mobiliser des expertises externes, techniques ou juridiques, en sus des frais de gestion. Ces expertises s'inscrivent dans une enveloppe maximale de 800 k€ HT pour la durée du programme.
Un budget prévisionnel pluriannuel sur la durée totale de la présente convention et détaillé par nature de frais est présenté par l'Opérateur au Commissariat général à l'investissement dans un délai de 3 mois suivant la publication de la présente convention. Ce budget est approuvé par le Commissariat général à l'investissement.
Chaque année, avant le 1er décembre, un budget prévisionnel des coûts de gestion et des frais engagés au titre de la présente convention, pour l'année suivante et pour les volets national et régional, est présenté au Commissariat général à l'investissement pour validation.
Bpifrance produit, trimestriellement, un état justifiant des frais engagés pour le volet national de l'action soumis à l'approbation du CGI et transmis au COPIL pour information. Après validation du CGI, Bpifrance appelle auprès de l'Opérateur les sommes correspondantes, qui sont prélevées sur le compte mentionné à l'article 3.2. Une avance correspondant à un trimestre de coûts de gestion est versée à Bpifrance au lancement de l'opération.
Pour le volet régional, Bpifrance transmet à l'Opérateur un appel de fonds trimestriel, après accord du CGI, sur la base des aides décidées au niveau régional au cours du trimestre écoulé.


5. Processus d'évaluation
5.1. Modalités et budget des évaluations


L'évaluation doit être au cœur de la démarche de sélection et de suivi des actions financées au titre du Programme d'investissements d'avenir.
Au-delà de l'évaluation ex-ante des projets établie dans le cadre de la procédure de sélection et du suivi des indicateurs de performance définis par la présente convention, une évaluation scientifique, économique, sociale et environnementale de l'action est mise en place pour apprécier l'impact des investissements consentis sur l'évolution des bénéficiaires, des filières et sur les aspects environnementaux et énergétiques.
Ces évaluations permettront de nourrir les rapports du CGI au comité de surveillance du programme d'investissements d'avenir ainsi que les rapports annuels au Parlement.
Bpifrance propose au COPIL toutes les mesures utiles à la réalisation des évaluations. Le COPIL peut également proposer des études à entreprendre. Le cadre global de l'évaluation est arrêté par le CGI qui valide, après avis du COPIL, les études à entreprendre et la part des crédits à affecter à chacune d'elles. Bpifrance assure la mise en œuvre des mesures validées.
Cette évaluation est effectuée par une équipe externe spécialisée et indépendante, sélectionnée suite à appel d'offres. L'évaluation portera sur les résultats et l'impact de l'action par rapport aux objectifs fixés dans la présente convention et sur l'efficience de l'utilisation des crédits. Elle devra fournir une estimation de la rentabilité économique et financière de l'action.
Les résultats des évaluations seront transmis au CGI.
Lorsque Bpifrance contractualise avec les bénéficiaires finaux, la convention prévoit les modalités de restitution des données nécessaires à l'évaluation des investissements mis en œuvre. Bpifrance fait ses meilleurs efforts pour obtenir les données prévues. Il n'est toutefois tenu qu'à une obligation de moyen en la matière. En cas de difficultés, Bpifrance saisit le ministre en charge de l'industrie.
L'Opérateur réserve à l'évaluation ex post une part de 0,15% des crédits consacrés à l'action. Une partie de ces fonds peut également contribuer, au-delà du périmètre de l'action considérée par la présente convention, au financement d'évaluations transversales concernant plusieurs actions du Programme d'investissements d'avenir ou visant à évaluer de façon intégrée le Programme d'investissements d'avenir en tout ou partie.
Bpifrance ne pourra prélever les fonds réservés au financement de l'évaluation que sur accord du COPIL
L'évaluation ne figure pas parmi les missions confiées à Bpifrance dans le cadre de cette convention. Sur décision du CGI et après avis du COPIL, Bpifrance peut toutefois recevoir à cette fin et pour alimenter l'évaluation, un mandat particulier dont la rémunération sera imputée sur le budget de l'action réservée à cet effet.


5.2. Objectifs de performance de l'action et de l'opérateur


L'évaluation des actions financées au titre de cette convention porte sur les trois axes présentés ci-après.


5.2.1. L'état d'avancement et les réalisations des projets financés ainsi que leurs résultats scientifiques et économiques au regard de leurs objectifs initiaux


Afin d'évaluer l'état d'avancement des projets financés et leurs résultats, que ce soit au niveau national ou au niveau régional, Bpifrance est chargée de renseigner les indicateurs suivants :


- nombre total de projets financés, part des PME et des laboratoires impliqués ;
- nombre total de projets terminés au terme du soutien financier de la mesure ;
- nombre de demandes de brevets déposées parmi les projets financés ;
- avancées technologiques réalisées ;
- participation de l'écosystème industriel aux projets ;
- chiffre d'affaires à l'exportation ;
- chiffre d'affaires et valeur ajoutée générés ;
- nombre d'emplois concernés (emplois directs créés ou maintenus) ;
- effet de levier : financement privé ayant accompagné le financement public.


Chaque indicateur quantifié a une valeur cible à atteindre (hormis les avancées technologiques) et donnera lieu à une mesure annuelle. Ces indicateurs peuvent être complétés à la demande du COPIL (respectivement du COPIL régional).


5.2.2. L'évaluation de la mesure : impact économique global de l'ensemble des projets financés au regard des objectifs du programme d'investissements d'avenir et des montants mobilisés


Le COPIL met en place un dispositif d'évaluation spécifique de manière à mesurer les résultats et impacts de l'action au regard des objectifs du programme d'investissements d'avenir (cf. article 5.1).
Cette évaluation porte sur les résultats et l'impact de l'action par rapport aux objectifs fixés dans la présente convention et sur l'efficience de l'utilisation des crédits. Elle doit fournir une estimation de la rentabilité économique et financière de l'action. Plus précisément, cette évaluation porte notamment sur :


- les perspectives économiques concrètes de ces projets pour les acteurs impliqués ;
- les degrés d'innovation (technologique et/ou commerciale) ;
- les perspectives industrielles et commerciales concrètes liées à la mise sur le marché des produits issus des projets retenus ;
- le ratio d'investissements privés générés par les investissements publics en faveur des projets soutenus.


Ces indicateurs peuvent être complétés sur demande du COPIL. Ils sont transmis au COPIL et discutés annuellement.


5.2.3. L'évaluation de la gestion de la mesure par Bpifrance et son efficience


L'efficience de Bpifrance, en tant que gestionnaire, est évaluée tant au niveau national qu'au niveau régional au regard notamment de la rapidité dans l'exécution de sa mission, de l'impartialité de l'exécution de sa mission, de la transparence du processus de sélection, de l'égalité de traitement entre les candidats, la qualité de son instruction (niveau d'expertise, respect des procédures et des délais) et du suivi des projets. Bpifrance est également évaluée au regard de sa capacité à estimer la fiabilité financières des projets (capacité à rembourser les avances, valorisation des prises de participation) ainsi que la capacité à réunir des investisseurs et des partenaires ainsi que du degré d'atteinte par les projets financés des résultats attendus.
Les indicateurs relatifs à l'efficience de gestion portent notamment sur


- le respect des coûts de gestion ;
- le respect des délais d'instruction et de contractualisation (pour les interventions sous forme de subventions et d'avances récupérables) ;
- la qualité du reporting ;
- la régularité, la précision, la capacité à détecter les problèmes potentiels et à proposer les mesures correctives ;
- la mention explicite de l'origine des fonds (« programme des investissements d'avenir ») dans toute opération de communication portant sur l'action ou sur les projets sélectionnés dans ce cadre ;
- le suivi effectif de la contribution au développement durable de l'action.


5.3. Indicateurs de suivi de l'action


Afin de permettre le suivi des indicateurs figurant dans le projet annuel de performance du programme 423, Bpifrance est chargée de transmettre les éléments suivants :


- taux de pérennité des entreprises soutenues ;
- chiffre d'affaires à l'export des entreprises soutenues par rapport à celui des entreprises françaises


En complément, le COPIL national de l'action définit dans les 6 mois suivant sa mise en place un ensemble d'indicateurs de suivi (indicateurs d'impact, de réalisation, de résultat, de suivi des risques).
Une attention particulière est portée à l'analyse et au suivi des risques des projets bénéficiant du financement PIA. L'instruction de chaque projet doit ainsi permettre d'identifier et d'évaluer les risques principaux (notamment risques financiers, humains, scientifiques, techniques, industriels, commerciaux, juridiques…) et proposer les mesures adéquates pour les maîtriser. Lors du suivi des projets, les indicateurs de risque doivent être mis à jour à chaque revue de projet et au moins sur une base annuelle. L'Opérateur doit systématiquement signaler au COPIL et au CGI toute aggravation substantielle du risque. L'Opérateur informe sans tarder le CGI et les services des ministères concernés de toute difficulté intervenant dans la mise en œuvre de la présente convention, y compris les difficultés de nature à mettre en péril la bonne réalisation d'un projet individuel, et propose toute action susceptible d'y remédier.


6. Suivi de la mise en œuvre de l'action avec l'opérateur
6.1. Information de l'Opérateur à l'égard de l'Etat


Avant le 20 de chaque mois, l'Opérateur transmet au Commissariat général à l'investissement les informations financières et référentielles requises par le reporting financier arrêtées à la fin du mois précédent selon un format précis et a minima :


- les fonds engagés par décision du Premier ministre, s'agissant du niveau national, ou du préfet de région et du président du conseil régional, s'agissant du niveau régional ;
- les projets contractualisés par l'Opérateur ;
- les décaissements aux bénéficiaires ;
- les fonds appelés auprès du compte au Trésor ;
- le cofinancement contractualisé et réalisé ;
- les prévisions de montants engagés et de décaissements (données actualisées chaque trimestre) ;
- les montants des retours sur investissements prévus et réalisés par projet (données actualisées chaque trimestre).
- les informations concernant les projets depuis leur phase de dépôt ;
- les informations relatives aux bénéficiaires des fonds.


En cas de besoin, ces informations sont transmises à première demande par l'opérateur.
De plus, Bpifrance transmet tous les trimestres au CGI et aux ministères concernés, s'agissant des projets décidés au niveau national, et au CGI, au préfet de région et au président du conseil régional, s'agissant des projets décidés au niveau régional, un rapport intermédiaire synthétique comportant les informations suivantes :


- état d'avancement technico-économique des projets (selon la classification suivante : projets reçus, projets en phase d'instruction approfondie et projets sélectionnés) et conventions conclues avec les bénéficiaires des subventions et avances récupérables et faits marquants pour les investissements ;
- actualisation du calendrier de décaissement des fonds ;
- bilan des fonds appelés et des crédits déjà consommés par type d'intervention ;
- une prévision pluriannuelle d'activité ;
- un bilan comptable détaillé sur une base trimestrielle.


En cas de besoin, ces informations sont transmises à première demande par l'Opérateur.
La liste des informations devant être transmises au COPIL (respectivement au COPIL régional) peut être complétée à sa demande. En cas de besoin, ces informations sont transmises à première demande par l'Opérateur.
Au cours des COPIL (respectivement des COPIL régionaux) se tient une réunion trimestrielle de suivi afin d'analyser la mise en œuvre du programme et de réorienter l'action si nécessaire.
Bpifrance informe sans tarder les services du CGI et des ministères concernés de toute difficulté intervenant dans la mise en œuvre de la présente convention et propose toute action susceptible d'y remédier.
En outre, afin de permettre l'élaboration du projet de loi de règlement, il transmet au plus tard le 28 février au CGI et aux ministères concernés un rapport sur la mise en œuvre de l'action (concernant à la fois les niveaux nationaux et régionaux) qui comporte notamment les informations suivantes selon un format défini entre le CGI et l'Opérateur au 31 décembre de l'année précédente :


- état d'avancement des projets et conventions conclues avec les bénéficiaires des crédits ;
- calendrier prévisionnel de décaissement du financement PIA et état des crédits déjà consommés par type d'intervention ;
- résultats de l'ensemble des indicateurs de performance et de suivi mentionnés aux rubriques 5.2. et 5.3 ;
- éventuellement point sur l'évaluation ex-post de l'action ;
- synthèse et perspectives.


Les informations listées ci-dessus sont actualisées au 30 juin et envoyées au CGI avant le 31 juillet pour l'annexe générale au projet de loi de finances mentionnée à l'article 8 modifié de la loi n° 2010-237 du 9 mars 2010 de finances rectificative pour 2010.
Pour les restitutions, l'Opérateur utilise les formats définis avec le CGI. Le renseignement de ces informations sera réalisé par les services internes de l'Opérateur. Cette tâche ne peut être déléguée aux bénéficiaires finaux des crédits, l'Opérateur est chargé d'organiser la remontée des informations provenant des bénéficiaires L'actualisation sera réalisée une fois par trimestre et, en cas de besoin, à première demande.
Bpifrance s'engage, par ailleurs, à fournir, sur demande dans les cinq jours ouvrés ou dans les meilleurs délais si l'information n'est pas déjà disponible, toute information utile au suivi de la bonne exécution du programme.
Bpifrance informe sans tarder les services du Commissariat général à l'investissement et des ministères concernés de toute difficulté intervenant dans la mise en œuvre de la présente convention et propose toute action susceptible d'y remédier.
Ces procédures sont complémentaires des relations entretenues entre l'Etat et le Gestionnaire dans le cadre des comités organisés pour la sélection et le suivi des appels à projets (cf. 2.4).


6.2. Redéploiement de tout ou partie du financement PIA


Le financement PIA peut être modifié en tout ou partie à la hausse comme à la baisse :
Les crédits sont redéployés à la baisse s'il s'avère, au regard des rapports transmis par Bpifrance ou des évaluations annuelles des investissements, que celui-ci ne respecte pas les modalités de la présente convention, utilise les crédits de manière sous-optimale ou n'utilise pas la totalité des crédits qui lui sont confiés. Le commissaire général à l'investissement peut proposer de redéployer les crédits vers une autre action du PIA.
Les crédits sont alors redéployés vers une autre action au sein du même opérateur ou reversés par l'opérateur au budget de l'Etat par rétablissement de crédits.
Les critères d'appréciation d'un emploi sous-optimal des crédits sont notamment les suivants :


- résultats des indicateurs insuffisants au regard des cibles fixées ;
- rentabilité économique et financière notoirement insuffisante ;
- retard important dans les prévisions de montants autorisés ou le processus de sélection des bénéficiaires ou incapacité à sélectionner des bénéficiaires selon les critères retenus par le cahier des charges.


Les crédits sont redéployés à la hausse, par décision du Premier ministre affectant tout ou partie du redéploiement des fonds issus d'une autre action du Programme d'investissement d'avenir, ou tout crédit nouveau ouvert par une loi de finances ou une loi de finances rectificative.
Les éventuels redéploiements de crédits entre différentes actions sont approuvés par le Premier ministre, sur proposition du commissaire général à l'investissement, après information des commissions chargées des finances et des autres commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat.
Sous réserve que les modifications du financement PIA à la hausse ou à la baisse précitées n'induisent pas de modification substantielle de la nature de l'action susmentionnée à l'article 1, la présente convention ne fait pas l'objet d'un avenant pour les constater, ces modifications faisant en tout état de cause l'objet par ailleurs d'une traçabilité budgétaire et comptable au sein de l'Etat et de l'opérateur.


6.3. Retour des crédits engagés au titre des investissements d'avenir vers l'Etat


Les sommes générées par les projets au titre du retour sur investissement pour l'Etat (correspondant aux remboursements d'avances ou à tout autre intéressement reçu par l'Etat au titre des subventions et avances récupérables octroyées) sont versées par les bénéficiaires finaux à Bpifrance, qui les reverse, selon les principes présentés à l'article 3.6, au fonds de garantie d'intervention.
Tous les trimestres, le solde éventuel disponible sur ce fonds est versé par Bpifrance à l'EPIC Bpifrance sur le compte ouvert à l'article 3.2, dans les conditions prévues à l'article 3.6, puis reversé par l'EPIC Bpifrance en recettes au budget général de l'Etat.
Les recettes revenant à l'Etat sont comptabilisées conformément à la nomenclature budgétaire des recettes non fiscales, aux subdivisions appropriées des retours sur Investissements d'avenir. L'éventuelle quote-part revenant aux organismes intermédiaires est comptabilisée sur un compte budgétaire statistique dédié au recouvrement de la quote-part pour le compte de tiers. Le processus applicable dans Chorus est celui dit de la facture externe sans engagement de tiers.


6.4. Audits


S'il s'avère, au regard des rapports transmis par l'Opérateur ou des évaluations annuelles des investissements, que celui-ci ne respecte pas les modalités de la présente convention, utilise les crédits de manière sous-optimale ou n'utilise pas la totalité des crédits qui lui sont confiés, le Commissariat général à l'investissement peut engager un audit des procédures gérées par l'opérateur. L'Opérateur accorde alors toutes les autorisations nécessaires aux équipes mandatées par le Commissariat général à l'investissement pour accéder aux informations requises à la réalisation de cet audit. Les frais de cet audit peuvent être prélevés sur l'enveloppe de l'action.
Les corps de contrôle et d'inspection de l'Etat sont enfin pleinement compétents pour conduire des missions sur les actions du PIA gérées par l'opérateur.


7. Suivi de la mise en œuvre des projets avec les bénéficiaires finaux
7.1. Contrats passés entre Bpifrance et le bénéficiaire final


Bpifrance est responsable du suivi de la mise en œuvre des projets d'investissement par les bénéficiaires sélectionnés. Elle signe un contrat cadre, après avis du Commissariat général à l'investissement, avec le ou les bénéficiaires et une convention avec chaque bénéficiaire, qui précisent notamment :


- l'utilisation des crédits ;
- le contenu du projet ;
- le calendrier de réalisation ;
- les modalités de pilotage du projet ;
- l'encadrement communautaire applicable ;
- le montant des tranches, les critères et le calendrier prévisionnel de déclenchement des tranches successives ;
- le cas échéant, les modalités de cofinancement des projets ;
- les conditions de retour financier pour l'Etat ;
- les modalités de restitution des données nécessaires au suivi et à l'évaluation des investissements ;
- les modalités de communication.


Le bénéficiaire met en outre met en place un tableau de bord comportant des indicateurs de suivi de l'avancement des projets et des résultats obtenus et le transmet régulièrement au Gestionnaire.
La convention type est validée par le COPIL (respectivement le COPIL régional).
L'Opérateur tient un tableau de bord de suivi des contractualisations qui est actualisé régulièrement en vue de son analyse par le comité de pilotage.


7.2. Suivi de l'exécution du contrat


Bpifrance s'engage, par tous les moyens qu'elle juge utile, à suivre la bonne exécution des projets avec le bénéficiaire final des crédits.
Bpifrance sollicite notamment la mise en place d'un comité de suivi du projet dont la fréquence est au moins annuelle. Ce comité a pour objet de suivre la mise en œuvre du projet et notamment le niveau d'exécution budgétaire, l'avancement des opérations financées et le respect du planning. Les ministères représentés au COPIL (respectivement les représentants des membres du COPIL régional) sont invités au comité de suivi.
En cas de difficulté de mise en œuvre pour un projet, le chef de file du projet doit en informer Bpifrance le plus rapidement possible et proposer un plan d'action pour y remédier.


7.3. Déclenchement des tranches successives


Les crédits sont décaissés par tranches aux bénéficiaires. S'il s'avère que les crédits ne sont pas utilisés conformément aux conventions mentionnées ci-dessus, le Gestionnaire peut décider, après avis du commissaire général à l'investissement, de ne pas verser les tranches suivantes et d'abandonner le projet.
De façon plus générale, le Gestionnaire rend compte régulièrement de l'état d'avancement des projets et des conventions au CGI conformément à l'article 6.1.


7.4. Conditions de modification du contrat


Toute modification du contrat sollicitée par le bénéficiaire final est soumise à une évaluation préalable du projet et de ses conditions de réalisation, diligentée par Bpifrance, dans les conditions définies au 5.1 de la présente convention.


La signature de l'avenant au contrat se fait dans les conditions suivantes :
- les modifications mineures qui ne touchent pas à l'économie générale du projet (ie. qui ne touchent pas au calendrier, au budget initial, aux performances attendues et aux partenariats) sont validées par l'Opérateur avec information du COPIL (respectivement du COPIL régional) ;
- les modifications substantielles (modification de calendrier, de budget, de performances attendues du projet et de partenariat) seront soumises à une validation du COPIL (respectivement du COPIL régional), voire à une nouvelle décision du Premier ministre (respectivement du préfet de région et du président du conseil régional).


8. Dispositions transverses
8.1. Communication


Dans tous les documents et communications portant notamment sur des projets financés au titre de la présente convention, ainsi que sur son site internet, Bpifrance s'engage à préciser que les opérations retenues sont réalisées dans le cadre du Programme d'investissements d'avenir lancé par l'Etat pour le niveau national (respectivement, lancé conjointement par l'Etat et la région pour le niveau régional). La communication doit viser à rappeler l'objectif de l'action concernée et à la valoriser
Bpifrance soumet pour validation les projets de communiqués de presse et documents de communication relatifs aux projets sélectionnés dans le cadre de la présente convention, ou à l'action dans son ensemble au CGI pour le niveau national et au préfet de région ainsi qu'au président du conseil régional pour le niveau régional.
Tout manquement constaté par le Commissariat général à l'investissement aux obligations susmentionnées fait l'objet d'une mise en demeure par le Commissariat général à l'investissement d'exécuter l'obligation dans un délai qu'il détermine.


8.2. Transparence du dispositif


L'Opérateur s'engage à mettre à disposition des commissions compétentes du Parlement l'ensemble des documents relatifs au Programme d'investissements d'avenir en sa possession, dans les limites liées aux secrets protégés par la loi.


8.3. Usage de la marque collective


L'Opérateur peut utiliser le logo Investissements d'avenir, déposé en tant que marque collective, dans les conditions prévues par le règlement d'usage.
Les bénéficiaires disposant également d'un droit d'usage de ce logo, l'Opérateur s'assure qu'ils adhèrent à ce règlement d'usage dans les contrats prévus au point 7.1 de la présente convention.


8.4. Informatique et libertés


L'Opérateur est responsable des traitements de données à caractère personnel qu'il met en œuvre en exécution de la présente convention.
A ce titre, il accomplit les formalités qui sont, le cas échéant, nécessaires, et il informe les candidats aux appels à projets du fait que les données à caractère personnel qu'ils transmettent font l'objet d'un traitement au sens de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés (ci-après « Loi Informatique et Libertés ») et sont transmises au Commissariat général à l'investissement, lequel peut les transmettre aux secrétariats généraux aux affaires régionales pour les actions du Programme d'investissement d'avenir dont ils assurent le suivi. L'Opérateur informe également les candidats de leurs droits d'accès et de rectification prévus par la Loi informatique et libertés. Le Commissariat général à l'investissement est tenu informé des modifications induites par l'exercice de ces droits.


8.5. Mandat de gestion concernant l'obligation de transparence résultant de l'application du droit de l'Union européenne relatif aux aides d'Etat


L'Etat et l'Opérateur ont conclu un contrat de mandat par lequel l'Etat confie à l'Opérateur la mission de transmission de certaines informations à la Commission européenne afin d'assurer le respect des obligations de transparence résultant de l'application du droit de l'Union européenne relatif aux aides d'Etat.
La mission de gestion des fonds confiée à l'Opérateur en vertu de la présente convention inclut donc les obligations de l'Opérateur en matière de transparence, dans les conditions prévues par le contrat de mandat susmentionné.


8.6. Entrée en vigueur de la convention et modifications


La présente convention, valable pour une durée de dix années, entre en vigueur le lendemain de sa publication au Journal officiel de la République française.
Par voie d'avenant, les parties peuvent convenir de modifications aux dispositions de la présente convention et de ses annexes.


Fait le 7 avril 2017, en six exemplaires.


Pour l'Etat :

Le Premier ministre,

Bernard Cazeneuve

La ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat,

Ségolène Royal

La ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche,

Najat Vallaud-Belkacem

Le ministre de l'économie et des finances,

Michel Sapin


Pour l'EPIC Bpifrance :

Le président-directeur général,

P. Lepetit

Pour Bpifrance Financement SA et Bpifrance Investissement :

Le président-directeur général,

N. Dufourcq

(1) Entreprise employant moins de 250 salariés, réalisant soit un chiffre d'affaires annuel inférieur à 50 millions d'euros, soit un total de bilan inférieur à 43 millions d'euros. Un dépassement de seuil n'a d'effet qu'après 2 exercices consécutifs. (2) Limité en tout état de cause aux entreprises de taille intermédiaire employant moins de 1 000 salariés et réalisant un chiffre d'affaires annuel inférieur à 150 millions d'euro. Un dépassement de seuil n'a d'effet qu'après 2 exercices consécutifs.