Arrêté du 29 août 2016 portant création et fixant les modalités d'obtention du certificat individuel pour l'activité « mise en vente, vente des produits phytopharmaceutiques »




Arrêté du 29 août 2016 portant création et fixant les modalités d'obtention du certificat individuel pour l'activité « mise en vente, vente des produits phytopharmaceutiques »

NOR: AGRE1623362A
Version consolidée au 16 novembre 2018


Le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement,
Vu le code rural et de la pêche maritime, notamment ses articles R. 254-8 à R. 254-14 ;
Vu l'arrêté du 29 août 2016 relatif aux conditions d'habilitation des organismes de formations prévues à l'article R. 254-14 du code rural et de la pêche maritime,
Arrête :


Il est créé un certificat individuel pour l'activité « mise en vente, vente des produits phytopharmaceutiques ».
Les conditions d'obtention de ce certificat individuel sont fixées conformément aux dispositions du présent arrêté.

Le certificat visé à l'article 1er peut être obtenu :


1° A la suite d'une formation intégrant une vérification des connaissances par étapes, d'une heure, comprenant trente questions portant sur le programme de formation du certificat visé à l'article 1er. Pour valider la vérification des connaissances, vingt réponses justes sur les trente questions sont exigées. Les candidats ne validant pas ces vingt réponses suivent une journée de formation complémentaire de consolidation des connaissances, à partir du programme de formation du certificat postulé ;


2° A la suite de la réussite à un test d'une heure trente, comprenant trente questions portant sur le programme de formation du certificat visé à l'article 1er. Pour valider le test, vingt réponses justes sur les trente questions sont exigées. Les candidats ne validant pas les vingt réponses ne peuvent pas se réinscrire au test. Ils suivent le programme de formation de la catégorie de certificat postulée conformément aux dispositions du 1° du présent article ;


3° Sur diplôme ou titre obtenu au cours des cinq années précédant la date de la demande. La liste est fixée conformément à l'annexe I du présent arrêté.


Les conditions dans lesquelles un candidat titulaire d'un certificat individuel peut obtenir le certificat créé par le présent arrêté sont précisées par instruction. Le certificat ainsi obtenu ne peut permettre l'obtention d'un certificat dans une autre catégorie ou pour une autre activité professionnelle.


Au terme de sa validité, le certificat est renouvelé dans sa catégorie :
1° A la suite d'une formation ;
2° A la suite de la réussite à un test d'une heure trente, comprenant trente questions portant sur le programme de formation du certificat visé à l'article 1er. Pour valider le test, vingt réponses justes sur les trente questions sont exigées. Les candidats ne validant pas les vingt réponses ne peuvent pas se réinscrire au test. Ils suivent le programme de formation de la catégorie de certificat postulée conformément aux dispositions du 1° du présent article ;
3° Sur diplôme ou titre obtenu au cours des cinq années précédant la date de la demande. La liste est fixée conformément à l'annexe I du présent arrêté.


Les thèmes du programme, la durée de la formation afférente ainsi que la mise en œuvre des modalités d'accès au certificat sont précisés à l'annexe II du présent arrêté.
Les formations et tests sont réalisés dans un organisme de formation habilité et répertorié conformément aux dispositions de l'arrêté relatif aux conditions d'habilitation des organismes de formations prévues à l'article R. 254-14 du code rural et de la pêche maritime susvisé.
Les candidats absents à tout ou partie de la formation ne peuvent se voir délivrer le document attestant de la réussite au certificat postulé.

Article 6
A modifié les dispositions suivantes :


Les dispositions du présent arrêté entrent en vigueur le 1er octobre 2016.


Le directeur général de l'enseignement et de la recherche, les directeurs régionaux de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt et les directeurs de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

  • Annexe I


    ANNEXES
    ANNEXE I
    DIPLÔMES ET TITRES REQUIS POUR LA DÉLIVRANCE DU CERTIFICAT INDIVIDUEL POUR L'ACTIVITÉ « MISE EN VENTE, VENTE DES PRODUITS PHYTOPHARMACEUTIQUES »


    Les diplômes et titres suivants doivent avoir été obtenus au cours des cinq années précédant la date de la demande.
    Diplômes et titres de l'enseignement technique agricole délivrés par le ministère chargé de l'agriculture :
    Brevet d'études professionnelles agricoles, diplôme de niveau V, dans la spécialité suivante : Conseil vente.
    Brevet professionnel, diplôme de niveau IV, dans les options suivantes :
    Agroéquipements, conduite et maintenance des matériels ;
    Responsable d'atelier de productions horticoles ;
    Responsable d'exploitation agricole ;
    Responsable de chantiers forestiers ;
    Technicien de recherche-développement ;
    Aménagement paysager.
    Baccalauréat professionnel, diplôme de niveau IV, dans les spécialités suivantes :
    Agroéquipement ;
    Conduite et gestion de l'exploitation agricole ;
    Conduite et gestion de l'entreprise vitivinicole ;
    Aménagements paysagers ;
    Forêt ;
    Conduite et gestion de l'entreprise hippique ;
    Productions horticoles ;
    Technicien conseil-vente en produits de jardin ;
    Technicien conseil-vente en animalerie ;
    Gestion des milieux naturels et de la faune ;
    Baccalauréat technologique, diplôme de niveau IV : Sciences et technologie de l'agronomie et du vivant.
    Brevet de technicien supérieur agricole, diplôme de niveau III, dans les options suivantes :
    Agronomie productions végétales ;
    Aménagements paysagers ;
    Analyse et conduite des systèmes d'exploitation ;
    Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole ;
    Développement de l'agriculture des régions chaudes ;
    Génie des équipements agricoles ;
    Gestion et maîtrise de l'eau ;
    Production horticole ;
    Productions animales ;
    Technico-commercial ;
    Gestion et protection de la nature ;
    Viticulture-œnologie ;
    Gestion forestière.
    Certificat de spécialisation dans les options suivantes :
    Complétant un diplôme de niveau IV figurant dans la liste précitée ;
    Complétant un diplôme de niveau III figurant dans la liste précitée.
    Certificat de capacité technique agricole et rurale, titre de niveau IV :
    Technicien productions agricoles et services associés ;
    Technicien jardins espaces verts ;
    Technicien forestier.
    Titre délivré par l'Union nationale rurale d'éducation et de promotion : Eleveur.
    Diplômes et titres de niveau I délivrés par les écoles suivantes :
    Centre international d'études supérieures en sciences agronomiques (Montpellier SupAgro) ;
    Ecole d'ingénieurs de Purpan ;
    Bordeaux Sciences Agro ;
    Ecole nationale du génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg ;
    Ecole nationale supérieure agronomique de Toulouse ;
    Ecole nationale supérieure d'agronomie et des industries alimentaires de Nancy ;
    Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles ;
    Ecole supérieure d'agriculture d'Angers ;
    Etablissement issu de la fusion de l'institut polytechnique LaSalle Beauvais et de l'Ecole supérieure d'ingénieurs et de techniciens pour l'agriculture de Rouen ;
    Institut d'enseignement supérieur et de recherche en alimentation, santé animale, sciences agronomiques et de l'environnement (Vet Agro Sup) ;
    Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement (AgroParisTech) ;
    Institut supérieur des techniques d'outre-mer (spécialité « protection des cultures ») ;
    Institut national supérieur des sciences agronomiques, de l'alimentation et de l'environnement (AgroSup Dijon) ;
    Institut supérieur d'agriculture de Lille ;
    Institut supérieur d'agriculture et d'agroalimentaire Rhône-Alpes ;
    Institut supérieur des sciences agronomiques, agroalimentaires, horticoles et du paysage (Agrocampus Ouest) ;
    Diplôme d'Etat de docteur vétérinaire.
    Diplômes délivrés par les universités :
    Diplôme universitaire de technologie de biologie appliquée, option « agronomie ».
    Licences professionnelles, domaines :
    Agronomie ;
    Aménagement du paysage ;
    Commerce, management et distribution des produits agricoles, horticoles ou animaliers ou management de rayons de produits agricoles, horticoles ou agroalimentaires ;
    Espaces naturels ;
    Management des organisations (entreprises d'horticulture et de paysage, entreprises agricoles ou agroalimentaires, gestionnaire des entreprises de l'agroéquipement) ;
    Protection de l'environnement ;
    Productions animales ;
    Productions végétales ;
    Protection de l'environnement.
    Diplôme d'Etat de docteur en pharmacie.

  • Annexe II

    ANNEXE II
    PROGRAMMES, DURÉE DE FORMATION ET MISE EN ŒUVRE DES MODALITÉS D'ACCÈS AU CERTIFICAT POUR L'ACTIVITÉ MISE EN VENTE, VENTE DES PRODUITS PHYTOPHARMACEUTIQUES
    I. - Programme

    Cf. annexe I de la directive 2009/128/CE du 21 octobre 2009.

    THÈME : RÉGLEMENTATION
    et sécurité environnementale
    THÈME : SANTÉ SÉCURITÉ APPLICATEUR
    et espace ouvert au public
    THÈME : RÉDUCTION DE L'USAGE,
    méthodes alternatives

    Cadre réglementaire français : lois Grenelle 1 et 2 et mesures afférentes : plan Ecophyto.

    Définition des produits phytopharmaceutiques.

    Produits autorisés et produits illégaux.

    Autorisation de mise sur le marché.

    Usage autorisé et non autorisé des produits (produits grands publics).

    Classement et stockage des produits au sein de l'espace de vente (produits grands publics).

    Réglementation liée à l'espace de vente (délivrance, enregistrement…).

    Réglementation liée au stockage des produits sur l'espace de vente.

    Réglementation liée à la collecte et au traitement des déchets et effluents.

    Réglementation liée au transport des matières dangereuses.

    Règles spécifiques aux installations classées.

    Responsabilité de l'employeur, de l'applicateur.

    Responsabilité vis-à-vis des tiers.

    Législation liée à l'agrément d'entreprise.

    Obligations réglementaires en matière de suivi des produits.

    Obligations réglementaires en matière d'enregistrement et de présence des documents sur les lieux de vente (produits grands publics).

    Réglementation spécifique à l'activité professionnelle.

    Risques pour l'environnement et les principales voies de contamination

    Dangerosité pour l'environnement :

    ― impacts sur l'environnement, sur les plantes non cibles, les insectes utiles, la faune sauvage et la biodiversité ;

    ― connaissance des dangers des produits.

    Situations d'exposition aux dangers :

    ― types de pollution : diffuse ou ponctuelle ;

    ― devenir des produits phytopharmaceutiques dans l'environnement après le traitement ;

    ― situations de contamination avant, pendant et après le traitement ;

    ― facteurs favorisant et aggravant les contaminations ;

    ― risques au niveau de la zone à traiter lors d'une intervention.

    Prévention des risques.

    Stratégies retenues selon les espaces, leur nature, leur usage :

    zones protégées, gestion différenciée, plan de désherbage.

    Pratiques visant à limiter la dispersion des produits phytopharmaceutiques dans l'environnement lors des transports.

    Pratiques et aménagements visant à limiter la dispersion des produits phytopharmaceutiques dans l'environnement lors du stockage et du traitement des résidus.

    Pratiques et aménagements visant à limiter la dispersion des produits phytopharmaceutiques dans l'environnement lors des manipulations.

    Pratiques, aménagements et équipements visant à limiter la dispersion des produits phytopharmaceutiques dans l'environnement lors des épandages.

    Traçabilité tout au long du processus.

    Risques liés à l'utilisation des produits phytopharmaceutiques

    Dangerosité des produits :

    ― dangers du produit ;

    ― voies de pénétration ;

    ― intoxication aiguë et intoxication chronique ;

    ― devenir des produits dans l'organisme : stockage ou élimination.

    Situations d'exposition aux dangers :

    ― situations d'exposition : avant, pendant et après l'application ;

    ― contact direct et indirect ;

    ― facteurs favorisant et aggravant la pénétration.

    Catégories de populations sensibles.

    Mesures à prendre pour réduire les risques pour les êtres humains

    Conditions et précautions d'emploi d'un produit pour limiter les contaminations des applicateurs.

    Conditions et précautions d'emploi d'un produit pour les usagers.

    Principales recommandations et réglementation.

    Conduite à tenir en cas d'intoxication aiguë ou d'accident

    Principaux symptômes d'empoisonnement.
    Conduite à tenir en cas d'accident.

    Mesures d'alerte des premiers secours :

    numéros d'urgence, déclaration des accidents.

    Signalement de l'accident auprès de Phyt'attitude (réseau de toxicovigilance).

    Techniques alternatives à l'utilisation des produits phytopharmaceutiques.

    Méthodes et produits de biocontrôle utilisant des mécanismes naturels.

    Systèmes ou aménagements permettant de réduire les risques de bio-agressions ou de limiter l'utilisation des produits phytopharmaceutiques : espèces résistantes ou adaptées à l'environnement, contrôle cultural, aménagements pour favoriser la biodiversité et les habitats des auxiliaires, outils d'aide à la décision…

    Evaluation comparative de l'utilisation des produits dans une perspective d'information et de recommandation

    Evaluation de la nécessité d'intervenir : identification des agresseurs et évaluation des risques.

    Diagnostic phytosanitaire des cultures : degré d'infestation, seuil de nuisibilité, présence d'auxiliaires.
    Utilisation des avertissements agricoles.

    Raisonnement des interventions et nformation relative aux méthodes et aux produits utilisés en fonction de leur efficacité, de leur toxicité, de leurs caractéristiques (concentration de matière active, mobilité, rapidité de dégradation, solubilité, etc.).

    Comparaison avec des méthodes alternatives.

    II. - Durée et organisation horaire de la formation

    Certificat individuel mise en vente, vente des produits phytopharmaceutiques .

    PREMIER CERTIFICAT

    Secteur d'activité : vente de produits professionnels

    RÉPARTITION
    horaire (21 h)

    RENOUVELLEMENT

    Secteur d'activité : vente de produits professionnels

    RÉPARTITION
    horaire (7 h)

    Réglementation et sécurité environnementale
    (y compris évaluation 10 questions)

    6 à 7 h
    Réglementation et sécurité environnementale
    2 h

    Santé sécurité applicateur et espace ouvert au public
    (y compris évaluation 10 questions)

    6 à 7 h
    Santé sécurité applicateur et espace ouvert au public
    2 h

    Réduction de l'usage, méthodes alternatives
    (y compris évaluation 10 questions)

    7 h
    Réduction de l'usage, méthodes alternatives
    3 h

    Vérification des connaissances
    (30 questions)

    1 h


    PREMIER CERTIFICAT

    Secteur d'activité : vente de produits grands publics

    RÉPARTITION
    horaire (21 h)

    RENOUVELLEMENT

    Secteur d'activité : vente de produits grands publics

    RÉPARTITION
    horaire (7 h)

    Réglementation et sécurité environnementale
    (y compris évaluation 10 questions)

    7 à 8 h
    Réglementation et sécurité environnementale
    2 h

    Santé sécurité applicateur et espace ouvert au public
    (y compris évaluation 10 questions)

    7 à 8 h
    Santé sécurité applicateur et espace ouvert au public
    2 h

    Réduction de l'usage, méthodes alternatives
    (y compris évaluation 10 questions)

    5 h
    Réduction de l'usage, méthodes alternatives
    3 h

    Vérification des connaissances (30 questions)

    1 h


    III. - Mise en œuvre des modalités d'accès

    La mise en œuvre des modalités d'accès au certificat mise en vente, vente des produits phytopharmaceutiques est précisée par instruction.


Fait le 29 août 2016.


Pour le ministre et par délégation :

Le directeur général de l'enseignement et de la recherche,

P. Vinçon