Arrêté du 31 juillet 2003 portant définition et fixant les conditions de délivrance du brevet de technicien supérieur design de mode, textile et environnement, option A : mode, option B : textile-matériaux-surface.




Arrêté du 31 juillet 2003 portant définition et fixant les conditions de délivrance du brevet de technicien supérieur design de mode, textile et environnement, option A : mode, option B : textile-matériaux-surface.

NOR: MENS0301624A
Version consolidée au 17 novembre 2019

Le ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche,

Vu le décret n° 95-665 du 9 mai 1995 modifié portant règlement général du brevet de technicien supérieur ;

Vu l'arrêté du 9 mai 1995 fixant les conditions d'habilitation à mettre en oeuvre le contrôle en cours de formation en vue de la délivrance du baccalauréat professionnel, du brevet professionnel et du brevet de technicien supérieur ;

Vu l'arrêté du 9 mai 1995 relatif au positionnement en vue de la préparation du baccalauréat professionnel, du brevet professionnel et du brevet de technicien supérieur ;

Vu l'avis de la 13e commission professionnelle consultative arts appliqués du 13 mars 2003 ;

Vu l'avis du Conseil supérieur de l'éducation en date du 5 juin 2003 ;

Vu l'avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche en date du 23 juin 2003 ;

Vu l'avis du Conseil national des programmes,

La définition et les conditions de délivrance du brevet de technicien supérieur design de mode, textile et environnement sont fixées conformément aux dispositions du présent arrêté.

Le brevet de technicien supérieur design de mode, textile et environnement comporte deux options (option A : mode et option B : textile-matériaux-surface).

Les unités constitutives du référentiel de certification du brevet de technicien supérieur design de mode, textile et environnement sont définies en annexe I au présent arrêté.

Cette annexe précise les unités communes au brevet de technicien supérieur design de mode, textile et environnement et à d'autres spécialités de brevet de technicien supérieur.

La formation sanctionnée par le brevet de technicien supérieur design de mode, textile et environnement comporte des stages en milieu professionnel dont les finalités et la durée exigée pour se présenter à l'examen sont précisées à l'annexe II au présent arrêté.

En formation initiale sous statut scolaire, les enseignements permettant d'atteindre les compétences requises du technicien supérieur sont dispensés conformément à l'horaire hebdomadaire figurant en annexe III au présent arrêté.

Le règlement d'examen est fixé en annexe IV au présent arrêté. La définition des épreuves ponctuelles et des situations d'évaluation en cours de formation est fixée en annexe V au présent arrêté.

Pour chaque session d'examen, la date de clôture des registres d'inscription et la date de début des épreuves pratiques ou écrites sont arrêtées par le ministre chargé de l'éducation nationale.

La liste des pièces à fournir lors de l'inscription à l'examen est fixée par chaque recteur.

Chaque candidat s'inscrit à l'examen dans sa forme globale ou dans sa forme progressive conformément aux dispositions des articles 16, 23, 24 et 25 du décret du 9 mai 1995 susvisé.

Il précise également s'il souhaite subir l'épreuve facultative.

Dans le cas de la forme progressive, le candidat précise les épreuves ou unités qu'il souhaite subir à la session pour laquelle il s'inscrit.

Le brevet de technicien supérieur design de mode, textile et environnement est délivré aux candidats ayant passé avec succès l'examen défini par le présent arrêté conformément aux dispositions du titre III du décret du 9 mai 1995 susvisé.

Les correspondances entre les épreuves de l'examen organisées conformément aux arrêtés du 3 septembre 1997 fixant les conditions de délivrance du brevet de technicien supérieur stylisme de mode et du brevet de technicien supérieur art textile et impression et les épreuves de l'examen organisées conformément au présent arrêté sont précisées en annexe VI au présent arrêté.

La durée de validité des notes égales ou supérieures à 10 sur 20, obtenues aux épreuves de l'examen subi selon les dispositions des arrêtés du 3 septembre 1997 précités et dont le candidat demande le bénéfice dans les conditions prévues à l'alinéa précédent, est reportée dans le cadre de l'examen organisé selon les dispositions du présent arrêté conformément à l'article 17 du décret du 9 mai 1995 susvisé et à compter de la date d'obtention de ce résultat.

La première session du brevet de technicien supérieur design de mode, textile et environnement organisée conformément aux dispositions du présent arrêté aura lieu en 2005.

La dernière session du brevet de technicien supérieur stylisme de mode et du brevet de technicien supérieur art textile et impression, organisée conformément aux dispositions des arrêtés du 3 septembre 1997 précités, aura lieu en 2004. A l'issue de cette session les arrêtés du 3 septembre 1997 précités sont abrogés.

Le directeur de l'enseignement supérieur et les recteurs sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

  • Annexes

    Annexe 1

    Référentiel des activités professionnelles

    1. Champ d'activités

    1.1. Définition

    Le BTS DESIGN DE MODE, TEXTILE ET ENVIRONNEMENT, OPTION MODE, OPTION TEXTILE - MATERIAUX - SURFACE, met en interaction la richesse des contenus relatifs à différents domaines de pratique, tels que l'habillement, l'accessoire, l'environnement maison, la production textile, l'automobile, la cosmétique, les tendances, etc. La synergie des contenus issus de pratiques évolutives définit les bases de connaissances nécessaires à la formation de créateurs en mode, textile et environnement. Le domaine de la mode impose des temporalités et des activités spécifiques, dont le domaine du textile peut dépendre tout en conservant une singularité d'approche et des caractéristiques spécifiques.

    1.2. Les objectifs liés au contexte professionnel et au positionnement personnel

    La préparation au diplôme poursuit un double objectif :

    -répondre aux attentes des professions dans leurs besoins immédiats, mais, plus fondamentalement, intégrer les mutations permanentes que sont les nouveaux champs d'action et de création et les différents secteurs d'intervention ;

    -donner aux étudiants les compétences fondatrices qui leur permettent soit, à ce niveau, d'évoluer au sein de l'entreprise comme salarié ou indépendant, soit de poursuivre des études, soit de les reprendre ultérieurement.

    En effet, il s'agit tout autant de former un futur professionnel que de participer à la construction d'une "personnalité" .Le croisement d'une culture élargie et de pratiques singulières doit rendre l'étudiant disponible, conscient, critique et capable de s'affirmer dans l'orientation professionnelle qu'il aura choisie. Cette lucidité face aux enjeux professionnels est d'autant plus indispensable qu'une certaine subordination du textile à la question de la mode (sur le plan économique, notamment) impose de faire une distinction claire entre les activités liées à la démarche de création et de conception dans les deux secteurs.

    Le designer oriente et accompagne les mutations que connaissent les domaines de la mode, du textile et de l'environnement puisqu'il intervient depuis l'amont de la création, intègre le support dans sa réflexion et possède une connaissance suffisante de la technique. La création sous-entend : la créativité, le sens de l'innovation, mais aussi la culture générale et artistique, l'ouverture internationale, la curiosité, la connaissance des univers "mode, textile et environnement", l'intuition des tendances. La technique implique :

    -une approche des matériaux et de leur mise en œuvre, de leurs propriétés, de leurs contraintes et de leurs procédés de fabrication ;

    -la connaissance des outils informatiques et des logiciels professionnels spécialisés ;

    -la prise en compte des contraintes économiques et de faisabilité.

    2. Contexte professionnel

    2.1. Emplois concernés (appellations courantes) et place dans l'organisation de l'entreprise :

    Les fonctions, activités et niveaux d'intervention précisés ci-après, correspondent à des emplois auxquels les titulaires du BTS pourront accéder après une expérience en entreprise.

    FONCTIONS

    ACTIVITES

    NIVEAU D'INTERVENTION

    Styliste tendance/ designer coordonnateur de collection

    Recherche de tendances, conception d'orientations, de l'environnement à la finition, communication, conception de tendances génériques et / ou adaptation des tendances à l'image d'une entreprise.

    Préconisation, conseil.

    Acheteur, styliste conseil

    Orienter et / ou effectuer les achats pour une boutique, un grand magasin ; interface entre créateur/marque et espace de diffusion du produit.

    Interface, conseil, information, commercialisation.

    Styliste vêtement

    Création de collections, thèmes, formes, couleurs, matières, traduction en book, ou catalogue de vente (prospectif), ou en fonction d'attendus de marque.

    Sens du produit, connaissance des (ou d'une) marques.

    Dessinateur, styliste textile, infographiste

    Créations de motifs, dessins, couleurs, matières, rythmes ; illustration textile, graphisme, mise en situation (motifs, objets divers, véhicules, etc.).

    Création et / ou adaptation d'un dessin (traditionnel, PAO).

    Illustrateur vêtement

    Mise en image, mise en situation, communication du vêtement, du style, sur silhouette ou à plat.

    Dessin traditionnel ou PAO

    Styliste tissu

    Identification approfondie du tissu (aspect, tomber, etc.), approvisionnement en matières ; interface entre créateurs et fournisseurs.

    Interprétation / interface.

    Designer matière

    Recherche et / ou choix de nouveaux aspects, de touchers, de traitements de surface, de façonnages en relation avec les tendances.

    Mise en valeur du produit (réactualisation, scénographie, communication, création).

    Designer couleur

    Création, actualisation, déclinaison de gammes, traduction ou mise en couleurs de maquettes ; communication avec les techniciens ; connaissance des matériaux.

    Polyvalence autour de l'univers du produit.

    Styliste accessoires

    Mise au point de books, catalogues de vente ; création d'accessoires traduisant l'image de la marque (ligne principale, licences étrangères) sur formes, couleurs, matières et finitions.

    Conception.

    Designer polysensoriel

    Identification polysensorielle, sélection de palettes olfactives, tactiles, gustatives, visuelles et sonores.

    Interface, conseil (nouveau profil).

    Styliste photo

    Mise en situation, mise en valeur, des produits textiles, vêtements, véhicules, cosmétique, alimentation, etc.

    Intervention presse, net, agences publicitaires (et autres), télévision, images fixes, séquences courtes).

    Designer espace de vente (étalage)

    Communication, mise en valeur du produit (intérieur/extérieur), aménagement des espaces de vente et de communication (boutique, magasin, vitrine, show room, etc.) ; définition, création d'événements.

    Scénographie des espaces de vente (événementiel, saisonnier), shopping, etc.

    Styliste maille

    Création de matières, motifs, couleurs, textures, formes (bureau de style, salon, fabriquant), création de formes, de surfaces spécifiques à la technique.

    Création, production (prospectif et / ou produit).

    Styliste chaîne et trame

    Choix et création de fibres, de textures, d'armures, de tissages, depuis l'échantillonnage jusqu'à la création de la forme (type de façonnage).

    Interface par rapport à une marque, une tendance ; développement du produit.

    Assistant rédactionnel

    Liaison entre rédacteur (journaliste) et bureaux de presse, attachés de presse ; shopping boutiques, show room, etc.

    Interface, information (presse écrite, télévision, net, etc.).

    Graveur (impression textile)

    Mise au net, adaptation des techniques de reproduction, création.

    Interface entre conception et édition.

    2.2. Les entreprises concernées

    Les différentes fonctions et activités répertoriées dans le tableau ci-dessus trouvent leur place dans les structures d'insertion suivantes :

    - bureaux et agences de style indépendants,

    - bureaux et agences de style intégrés à une entreprise,

    - bureaux de création,

    - cabinets de dessin,

    - grands magasins,

    - centrales d'achat de grandes surfaces et bureaux d'achat (étranger),

    - agences de design (produit, communication, espace)

    - vente par correspondance (VPC),

    - haute couture,

    - prêt-à-porter,

    - créateurs.

    2.3. Conditions générales d'exercice :

    Les pratiques professionnelles interrogent aujourd'hui sur ce qui doit être envisagé de nouveau et de complémentaire.

    Des champs nouveaux ou connexes se développent. La carrière du designer s'ouvre à une pluralité de secteurs :

    - le vêtement ;

    - l'accessoire : mode, maison ;

    - l'environnement maison (linge, revêtement, ameublement) ;

    - le textile ;

    - les cosmétiques ;

    - les tendances.

    D'autre part, les pratiques professionnelles actuelles tendent à réunir autour d'une conception de projet, une équipe à caractère pluridisciplinaire. Chaque spécialiste doit comprendre et intégrer les domaines représentés. Il s'agit donc de donner des bases indispensables à la pratique d'activités professionnelles clairement identifiées et de développer des attitudes et des comportements ouverts. Ces bases doivent permettre d'appréhender la complexité et la singularité des questions connexes aux champs d'application et d'ancrer les savoirs et la culture sur lesquels peuvent se fonder une progression professionnelle et le développement d'une personnalité.

    3. Délimitation et pondération des activités

    L'exercice de l'activité professionnelle implique des compétences professionnelles mais aussi des qualités personnelles :

    - créativité mettant en interaction une curiosité d'esprit, une sensibilité artistique affirmée et une culture générale solide ;

    - ouverture pluridisciplinaire permettant de distinguer les différents champs technologiques mais aussi de les mettre en relation ;

    - capacité à identifier les enjeux sociaux ;

    - capacité à prendre du recul, se situer, relativiser ;

    - capacité à communiquer, à développer une argumentation et à convaincre.

    4. Méthodologie

    4.1. La formation

    Suite logique du baccalauréat arts appliqués, dont la rénovation a affirmé l'apprentissage des bases communes aux métiers du design, ou suite de la classe de mise à niveau des arts appliqués, le BTS DESIGN DE MODE, TEXTILE ET ENVIRONNEMENT engage la formation vers une spécialisation professionnelle et s'inscrit comme tremplin vers des poursuites d'études, soit en "licence professionnelle de Design de Mode, Textile & Environnement" à bac+3, soit en Diplôme supérieur d'arts appliqués à bac+4, soit en établissements supérieurs spécialisés.

    Les BTS Stylisme de mode et Art textile et Impression couvrant ce secteur sont donc recentrés au sein de cette nouvelle formation.

    L'association de ces formations antérieures est conduite avec la volonté d'extraire les points forts, communs, et la richesse des contenus de chacune afin de recentrer et de définir les bases de connaissances et de maîtrises nécessaires au profil professionnel actuel des nouveaux "intervenants concepteurs" . Un socle commun est défini ; les spécificités sont développées au sein de chacune des options, notamment dans le cadre de la démarche de création et de conception.

    Au cours du premier semestre, l'étudiant élargit et renforce sa culture générale, artistique et professionnelle. Il acquiert les bases méthodologiques qui fondent la formation.

    Au cours du second semestre, l'étudiant approfondit ces notions fondamentales, il se sensibilise aux problématiques du textile et de la mode ; il renforce ses savoir-faire instrumentaux.

    Au cours des troisième et quatrième semestres, l'étudiant expérimente, sur des questions élémentaires, diverses approches liées à la démarche de projet, développe une attitude critique sur sa production et acquiert progressivement une démarche personnelle.

    4.2. L'enseignement

    Le Laboratoire de création et de conception est le lieu de convergence de l'ensemble des disciplines ; au sein du Laboratoire, doivent interagir :

    - les démarches créatives ;

    - la maîtrise des langages plastiques, des connaissances techniques et l'utilisation des technologies de l'information et de la communication ;

    - la culture générale et artistique ;

    - la communication orale et écrite, en français et au minimum dans une langue étrangère ;

    - la maîtrise des concepts, l'affirmation d'une pensée, la prise en compte de l'intuition, des questionnements ;

    - le travail en équipe ;

    - les données de mercatique, de gestion et de législation permettant de soutenir une démarche ou un projet professionnel (cas concret ou hypothèse professionnelle).

    Cette interactivité est conditionnée par la transversalité des enseignements au sein des équipes. Celles-ci doivent en effet gérer le projet de formation globale reposant sur des objectifs communs tout en intégrant les acquis disciplinaires spécifiques et veiller à l'actualisation permanente des connaissances.

    La mise en place du dispositif pédagogique sera facilitée par une organisation modulaire ou souple de l'emploi du temps en fonction de la stratégie pédagogique construite par l'équipe et des possibilités de l'établissement.

    Les enseignements artistiques et professionnels sont dispensés par des professeurs certifiés ou agrégés d'arts appliqués.

    En outre, des conservateurs de musées, des artistes, philosophes, cinéastes, designers en activité, interviennent dans le cadre de conférences, de débats ou sur des suivis de projets.

    L'accès à la formation conduisant au BTS DESIGN DE MODE, TEXTILE & ENVIRONNEMENT est ouvert en priorité aux élèves titulaires du baccalauréat STI arts appliqués et aux élèves issus d'une classe de mise à niveau des arts appliqués.

    Le recrutement s'effectue sur l'avis de l'équipe pédagogique et sous la responsabilité du chef d'établissement, à partir du dossier scolaire.

    Fonction :

    F.1. : Exploration

    TÂCHES

    Objectifs :

    Analyser la demande.

    Diversifier les points de vue.

    Affirmer un positionnement.

    Activités :

    Étude des données (sollicitations, contextes).

    Exploration, recherche et comparaison des références.

    Tri, classement, articulation, hiérarchisation des informations.

    CONDITIONS D'EXERCICE

    Ressources :

    Toute source documentaire.

    Culture générale, artistique, technique.

    Autonomie, responsabilité :

    En autonomie dans le cadre du travailleur indépendant.

    Seul ou au sein d'une équipe pluridisciplinaire.

    RÉSULTATS ATTENDUS

    Mise en problème.

    Choix sélectif d'informations, de documentation, de références.

    Définition des champs d'intervention.

    Problématiser et comparer des approches.

    Adapter des méthodes de travail.

    Situer les niveaux d'intervention.

    Fonction :

    F.2. : Proposition

    TÂCHES

    Objectifs :

    Explorer des champs culturels.

    Rechercher des langages adaptés.

    Proposer des hypothèses de travail personnelles.

    Activités :

    Choix de l'environnement et des outils adaptés.

    Exploration de solutions innovantes, diversifiées.

    Manipulations expérimentales, recherche, déclinaison, confrontation de propositions.

    Contextualisation des recherches et des propositions.

    CONDITIONS D'EXERCICE

    Ressources :

    Demande.

    Références culturelles diverses (artistiques, techniques).

    Autonomie, responsabilité :

    En autonomie dans le cadre du travailleur indépendant.

    Seul ou au sein d'une équipe pluridisciplinaire.

    RÉSULTATS ATTENDUS

    Identification des éléments signifiants, des orientations à retenir.

    Approche personnelle, argumentée et justifiée.

    Propositions ouvertes.

    Communication à l'aide d'outils appropriés.

    Fonction :

    F.3. : Articulation

    TÂCHES

    Objectifs :

    Définir, mettre en forme et communiquer les hypothèses du projet.

    Activités :

    Validation, affirmation et justification des choix.

    Exploitation des recherches, sélection d'une hypothèse.

    CONDITIONS D'EXERCICE

    Ressources :

    Documentation spécifique au projet et à sa réalisation.

    Références sur les processus et procédés de fabrication.

    Culture technique, législative et juridique (normes, règles, sécurité).

    Autonomie, responsabilité :

    En autonomie dans le cadre du travailleur indépendant.

    Seul ou au sein d'une équipe pluridisciplinaire.

    Sous le contrôle du chef d'entreprise, d'agence.

    RÉSULTATS ATTENDUS

    Qualité et pertinence de la réponse.

    Appréciation de la complexité du projet (aux plans créatif, esthétique, fonctionnel, technique, ergonomique, écologique, sociologique, économique, etc.)

    Conformité des hypothèses du projet au cahier des charges.

    Production de documents de référence.

    Fonction :

    F.4. : Projet

    TÂCHES

    Objectifs :

    Participer à l'élaboration et la réalisation du projet.

    Activités :

    Participer aux étapes de la démarche de projet.

    Ajuster à chacune des étapes, la réponse à la demande, la conformité au projet.

    Apprécier la cohérence globale.

    CONDITIONS D'EXERCICE

    Ressources :

    Cahier des charges.

    Références de normes et de réglementation.

    Projet.

    Autonomie, responsabilité :

    En autonomie dans le cadre du travailleur indépendant.

    Seul ou au sein d'une équipe pluridisciplinaire.

    Sous le contrôle du chef d'entreprise, d'agence.

    RÉSULTATS ATTENDUS

    Respect des délais et contraintes.

    Réponse au cahier des charges.

    Validation artistique et technique du projet.

    Fonction :

    F.5. : Développement

    TÂCHES

    Objectifs :

    Participer au développement du projet.

    Activités :

    Envisager les collaborations.

    Ajuster à chacune des étapes, la réponse à la demande, la conformité au projet constitué.

    Élaborer un prototype.

    Apprécier la cohérence globale.

    CONDITIONS D'EXERCICE

    Ressources :

    Projet constitué ou avant-projet.

    Références de normes et de réglementation.

    Autonomie, responsabilité :

    Seul ou au sein d'une équipe pluridisciplinaire.

    Sous le contrôle du chef d'entreprise, d'agence.

    RÉSULTATS ATTENDUS

    Respect des délais et contraintes.

    Réalisation du projet constitué.

    Validation artistique et technique des réponses.

    Fonction :

    F.6. : communication

    TÂCHES

    Objectifs :

    Dialoguer, échanger, argumenter.

    Communiquer sur un projet.

    Présenter et soutenir un projet.

    Activités :

    Participer au travail d'une équipe pluridisciplinaire.

    Argumenter par écrit ou à l'oral les différentes étapes de la recherche et de la production, convaincre.

    Transmettre les informations par des moyens adaptés.

    CONDITIONS D'EXERCICE

    Ressources :

    Maîtrise du vocabulaire technique, des outils de communication graphiques, infographiques, etc.

    Maîtrise d'une langue étrangère.

    Autonomie, responsabilité :

    En autonomie au sein de l'équipe.

    RÉSULTATS ATTENDUS

    Expression claire en français et dans au moins une langue étrangère, écoute ouverte et attentive, réactivité.

    Travail en équipe.

    Force de conviction.

    Mise en relation du référentiel des activités professionnelles et du référentiel de certification

    REFERENTIEL DES ACTIVITES
    professionnelles

    REFERENTIEL DE CERTIFICATION

    COMPETENCE GLOBALE

    Le titulaire du BTS Design de Mode, Textile & Environnement a pour mission, à partir d'une commande initiale précisant les besoins et les contraintes, de participer à la création et à la conception d'un projet relatif à la création et à la conception en habillement, accessoire, environnement maison, production textile, automobile, cosmétique, tendances, etc.

    Fonctions

    Capacités et compétences

    F.1. Exploration

    C1

    Engager une attitude exploratoire.

    C1 1

    Déclencher une expérience sensible.

    C1 2

    Procéder à des investigations prospectives.

    F.2. Proposition

    C2

    Dégager des hypothèses.

    C2 1

    Confronter et identifier des propositions variées.

    C2 2

    Développer des hypothèses - choisir et articuler.

    F.3. Articulation

    C3

    Choisir et articuler.

    C3 1

    Questionner

    C3 2

    Élaborer des objectifs.

    F.4. Projet

    C4

    Capacité à engager un choix de création.

    C4 1

    Maîtriser le processus de création en validant des choix.

    C4 2

    Définir un positionnement conceptuel.

    F.5. Développement

    C5

    Développer un projet.

    C5 1

    Proposer des solutions.

    C5 2

    Envisager les collaborations.

    C5 3

    Réaliser le projet.

    F.6. Communication

    C6

    Scénariser et communiquer le projet.

    C6 1

    S'adapter à une situation de communication.

    C6 2

    Argumenter et défendre ses choix.

    C6 3

    Transmettre les informations.

    .

    Organisation du domaine professionnel

    Unités communes à plusieurs spécialités de BTS

    L'unité "culture générale et expression" U. 1 du brevet de technicien supérieur design de mode, textile et environnement, option mode et option textile - matériaux - surface" est commune aux brevets de techniciens supérieurs du secteur industriel appartenant au groupe I. Les titulaires du BTS "design de mode, textile et environnement, option mode et option textile - matériaux - surface" ou de l'une des spécialités du groupe I qui souhaitent présenter une autre de ces spécialités sont, à leur demande, dispensés de l'obtention de l'unité culture générale et expression". Les bénéficiaires de l'unité culture générale et expression" au titre du BTS "design de mode, textile et environnement, option mode et option textile - matériaux - surface" ou de l'une des spécialités du groupe I qui souhaitent présenter une autre de ces spécialités sont, à leur demande, pendant la durée de validité du bénéfice, dispensés de l'obtention de l'unité culture générale et expression".

    Le diplôme est constitué des unités suivantes :

    U. 1 Culture générale et expression

    U. 2 Langue vivante étrangère.

    U. 3 Sciences physiques.

    U. 4 Projet.

    U. 4.1 Projet professionnel.

    U. 4.2 Rapport de stage ou d'activités professionnelles.

    U. 5 Dossier de travaux.

    U. 6 Culture design et Technologie

    U. 6.1 Culture design

    U. 6.2 Technologies

    U. 1 Culture générale et expression

    L'unité de "culture générale et expression" vise à évaluer les compétences définies par l'arrêté du 16 novembre 2006 "objectifs, contenus de l'enseignement et référentiel du domaine de la culture générale et expression pour le brevet de technicien supérieur" (BO n° 47 du 21 décembre 2006).

    U. 2 Langue vivante étrangère

    L'unité englobe l'ensemble des capacités et compétences incluses dans le référentiel. Dans l'unité de langue vivante étrangère figurent trois axes fondamentaux :

    1°) Les objectifs :

    - Maîtrise de la langue vivante étrangère dans une perspective professionnelle ;

    2°) Les compétences fondamentales

    - compréhension orale d'informations à caractère professionnel,

    - expression orale : langue de communication, conversations de type simple au téléphone...

    3°) Les connaissances ;

    - les bases linguistiques du programme des classes terminales,

    - la morpho-syntaxe de la langue utilisée dans les situations professionnelles ciblées,

    - terminologie, lexique du domaine professionnel.

    U. 3 Sciences physiques

    L'unité "Sciences physiques" englobe l'ensemble des objectifs, capacités, compétences et savoir-faire précisés dans le présent référentiel.

    U. 4.1 Projet professionnel

    Le candidat doit être capable :

    - d'analyser une situation réelle ou vraisemblable, observée en stage le cas échéant ;

    - de placer cette situation dans son contexte ;

    - de mettre en œuvre les démarches et les outils spécifiques nécessaires à la concrétisation du projet ;

    - de mener à son sujet une réflexion interrogative et critique ;

    - de soutenir oralement une démarche complète dans les domaines concernés.

    U. 4.2 Rapport de stage ou d'activités professionnelles

    Le candidat doit être capable de :

    - montrer sa compréhension de l'entreprise et de son domaine d'activité au travers de la rédaction du rapport de stage ou d'activités professionnelles.

    U. 5 Dossier de travaux

    Le candidat doit être capable :

    - d'analyser une problématique relevant du domaine de la mode et du textile,

    - d'énoncer des orientations créatives,

    - de communiquer ses idées par des moyens graphiques,

    - de montrer des qualités de discernement et de cohérence, envisager des déclinaisons et évolutions possibles.

    U. 6.1 Culture design

    Le candidat doit être capable :

    - d'analyser, commenter et conduire une réflexion argumentée à partir des documents proposés ;

    - de comprendre et repérer les articulations des signes propres aux domaines du design de mode et du design textile - matériaux - surface, en relation avec l'ensemble des productions relevant des arts appliqués ;

    - de faire émerger des problématiques en s'appuyant sur les référents culturels et technologiques de l'ensemble du champ disciplinaire ;

    - de communiquer par écrit.

    U. 6.2 Technologies

    Le candidat doit être capable :

    - d'analyser, commenter et conduire une réflexion argumentée à partir des documents proposés ;

    - de comprendre et repérer les articulations des signes propres aux domaines du design de mode et du design textile - matériaux - surface, en relation avec l'ensemble des productions relevant des arts appliqués ;

    - de faire émerger des problématiques en s'appuyant sur les référents culturels et technologiques de l'ensemble du champ disciplinaire ;

    - de communiquer par écrit.

    UF. 1 Langue vivante étrangère 2

    L'unité englobe l'ensemble des capacités et compétences incluses dans le référentiel.

    UF. 2 Approfondissement sectoriel

    Le candidat doit être capable :

    - de montrer ses facultés d'analyse et de synthèse dans le domaine d'approfondissement qu'il a choisi, son sens critique et la pertinence de ses choix.

    Épreuve de projet

    U. 4.1 Projet (et UF. 2 Approfondissement sectoriel)

    C

    CAPACITÉS

    S1
    1

    S1
    11

    S1
    2

    S2
    a

    S2
    b

    S2
    c

    S3

    S4

    S5

    S6

    S7

    C1.1

    Déclencher une expérience sensible

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C1.2

    Procéder à des investigations prospectives

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C2.1

    Confronter et identifier des propositions variées

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C2.2

    Développer des hypothèses - choisir et articuler

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C3.1

    Questionner

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C3.2

    Élaborer des objectifs

    X

    X

    X

    X

    C4.1

    Maîtriser le processus de création en validant des choix

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C4.2

    Définir un positionnement conceptuel

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C5.1

    Proposer des solutions

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C5.2

    Envisager les collaborations

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C5.3

    Réaliser

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C6.1

    S'adapter à une situation de communication

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C6.2

    Argumenter et défendre ses choix

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C6.3

    Transmettre les informations

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    Épreuve de projet

    U. 4.2 Rapport de stage ou d'activités professionnelles

    C

    CAPACITÉS

    S1
    1

    S1
    11

    S1
    2

    S2
    a

    S2
    b

    S2
    c

    S3

    S4

    S5

    S6

    S7

    C1.1

    Déclencher une expérience sensible

    C1.2

    Procéder à des investigations prospectives

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C2.1

    Confronter et identifier des propositions variées

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C2.2

    Développer des hypothèses - choisir et articuler

    C3.1

    Questionner

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C3.2

    Élaborer des objectifs

    X

    X

    X

    X

    C4.1

    Maîtriser le processus de création en validant des choix

    C4.2

    Définir un positionnement conceptuel

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C5.1

    Proposer des solutions

    C5.2

    Envisager les collaborations

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C5.3

    Réaliser

    C6.1

    S'adapter à une situation de communication

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C6.2

    Argumenter et défendre ses choix

    C6.3

    Transmettre les informations

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    Épreuve de dossier de travaux

    U. 5 Dossier de travaux personnels

    C

    CAPACITÉS

    S1
    1

    S1
    11

    S1
    2

    S2
    a

    S2
    b

    S2
    c

    S3

    S4

    S5

    S6

    S7

    C1.1

    Déclencher une expérience sensible

    X

    X

    X

    X

    X

    C1.2

    Procéder à des investigations prospectives

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C2.1

    Confronter et identifier des propositions variées

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C2.2

    Développer des hypothèses - choisir et articuler

    X

    X

    X

    X

    X

    C3.1

    Questionner

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C3.2

    Élaborer des objectifs

    X

    X

    X

    X

    C4.1

    Maîtriser le processus de création en validant des choix

    X

    X

    X

    C4.2

    Définir un positionnement conceptuel

    X

    X

    X

    X

    X

    C5.1

    Proposer des solutions

    X

    X

    X

    C5.2

    Envisager les collaborations

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C5.3

    Réaliser

    X

    X

    X

    C6.1

    S'adapter à une situation de communication

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C6.2

    Argumenter et défendre ses choix

    X

    X

    C6.3

    Transmettre les informations

    X

    X

    X

    X

    X

    Épreuve de culture design et technologies

    U. 6.1 Culture design

    C

    CAPACITÉS

    S1
    1

    S1
    11

    S1
    2

    S2
    a

    S2
    b

    S2
    c

    S3

    S4

    S5

    S6

    S7

    C1.1

    Déclencher une expérience sensible

    C1.2

    Procéder à des investigations prospectives

    X

    X

    X

    X

    X

    C2.1

    Confronter et identifier des propositions variées

    X

    X

    X

    X

    X

    C2.2

    Développer des hypothèses - choisir et articuler

    X

    X

    X

    X

    C3.1

    Questionner

    X

    X

    X

    X

    X

    C3.2

    Élaborer des objectifs

    X

    C4.1

    Maîtriser le processus de création en validant des choix

    X

    C4.2

    Définir un positionnement conceptuel

    X

    X

    X

    C5.1

    Proposer des solutions

    X

    X

    C5.2

    Envisager les collaborations

    X

    X

    X

    C5.3

    Réaliser

    X

    C6.1

    S'adapter à une situation de communication

    X

    X

    X

    C6.2

    Argumenter et défendre ses choix

    X

    C6.3

    Transmettre les informations

    X

    X

    Épreuve de culture design et technologies

    U. 6.2 Technologies

    C

    CAPACITÉS

    S1
    1

    S1 11

    S1
    2

    S2
    a

    S2
    b

    S2
    c

    S3

    S4

    S5

    S6

    S7

    C1.1

    Déclencher une expérience sensible

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C1.2

    Procéder à des investigations prospectives

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C2.1

    Confronter et identifier des propositions variées

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C2.2

    Développer des hypothèses - choisir et articuler

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C3.1

    Questionner

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C3.2

    Élaborer des objectifs

    X

    X

    X

    C4.1

    Maîtriser le processus de création en validant des choix

    C4.2

    Définir un positionnement conceptuel

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C5.1

    Proposer des solutions

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C5.2

    Envisager les collaborations

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C5.3

    Réaliser

    C6.1

    S'adapter à une situation de communication

    X

    X

    X

    C6.2

    Argumenter et défendre ses choix

    X

    X

    X

    C6.3

    Transmettre les informations

    X

    X

    X

    Référentiel de certification

    Capacités & compétences

    Exploration

    Les processus exploratoires peuvent être conduits selon une temporalité linéaire ou non, individualisée ou collective, et à des vitesses diverses selon les options.

    F.1. Exploration

    Capacité : C. 1. Engager une attitude exploratrice

    Compétence : C. 1. 1. Déclencher une expérience sensible

    Unités

    Être capable de :

    Ressources

    Indicateurs d'évaluation

    U. 3

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.2

    UF. 2

    - Provoquer un phénomène, une réaction.

    - Toucher, manipuler, être sensible.

    - Découvrir (heuristique), révéler.

    - Écouter, s'imprégner, sentir, recueillir.

    - Impulser des envies et des intentions.

    - Réveiller une mémoire, des émotions, des images.

    Ressources multiples, polymorphes, codifiées ou non, d'ordre sensoriel, sensible et autres (mot(s), image(s), geste(s), matériaux, couleur(s), etc.), véhiculés par divers supports :

    - mise en scène,

    - visite d'exposition,

    - spectacle,

    - voyage,

    - enquête, quête,

    - toutes manifestations,

    - toutes stimulations.

    - Centres de ressource, d'information et de documentation :

    - bibliothèque,

    - médiathèque,

    - presse,

    - accès Internet,

    - tissuthèque, filothèque,

    - matériauthèque.

    - Ateliers :

    - impression - ennoblissement,

    - image (photo, vidéo, infographie),

    - maille,

    - tissage,

    - broderie,

    - volume (sculpture, moulage, thermoformage, etc.)

    Plusieurs attitudes sont repérées :

    - réceptivité,

    - réactivité,

    - sensibilité,

    - curiosité,

    - mobilité,

    - capacité d'échange.

    Compétence : C. 1. 2. Procéder à des investigations prospectives

    U. 3

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    - Saisir.

    - Collecter.

    - S'approprier.

    - Capter.

    - Classer.

    - Ouvrir.

    - Déployer.

    - Déplier.

    - Développer.

    - Expérimenter.

    - Manipuler.

    - Confronter.

    - Connecter.

    - Greffer.

    - Questionner.

    - Analyser.

    - Prendre des notes.

    - Appréhender des champs de recherches multiples.

    - Amorcer des pistes.

    - Identifier et traiter des informations.

    - Diversifier les points de vue.

    - Ressources iconographiques, littéraires, journalistiques, filmiques, sensorielles (2D, 3D, son...)

    - Techniques et technologies anciennes et nouvelles.

    - Ateliers.

    - L'attitude exploratoire est positionnée, contextualisée (actualité, histoire, courants, contre courants, prospective, ...)

    - Les attitudes sont diversifiées : curiosité, mobilité.

    - Les propositions sont diversifiées : créativité.

    .

    Proposition

    F.2. Proposition

    Capacité : C. 2. Dégager des hypothèses

    Compétence : C. 2. 1. Confronter et identifier des propositions variées

    Unités

    Être capable de :

    Ressources

    Indicateurs d'évaluation

    U. 3

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    - Rassembler, classer, confronter des propositions.

    - Élaborer des critères discriminants.

    - Utiliser des méthodes comparatives.

    - Identifier les potentiels et les dominantes sémantiques et plastiques.

    - Recherches et propositions antérieures.

    - Croisement et superposition d'informations.

    - Expériences concrètes (expression plastique, laboratoire de conception et de création, atelier, technologie).

    - Outils et méthodes critiques des savoirs fondamentaux et associés.

    - Des propositions sont classées selon des critères personnels ou selon des critères liés au groupe ou selon des critères extérieurs.

    - Des nuances de qualités sont identifiées, produites, déclinées (couleurs, textures, touchers, formes...)

    - Des langages de diverses origines sont articulés.

    Compétence : C. 2. 2. Développer des hypothèses - choisir et articuler

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    - Explorer les techniques et technologies à des fins créatives.

    - Développer des pratiques plastiques.

    - Connecter et articuler les éléments collectés et / ou produits.

    - Échanges avec une équipe pluridisciplinaire d'enseignants, créateurs, professionnels, chercheurs.

    - Ateliers.

    - Expériences concrètes.

    - L'attitude critique est affirmée ; l'analyse est développée.

    - La réflexion sur le sens est assumée aux différents stades de l'élaboration.

    - La demande a fait l'objet d'une appropriation.

    Articulation

    F.3. Articulation

    Capacité : C. 3. Choisir et articuler

    Compétence : C. 3. 1. Questionner

    Unités

    Être capable de :

    Ressources

    Indicateurs d'évaluation

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Questionner les intentions du projet en relation à l'actualité, l'histoire, les courants, les contre-courants et la prospective.

    - Référence aux demande(s) initiale(s) et aux hypothèses envisagées.

    - Productions et propositions antérieures.

    - Équipe pluridisciplinaire.

    - Savoirs fondamentaux et associés.

    - Ateliers.

    - Centres de ressources.

    Les attitudes d'anticipation, de projection, de mobilité, sont alternées.

    Compétence : C. 3. 1. Élaborer des objectifs

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    - Négocier et élaborer des objectifs de projet.

    - Choisir des outils méthodologiques, plastiques et technologiques adaptés.

    - Référence à la demande initiale et aux hypothèses dégagées.

    - Productions et propositions antérieures.

    - Équipe pluridisciplinaire.

    - Savoirs fondamentaux et associés.

    - Ateliers.

    - Centres de ressources.

    L'attitude créative est conservée et affirmée pendant la démarche de projet.

    .

    Projet

    F.4. Projet

    Capacité : C. 4. Capacité à engager un choix de création

    Compétence : C. 4. 1. Maîtriser le processus de création en validant des choix

    Unités

    Être capable de :

    Ressources

    Indicateurs d'évaluation

    U. 4.1

    U. 5

    UF. 2

    - Affirmer des choix sémantiques, plastiques, techniques, en cohérence avec les intentions du projet.

    - Repérer, produire, utiliser des documents de référence.

    - Valider des possibilités de mise en forme.

    - Sensibilisation et appréhension de l'univers "produit".

    - Ateliers (moulage, coupe à plat), technologie des matériaux, tissuthèque, matériauthèque.

    - Savoirs fondamentaux et associés.

    - Méthodologie des démarches créatives.

    Les différents niveaux de la création sont identifiés, organisées, articulés et permettent d'assurer une première validation du projet.

    Compétence : C. 4. 2. Définir un positionnement conceptuel

    U. 4.1

    U. 5

    UF. 2

    Affirmer le choix conceptuel.

    Le projet en cours.

    L'identité du projet est en adéquation avec les intentions et les choix conceptuels sont affirmés.

    Développement

    F.5. Développement

    Capacité : C. 5. Développer un projet

    Compétence : C. 5. 1. Proposer des solutions

    Unités

    Être capable de :

    Ressources

    Indicateurs d'évaluation

    U. 4.1

    U. 5

    U.6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    - Annoncer un "concept" de collection.

    - Préciser les engagements et anticiper les différentes modalités de réalisation.

    - Équipe pluridisciplinaire et intervenants extérieurs.

    - Ateliers (moulage, coupe à plat), technologie des matériaux, tissuthèque, matériauthèque, pré-prototypage.

    - Savoirs fondamentaux et associés.

    - Culture design.

    - Culture artistique.

    - Culture technologique et professionnelle.

    L'identité du projet est reconnue et validée par l'ensemble des partenaires.

    Compétence : C. 5. 2. Envisager les collaborations

    U. 1

    U. 2

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 1

    UF. 2

    - Envisager les collaborations et les prestations nécessaires ou possibles.

    - Le projet en développement.

    - Économie, gestion, marketing.

    - Ateliers.

    Le projet prend forme dans une réalité sociale, culturelle et professionnelle.

    Compétence : C. 5. 3. Réaliser le projet

    U. 3

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    Réaliser, créer un prototype.

    - Le projet en développement.

    - Ateliers.

    Les contraintes de faisabilité sont connues.

    Communication

    F.6. Communication

    Capacité : C. 6. Scénariser et communiquer le projet

    Compétence : C. 6. 1. S'adapter à une situation de communication

    Unités

    Être capable de :

    Ressources

    Indicateurs d'évaluation

    U. 1

    U. 2

    U. 4.1

    U. 4.2

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 1

    UF. 2

    - Prendre en compte la demande et l'identité du (ou des) récepteur(s).

    - Demande et identité du (ou des) récepteurs.

    -Équipe pluridisciplinaire et intervenants extérieurs.

    -Culture design.

    -Culture artistique.

    -Culture technologique et professionnelle.

    - La communication visuelle et orale des intentions et des concepts du projet, est prévue et réfléchie.

    -La cohérence des différents niveaux du projet est réalisée.

    Compétence : C. 6. 2. Argumenter et défendre ses choix

    U. 1

    U. 2

    U. 4.1

    U. 4.2

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 1

    UF. 2

    - Communiquer visuellement et oralement des intentions du projet

    - Communiquer le projet dans une langue étrangère.

    - Le projet développé.

    - Équipe pluridisciplinaire.

    - Savoirs fondamentaux et associés (en particulier culture technologique et professionnelle).

    - La communication visuelle et orale du projet (intentions- développement) est engagée et convaincante.

    - Le vocabulaire technique est maîtrisé.

    - La présentation du projet intègre le dialogue et l'écoute.

    - L'expression dans une langue étrangère, au moins, est claire, compréhensible, correcte ; les termes techniques sont connus.

    - Les potentialités du projet sont repérées et ses développements possibles sont annoncés.

    Compétence : C. 6. 3. Transmettre les informations

    U. 1

    U. 2

    U. 4.1

    U. 4.2

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 1

    UF. 2

    - Utiliser des médias diversifiés.

    - Décliner éventuellement sur divers supports de communication et à des niveaux d'information gradués.

    - Le projet développé.

    -Vocabulaire technique.

    - Au moins une langue étrangère.

    - Connaissance des techniques et fonctions de la communication.

    - Des ouvertures éventuellement proposées par le ou les récepteurs, sont prises en compte.

    - Le projet a convaincu.

    .

    Référentiel de certification

    Savoirs associés

    Tableau général des relations privilégiées capacités / savoirs technologiques associes

    S1 : Laboratoire de création et de conception.

    S11 : Laboratoire de création et de conception : option mode.

    S111 (option mode) : Communication de mode.

    S12 : Laboratoire de création et de conception : option textile - matériaux - surface.

    S2 : Technologie fondamentale et appliquée.

    a. Technologie fondamentale.

    b. (option mode) Technologie fondamentale et appliquée à la fabrication.

    c. Technologie appliquée à la création.

    S3 : Ateliers

    S31 : Maille.

    S32 : Impression - ennoblissement.

    S33 : Gravure.

    S34 : (option mode) Construction / volume / prototypage.

    S35 : (option textile) Tissage.

    S36 : Broderie.

    S37 : Dentelle.

    S38 : Infographie.

    S39 : Photographie / vidéo.

    S4 : Expression plastique.

    S5 : Culture design.

    S6 : Philosophie.

    S7 : Économie et gestion.

    S8 : Sciences physiques.

    S9 : Culture générale et expression.

    S10 : Langue vivante étrangère.

    C

    COMPETENCES

    SAVOIRS TECHNOLOGIQUES ASSOCIES

    S1
    1

    S1
    11

    S1
    2

    S2
    a

    S2
    b

    S2
    c

    S3

    S4

    S5

    C1

    C1.1

    Déclencher une expérience sensible

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C1.2

    Procéder à des investigations prospectives

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C2

    C2.1

    Confronter et identifier des propositions variées

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C2.2

    Développer des hypothèses - choisir et articuler

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C3

    C3.1

    Questionner

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C3.2

    Élaborer des objectifs

    X

    X

    X

    X

    C4

    C4.1

    Maîtriser le processus de création en validant des choix

    X

    X

    X

    X

    X

    C4.2

    Définir un positionnement conceptuel

    X

    X

    X

    X

    X

    C5

    C5.1

    Proposer des solutions

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C5.2

    Envisager les collaborations

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C5.3

    Réaliser

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C6

    C6.1

    S'adapter à une situation de communication

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C6.2

    Argumenter et défendre ses choix

    X

    X

    X

    X

    X

    X

    C6.3

    Transmettre les informations

    X

    X

    X

    X

    X

    .

    S 1 : Laboratoire de création et de conception

    Préliminaires

    Pour chacune des deux options (S11 et S12), le Laboratoire de création et de conception est un lieu de rencontre, de pratique, de réflexion, d'expérimentation, de découverte, d'imprégnation ; c'est un lieu de convergence des savoirs et des pratiques associés, des périphériques repoussant les cadres de la discipline (questionnements plastiques, technologiques, philosophiques, scientifiques, éthiques...)

    C'est un lieu d'implication de l'étudiant en tant qu'acteur à part entière dans son parcours personnel, révélant peu à peu sa projection future dans la profession.

    Le Laboratoire de création et de conception doit être un lieu de transversalité des disciplines et d'approches des réalités sociales, économiques et culturelles.

    L'équipe des enseignants et des intervenants extérieurs doit pour cela mettre en place des méthodologies ouvertes, permettant aux différents profils des étudiants de révéler leur potentiel créatif, leurs compétences, leurs intentions, les aidant ainsi à accéder à une autonomie de pensée et d'action.

    La formation

    La formation sur deux années est organisée en semestres.

    Relativement aux contextes professionnels et culturels de chaque centre de formation, les équipes pédagogiques alterneront des méthodes prenant en compte des vitesses d'appropriation et de création différents, des temps de recherches et d'investigation inscrits dans la durée, et des moments rapides, synthétiques, ciblés.

    Ces temps peuvent se succéder, ou être investis simultanément. Ils doivent placer l'étudiant face à des enjeux et des questionnements divers, l'aidant à installer des dispositifs qui lui permettront d'élaborer une démarche singulière et engagée, tout en intégrant les pratiques professionnelles.

    L'expression plastique est partie prenante de l'étape de création / conception parce qu'elle mobilise l'étudiant sur des expériences sensibles : toucher, éprouver, voire goûter, sont des modalités de pensée. Avant de servir la traduction ou la communication d'un projet, l'expression plastique suscite, oriente, engage, détermine une recherche, une attitude, une trajectoire, un parcours, un projet.

    La culture design doit permettre l'approfondissement des repères. Quant à l'économie gestion, elle doit valider l'approche mercatique d'un projet.

    La participation du professeur de philosophie doit permettre à l'étudiant de construire sa démarche en la confrontant à divers questionnements.

    Les ateliers, satellites du laboratoire de création et de conception, sont les espaces privilégiés et indispensables d'une pratique concrète et créative de la technologie.

    La manipulation, l'expérimentation, le déplacement des techniques, l'accident analysé, la déclinaison des possibles, éclairent et introduisent une information théorique plus précise dans le cadre de ces ateliers et de rencontres avec des spécialistes. Un relais permanent avec le laboratoire de création et de conception permet de situer ces recherches dans l'univers que chaque étudiant déploie, mettant en relations matières, couleurs, aspects, images, formes, objets...

    Toutes les expérimentations, explorations, expériences, qui sont rencontrées par l'étudiant, ont pour principal objectif de le rendre autonome par rapport à sa propre création. Il s'agit de lui permettre de s'approprier suffisamment d'outils de création, de créativité et d'auto-évaluation pour qu'il puisse se poser, se situer, voire se positionner.

    S 11 : Laboratoire de création et de conception, option mode

    Préliminaires

    Le laboratoire de création et de conception, option design de mode, se singularise par :

    - des problématiques particulières et prioritairement liées au corps (corps - espace, corps - matière, corps - ...) et plus généralement à l'apparence (corps - social, corps - parure, corps - enveloppe, ...) ;

    • - un rapport privilégié au volume ;

    • - une culture mode ;

    • - une culture technique et technologique spécifique ;

    • - des enjeux spécifiques liés aux secteurs d'activité, au(x) "métier(s)".

    Les compétences attendues (exploration - propositions - articulation - projet - développement - communication) sont communes aux deux options. Les temps requis pour aborder ces attitudes, qui sont des niveaux de compétences, seront toutefois différents à la fois dans la gestion du temps et dans les rythmes liés à la création et à la conception (hyper mobilité, réactivité, flexibilité, anticipation, intemporalité / temporalité).

    Il appartient à chaque équipe éducative d'organiser et de moduler les enseignements associés en relation avec le laboratoire de création et de conception, selon les modalités adaptées aux objectifs que celle-ci se donne et dans le contexte où elle se trouve (rythmes hebdomadaires, séquences regroupées, modules, workshops, stages intensifs, interventions ponctuelles...)

    La formation

    L'ouverture de la formation et l'échange grâce à des interventions extérieures, grâce à la participation à des actions ponctuelles (concours, manifestations diverses), devra favoriser un projet personnalisé de poursuite d'études ou une intégration dans la vie professionnelle.

    Les enjeux de la formation en design de mode sont doubles. D'une part, il s'agit de révéler une personnalité, de cultiver une singularité, une attitude, un positionnement. D'autre part, il s'agit d'aider une individualité à devenir un acteur répondant à des aspirations mais aussi des demandes et des besoins d'un métier, d'une entreprise, d'un groupe, d'une société, d'une marque, d'une identité, d'un territoire.

    La formation devra permettre à l'étudiant d'acquérir une posture créative et ouverte sur le champ artistique contemporain, continuellement mise en résonance avec une démarche liée au produit et à son contexte. La superposition, la confrontation de ces postures, permettra à l'étudiant en fin de cycle de s'adapter aux différents enjeux d'un secteur d'activité large et évolutif.

    1. Sensibilisation à l'environnement artistique contemporain - Dynamique de création

    Il s'agit :

    - de sensibiliser à l'environnement artistique contemporain (musique, théâtre, vidéo, cinéma, etc.) ;

    - de mettre en résonance et connecter le champ artistique contemporain avec la sensibilité propre de l'étudiant, avec ses aspirations ;

    • - de déclencher un questionnement prospectif qui va induire une démarche ;

    • - de définir des outils individualisés et appropriés (méthodologiques, plastiques, etc.) ;

    • - de révéler et délimiter un champ d'expression propre à l'étudiant.

    2. Sensibilisation à un univers de mode - Conception et élaboration de projet

    Il s'agit :

    - de sensibiliser à un univers, à une culture de mode ;

    - de développer la notion de produit et / ou la démarche de conception et d'élaboration de projet en s'appuyant sur cette culture et en se l'appropriant ;

    - d'intégrer des contraintes dans une démarche de projet.

    Selon les postures, les attitudes, il faudra développer la transversalité avec différentes disciplines, avec différents ateliers et favoriser les partenariats professionnels.

    3. Les ateliers

    Voir S 3.

    Transversalités proposées :

    Sensibilisation à l'environnement artistique contemporain.

    Dynamique de création.

    Sensibilisation à un univers de mode.

    Conception et élaboration de projet.

    Champs disciplinaires concernés :

    - expression plastique,

    - technologie appliquée à la création,

    - communication de mode,

    - culture design,

    - philosophie,

    - français.

    Ateliers concernés :

    - infographie,

    - photo / vidéo,

    - construction / volume / prototypage,

    - impression / ennoblissement (sérigraphie, impression numérique, transfert),

    - maille,

    - tissage.

    Ouverture sur l'extérieur :

    - interventions de plasticiens, sociologues, ...

    - visites d'expositions, ...

    - consultation de tissuthèque, de matériauthèque

    -...

    Champs disciplinaires concernés :

    - culture design,

    - communication de mode,

    - technologie appliquée à la création,

    - technologie appliquée à la fabrication,

    -français,

    - économie et gestion.

    Ateliers concernés :

    - infographie,

    - photo / vidéo,

    - construction / volume / prototypage,

    - impression / ennoblissement (sérigraphie;

    - impression numérique, transfert),

    - maille,

    - tissage.

    Ouverture sur l'extérieur :

    - interventions de professionnels de la mode ou du textile,

    - visites d'entreprises, de salons professionnels...

    - shopping, enquête produit,

    - consultation de tissuthèque, de matériauthèque,

    - participation à des actions, événements, concours,

    - stage(s) en entreprise,

    -...

    .

    Les différentes formes d'évaluations seront déterminées par la nature des projets. Les objectifs seront définis par l'équipe pédagogique en première et en deuxième année.

    Les niveaux d'exigence présentés dans les tableaux ci-dessous sont à considérer globalement (ils décrivent les compétences visées en fin de cycle d'étude). Ils sont à moduler selon les lieux d'enseignement et les parcours des étudiants.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    Sensibilisation à l'environnement artistique contemporain

    Se positionner nécessairement sur un contexte très large qui est celui de la société en général, ses aspirations, son actualité, sa culture qui est révélée dans le champ artistique contemporain* (S 5) (S 6) (S 9).

    S'informer à partir de ressources diversifiées : iconographie, littérature, médias, relations sensorielles (2D, 3D, son, ...), expositions, voyages, interventions de plasticiens, de créateurs, etc.

    Multiplier les points de vue, les niveaux de lecture, les champs d'investigation.

    Susciter, provoquer l'expression d'une sensibilité.

    Solliciter une mémoire individuelle et / ou collective.

    Lier une sensibilité personnelle à des aspirations plus générales.

    Être capable de réaliser une investigation sensible et analytique.

    Rechercher des informations.

    Diversifier les points de vue, les niveaux de lecture, les champs d'investigation.

    Faire appel à une sensibilité propre, une mémoire, une singularité.

    Être capable de faire une prospection "culturelle".

    Lier une sensibilité personnelle à des aspirations plus générales (écouter, s'imprégner, capter, "renifler", sentir, ressentir, recueillir, dans une relation d'échange).

    U. 4.1

    U. 5

    U 6.1

    UF. 2

    Dynamique de création

    Création d'idées à partir de "déclencheurs" sensibles* (S 4) (S 111) (S 2) (S 3).

    Provoquer une expérience sensible par l'association de l'observation, de l'analyse et de la manipulation.

    Élaborer un territoire de travail (visuel, tactile, ...) propice au déplacement, à la circulation, au voyage, à l'errance.

    Analyser le potentiel sémantique et plastique de ce territoire.

    Se positionner par rapport au champ de l'existant et dégager une problématique.

    Savoir choisir une expression singulière, en propre, pour valider la ou les réponse(s) possible(s).

    Expérimenter différentes méthodes de créativité.

    S'approprier des méthodes de créativité.

    Articuler de façon claire ce qui est de l'ordre de la "pensée" et ce qui est de l'ordre de la "pratique", du "faire" (comment se concrétise une idée).

    Être capable de concevoir la globalité et la singularité d'un projet.

    U. 4.1

    U. 5

    Sensibilisation à un univers de mode

    Culture de produit.

    De la pièce unique à la collection, la ligne de produit. Mise en évidence du principe de collection ; gammes, déclinaisons.

    Repérage des tendances.

    Enquête - produits par rapport aux secteurs et niveaux de gammes, aux positionnements de marques.

    Identité du produit, scénographie du produit, sensibilisation au marketing* (S 7).

    Innovations technologiques (salons professionnels, visites, ...)* (S 2).

    Informations concernant les milieux professionnels (bureaux de style, stylistes - créateurs, haute couture / prêt-à-porter, styliste issus de différents secteurs, chef de produit, sourceur, représentant, ...)

    Contraintes de fabrication* (S 111) (S 3) (S 8).

    Connaissance des termes précis du domaine (pièces, éléments de produit, accessoires)* (S 2) (S 111).

    Connaissance des matériaux* (S 2) (S 8).

    Savoir :

    - identifier et définir des principes de collection ; gammes, déclinaisons ;

    - repérer des tendances ;

    - identifier différents secteurs de mode et différents milieux professionnels ;

    - identifier des niveaux de gamme ;

    - avoir un vocabulaire spécifique ;

    - savoir désigner, reconnaître, détourner et anticiper le comportement des matériaux ;

    - être sensible aux innovations technologiques et à leurs utilisations possibles ;

    - être capable de reconnaître les facteurs d'identité d'un produit, d'une marque (packaging, flyer, scénographie, ...) ;

    - être capable de s'informer sur les principales contraintes de faisabilité industrielle ou artisanale ;

    - confronter une culture historique et sociologique de la mode avec une culture "produit".

    U. 4.1

    U. 4.2

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Conception et élaboration de projet

    Approche créative de la notion de produit et / ou de collection par :

    - le questionnement (analyse d'images, shopping, brainstorming, mots clefs, ...) ;

    - la définition de problématiques s'inscrivant dans une histoire personnelle et / ou dans les tendances actuelles de la mode ;

    - le croisement des pratiques artistiques* (S4), techniques et technologiques* (S 2) ;

    - l'expérience de la conception et réalisation en 3D pour prototypage* (S 34) (adéquation volume / matériaux, choix et expérimentation des méthodes de conception : coupe à plat, moulage ou autre) ;

    - la déclinaison des modes et moyens de communication* (S 4) (S 111) (S 34) (S 32) en fonction d'un concept, d'une tendance, d'un objectif.

    - la contextualisation dans les champs de la mode (prêt-à-porter, haute couture, pièces uniques), du design, de l'art, de la communication* (S 5).

    Développement d'un concept - produit s'inscrivant dans une culture de mode et / ou artistique.

    Approche "sensorielle", "intime" du produit, en liaison avec le projet.

    Savoir :

    - rechercher des gammes "sensorielles" (couleurs / matières / textures / odeurs / sons / ...);

    - rechercher des aspects et des touchers;

    - transformer une matière;

    - confectionner des répertoires iconographiques (collecte, modification d'images, créations);

    - constituer un répertoire d'objet (shopping, ...);

    - verbaliser (liste de vocabulaire, mots clefs, textes narration);

    - explorer l'univers des formes. (recherches expérimentales) :

    - en 2D, par l'exploration de la ligne, du trait, de la découpe et de la forme en utilisant le croquis, les montages photographiques, les mixages dessins / visuels, ...),

    - en 3D, par des approches en volume (relations corps / volume / espace) ; créer des volumes dans l'espace aux moyens de matériaux divers ; utiliser différents procédés de mise en forme des matériaux (coupe à plat, moulage, modelage, façonnage thermoformage,...) ;

    - produire en 3D des détails, des volumes à différentes échelles.

    Savoir :

    - définir une problématique, un concept global ;

    - décliner des principes de collection en relation avec un projet ;

    - situer ce projet dans une culture de mode et / ou artistique contemporaine ;

    - réaliser des prototypes (vêtements, accessoires)

    - choisir des outils et des modes de communication adaptés au projet.

    U. 4.1

    U. 4.2

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Les (*) renvoient à des intitulés de disciplines ou d'ateliers, pour complément d'informations (contenus et niveaux d'exigences). Les (*) indiquent des possibilités de transversalités qui ne sont ni exhaustives, ni limitatives.

    S 111. Communication de mode.

    S 2. Technologie fondamentale et appliquée.

    S 3. Les ateliers

    S 31 : Atelier maille.

    S 32 : Atelier impression - ennoblissement.

    S 33 : Atelier gravure.

    S 34 : (option mode) Atelier construction / volume / prototypage.

    S 35 : (option textile) Atelier tissage.

    S 36 : Atelier broderie.

    S 37 : Atelier infographie.

    S 38 : Atelier photographie / vidéo.

    S 4. Expression plastique.

    S 5. Culture design.

    S 6. Philosophie.

    S 7. Économie - gestion.

    S 8. Sciences physiques.

    S 9. Culture générale et expression.

    S 10. Langue vivante étrangère.

    .

    S 111 (Option mode) : Communication de mode

    Préliminaires

    La communication visuelle des idées de mode, que sous-tend un projet, implique la pratique d'un certain nombre d'outils graphiques, plastiques, infographiques, etc.

    La communication visuelle d'un projet intervient à différentes étapes de la création et sous différentes formes (visuels de tendance, concept-board, vidéo, maquettes volumes, recherches textiles, croquis d'ambiance, croquis à plat, dessin technique, prototypes, illustrations, etc.) L'organisation de ces éléments variés, ainsi que leur mise en scène, contribuent également à communiquer visuellement le projet.

    La pratique des outils de communication sera abordée dans différents ateliers et disciplines, le laboratoire de création et de conception étant le lieu de rencontre de ces différentes pratiques.

    Considéré sous l'angle de la communication de l'idée, le rôle du "croquis de mode" est évolutif. En effet, celui-ci est souvent étroitement associé à une image du métier de "styliste de mode" et à la conception d'une démarche créative linéaire où l'idée précède et engendre le croquis, qui détermine ensuite lui-même le produit en volume. En réalité le croquis peut à la fois anticiper la pensée, orienter et clarifier des idées en partie verbalisées ou servir essentiellement à communiquer un projet défini au préalable. Il est donc à la fois un outil de création et de communication.

    Une posture ouverte et créative implique de concevoir l'utilisation du croquis et du dessin en général de façon souple. Il n'existe pas un "croquis de mode" mais des approches diversifiées de la communication graphique et plastique d'un projet. Il importe donc de proposer un éventail large de modes et de moyens de création, d'expression et de communication afin d'aider progressivement l'étudiant à s'approprier certains d'entre eux.

    Les images de mode répondent toutefois à des contraintes particulières :

    - Provoquer l'adhésion au projet.

    - Offrir une vision claire et lisible du projet sous ses divers aspects.

    - Se situer en regard des tendances plastiques contemporaines, graphiques et mode.

    Les tableaux ci-dessous catégorisent quelques attentes graphiques et plastiques particulières et / ou propres à la communication des idées de mode. Ils ne sont toutefois ni exhaustifs, ni limitatifs. En effet, les images de mode appartiennent à un champ extrêmement ouvert, l'expression graphique pouvant être mixée avec divers modes d'expressions (photo, vidéo, volume, etc.) et abordée dans plusieurs ateliers et disciplines.

    Les niveaux d'exigence présentés dans les tableaux sont à considérer globalement (ils décrivent les compétences visées en fin de cycle d'étude). Ils sont à moduler selon les lieux d'enseignement et les parcours des étudiants.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    La prise de notes

    A partir de l'observation ou de la mémoire, le croquis rapide permet de :

    • relever des informations ;

    • donner partiellement "forme" à des idées qui ne sont parfois pas encore nettement formulées verbalement, voire dans la pensée. Ce type de croquis se traduit par des "taches", et / ou des graphismes, et/ou des "matières - couleurs", qui évoquent ou suggèrent tantôt des allures, des types de silhouettes, des postures, des gestuelles, des attitudes, tantôt des aspects, des touchers, des impressions colorées.

    - Croquis d'observation (les représentations anatomiques ; structures, aplomb, perspective du corps)

    - Croquis de mémoire (croquis d'ensemble / fragments et détails).

    - Savoir traduire des proportions, des aplombs, des mouvements du corps.

    U. 4.1

    U. 4.2

    U. 5

    UF. 2

    Le croquis d' "ambiance"

    Le croquis d' "ambiance" s'inscrit principalement dans une démarche de projet, dans un contexte, il cherche à :

    • rendre "lisible", "palpable", une atmosphère.

    Il implique d'être particulièrement sensible aux outils, médiums et supports utilisés en fonction de l' "ambiance" du projet qu'il contribue à révéler. Son but n'est pas de rendre parfaitement déchiffrable des produits dans leurs détails, mais plutôt de communiquer des impressions de volumes, de poids, de tombers, ainsi que des sensations tactiles et colorées.

    Approche de la silhouette en fonction d'un contexte, d'un projet :

    - sensibilisation aux volumes, longueurs et amplitudes (loin du corps, prés du corps, moulé, ...)

    - sensibilisation à des ambiances colorées (sens, sensations par la couleur, qualités de la couleur)

    - sensibilisation aux matériaux (relation corps / matière ; le tomber des matériaux,

    - sensibilisation aux postures du corps (mouvements, attitudes, gestuelles).

    - Savoir diversifier les propositions.

    - Savoir choisir des outils, médiums et supports en fonction d'un projet, d'un contexte.

    - Savoir évoquer un contexte par le croquis, c'est-à-dire :

    - être réceptif aux qualités des médiums et matériaux (signifiant des poids, des textures, des ambiances - couleurs) ;

    - intégrer la notion d'échelle (proportions des croquis et des volumes, relation aux formats) ;

    - être sensible aux mouvements, poses et postures dans le but d'exprimer le mieux un caractère, une impression, en relation avec un projet.

    U. 4.1

    U. 5

    UF. 2

    La "poupée" ou figurine

    En systématisant une écriture graphique et plastique, la "poupée" fait figure de portemanteau mais aussi de faire-valoir. Elle permet de :

    • décliner rapidement des idées de formes (volumes, détails).

    La figurine n'est toutefois pas un stéréotype figé ; elle évolue avec les tendances de la mode (les canons esthétiques et les tendances graphiques).

    Construction de silhouettes - supports :

    - Recherche graphique de "pantins", "poupées" ou figurines. Parallélisme entre la figurine et le mannequin de podium (la figurine comme portemanteaux, mais aussi comme faire-valoir du produit)

    - Recherches imagées à partir de découpages - collages, photomontages, ...

    - Savoir évaluer sa maîtrise graphique et adapter le mode de communication à celle-ci

    - Savoir identifier des proportions anatomiques répondant à des canons esthétiques, des typologies "mode".

    - Savoir repérer les éléments constitutifs d'un produit.

    - Savoir inscrire l'écriture graphique et plastique des produits en cohérence avec le concept de projet.

    - Etre capable de construire une silhouette proportionnée.

    - Savoir identifier des tendances graphiques "mode" ou dans l'actualité.

    - Savoir traduire en image (2D) des connaissances en volume 3D (coupe, moulage).

    U. 4.1

    U. 5

    UF. 2

    Le croquis à plat

    Grâce à différentes vues à plat qui donnent les indications principales et nécessaires à la mise en volume (éléments de produit, découpes, pinces, fournitures, finitions), le croquis à plat permet de :

    • comprendre et communiquer le produit de façon précise.

    La clarté du dessin, la lisibilité des volumes (construction, proportions) est importante.

    Transposition à plat (en 2D) d'un produit ou d'une idée de produit (3D).

    - Savoir transférer une réflexion sur les notions fondamentales de mises en forme 3D en dessin 2D.

    - Savoir traduire en dessin à plat les éléments de produit (cols, encolures, décolletés, manches, emmanchures, poignets, systèmes d'ouverture et de fermeture, poches, moyens de donner ou de résorber l'ampleur, fournitures et finitions).

    - Savoir traduire de façon claire et lisible, par le tracé, des idées de produits posés à plat et sous différentes vues (face, dos, ¾, profils, ...)

    - Savoir transférer en dessin des notions de faisabilité en volume.

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.2

    UF. 2

    Le dessin technique

    Il s'agit d'un dessin à plat codifié et coté, son but est de :

    • Donner les informations nécessaires au lancement de la fabrication du produit.

    Cette traduction graphique du produit implique en amont une réflexion poussée sur la faisabilité du produit et sera abordée dans le cadre du cours de technologie appliqué à la fabrication.

    Avoir des pré-requis (notions fondamentales de mise en forme 3D ; coupe moulage et vocabulaire des éléments de produit).

    - Savoir réaliser une "fiche produit".

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.2

    UF. 2

    L'illustration

    Elle s'inscrit dans un contexte cohérent avec le projet, un concept stylistique défini au préalable. Elle vise à :

    • communiquer l'image d'un produit ;

    • définir visuellement une cible.

    Il s'agit d'un genre à part entière qui permet d'éclairer en image un concept produit, une image de marque.

    Communication d'une image (concept, image de marque).

    - Avoir une culture du graphisme contemporain.

    U. 4.1

    U. 5

    UF. 2

    .

    S 12 : Laboratoire de création et de conception, option textile - matériaux - surface

    Préliminaires

    Le laboratoire de création et de conception, option design textile - matériaux - surface, se singularise par :

    - des temporalités différentes ;

    - des problématiques particulières et prioritairement liées :

    - à la surface dans sa planéité (création, aspects...),

    - au matériau surface / volume (objet / mobilier / espace),

    - au motif (enveloppe / corps, objet / espace),

    - à la couleur (surface, enveloppe / corps, objet / espace),

    - à l'image comme indice du matériau et vecteur de tendance (environnement),

    - à une culture technique et technologique spécifique,

    - à des enjeux liés à de nombreux secteurs d'activité très diversifiés et évolutifs.

    Les compétences attendues (exploration - propositions - articulation - projection - développement - communication)sont communes aux deux options. Mais les temps requis pour aborder ces attitudes diverses seront différents ; ils peuvent être à la fois ceux de la mode et de ses cycles où la réactivité et l'éphémère sont une vraie valeur.

    Dans le cas de l'option textile - matériaux - surface, les méthodes d'investigation autour du sensible demandent des délais plus importants afin de permettre à cette dimension de l'aléatoire et de l'expérimentation de primer sur les concepts et les idées dans un premier temps.

    Un véritable laboratoire d'expérimentation à l'intérieur du laboratoire de création et de conception est nécessaire donnant un rôle privilégié aux ateliers : tactilité et visualisation des matériaux et de la couleur (sérigraphie, numérique, maille, tissage, photo).

    Il appartient à chaque équipe éducative d'organiser et de moduler les enseignements associés en relation avec le laboratoire de création et de conception, selon les modalités adaptées aux objectifs que celle-ci se donne dans le contexte où elle se trouve (rythmes hebdomadaires, séquences regroupées, modules, workshops, stages intensifs et interventions ponctuelles).

    La formation

    Les enjeux de la formation en design textile - matériaux - surface sont multiples. La formation permet la coexistence ou l'alternance de plusieurs attitudes nécessaires à une perspective de formation correspondant à des secteurs d'activité aussi larges que diversifiés et en constante évolution :

    - une pratique et une culture particulière du motif, de l'ornement, du signe, du code, capables de donner du sens et une qualité à un support ou à une matière ;

    - une connaissance et une pratique permanente de la couleur dans les domaines du sensible, du culturel, du professionnel, afin de l'exprimer dans sa matérialité et dans sa luminosité en créant des nuanciers, des gammes, des tendances, des ambiances, des produits ;

    - un mode de perception et de création prenant en compte l'espace et l'environnement dans toutes ses dimensions ; ce point de vue est celui d'un scénographe de la couleur, de la matière, de la lumière à des échelles variables (mise en situation et communication de tendances dans des salons professionnels, conception de vitrines, conception de décors, collaboration avec des designers d'espace...) ;

    - une dimension de sensualité du matériau ; cette matière peut être envisagée dans sa masse et dans son grain macroscopique ou microscopique.

    Une pratique des modes de perception par une double focale (de près, de loin), suivie d'une infinité de petites perceptions, nous plonge au cœur de la matière et appelle à considérer le matériau pour lui-même. Ces différents points de vue entre une vision fine sur l'infra mince et ce besoin de toucher, ce sens premier le plus instinctif et le plus immédiat, ouvre le champ à un design sensoriel qui prend en considération tous les sens et leur réceptivité. Ce mode d'approche et de connaissance sensibles amène aux résonances d'une matière et d'un son, d'une texture et d'un goût, d'une couleur et d'une senteur...

    Cette approche flottante et émotive ou empreinte d'exactitude présuppose une attitude mobile pratiquant l'aller-retour et un travail en boucle. Cette posture conduit à travailler sur la sensorialité des produits et des lieux, à s'adapter à de nouveaux comportements et à des nouvelles méthodes d'investigation, donc à de nouveaux secteurs : l'alimentaire, la cosmétique, le paramédical... La culture textile entre tradition, technologie et actualité permet de questionner les pratiques artisanales et les patrimoines d'ici et d'ailleurs. L'ouverture de la formation favorise les échanges grâce à des interventions extérieures, à des actions ponctuelles (concours, manifestations diverses) et s'engage dans un projet personnalisé de poursuite d'études ou une intégration dans la vie professionnelle.

    Le laboratoire de création et de conception implique en amont un véritable laboratoire d'expérimentation spécifique à l'option textile - matériaux - surface. Ce laboratoire permet le déchiffrement et l'interprétation du sensible. On insiste sur les propriétés des substances (texture, dureté...) et la manière dont on les met en problème avec l'espace et le corps. Ces laboratoires sont des lieux de transversalité où les disciplines de création, les savoirs associés et les séquences ponctuelles, culturelles, sociales et économiques se croisent, se superposent et se complètent.

    1. Dynamique de création (donner accès à l'environnement artistique contemporain et au design)

    Il s'agit :

    - de déclencher une pratique qui va induire un questionnement,

    - de déclencher un questionnement qui va induire une démarche,

    - de révéler et explorer un champ d'expression propre à l'étudiant,

    - de sensibiliser à l'environnement artistique contemporain et au design,

    - de mettre en résonance et connecter le champ artistique contemporain avec la sensibilité propre à l'étudiant,

    - de sensibiliser à un univers de mode, à l'idée de mode, aux modes de vie,

    - d'induire une réflexion créative sur des temporalités mêlées à des décalages,

    - de donner des outils d'évaluation permettant de révéler ou de valider les intentions d'un projet.

    2. Laboratoire de recherche et d'expérimentation

    Il s'agit :

    - de permettre à l'étudiant de se déprendre d'un temps linéaire et de se repérer dans ses désirs créatifs,

    - d'anticiper et projeter avant d'aborder des idées plus conceptuelles.

    3. Laboratoire de création et de conception de projet

    Il s'agit :

    - d'élaborer une démarche de projet intégrant les différentes phases : expérimentations / recherches, tendances, images, notions de produit,

    - d'intégrer les contraintes dans la démarche de création de projet,

    - de donner des outils d'évaluation permettant de révéler ou de valider les intentions d'un projet,

    - de devenir acteur répondant à des inspirations mais aussi répondant aux demandes et aux besoins d'un métier, d'une entreprise, d'une marque.

    L'ensemble des expérimentations, explorations, expériences et productions rencontrées par l'étudiant ont pour principal objectif de le rendre autonome par rapport à sa propre création et de lui permettre l'appropriation d'outils, de moyens, d'attitudes de création, créativité et évaluation suffisants pour se poser, se situer, voire se positionner. Les modalités permettant la mise en œuvre de la transversalité entre les différentes disciplines et ateliers sont développés dans leur singularité et leur diversité.

    Les partenariats avec les conservateurs de musées, les artistes, les philosophes, les cinéastes, les designers, les professionnels sont recherchés et favorisés.

    4. Les ateliers

    Voir S 3.

    Transversalités proposées :

    DYNAMIQUE DE CRÉATION

    RECHERCHE ET EXPÉRIMENTATION

    CRÉATION ET CONCEPTION DE PROJET

    Champs disciplinaires concernés :

    - expression plastique,

    - culture design,

    - philosophie,

    -français,

    - économie et gestion.

    Ouverture sur l'extérieur :

    - environnement artistique contemporain et design ;

    - intervention de conservateurs de musées, d'artistes, de designers, de professionnels, de sociologues, de journalistes ;

    - visite de musées, de galeries ;

    - voyages ;

    - culture multimédia.

    Champs disciplinaires concernés :

    - expression plastique,

    - technologie appliquée et créative,

    - technologie fondamentale, (et la tissuthèque / matériauthèque),

    - philosophie,

    - culture design,

    -ateliers :

    impression,

    ennoblissement (sérigraphie, impression numérique, transfert), image (photo, vidéo, infographie),

    maille,

    tissage,

    broderie,

    volume (sculpture, moulage, thermoformage...) ;

    - sciences physiques.

    Ouverture sur l'extérieur :

    - shopping, enquêtes produit ;

    -visites d'entreprises ;

    - interventions de praticiens, d'artisans, d'artistes.

    Champs disciplinaires concernés :

    - culture design,

    -image,

    - technologie appliquée et créative,

    - technologie fondamentale (et la tissuthèque / matériauthèque, ainsi que l'hypothèse produit, et le prototypage),

    - philosophie,

    -français,

    - économie et gestion,

    - sciences physiques,

    -ateliers :

    impression,

    ennoblissement (sérigraphie, impression numérique, transfert), image (photo, vidéo, infographie),

    maille,

    tissage,

    broderie,

    volume (sculpture, moulage, thermoformage...).

    Ouverture sur l'extérieur :

    - shopping et enquêtes produits ;

    -stages ;

    - interventions de professionnels de la mode, du textile et de l'environnement ;

    -visites d'entreprises, de salons professionnels ;

    - participation à des actions, évènements, concours...

    Les différentes formes d'évaluations seront déterminées par la nature des projets. Les objectifs seront définis par l'équipe pédagogique en première et en deuxième année.

    Les niveaux d'exigence présentés dans les tableaux ci-dessous sont à considérer globalement (ils décrivent les compétences visées en fin de cycle d'étude). Ils sont à moduler selon les lieux d'enseignement et les parcours des étudiants.

    1. Dynamique de création

    Laboratoire de recherche et d'expérimentation

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    - Provoquer une expérience sensible (expérimentation, manipulation, observation et analyse).

    - Découvrir les moyens techniques, les outils, les procédés liés à la création.

    - Révéler un territoire de recherche (visuel, tactile...)

    - Analyser le potentiel sémantique et plastique de ce territoire.

    - Expérimenter différentes méthodes de créativité.

    - S'approprier des méthodes de créativité.

    - Savoir articuler de façon claire ce qui est de l'ordre de la "pensée" et de ce qui est de l'ordre de la "pratique", du "faire" et de la pensée.

    - Constituer des cahiers de recherche (collectes, échantillonnage, production d'images et de couleur).

    U. 4.1

    U. 5

    UF. 2

    .

    2. Culture de produit Design textile - matériaux - surface

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    Design textile, design de mode, design environnement / maison.

    Culture de produits.

    - De la pièce unique à la série, du produit artisanal au produit industriel, de l'objet manifeste à l'objet fonctionnel, de l'objet jetable à l'objet intemporel, de l'objet quotidien à l'objet d'exception.

    - Du matériau unique (fait main ou haute technologie) au matériau industriel, du matériau jetable, recyclable au matériau durable, du matériau quotidien au matériau d'exception.

    Culture de l'ornement, du motif, des signes, des codes.

    Culture des structures textiles, de la contexture à l'organisation des motifs (composition, rythmes, échelles).

    Culture de la couleur, de la botanique au numérique.

    Culture de l'entreprise.

    - Marketing créatif.

    - Culture des métiers.

    - Culture des techniques (archivage, réserves, conservation, usure, restauration).

    - Information concernant les milieux professionnels (bureaux de styles, stylistes - créateurs...)

    - Repérage des acteurs professionnels (chefs de produit, sourceurs, commercial, styliste - créateur, directeur de collection...)

    - Connaissance des contraintes de fabrication artisanale et industrielle.

    - Connaissance des termes précis du domaine.

    - Connaissance des matériaux.

    Savoir :

    - Connaître et identifier les tendances.

    - Connaître et identifier les différents secteurs, les différents domaines, les différents champs professionnels.

    - Acquérir et maîtriser un vocabulaire spécifique (en langue française comme dans une autre langue).

    - Être capable d'identifier et de décoder une image de marque, ses produits, ses circuits de distribution et de communication.

    - Être informé des innovations technologiques et de leurs utilisations.

    - Utiliser un vocabulaire formel et le réactualiser.

    - Intégrer une culture traditionnelle, la questionner et faire des propositions créatives et prospectives.

    - S'appuyer sur des références culturelles, historiques, scientifiques.

    - Comprendre et identifier les stratégies de marketing.

    - Identifier les niveaux de gammes.

    - Être capable de décontextualiser, de déplacer et de distancer (un produit, un projet...)

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    3. Laboratoire de création et de conception de projet

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    Approche créative de la notion de produit par :

    - Le questionnement (analyse d'images, shopping, brainstorming).

    - La définition des problématiques s'inscrivant dans l'histoire personnelle et / ou dans les tendances actuelles de la mode et du design, s'inscrivant dans l'intemporalité.

    - Le croisement des pratiques artistiques, philosophiques, techniques et technologiques.

    - L'expérience de la conception et réalisation en 2D ou en 3D, ou virtuellement.

    - Réalisation et communication de l'hypothèse de produit et de sa mise en situation.

    (Approche sensorielle du produit en liaison avec le projet.)

    Savoir :

    - rechercher des gammes sensorielles (couleurs, matières, textures, odeurs...);

    - rechercher des aspects et des touchers;

    - transformer une matière;

    - créer des aspects de surface, des motifs, des couleurs, des reliefs,

    - confectionner des répertoires iconographiques (collectes et modification d'images);

    - faire un répertoire d'objets (shopping, collecte),

    - verbaliser (liste de vocabulaire, mots clefs, narration);

    - explorer l'univers des surfaces et des formes (motifs en 3D, couleurs et espaces).

    Développer un concept produit s'inscrivant dans une culture de mode, environnement et / ou une culture artistique :

    - aborder une problématique s'inscrivant dans un projet,

    - créer des principes de déclinaison en relation avec un projet,

    - inscrire le projet dans une culture design de mode, design environnement et / ou artistique contemporaine,

    - réaliser différentes hypothèses de produits : tendances, nuanciers, maquettes textiles, gammes d'échantillons / maille et gammes d'échantillons / impression, tissage, broderie, manipulations, aspects de surfaces, gamme de produits, mises en situation d'idées et de produits,

    - choisir des outils et des modes de communication adaptés au projet.

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    S 2 : Technologie fondamentale et appliquée

    Préliminaires

    La technologie est abordée de deux manières : l'une matérielle, concrète, sensorielle, sensible, expérimentale (laboratoire de technologie appliquée et créative) et l'autre théorique (technologie fondamentale). C'est un outil de production, de création et de questionnement. La technologie fondamentale, tout en apportant des savoirs théoriques se doit d'être appliquée au plus près des recherches et des projets des étudiants.

    La Technologie fondamentale et appliquée correspond à l'horaire hebdomadaire de "Technologies" ; elle est constituée de trois chapitres distincts (Technologie fondamentale, Technologie fondamentale et appliquée à la fabrication, Technologie appliquée à la création) qui permettent de saisir l'approche quasiment exhaustive des techniques liées au Laboratoire, créant un lien fort avec les ateliers et n'excluant pas la Culture design.

    a. Technologie fondamentale

    Le cours de technologie fondamentale a pour objectif de préciser et d'affiner l'ensemble des notions rencontrées ou abordées dans le cadre du laboratoire de création et de conception, du laboratoire de technologie appliquée et créative et des différents ateliers. Afin d'éviter le seul recours à des connaissances livresques, les cours de technologie s'appuieront sur des exemples et des situations vécues : échantillons, prototypes (cf. matériauthèque, tissuthèque), études de cas (analyse de l'existant), intervenants extérieurs, salons professionnels, visites d'usines...

    Les cours de technologie devront être l'occasion d'utiliser un vocabulaire approprié et spécifique aux différentes techniques et procédés d'élaboration de fabrication et d'usage des textiles et matériaux souples.

    Ils informeront les étudiants sur les innovations technologiques induites par les mouvements de société, de mode et les sensibiliseront aux derniers procédés en usage dans différents domaines d'application du produit (cf. veille technologique). L'objectif repose sur la connaissance et le repérage des différents processus de fabrication d'un produit textile (de la fibre à la surface), en exposant la variété des possibilités permettant d'aboutir à l'effet, l'aspect ou la qualité recherchée dans le cadre d'un projet.

    Dans cette dynamique transversale et interactive des pratiques, il est nécessaire de penser l'enseignement de la technologie non plus sous forme de séquences, de chapitres linéaires mais autour de problématiques (par exemple : la relativité de la couleur ; hydrophile / hydrophobe ; ...) en relation avec le laboratoire de création et de conception, le laboratoire de technologie appliquée et créative et l'ensemble des savoirs associés.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    De la fibre au fil

    Origine des matières premières

    Les différentes fibres textiles d'origine naturelle, artificielle, minérale, chimique, synthétique.

    - Microfibres.

    - Fibres non feu (Nomex®).

    - Fibres thermorégulatrices (Coolmax®).

    - Tissus antibactériens.

    - Microencapsulation.

    Les propriétés et aspects des fibres.

    Les différents domaines d'application.

    Innovations.

    Les aspects visuels et tactiles.

    Identifier les fibres, répertorier, comparer.

    Reconnaître l'origine d'une fibre en procédant à un test de combustion.

    Identifier, répertorier, comparer.

    Manipuler les fibres en fonction de leurs propriétés (ex : feutrabilité, rétractibilité...)

    Constituer un dossier d'enquête produit.

    Rechercher, collecter des informations.

    Nommer ces caractères spécifiques.

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Les mélanges

    Les différents mélanges de fibres.

    L'intérêt qualitatif des mélanges de fibres :

    - performance (résistance à l'abrasion, durabilité, résilience...);

    - confort (isolation thermique, absorption, toucher...);

    - entretien (lavage, séchage, repassage, rétrécissement...)

    Les innovations technologiques

    Identifier, répertorier, comparer.

    Identifier les aspects et propriétés.

    Collecter des fibres, fils et tissus.

    Élargir les connaissances sensibles.

    Constituer un dossier d'enquête produit.

    Répertorier les types de mélanges.

    Déchiffrer une étiquette de composition et le code d'entretien.

    Collecter des informations.

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Approche expérimentale et sensible en relation avec le cours de technologie appliquée et créative.

    Par exemple : les différences d'aspects et de touchers.

    Approche de la couleur.

    Par exemple : les différences d'affinités tinctoriales des fibres.

    Filature, filage, transformation des fils

    Les principaux procédés de filature des fibres naturelles.

    Les principaux procédés de filage des fibres chimiques.

    Les différents procédés de transformation des fils : moulinage, retordage, guipage, texturation...

    Les principaux titrages.

    Les principales torsions.

    Les innovations techniques.

    Visites d'usines, de salons professionnels, rencontres, échanges avec des techniciens, intervenant et écoles de productique.

    Collecter, répertorier des exemples. Identifier, décrire les caractéristiques d'un procédé, d'un matériel.

    Collecter, répertorier des exemples.

    Identifier, décrire les caractéristiques d'un procédé, d'un matériel.

    Collecter, échantillonner.

    Identifier les propriétés et les aspects.

    Employer un vocabulaire adapté (filé, filament, texturé, retors, câblé, guipé...)

    Collecter des fils, comparer.

    Collecter des échantillons de fils, tissus et mailles.

    Rechercher des informations.

    Repérer l'existant, analyser et enrichir les connaissances.

    Rechercher des informations en tissuthèque, filothèque...

    U. 3

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Approche expérimentale et sensible en relation avec le cours de Technologie appliquée et créative.

    Par exemple : l'aspect graphique des fils.

    Approche de la couleur en relation avec le cours de Technologie créative et les Sciences physiques.

    Par exemple : fil imprimé ou mélange optique (chiné, jaspé).

    Du fil à la surface

    Les différents modes de construction

    Identifier, analyser (faire et défaire)

    Classifier les familles de tissus (chaîne et trame, maille, non tissé)

    U. 3

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Tissage

    Les différentes armures de base et leurs dérivés.

    Les différentes étapes de préparation d'un métier (ourdissage, enfilage, empeignage...)

    Les armures et les procédés permettant d'obtenir un motif à plat ou en relief.

    Visites d'ateliers, d'usines, de salons professionnels, rencontres avec des techniciens et intervenants, colloques IFTH, rencontres avec des écoles de productique...

    Les origines techniques du tissage et de son évolution (cf. cours de Culture design).

    Identifier les armures par observation de tissus, de documents...

    Représenter les armures fondamentales.

    Effectuer des collectes, des "enquêtes produits" (domaines d'applications...)

    Comprendre et utiliser le vocabulaire spécifique.

    Comprendre et utiliser le vocabulaire spécifique.

    Observer et analyser des échantillons.

    Questionner et élargir les connaissances.

    Qualifier la "main" d'un tissu (plombant, aspect, toucher...)

    Rechercher des références en tissuthèque.

    Utiliser le vocabulaire spécifique.

    Situer un ensemble dans un contexte historique.

    Rechercher des informations.

    U. 3 U. 5 U. 6.1 U. 6.2 UF. 2

    Approche expérimentale et sensible en relation avec le cours de Technologie appliquée et créative et l'atelier de tissage.

    Par exemple : échantillons tissés présentant les armures fondamentales.

    Par exemple : la main, la contexture d'un tissu, son aspect visuel et tactile.

    Approche de la couleur en relation avec le cours de Technologie appliquée et créative et le cours de Sciences physiques.

    Par exemple : la perception de la couleur en fonction d'une armure et de la qualité des fils utilisés.

    Tricotage

    Maille cueillie / maille jetée.

    Les liages de base et leurs dérivés.

    Les liages et les procédés permettant d'obtenir un motif à plat ou en relief.

    Visites d'ateliers, d'usines, de salons professionnels, rencontres avec des techniciens et intervenants, colloques IFTH, rencontres avec des écoles de productique...

    Le fonctionnement d'un métier à tricoter (cf. pratique en atelier et visites d'usines).

    Les principaux métiers (rectiligne, circulaire, Santoni, raschel...).

    Distinguer les différents modes de fabrication des produits maille (fully fashion, coupé cousu, intégral, seamless...)

    Les innovations technologiques.

    Les origines techniques du tricotage et de son évolution (cf. cours de Culture design).

    Différencier, identifier.

    Collecter des échantillons/

    Rechercher des références en tissuthèque...

    Identifier les liages par observation de mailles, de documents...

    Être initié au mode de représentation des liages fondamentaux.

    Collecter, échantillonner, classer.

    Observer, analyser des échantillons

    Questionner et élargir les connaissances.

    Rechercher des références en tissuthèque...

    Identifier et nommer les différentes pièces qui constituent un métier.

    Identifier le mode de réalisation d'un tricot.

    Repérer les "applications produits" en procédant à des enquêtes.

    Identifier, rechercher des informations, réaliser des "enquêtes produits".

    Rechercher des informations.

    Situer un ensemble dans un contexte historique

    Rechercher des informations.

    U. 3

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Approche expérimentale et sensible en relation avec le cours de Technologie appliquée et créative et l'atelier de maille.

    Par exemple : échantillons tricotés présentant les liages fondamentaux.

    Approche de la couleur.

    Par exemple : combinaisons de fils colorés intervenant dans un motif jacquard.

    Tissus à structure ajourée (gaze, tulle, dentelle, guipure...)

    Les différents procédés de fabrication.

    Visites d'ateliers, d'usines, de salons professionnels, rencontres avec des techniciens et intervenants...

    Les origines historiques (cf. : cours de Culture design).

    Distinguer et identifier les tissus.

    Collecter des échantillons, rechercher des références en tissuthèque...

    Collecter des informations.

    Questionner et élargir les connaissances.

    Situer un ensemble dans un contexte historique

    Rechercher des informations.

    Repérer les domaines d'application actuels en procédant à des enquêtes.

    U. 3

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Approche expérimentale et sensible en relation avec le cours de Technologie appliquée et créative.

    Par exemple : couture de réseau sur des supports aquasolvables.

    Approche de la couleur.

    Par exemple : superposition de tulles de couleurs différentes pour observer les effets optiques.

    Le feutre, les non-tissés

    Les différents procédés de réalisation (artisanaux ou industriels).

    Visites d'ateliers, d'usines, de salons professionnels, rencontres avec des techniciens et intervenants...

    Collecter des échantillons, rechercher des références en tissuthèque.

    Distinguer et identifier les tissus et leur composition Repérer les domaines d'application en procédant à des enquêtes.

    Questionner et élargir les connaissances.

    U. 3

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Approche expérimentale et sensible en relation avec le cours de Technologie appliquée et créative.

    Par exemple : enchevêtrer, agglomérer des fibres d'origines variées.

    Approche de la couleur.

    Par exemple : expériences de teintures.

    Les traitements spécifiques

    Ennoblissement

    Teinture

    Les différentes étapes de préparation d'un tissu avant teinture (prétraitements artisanaux ou industriels).

    Les différentes techniques permettant de colorer (ou décolorer) une matière textile : teinture, impression, transfert...

    Les différentes classes de colorants et leurs affinités tinctoriales.

    Les différents types de matériels.

    Les teintures végétales.

    L'origine des colorants (cf. : cours de Culture design et Sciences physiques).

    Visites d'ateliers, d'usines, de salons professionnels, rencontres avec des techniciens et intervenants...

    Les innovations technologiques.

    Distinguer et nommer.

    Choisir la technique adaptée au produit (type de produit, qualité, nature des matériaux, aspect...)

    Choisir un colorant en fonction d'une fibre ou d'un mélange (cf. teinture différentielle).

    Comprendre sommairement leur fonctionnement Identifier leurs applications.

    Collecter des informations, expérimenter.

    Rechercher des informations.

    Questionner et élargir les connaissances.

    Rechercher des informations.

    U. 3

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2*

    UF. 2

    Approche expérimentale et sensible en relation avec le cours de Technologie appliquée et créative et l'atelier d'ennoblissement.

    Par exemple : être sensible à la perception colorée d'une matière textile, colorimétrie et appréciation subjective de nuances colorées, exercices de teinture.

    Impression

    Les différentes étapes de préparation d'un tissu avant impression (prétraitements).

    Les différents types de matériels (artisanaux et industriels).

    Les différentes étapes de préparation d'un cadre plat, rotatif, d'un rouleau.

    Les différents types d'impression (directe, fixé-lavé, par dévorage, par réserve, par rongeage, par sublimation, par transfert, pigmentaire, numérique, sur chaîne...)

    Visites d'ateliers, d'usines, de salons professionnels, rencontres avec des techniciens et intervenants...

    Les innovations technologiques.

    Les origines de l'impression et son évolution (cf. : cours de Culture design).

    Distinguer et nommer.

    Consigner les informations utiles.

    Distinguer et nommer.

    Comprendre sommairement leur fonctionnement.

    Identifier leur(s) application(s) produit.

    Estimer la relation coût / fonction.

    Identifier les différents procédés de gravure.

    Identifier leurs spécificités.

    Choisir un type d'encre en fonction d'un effet recherché.

    Collecter des échantillons.

    Repérer leurs domaines d'application en procédant à des "enquêtes produits".

    Questionner et élargir les connaissances.

    Rechercher des informations.

    Situer dans une période historique.

    Rechercher des informations.

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Approche expérimentale et sensible en relation avec le cours de Technologie appliquée et créative et l'atelier d'impression - ennoblissement.

    Apprêts et autres traitements

    Les différents apprêts mécaniques, chimiques, traitements thermiques, imprégnation, complexage...

    Visites d'ateliers, d'usines, de salons professionnels, rencontres avec des techniciens et intervenants...

    Les innovations technologiques.

    Identifier leurs spécificités et propriétés.

    Choisir un procédé en fonction d'un effet recherché Identifier les aspects obtenus en fonction du support.

    Collecter des échantillons.

    Repérer leurs domaines d'application en procédant à des "enquêtes produits".

    Questionner et élargir les connaissances.

    Rechercher des informations.

    U. 3

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Approche expérimentale et sensible en relation avec le cours de technologie appliquée et créative et l'atelier d'ennoblissement.

    Par exemple : recherches de modification d'aspects de surfaces.

    b. Technologie fondamentale et appliquée à la fabrication (option mode)

    Les objectifs de l'enseignement (spécifique à l'option mode) dispensé en technologie fondamentale et appliquée à la fabrication sont :

    - de faire acquérir progressivement une autonomie dans l'utilisation des matériels et outillages de découpe et fabrication ;

    - de faire acquérir des connaissances suffisantes concernant les matériaux et leur comportement permettant d'opérer des choix judicieux lors du développement en volume ;

    - de faire acquérir des connaissances suffisantes concernant la fabrication (faisabilité, modes de liaisons, fournitures, structure, renforts, ordre de montage, etc.), de façon à atteindre une qualité satisfaisante dans la réalisation des prototypes vêtements ou accessoires ;

    - de faire acquérir un langage technique précis et clair (vocabulaire, dossier de fabrication, etc.) permettant à l'étudiant d'établir un dialogue sans équivoque avec des professionnels ;

    - de permettre de transférer des connaissances dans le développement de prototypes conçus en laboratoire de conception et création ;

    - d'apporter une culture du milieu professionnel (industriel et artisanal) des métiers du vêtement et de l'accessoire.

    Méthodologie :

    Pour atteindre ces objectifs, l'enseignement de technologie comporte une partie majeure dite "appliquée à la fabrication". Elle devra donc être dispensée en salle d'atelier de façon à permettre à l'étudiant de réaliser en première année des expérimentations sur les matériels et outillages nécessaires. En deuxième année ces expérimentations seront poursuivies et approfondies lors du développement des prototypes mis au point en laboratoire de conception et création.

    Concernant la partie du référentiel ayant trait à la culture du milieu professionnel, on s'appuiera particulièrement sur:

    - des visites d'entreprises,

    - des interventions de professionnels,

    - des visites de salons professionnels,

    - l'utilisation d'outils vidéo et télématiques,

    - la participation à des conférences,

    - la lecture de presse professionnelle,

    -etc.

    La technologie appliquée à la fabrication doit être envisagée comme un enseignement indissociable au prototypage (option mode) et doit également se conjuguer avec la technologie appliquée et créative des matériaux.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    La morphologie du corps

    - Conformation, stature, mannequin haute couture, prêt à porter, etc.

    - Conformations particulières.

    - Lignes formelles de vêtements.

    - Savoir identifier, analyser une morphologie.

    - Savoir adapter à, et conserver une ligne conçue selon la réalité d'une morphologie.

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Le patronage industriel

    - Manuel et / ou informatisé.

    - Savoir réaliser un patronage.

    - Être sensibilisé au patronage industriel informatisé

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Le fonctionnement des matériels

    - Principaux matériels de découpe.

    - Principales machines industrielles.

    - Machines familiales.

    - Machines spéciales (thermoformage, soudure, broderie, etc.)

    - Divers outillages (pose œillets, rivets, guides, attachement, etc.)

    - Principaux points main.

    - Être capable de maîtriser le petit outillage de découpe.

    - Être capable de maîtriser le fonctionnement des machines et outillage de fabrication disponibles en atelier.

    - Savoir réaliser la petite maintenance et le réglage du point.

    - Respecter les normes de sécurité.

    - Connaître les principaux points main.

    - Être informé des principaux équipements industriels (matelassage, découpe, montage, etc.), utilisés en entreprise.

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Les modes de liaisons

    - Couture.

    - Soudure.

    - Collage.

    - Glissière.

    - Rivetage.

    - Boutonnage.

    - Agrafage.

    - Éléments de contact.

    - Etc.

    - Découvrir et expérimenter les principaux modes de liaison.

    - Connaître la terminologie des différents modes de liaisons.

    - Optimiser les modes de liaisons sur les prototypes.

    - Adapter un mode de liaison en fonction :

    - du / des matériau(x) envisagé(s),

    - des modes de structure,

    - de la ligne élaborée (aspect, surface, volume, proportions).

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Les matériaux

    - Appellations des matériaux.

    - Identification d'un matériau.

    - Principales caractéristiques (main, tomber, aspect, comportement dans le DL, dans le biais, sens...).

    - Terminologie (laize, sens chaîne, sens trame, plein biais, biais, ...)

    - Types de présentations commerciales des matériaux (dossé, dédossé, tubulaire, ...)

    - Exploitation et / ou réorientation du choix du / des matériau(x) prévu(s) dans le projet en fonction :

    - du volume attendu;

    - de l'aspect, du style élaborés;

    - des contraintes techniques et technologiques.

    - Avoir une connaissance des matériaux.

    - Savoir estimer un métrage en vue d'une fabrication.

    - Savoir anticiper la réalité d'un objet en volume.

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Les fournitures

    - Boutons, agrafes, fermeture à glissière.

    - Crochets, brides, œillets.

    - Passementerie.

    - Élastiques.

    - Les fils.

    - Connaître la terminologie et l'utilisation des différents types de fournitures.

    - Expérimenter sur divers supports.

    Savoir choisir les fournitures adaptées :

    - au(x) matériau(x) utilisé(s),

    - à l'aspect et la ligne de l'objet prototype,

    - etc.

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Les moyens de structure du vêtement

    - Entoilage.

    - Doublure.

    - Lestage.

    - Baleinage.

    - Etc.

    - Connaître la terminologie et les différents moyens de structure du vêtement.

    - Connaître leur spécificité d'utilisation.

    - Expérimenter sur divers supports.

    Savoir choisir un moyen de structure adapté :

    - au(x) matériau(x) envisagé(s),

    - à la ligne, au tomber, à l'ampleur, escomptés,

    - aux moyens de finitions choisis.

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    La faisabilité

    - Faisabilité d'un projet :

    - adéquation forme / comportement des matériau(x) envisagé(s) ;

    - moyens d'ouverture ;

    - moyens de structure ;

    - moyens de cintrage, d'ampleur, aisance, ... ;

    - réalité technique du prototype.

    - Être capable d'analyser / critiquer la faisabilité d'une hypothèse formelle (par rapport aux moyens de cintrage, d'ouverture, aux matériaux envisagés, etc.)

    - Être capable d'adopter une démarche de réflexion sur la faisabilité d'un projet.

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    La fabrication

    - Organisation de son poste de travail (découpe et montage).

    - Identification des causes induisant le manque de qualité d'un objet fabriqué :

    - prévision de l'ordre de montage du prototype ;

    - prévision des modes de liaisons, de finition, etc. ;

    - regard critique sur le résultat ;

    - constat et rectifications.

    - Être sensible à l'importance de la qualité d'une fabrication.

    - Savoir définir un niveau de qualité à atteindre.

    - Être capable d'avoir un regard critique sur un résultat, de constater et de rectifier.

    - Être capable de prévoir et respecter un délai.

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Le dossier technique de fabrication

    - Descriptif, fiche produit.

    - Nomenclature.

    - Gamme.

    - Fiche matières et fournitures (caractéristiques, utilisation, coût, code entretien, etc.)

    - Représentation technique :

    - méthode usuelle normalisée,

    - à plat, en volume;

    - solutions technologiques.

    - Être sensibilisé à l'identification des pièces constitutives du dossier.

    - Être capable de rédiger partiellement des documents constitutifs d'un dossier technique de fabrication appliqué à un prototype.

    - Savoir estimer un métrage d'utilisation matière.

    - Être capable de calculer un coût de revient matière et fournitures.

    - Être capable de proposer des documents :

    - clairs,

    - structurés;

    - exploitables,

    - de consultation aisée,

    - répondant aux exigences de langage technique usuel.

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Organisation globale d'une entreprise de Prêt-à-porter

    Luxe, haut de gamme, confection, grande distribution, etc.

    - Être informé.

    - Savoir identifier les caractéristiques d'organisation, de communication, de distribution, etc.

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Fonctionnement des services techniques

    - Collection.

    - Bureau d'études.

    - Bureau des méthodes.

    - Atelier de coupe.

    - Atelier de fabrication.

    - Service qualité.

    - Être informé du fonctionnement des services techniques d'une entreprise.

    - Connaître le rôle des acteurs de ces services.

    - Avoir conscience de l'organisation et de l'interaction de ces services.

    - Avoir conscience des contraintes.

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    C. Technologie appliquée à la création

    Préliminaires

    Le laboratoire de technologie appliquée et créative constitue un cours satellite permettant de tisser des liens, de créer des correspondances avec le laboratoire de création et de conception, les ateliers, le cours de technologie fondamentale, l'expression plastique et la culture design. (Dans le cadre de l'enseignement d'expression plastique, la recherche d'effets de matières et de textures [se diversifiant et se nuançant selon les supports, les outils, les médiums ou les gestes], est un exemple de connexion possible avec ce cours.)

    Cet enseignement doit permettre aux étudiants :

    - de manipuler des matériaux de toute nature en découvrant leur spécificité, leur caractère, leurs qualités sensorielles et structurelles, leurs propriétés ;

    - de créer de nouvelles textures et matières en combinant, transformant, défaisant, détournant des matières existantes ;

    - de reconnaître les différentes bases de tissus, de fibres, de procédés techniques pouvant intervenir dans l'élaboration et la mise au point d'une recherche ou d'un produit style ou textile ;

    - de maîtriser un vocabulaire technique sensible et précis ;

    - d'être capable de proposer un minimum de solutions technologiques ou de modes opératoires par rapport à des intentions de recherches ou de prototype et s'approprier ces différentes connaissances à des fins de création) ;

    - de se situer par rapport à une réalité de produits et d'accéder à un ensemble de références issues des différents domaines des Arts Appliqués (par une analyse de produits, d'enquêtes prospectives, de collectes une reconnaissance des différents niveaux de gamme).

    L'ensemble de ces approches devra s'effectuer selon deux postures. D'une part, la découverte et l'expérimentation sensible des différents moyens techniques sont mis à la disposition des étudiants, la combinaison des différentes techniques, l'analyse et l'anticipation (cf. comment parvenir à un effet donné à partir de différents procédés pris individuellement ou en association). D'autre part, l'analyse de produits (tissus, matières diverses, objets, produits textiles, style...) permettent de dégager un champ d'investigation prospectif, d'établir une recherche par rapport à une problématique donnée.

    Ce qui implique de distinguer :

    - l'initiation technique concernant l'ensemble des procédés et méthodes pour parvenir à une recherche prospective (cf. ateliers) ;

    - la technologie créative et le cours de technologie fondamentale permettant d'approfondir les différentes notions abordées. Ces enseignements devront être étroitement liés, coordonnés et fonctionneront en transversalité. Ils permettront aux étudiants d'avoir une vision globale et devront être riches en exemples concrets : présentation d'échantillons variés issus de la tissuthèque / matériauthèque, visite de salons professionnels, visites d'usines, intervention de professionnels, etc. L'objectif du laboratoire de technologie appliquée et créative est d'offrir aux étudiants, au fur et à mesure de leur formation, un ensemble d'expériences et de connaissances leur permettant à la fois de comprendre le processus d'élaboration d'un produit (existant ou à créer) et d'envisager une palette de méthodes de mise en œuvre et de création.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    Les matériaux

    Approche sensible tactile, visuelle, sonore : imaginaire, poésie du matériau et du produit.

    Surfaces personnalisées et sensibles.

    Modifications d'aspect, de surface, de poids, etc.

    Identifier, et qualifier les aspects de matières ou matériaux variés en utilisant un vocabulaire technique ou sensible adéquat à partir d'une collecte étendue.

    Affiner le sens des matériaux afin de mieux dégager les propriétés substantielles de ces matériaux et leurs aspects.

    Être capable de transposer ou de créer des aspects ou effets de surface en utilisant différents moyens techniques (cf. ateliers : sérigraphie, maille, tissage, infographie), plastiques ou de manipulation.

    Enrichir ou appauvrir un matériau, une surface.

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Approche fondamentale

    Les origines des matières :

    Matières brutes (fibres), matières transformées (manufacturées, techniques, innovantes).

    Processus de transformation: de la fibre, au fil puis à la surface.

    Les "matériaux mémoire".

    Identifier des matières de différentes origines: naturelles, artificielles, synthétiques.

    Expérimenter et tirer parti de leurs propriétés à des fins créatives en relation à un thème ou projet développé en laboratoire de création et conception

    Par exemple :

    - feutrabilité de la laine;

    - matériaux biodégradables ou imputrescibles;

    - capacité du polyester (ou de mélanges à base de pes) à garder une forme (cf. plissé);

    - capacité du polypropylène à fondre à basse température ou à se thermoformer...

    Rechercher des informations sur les nouveaux matériaux en relation avec un projet et en utilisant les centres de ressources.

    Identifier les différentes étapes de mise en œuvre

    Expérimenter en ateliers.

    Être sensible aux matières "anciennes" (lin, laine, soie) dans leur temporalité (de leur origine à l'actualité : imitation de certaines de leurs propriétés pour opérer des mutations, transpositions, adaptations à de nouveaux domaines d'application...)

    Situer un ensemble dans une période historique.

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Les nouveaux matériaux

    Innovations, anticipations.

    Collecter des échantillons et des informations concernant les nouveaux matériaux, leurs propriétés et de leurs domaines d'application

    cf. veille technologique

    Par exemple : thermotextiles, fibres haute ténacité, matières se rapprochant de la sensibilité et de la qualité de l'épiderme humain, tissus biomorphiques, bambou en gel ou filé, lanital, fibres "caméléons" dont l'aspect se modifie en fonction de l'environnement, matières interactives et adaptatives (capteurs), etc.

    Savoir utiliser les différents centres de ressources : matériauthèque, tissuthèque, Internet, shopping, collectes, salons, intervenants extérieurs, visites d'usines, etc.

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Organisation, structure du matériau :

    - maille / nœud,

    - chaîne et trame / entrecroisement,

    - non tissé / enchevêtrement.

    Défaire des matières textiles (ou autres) pour identifier le mode de construction (artisanal, fait main ou industriel), le liage, l'armure en détricotant, détissant, dénouant, effilochant, etc.

    Faire, en parallèle dans les ateliers de maille et / ou de tissage des surfaces, observer leur mode de construction et de structuration.

    Approche fondamentale

    Les bases de tissus.

    Savoir identifier et nommer les tissus (cf. appellations) et repérer les domaines d'applications en cohérence ou en décalage : les matériaux comme révélateurs d'une personnalité, d'une époque, d'un groupe socioculturel (cf. Culture design).

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Couleur et matériaux

    Réaction de la couleur par rapport au support.

    Teindre, surteindre ou décolorer des substrats écrus ou teints.

    Tirer parti de principes de réserves (ligatures, couture, cire...)

    Apporter un "effet" à la couleur (infusion, éclaboussure...)

    Constater les différentes affinités tinctoriales des fibres et des matériaux, en tirer parti en les exploitant (cf. chiné, jaspé...)

    U. 4.1 U. 5 U. 6.1 U. 6.2 UF. 2

    La couleur et les qualités sensorielles des supports et des objets (séduction, trompe l'œil).

    Solliciter l'imaginaire sensoriel (bio mimétisme : enveloppe des papillons, camouflage, microfibres au travers de procédés technologiques de pointe).

    Identifier et nommer les aspects d'une couleur : changeante, irisée, fluorescente, phosphorescente, rétro réfléchissante, à changement de phase, thermo changeante, biomimétique, etc.

    Choix d'une matière ou d'un matériau en fonction d'un effet recherché.

    Sélectionner des matières et matériaux (fibre, fil, maille, tissu, non tissé...) à partir d'une collecte ou d'une production personnelle en rapport avec un univers, une tendance, développés en laboratoire de création et de conception.

    Choisir une matière en fonction d'une forme et d'un effet recherché.

    Associer des matériaux divers pour créer une gamme (en concordance ou non avec univers produit).

    Avoir une attitude conceptuelle par rapport au choix des matériaux en relation avec le projet.

    Transformation des matériaux

    Transformation / recyclage.

    Créer de nouvelles matières à partir de surfaces souples en transformant, récupérant, détournant, défaisant, déstructurant, découpant, ennoblissant (impression, enduction, dévoré...), etc.

    Identifier, collecter différents matériaux existants issus du recyclage.

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Passage 2D / 3D ou 3D / 2D par la manipulation de différents matériaux souples.

    Expérimenter la mise en relief ou en volume d'une surface souple par le biais de principes plastiques et / ou techniques : pli, superposition, structuration, thermoformage, moulage, etc.

    Pratiquer des manipulations et des expériences.

    Expérimenter la mise à plat d'un objet en volume.

    Transposition d'une forme basique dans un autre matériau.

    Repérer les matériaux propres aux formes basiques du quotidien (vêtement, linge de maison, objets). Opérer des transpositions pour observer les incidences au niveau de la forme, de l'aspect, de l'allure (les nouvelles technologies ont amené à reconsidérer la notion même de matière).

    Applications produit. Choix de matières en fonction d'un domaine d'application du produit ou du corps.

    Inventorier les caractéristiques relatives à l'esthétique du produit, au type de produit (domaine d'application), à la qualité (niveau de gamme), à la nature des matériaux, leur aspect (propriétés attendues), etc.

    Utilisation de la matériauthèque et de la tissuthèque.

    Utiliser ces espaces comme centres de ressources et de documentation.

    Avoir une attitude conceptuelle par rapport au choix des matériaux en relation avec le projet.

    Rechercher des informations relatives à un matériau ou à un procédé technique en relation avec le projet.

    S 3 : Ateliers

    Préliminaires

    Les ateliers doivent être considérés comme compléments aux Laboratoires de création et de conception. Associés à l'horaire hebdomadaire du Laboratoire, considérés à part entière comme prolongement des cours de technologie, ils nécessitent d'être intégrés dans une démarche transversale propre aux préoccupations singulières des équipes éducatives, au contexte socioprofessionnel et aux ressources de l'établissement.

    Les ateliers, satellites du laboratoire de création et de conception, sont les espaces privilégiés et indispensables d'une pratique concrète et créative de la technologie.

    La manipulation, l'expérimentation, le déplacement des techniques, l'accident analysé, la déclinaison des possibles, éclairent et introduisent une information théorique plus précise dans le cadre de ces ateliers et de rencontres avec des spécialistes. Un relais permanent avec le laboratoire de création et de conception permet de situer ces recherches dans l'univers que chaque étudiant déploie, mettant en relations matières, couleurs aspects, images, formes, objets...

    Tous les ateliers peuvent être associés à une formation. Certains font l'objet d'une obligation dans le cadre des options en Laboratoire de création et de conception. L'atelier Tissage est rattaché plus spécialement à l'option Textile - matériaux - surface, du Laboratoire. L'atelier Construction / volume / prototypage, quant à lui, est rattaché particulièrement à l'option Mode du Laboratoire. Les ateliers sont abordés dans le cadre horaire du Laboratoire, selon des temps, des axes, des objectifs propres aux situations d'enseignement.

    S 31 : Atelier maille

    Préliminaires

    L'atelier de maille fonctionne en complète transversalité avec le laboratoire de création et de conception et l'atelier d'impression - ennoblissement.

    La maille est une technique permettant de produire des surfaces textiles (rectilignes ou multidirectionnelles). Celles-ci pourront être utilisées "tombées de métier" dans le cadre d'expérimentations, être ennoblies (cf. atelier sérigraphie, et la question de la teinture) ou mises en forme (cf. construction / volume / prototypage).

    Les recherches peuvent être élaborées en correspondance avec un projet développé dans le cadre du laboratoire de création et de conception ou inversement, les découvertes techniques peuvent constituer le point de départ d'une recherche pouvant se prolonger en laboratoire de création et de conception.

    Cette technique permet de tester un ensemble de matières textiles très variées en fonction de leur aspect (visuel, tactile, formel, sonore) et de leurs propriétés.

    Dès le premier cours, les étudiants seront mis dans une attitude de questionnement, de recherche (plastiques et technologiques).

    La formation s'efforcera de rendre lisible et compréhensible le mouvement des fils dans ses différents parcours en maille cueillie et en maille jetée.

    Elle insistera sur les variations possibles obtenues selon les qualités du fil, les divers réglages mécaniques du matériel et éventuellement le poinçonnage, la programmation et les traitements d'ennoblissement.

    Elle permettra aux étudiants de reconnaître un liage sans le détricoter, en l'étudiant recto verso ou mieux encore en déchiffrant des documents visuels comme le nécessite la plupart du temps la profession.

    Les informations techniques complexes et vastes doivent être données :

    - d'une part, pendant des plages d'observation et d'analyse d'échantillons illustrées par des démonstrations sur métiers (ces découvertes doivent être accompagnées en permanence par des précisions sur le fonctionnement des outils industriels et de leurs évolutions probables) ;

    - d'autre part, à la demande, du plus simple au plus pointu de telle sorte qu'il puisse y avoir la possibilité de se spécialiser sur des pistes encore non exploitées et ainsi d'innover réellement pour répondre à une attente urgente de la profession.

    Par ailleurs, l'enseignement de la maille s'orientera vers les nouvelles technologies (CAO) utilisées en industrie. Certaines notions abordées dans le cadre de l'atelier pourront être développées de façon plus approfondie en cours de technologie fondamentale (initiation théorique, visites d'usines, de salons professionnels, intervenants extérieurs...).

    La technique de la maille étant complexe, il est indispensable de prévoir des cours lors des deux premiers semestres (initiation, approche sensible, expérimentation) et dans le cadre des deux derniers semestres (approfondissement, développement, application, détournement des techniques et manipulations) en relation avec le projet.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    Le fil : la matière première

    Les propriétés physiques d'un fil (ténacité, extensibilité...)

    Les principaux titrages.

    Choix du titrage d'un fil en fonction de la jauge.

    Les différentes qualités de fils (bouclé, crêpe, chenille, flammé, ...)

    Utilisation d'un vocabulaire adéquat (sensible ou technique) qualifiant les fils de départ et les surfaces obtenues (aspect, toucher, sonorité, ...)

    Choix de fil(s) (type, composition et titrage) en adéquation à un effet, à un principe ou à une forme recherchés (propriété, aspect, épaisseur, plombant, tenue, ...)

    cf. projet.

    Transformation de fils existants par retordage, encollage, tricotage, feutrage...

    Enduction*, teinture*, impression*...

    Création de fils par détournement, découpage, déstructuration de matériaux souples.

    Expérimenter.

    Expérimenter une grande variété de fils afin de repérer l'aspect obtenu après tricotage.

    Pratiquer ces procédés.

    Utiliser ces fils en relation avec un projet développé dans le cadre du laboratoire de technologie appliquée et créative et le laboratoire de création et de conception.

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Initiation technique

    Les principes de formation de la maille (maille cueillie, jetée).

    Collectes, analyses, répertoire d'échantillons existants illustrant les liages fondamentaux.

    Représentation graphique et schématique de ces liages..

    Fonctionnement d'un métier à tricoter.

    Simple fonture base jersey, double fonture base côte et tubulaire.

    Les fils permettant d'obtenir des effets spéciaux après tricotage :

    Expérimentation de différentes opérations mécaniques ou chimiques*sur une maille pour en modifier l'aspect et le toucher (cf. grattage, foulonnage, ...)

    Apporter une valeur ajoutée (à partir de mailles réalisées en atelier, de vêtements collectés, de métrages réalisés sur métiers industriels...)

    Autres "outils" permettant de réaliser des mailles.

    Expérimenter.

    Collecter, analyser, répertorier des échantillons existants illustrant les liages fondamentaux.

    Nommer et représenter graphiquement et schématiquement ces liages.

    Nommer les principales pièces qui constituent un métier.

    Maîtriser techniquement les procédés, pratiquer

    Manipuler en variant différents paramètres (qualités des fils, réglages mécaniques, ...)

    Tirer parti des accidents.

    Anticiper le choix des fils selon le résultat attendu ou être capable de tirer parti d'un effet obtenu et inattendu.

    Intervenir sur la maille en brodant, surpiquant, appliquant, aiguilletant, ...

    Expérimenter le tricot main, le crochet, ...

    Associer, croiser les différentes techniques.

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Programmation des points / initiation à la CAO

    Réalisation de schémas de structures de mailles sur une palette graphique à partir de points de base. Utilisation d'un programme existant.

    Les métiers permettant d'obtenir des motifs "reliéfés", "ajourés", "colorés" (jacquard 2, 3, 4 couleurs en simple ou double fonture, intarsia, ...) par poinçonnage ou programmation.

    Connaissance des différents jeux de points réalisables.

    Identification des principaux liages par observation d'échantillons et déchiffrage de documents visuels.

    Représentation graphique et schématique des liages.

    Mise en forme d'un panneau à partir d'un patronage par diminutions, augmentations (fully fashion) ou coupé-cousu.

    Explorer les possibilités et procédés en pratiquant.

    Utiliser, détourner, combiner des connaissances techniques au service d'un projet développé en laboratoire de création et de conception.

    Intervenir sur la forme générale de l'échantillon, du panneau ou du métrage.

    U. 4.1 U. 5 U. 6.1 U. 6.2 UF. 2

    Recherche de faisabilité du projet.

    Recherches et questionnements sur la faisabilité en industrie d'un développement de projet initié en laboratoire de création et de conception.

    S 32 : Atelier impression / ennoblissement

    Préliminaires

    L'atelier d'impression / ennoblissement rassemble différentes pratiques (pochoir, sérigraphie, numérique, transfert). Il fonctionne en transversalité avec le laboratoire de création et conception, les ateliers (maille, tissage et infographie), le cours de sciences physiques appliquées aux textiles et l'expression plastique.

    Les techniques proposées seront autant d'outils permettant à l'étudiant d'agir de façon créative et inventive sur des supports variés en en modifiant l'aspect : coloration, impression de motifs (au cadre plat, par transfert, en numérique), enduction, calandrage, teinture, etc. Ces différents procédés doivent être exploités comme des moyens d'expression à part entière, susceptibles d'ouvrir de nouveaux champs de recherche dans le cadre du laboratoire de conception ou du cours d'expression plastique. Ils ne constituent pas une fin en soi, mais sont au service d'une démarche et révèlent une recherche personnelle et sensible.

    Ils permettent la réalisation d'échantillons ou de petits métrages (prenant éventuellement en compte des impératifs professionnels spécifiques : support, transcription, etc.) ou d'imprimer directement sur des formes à plat ou des produits confectionnés.

    La pratique des nouvelles technologies d'impression (numérique, transfert et autres), induit une utilisation spécifique de l'outil informatique concernant l'élaboration,", la transcription plastique et la mise au point des motifs ou "matières graphiques".

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    Préparation et choix des supports d'impression / modification des aspects des tissus

    Les différents supports textiles :

    leurs caractéristiques, leurs réactions face à des manipulations mécaniques, physiques, chimiques...

    Recherche d'informations quant aux différentes réactions (cf. sciences physiques).

    Modification de l'aspect d'un tissu ou d'une maille.

    Anticipation d'un mode de préparation d'un tissu avant impression en vue d'un résultat recherché.

    Les différents types d'apprêts utilisés en industrie.

    Identifier et utiliser le vocabulaire approprié.

    Expérimenter.

    Collecter, répertorier des supports existants.

    Expérimenter sur des supports variés différentes actions mécaniques ou chimiques (plissage, foulon-nage / mercerisage, ...)

    Collecter, identifier, répertorier des échantillons existants.

    Établir des comparaisons avec les procédés artisanaux mis en œuvre dans le cadre de l'atelier.

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Initiation technique

    L'écran vierge comme outil de création sur des supports variés, préparés ou non.

    Les différents modes de réalisation des typons : clichages photochimiques ou manuels.

    Expérimentation de clichage d'objets variés pouvant faire office de typon.

    Adaptation du dessin ou document: réduction / séparation du nombre de couleurs.

    Utiliser différents procédés : outil informatique (couleurs indexées ou quadrichromie), photocopie...

    Anticipation du choix d'un dessin en fonction du procédé d'impression utilisé.

    Choix de l'ouverture de la mesh de l'écran en fonction d'un motif, du type d'encre ou de la technique.

    Préparation de l'écran : émulsionnage, insolation, dépouillement.

    Les différentes qualités d'encres pigmentaires (transparentes, opaques, brillantes, mates, métallisées, irisées, gonflantes, ...)

    Collectes d'échantillons (tissus existants) ou de documents, analyse des applications industrielles.

    Choix d'un type d'encre en fonction de l'effet recherché.

    Les autres familles de colorants : réactifs, dispersés, acides, de cuve, végétaux...

    Choix d'un colorant en fonction de l'affinité tinctoriale du support à imprimer ou à teindre.

    Procédés d'impression ou de teinture par réserves permettant d'obtenir des motifs (batik, ligatures...)

    Les produits permettant d'obtenir des effets spéciaux (gras, glacés, cloqués, dévorés, rongés...) en choisissant un substrat adéquat.

    Collectes d'échantillons (tissus existants) ou de documents, analyse des applications industrielles

    Enduction, flocage, effets métallisés, ...

    Circulation des informations techniques et des découvertes.

    Les recettes d'impression.

    La thermo-impression.

    L'impression numérique.

    Expérimenter différents types d'encres.

    Expérimenter différents types de supports.

    Observer les réactions.

    Identifier et maîtriser techniquement les procédés proposés.

    Pratiquer les opérations

    Expérimenter sur différents supports, observer et analyser les résultats pour étendre les recherches.

    Tirer parti des surprises et des accidents, analyser en vue d'une exploitation future.

    Expérimenter en impression et en teinture.

    Expérimenter et exploiter.

    Expérimenter sur différents supports.

    Observer et analyser les résultats pour étendre les recherches.

    Expérimenter.

    Combiner les procédés d'impression.

    Échanger, comparer, analyser.

    Tenir un cahier technique d'échantillonnage

    Répertorier les différentes recettes utilisées, les références et composition des supports.

    Être capable d'utiliser une fiche technique.

    Expérimenter.

    Combiner les procédés d'impression.

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    Recherche de faisabilité du projet

    Recherches et questionnements sur la faisabilité en industrie d'un développement de projet initié en laboratoire de création et de conception.

    S 33 : Atelier gravure

    Préliminaires

    Les procédés artisanaux d'impression permettent à partir d'une matrice gravée ou estampée de multiplier les manipulations expérimentales inventives, de modifier l'aspect d'un support donné en lui apportant relief, matière et coloration, d'opérer un véritable enrichissement du support par le jeu des superpositions d'encrages.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    Expérimentation technique du trait

    Les procédés de gravure en creux et en relief

    Découverte des outils : gouges, burins, échoppes, pointes, presse...

    Découverte des produits : acides, solvants, liants, abrasif...

    Sélection et exploitation des différentes traces obtenues par tout outillage disponible.

    Utilisation d'une surface à graver comme outil de création en relation avec un projet développé dans le cadre du laboratoire de création et de conception.

    Recherche des autres possibilités d'obtenir le creux dans une surface sensible : morsure, estampage, perforation, usure, rayure...

    Les différentes combinaisons d'impression.

    Les règles de repérage et de juxtaposition d'un motif.

    Expérimenter.

    Expérimenter sur tous supports plans existants (collecter, choisir).

    Expérimenter les choix graphiques les plus évidents et les plus tactiles obtenus par le relief et le creux.

    Identifier et mettre en pratique les juxtapositions, les superpositions, les translations.

    Sélectionner de façon raisonnée un motif et analyser son impact par multiplication.

    U. 4.1

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    U. 6.2

    UF. 2

    Gaufrage

    Gravure en creux d'une matrice de PVC.

    Sensibilisation au rôle et à l'importance de l'humidification des supports.

    Modulation des pressions (satinage, foulage léger ou estampage fort).

    Exploitation de différents papiers (lourds ou légers) et de certains textiles à mémoire (ex : velours...)

    Les techniques de séchage des gaufrages.

    Expérimenter les solutions de gaufrage.

    Expérimenter les solutions d'humidifications.

    Diversifier les effets.

    Choisir un support (qualité et aspect) et décliner les recherches.

    Identifier et expérimenter.

    U. 4.1

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    UF. 2

    Expérimentation technique de la couleur

    Les différentes familles d'encres : taille-douce, typographie, sérigraphie).

    Les capacités couvrantes.

    Le double encrage (de creux ou de surface).

    La viscosité des encres.

    Transparence / opacité, matité / brillance des encres :

    - sensibilisation aux différentes qualités des encres ;

    Détournement des fonctions des supports en recyclant les déchets laissés pour compte de l'artisanat ou de l'industrie.

    Expérimenter en combinant les variétés d'encres aqueuses ou huileuses.

    Expérimenter sur des supports variés en relation avec un projet développé dans le cadre du laboratoire de création et de conception.

    Exploiter une gamme chromatique simple en changeant la viscosité des encres (bichromie...)

    Observer et répertorier les aspects obtenus sur des supports variés.

    Tirer parti des accidents d'impression en les sélectionnant de façon raisonnée en vue d'une exploitation future.

    Collecter et sélectionner les surfaces à imprimer de toute provenance et rechercher leur valeur cachée.

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    UF. 2

    Informations techniques

    Les recettes et les techniques d'impression.

    Recherche d'informations techniques artisanales ou industrielles.

    Classification des procédés d'impression.

    Historique des procédés d'impression (cf. : cours de culture design).

    Répertoire de l'utilisation des procédés artisanaux dans la création contemporaine (sous forme de dossier).

    Tenir un cahier technique d'échantillonnage complet comportant le suivi des compositions chromatiques, l'ordre des applications, la composition chimique des mélanges de couleurs et l'origine des supports.

    Incorporer au cahier technique.

    Répertorier l'utilisation des procédés artisanaux dans la création contemporaine (sous forme de dossier).

    U. 4.1

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    UF. 2

    S 34 (option mode) : Atelier construction / Volume / Prototypage

    Préliminaires

    Objectif terminal :

    L'objectif de l'enseignement en construction / volume / prototypage est de :

    - faire découvrir à l'étudiant les différentes méthodes de conception du vêtement ou accessoire ;

    - faire expérimenter ces méthodes dans le développement de prototypes conçus en laboratoire de conception et création ;

    - faire prendre conscience du comportement de divers matériaux mis en volume ;

    - développer un savoir-faire au niveau de la fabrication des prototypes ;

    - donner la dimension de réalité afin de valider un projet.

    Méthodologie :

    Cet enseignement est appliqué selon le calendrier semestriel. Les deux premiers semestres correspondent à une phase d'apprentissage des méthodes de conception et fabrication. Les troisième et quatrième semestres sont une phase de développement des savoirs fondamentaux et savoir-faire. Ils s'appuient sur le développement de produits prototypes mis au point en laboratoire de création (éléments, détails, fragments, vêtements complets ou encore accessoires).

    Dans cette optique, l'enseignement en construction / volume / prototypage est consolidé par des connaissances traitées en :

    - technologie appliquée et créative des matériaux,

    - technologie fondamentale et appliquée à la fabrication.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    Les transformations à plat

    Corsages.

    Jupes.

    Pantalons.

    Manches.

    Cols.

    Tracés de poches.

    Eléments particuliers (capuches, basques, vêtements asymétriques, finitions, propretés, ...)

    Etc.

    - Découvrir des méthodes de transformations à plat.

    Savoir choisir la base adaptée au modèle à réaliser.

    Adapter une ligne par rapport :

    - à la morphologie du corps;

    - au style du modèle;

    - à l'effet visuel escompté.

    Développer un savoir-faire.

    U. 4.1

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    UF. 2

    Volume / Moulage

    Principes :

    - prises de mesures,

    - identifications des morphologies,

    - pose des bolducs de base,

    - analyse du modèle,

    - identifications des lignes spécifiques au modèle,

    - sélection de la toile de moulage,

    - calage de la toile;

    - réglage;

    - essayage, rectifications.

    Découvrir la méthode de moulage

    Savoir choisir le mannequin adapté à la ligne du prototype à réaliser.

    Choisir la toile ou le matériau de moulage adapté(e) :

    - à la ligne du modèle;

    - au matériau définitif;

    - à l'ampleur, au tomber, escomptés.

    Développer un savoir-faire :

    - identifier les points défectueux d'une toile (aplomb, correspondance avec le croquis, proportions, ...) ;

    - régler et corriger une toile.

    U. 4.1

    U. 5

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    U. 6.2

    UF. 2

    Patronage - Découpe de la matière - Fabrication

    Principes :

    - analyse du projet selon :

    • l'identité du projet,

    • l'adéquation forme / matériau(x) envisagés dans le projet,

    • la faisabilité en fonction :

    - du potentiel de l'étudiant,

    - des contraintes techniques,

    - (ouverture, fournitures, ampleur, structure, etc.) ;

    - tracé à plat ;

    - volume ;

    - patronage ;

    - fabrication (unitaire, sérielle) ;

    - outil de découpage

    Être capable de transférer des acquis en technologie pour le patronage, la découpe et la fabrication.

    Savoir analyser et rectifier le(s) croquis sélectionné(s) du projet selon :

    - l'identité du projet;

    - l'adéquation forme / matériau(x) envisagés dans le projet;

    - la faisabilité en fonction :

    - du potentiel de l'étudiant,

    - des contraintes techniques,

    - (ouverture, fournitures, ampleur, structure, etc.)

    Être capable de choisir la méthode de conception adaptée.

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

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    UF. 2

    Prototypage

    Analyse du plan de collection.

    Sélection du produit à prototyper.

    Étude de la faisabilité du produit.

    Mise au point de la toile.

    Réalisation du prototype.

    Être capable de mettre au point un ou plusieurs prototypes (vêtements, accessoires, objets) élaborés en laboratoire de création / conception à partir des savoirs fondamentaux et savoir-faire acquis en "construction / volume" et "technologie appliquée aux matériaux et à la fabrication".

    U. 4.1

    U. 5

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    U. 6.2

    UF. 2

    S 35 (option textile - Matériaux - Surface) : Atelier tissage

    Préliminaires

    L'atelier de tissage fonctionne en complète transversalité avec le laboratoire de création et de conception et les autres ateliers.

    Il peut-être assimilé à un laboratoire de recherche nécessitant apprentissage, réflexion et concertation avant même la mise en œuvre d'une réalisation.

    Les recherches peuvent être élaborées en correspondance avec un projet développé dans le cadre du laboratoire de création et de conception ou inversement, les découvertes techniques peuvent constituer le point de départ d'une recherche pouvant se prolonger en laboratoire de conception.

    La technique du tissage permet de tester un ensemble de matières textiles très variées en fonction de leur aspect (visuel, tactile, formel, sonore) et de leurs propriétés et de réaliser des effets de textures, de matières, des jeux de couleurs... par l'utilisation des armures de bases et armures dérivées.

    Elle peut être abordée selon deux approches : l'une sensible, expérimentale, artisanale (tissage sur métiers manuels), l'autre plus technique (tissage sur métiers électroniques et éventuellement semi industriel) en fonction des possibilités des établissements.

    En vue de tirer parti des procédés de façon créative, deux points s'avèrent essentiels : la découverte des fils et l'initiation technique. Ces deux apprentissages devront donc s'effectuer en parallèle.

    Par ailleurs, l'enseignement du tissage devra s'orienter vers les nouvelles technologies (CAO) utilisées en industrie.

    Certaines notions abordées dans le cadre de l'atelier pourront être développées de façon plus approfondie en cours de technologie (initiation théorique, visites d'usines, de salons et interventions de professionnels).

    La technique du tissage étant complexe, il est indispensable de prévoir des cours lors des deux premiers semestres (initiation, approche sensible, expérimentation) et dans le cadre des deux derniers semestres (approfondissement, développement, application, détournement des techniques et manipulations) en relation avec le projet.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    Initiation technique

    Les différentes étapes de préparation d'un métier.

    Les armures fondamentales.

    Ourdir une chaîne.

    Monter une chaîne.

    Nommer les différentes pièces qui constituent un métier à tisser.

    Étudier et expérimenter les effets obtenus à partir des trois armures fondamentales.

    Expérimenter les effets chaînes et les effets trames en utilisant des fils de qualités variées.

    Dégager un vocabulaire sensible ou technique qualifiant les surfaces obtenues (aspect, toucher, sonorité, etc.)

    U. 4.1 U. 5 U. 6.1 U. 6.2 UF. 2

    Approfondissement

    Programmation des armures (de façon manuelle ou en utilisant l'outil informatique) cf. initiation à la CAO

    Les armures dérivées.

    Armures dérivées de la toile (taffetas) :

    - cannelés réguliers et irréguliers,

    - reps réguliers et irréguliers (louisine),

    - nattés réguliers et irréguliers...

    Armures dérivées du sergé :

    - sergés croisés,

    - sergés composés, sergé sur fond toile,

    - chevrons à pointes,

    - chevrons damassés,

    - losange,

    - nid d'abeille...

    Armures dérivées du satin :

    - satins à répétition,

    - satins à liages redoublés,

    - satinés,

    - ombrés...

    Armures dérivées des sergés et satins :

    - diagonales,

    - gabardines,

    - cannelés obliques...

    Les techniques du Jacquard, damas, taffetas façonnés, satins façonnés, façonnés lancés, tapisseries, broché, éponge, velours de chaîne, armurés, pékin, bayadère, double-face, piqués...

    Les principales appellations de tissus.

    Étudier les différentes armures, remettages, marchages.

    Étudier et expérimenter certaines armures dérivées.

    Expérimenter ces différentes armures et techniques pour les utiliser à des fins créatives et en relation à un projet développé dans le cadre du laboratoire de technologie appliquée et créative et du laboratoire de création et de conception.

    Collecter et répertorier des échantillons existants illustrant ces armures.

    Collecter et répertorier des échantillons existants illustrant ces armures.

    Rechercher des informations historiques.

    Collecter et répertorier des échantillons existants.

    Rechercher en tissuthèque.

    Comprendre et utiliser le vocabulaire spécifique.

    Être sensible à la "main" d'un tissu (aspect, contexture, armure, ...)

    U. 4.1 U. 5 U. 6.1 U. 6.2 UF. 2

    Recherche de faisabilité du projet en industrie

    Recherches et questionnements sur la faisabilité en industrie d'un développement de projet initié en Laboratoire de création et de conception.

    S 36 : Broderie

    Préliminaires

    L'atelier de broderie offre l'opportunité d'utiliser une technique comme un moyen d'expression supplémentaire, en relation avec un projet élaboré préalablement dans le cadre du laboratoire de création et de conception et éventuellement le cours d'expression plastique.

    La pratique de la broderie s'accompagne d'une découverte de l'histoire, des outils - tambours, métiers, machine à coudre, à broder Cornely, machine à broder assistée par ordinateur - des gestes et des règles inhérents à la technique, et encourage l'étudiant à adopter une attitude d'exploration plus vaste dans l'univers textile.

    Cet atelier pourra s'organiser sous forme d'un module intensif ou d'un cours hebdomadaire.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    Les gestes de base.

    Le vocabulaire technique.

    Le vocabulaire plastique.

    Les techniques de base main et machine.

    Cornely, Tajima, ZSK, Saurer, Lasser, Barudan, mécaniques, électroniques et informatisées.

    Les matières premières :

    Les supports.

    Les fils.

    Les perles, paillettes...

    Identifier et pratiquer.

    Utiliser le vocabulaire approprié.

    Observer, analyser, traduire.

    Expérimenter sur différents supports (collectes...) en traduisant une intention graphique ou plastique.

    Explorer une technique de broderie en dégageant et exploitant tous les potentiels (forme, couleur, matière...)

    Choisir un support (qualité, aspect, ...)

    Expérimenter à partir de fils de qualités et de coloris variés.

    Utiliser des perles et paillettes existantes ou "fait main" (détourner, collecter...)

    Observer et analyser les effets obtenus et en tirer parti en relation avec un projet développé dans le cadre du laboratoire de création et de conception.

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    S 37 : Dentelle

    Préliminaires

    L'atelier de broderie offre l'opportunité d'utiliser une technique comme un moyen d'expression supplémentaire, en relation avec un projet élaboré préalablement dans le cadre du laboratoire de création et de conception et éventuellement le cours d'expression plastique.

    La pratique de la dentelle (main et machine) s'accompagne d'une découverte de l'histoire, des outils (carreau pour la dentelle à la main, métiers Leavers, Jacquardtronic, textronic assistés par ordinateur, à fuseaux mécaniques), des gestes et des règles inhérentes à la technique, et encourage l'étudiant à adopter une attitude d'exploration plus vaste dans l'univers textile.

    Cet atelier pourra s'organiser sous forme d'un module intensif ou d'un cours hebdomadaire.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    Les gestes de base.

    Le vocabulaire technique.

    Le vocabulaire de base (main et machine).

    Les matières premières :

    Les genres.

    Les dentelles brodées.

    Les teintures.

    Identifier et pratiquer.

    Utiliser le vocabulaire approprié.

    Observer, analyser, traduire.

    Expérimenter sur différentes techniques (collectes...) en traduisant une intention graphique ou plastique.

    Explorer une technique de dentelle en dégageant et exploitant tous les potentiels (forme, couleur, matière...)

    Choisir et expérimenter à partir du fil, des qualités, titrages et coloris variés.

    Utiliser des perles, des paillettes, des ordonnets, des tresses, des galons, des rubans, etc. ou des produits détournés (détourner, collecter...)

    Observer et analyser les effets obtenus et en tirer parti en relation avec un projet développé dans le cadre du laboratoire de création et de conception.

    U. 4.1

    U. 5

    U. 6.1

    U. 6.2

    UF. 2

    S 38 : Infographie

    Préliminaires

    L'infographie doit être traitée comme un outil de recherche et un moyen plastique à part entière. Cet outil doit être abordé de façon ouverte, sensible, et en transversalité avec le laboratoire de création et de conception.

    Le cours d'infographie se donne comme objectif :

    - d'apporter les connaissances théoriques de l'univers informatique ;

    - de transmettre les connaissances pratiques de l'outil informatique ;

    - de savoir maîtriser des logiciels graphiques (2D et 3D) utilisés dans la profession ;

    - de savoir repérer les spécificités et les atouts de l'outil informatique par rapport à l'outil traditionnel, pour le travail de l'image et / ou du motif textile ;

    - de savoir lier et associer de manière pertinente l'outil informatique et l'outil traditionnel ;

    - de savoir repérer le potentiel de l'outil informatique (pour la communication par l'image, pour le motif textile, pour la création ou l'habillage de silhouettes, pour le croquis à plat), en relation avec le projet proposé en laboratoire de conception et de création.

    La formation s'articule en plusieurs phases :

    - l'apprentissage théorique des matériels et systèmes exploités ;

    - la formation pratique des différents logiciels graphiques utilisés par la profession ;

    - le travail d'exploration et de suivi du projet en transversalité avec le laboratoire de conception et de création.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    FORMATION THEORIQUE :

    Les équipements informatiques ; centraux et périphériques (caractéristiques, fonctionnements et connexions) Les procédures générales d'utilisation, les modes de fonctionnement d'un ordinateur et ses caractéristiques (unités centrales, mémoire, périphériques, navigation, lecture et enregistrement des données à partir de différents supports, gestion et résolution de l'image) Internet : accès à des banques d'images, envoi et réception de fichiers.

    - Être autonome, dans la gestion du poste et de l'atelier.

    - Savoir sauvegarder des données sur disque dur.

    - Savoir enregistrer des données sur un ZIP ou un CD.

    - Savoir imprimer sur papier.

    - Avoir des notions de base de navigation sur Internet.

    - Savoir envoyer et recevoir un dossier et des fichiers joints sur Internet.

    U. 4.1

    U. 4.2

    U. 5

    UF. 2

    FORMATION PRATIQUE :

    La saisie d'images : transférer des images à partir d'un appareil photo numérique, scanner des images Les manipulations pratiques des logiciels graphiques les plus utilisés dans la profession. La pratique comparative sur plusieurs logiciels du travail de retouche d'image, et/ou de gestion des couleurs, et / ou de la création et de l'habillage de silhouettes, et / ou du dessin à plat, et / ou du tissage, et / ou de la maille.

    Le suivi du projet en relation avec le laboratoire de conception et de création dans les recherches de compositions, de graphismes, de couleurs, de supports.

    - Savoir importer des images sur écran (scanner, transférer).

    - Connaître des notions de base sur les logiciels les plus utilisés dans la profession (afin de retoucher une image, s'approprier un visuel, ...)

    - Savoir identifier, à partir d'un répertoire iconographique, les modifications en infographie qui permettront de créer des visuels en adéquation avec le projet.

    - Savoir créer des images sources pour la sérigraphie (pour typon) et pour l'impression numérique sur support textile (pour prototypage).

    - Savoir réduire le nombre de couleurs, savoir séparer les couleurs, savoir tramer un document.

    - Identifier les supports d'impression en relation au projet (qualité des papiers, papier transfert, tissus).

    U. 4.1

    U. 4.2

    U. 5

    UF. 2

    S 39 : Photographie / vidéo

    Préliminaires

    La photographie et la vidéo sont des outils de recherche autant que des moyens d'expression plastique. Ils sont aussi des supports de communication pour la présentation des projets. Ces techniques doivent être abordées en transversalité avec le bureau de création.

    Le cours se donne pour objectif :

    - d'apporter des repères théoriques, plastiques et sémiologiques sur l'image photographique et vidéographique ;

    - de mettre en évidence les rapports entre l'image et le son ;

    - d'apporter une initiation aux questions techniques et pratiques de prise de vue : l'éclairage, le cadrage et le montage en vue de l'utilisation et de la maîtrise d'un appareil photo ou d'une caméra numérique ;

    - de savoir repérer le potentiel des outils vidéo et photo tant pour la communication que pour l'expression personnelle.

    La formation comprend :

    - l'apprentissage théorique et pratique ;

    - la réalisation de produits courts et de visuels en transversalité avec le bureau de création.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    FORMATION THEORIQUE :

    Ce qui fait sens, lecture de l'image, le cadre, la profondeur d'image et la profondeur de champ, la lumière, la perspective, les mouvements de caméra, etc.

    - Être sensible à l'image (cadrage, profondeur, ...)

    - Savoir organiser, éclairer des objets simples.

    - Savoir choisir avec pertinence le meilleur média en vue de la réalisation de visuels destinés à la recherche, au développement et (ou) à la communication d'un projet.

    U. 4.1

    U. 4.2

    U. 5

    UF. 2

    FORMATION PRATIQUE :

    Apprendre à voir et à cadrer.

    Initiation à l'utilisation d'un appareil photo, et d'une caméra numérique.

    Élaboration d'un éclairage, utilisation d'un flash électronique de studio.

    Initiation à la prise de vue vidéo : le matériel filmique, le découpage, le filmage.

    Initiation au montage vidéo numérique.

    Réalisation de visuels. Préparation de l'image à l'impression.

    - Avoir des connaissances techniques du matériel.

    - Être initié à la réalisation, la prise de vue et l'exploitation des images.

    - Savoir réaliser des visuels cohérents avec le projet.

    U. 4.1

    U. 4.2

    U. 5

    UF. 2

    S 4 : Expression plastique

    Préliminaires

    Des manières de percevoir pour concevoir

    Toucher, éprouver, voir, goûter sont des modalités de la pensée et la question devient celle des manières de percevoir pour concevoir. L'expression plastique, lieu des intensités et des singularités venues du sensible et du corps est partie prenante de l'étape de conception création. Avant de servir à la traduction et la communication d'un projet, l'expression plastique suscite, oriente, détermine, préfigure une recherche, une attitude, une trajectoire, un point de vue. Rencontrer la puissance émotionnelle d'une couleur, d'un bruit ou d'une saveur, la signification mouvante d'un geste, d'une forme ou d'un rythme sont des expériences nécessaires à réactiver. Il s'agit d'apprendre à s'attarder sur les "données immédiates" de la perception.

    Implications :

    Cette approche expérimentale et intuitive, qui permet le passage du concret à l'abstrait, et inversement, est une exploration des fondamentaux plastiques et une investigation du visible et du sensible.

    Renouant avec l'étonnement inaugural, les stratégies incitatives seront multiples, polymorphes, incarnées et issues de champs différenciés.

    Il conviendra de favoriser la mobilité des emplois du temps afin de permettre aux divers intervenants de travailler ensemble.

    Construire avec le temps

    Venant après la modernité qui légitime l'idée de progrès et privilégie une logique temporelle linéaire, notre époque semble sécréter un rapport au temps différent, fait d'émergences rapides et simultanées induites par des réseaux protéiformes de sollicitations. Ces nouvelles temporalités se combinent, se juxtaposent et se superposent sans s'opposer.

    Implications :

    Alterner l'individuel et le collectif.

    Rythmer le rapide et le lent.

    Métisser l'ancien et l'actuel. Cette question implique concrètement la prise en considération et en charge d'ateliers où les pratiques artisanales et technologies récentes pourront se développer et se croiser à la faveur d'un esprit d'ouverture.

    Interroger les cultures anciennes s'articule étroitement avec les problématiques et procédures artistiques contemporaines.

    Pratiquer des transferts

    En prise directe avec des expériences singulières et vivantes, les langages plastiques mis en oeuvre en révèlent la dimension sensible et intuitive. C'est dans cette perspective que se situe l'approfondissement des disciplines du dessin et de l'expression plastique qui seront appréhendées dans leurs différentes formes (graphisme, volume, couleur) et fonctions.

    Implications :

    Si apprendre à dessiner c'est s'ouvrir à (et user de) toutes les formes possibles de la représentation, c'est aussi apprendre à trouver, discerner, prélever, détourner, pratiquer des transferts. Ainsi de la forme travaillée jusqu'au contact de l'informe (déconstruction et dématérialisation) ou de l'anti-forme (du matériau au geste, de l'objet à l'acte).

    Situé à la jonction de plusieurs domaines, l'enseignement de l'expression plastique est un lieu privilégié de transversalité où les différentes formes artistiques ont des espaces partagés, des croisements profonds que l'étudiant sera amené à expérimenter.

    Éclairer l'expérience

    Conjointement aux enseignements relevant des savoirs fondamentaux et associés ayant leurs outils et méthodes d'analyse spécifiques, l'enseignement d'expression plastique engage et développe une réflexion active susceptible d'éclairer l'expérience. Le questionnement, conduit dans une visée prospective et instauratrice, doit guider l'étudiant à rentrer dans l'épaisseur des choses et la complexité du sens. Laisser parler un regard de plasticien attentif à la matérialité des éléments mis en présence doit permettre d'instaurer une circulation sémantique et plastique pertinente et personnelle conduisant à problématiser les enjeux. Repérer les constituants formels des éléments mis en présence, en particulier les matériaux, identifier les opérations qui ont présidé à leur élaboration, désigner la pratique qui les ont engendrés ouvrent la réflexion à de multiples niveaux de sens qu'il s'agit de croiser, articuler, hiérarchiser ; d'où la nécessité de confrontations avec les œuvres, les manifestations, les auteurs.

    Implications :

    Aider l'étudiant à développer sa culture générale et s'approprier une culture artistique.

    Favoriser la capacité d'écoute au sein du groupe pour stimuler l'échange.

    Les critères d'évaluation, s'ils contribuent à identifier et à évaluer le résultat d'une suite d'activités, ouvrent un questionnement et déploient la complexité des opérations plastiques et intellectuelles engagées.

    L'auto-évaluation doit conduire l'étudiant à revisiter ses intentions, ses expérimentations, sa documentation, ses réponses. Elle implique le maintien d'une distance critique et réflexive et devient une procédure d'acquisition, un itinéraire dynamique pour la pensée.

    Impliquer un engagement

    Pour qu'une dimension créative existe, une prise en considération des interlocuteurs s'impose : les étudiants seront mis en situation de confrontation avec des matériaux, des références et des questions qui les impliquent directement en tant que plasticiens, c'est-à-dire pour lesquels la pratique soit l'occasion de faire émerger de nouvelles hypothèses de recherche. Cet enseignement doit les aider à marquer avec plus d'intensité et de singularité les choix qu'ils font dans chacune de leurs expériences et entreprises.

    Implications :

    Favoriser des trajets singuliers.

    Risquer des pratiques divergentes.

    L'engagement, qui implique autonomie et esprit d'initiative, est lié à une réflexion ouverte revenant de façon exploratoire sur des données qui n'attendent qu'à être revisitées.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    Des manières de percevoir pour concevoir.

    Engager une attitude exploratoire.

    Déclenchement et découverte d'une expérience sensible.

    Stimulation de la curiosité motivant un questionnement, réveillant une mémoire, des émotions, des images.

    La couleur comme support d'expérimentation.

    Développement de la perception de la couleur en tant que perception fugitive associée à la lumière : la transparence, l'opacité, la proximité, l'éloignement.

    Les principes de différences des couleurs, par exemple : teinte ou tonalité, les degrés de clarté (brillance) et de plénitude (saturation).

    La couleur comme principe ordonnateur de la mémoire et comme excitation du flux de la mémoire.

    La couleur comme vision, la couleur matière, la couleur - mouvement, le monochrome, l'incolore...

    Appréhension d'une multiplicité d'aspects, de formes, de qualités des éléments et /ou situations rencontrés, par exemple : le grain, l'épaisseur, la souplesse, la rigidité, le poids, la gravité, la structure, la résistance, la densité.

    Déploiement de ces qualités et de leur mise en résonance.

    Éprouver, sentir, comparer, explorer les éléments en présence, leurs propriétés et transformations.

    Regarder, exprimer, évoquer, écouter, réagir, suggérer, noter.

    Susciter des procédures "bricoleuses" par la singularité des situations et des sensibilités.

    Différencier les procédures et appréhender leur complexité, nuances, contrastes et résonances.

    Observer, classer, relever, prélever, (se) saisir, choisir, collecter, collectionner, etc.

    Lire, rechercher, nommer.

    Regrouper expérimentations et informations et approfondir le questionnement.

    U. 4.1

    U. 5

    UF. 2

    .

    Dimension sensible et intuitive des temporalités

    Découverte de procédures les plus diverses et des complexités de sens qu'elles engendrent.

    Expérimentation sur les propriétés des éléments en présence et de leur limite.

    Étude de leur transformation jusqu'à leur dénaturation.

    Prise en compte des données perceptives liées au temps : fluidité, rapidité, lenteur, décalage, etc.

    Le temps comme espace, instant, durée, mémoire, accident :

    - la dimension du hasard ;

    - l'utilisation affective du temps, mémoire personnelle, mémoire collective ;

    - la fracture du temps.

    Déployer et alterner observation, projection, anticipation, réflexion, effectuation.

    Appréhender les différences de qualité et d'intensité.

    Percevoir le caractère inachevé, ouvert, non fini des procédures plastiques engagées.

    Transférer et adapter les éléments, outils et méthodes d'un domaine à un autre.

    Se donner des limites spatiales, temporelles, techniques.

    Établir des règles du jeu.

    Anticiper le caractère reproductible ou non des opérations plastiques engagées.

    U. 4.1

    U. 5

    UF. 2

    Appréhension analytique des langages plastiques

    Exploration par l'observation des modalités de représentation par la mémorisation, l'expression dessinée, la description.

    Modulation de l'idée de description ou de représentation selon qu'elle s'applique à un objet stable ou à une entité exposée à une manière de devenir, de changement.

    La ligne comme langage, écriture, geste, comme force, matériau.

    La matière comme excès et surplus, comme rythme, comme forme.

    Déploiement et répertoire d'un ensemble de processus analytiques à nuancer et adapter en fonction des supports d'étude (nature, usage) :

    - Le détail, l'objet partiel, le fragment, l'infiniment petit, la partie et le tout.

    - En plus, en moins : (l'inachevé, le reste, le vide)

    - processus de réduction, de synthèse, de simplification, de schématisation ;

    - processus de développement, d'approfondissement, de reprise.

    - L'espace :

    - structure, réseau, distribution, connexion, hybridation, montage, collage, déplacement, détournement ; .

    - champ, hors champs, intérieur / extérieur, cadre, cerne, trait, limite ;

    - ouvert / fermé, continu / discontinu, opposition, contraste, écart.

    Prise en compte des données perceptives de l'expérimentation : lumière, espace, position du corps, verticalité ou horizontalité des plans de travail et de projection.

    Partis pris, développement des choix de création.

    Classer, choisir, construire selon des principes d'organisation plastique bi ou tridimensionnels.

    Décomposer, déconstruire, défaire, délier, démonter, séparer, désarticuler, disséquer, fouiller, détruire, casser, etc.

    Nuancer, décliner, enrichir.

    Intensifier, accentuer, contraster.

    Concentrer, contenir, limiter.

    Rythmer, reprendre, prolonger, détailler, compléter.

    Couper, cadrer, cerner.

    Saisir l'implication de systèmes plastiques, artistiques, esthétiques mis en œuvre et développés ailleurs par d'autres créateurs et/ou théoriciens.

    Revisiter ses intentions, ses outils, ses méthodes, sa documentation, ses réponses.

    Mettre en question le sens des mots, verbaliser.

    Choisir ou détourner ou fabriquer ses documents, ses supports, ses outils, ses médiums et matériaux.

    Revenir de façon exploratoire sur l'ensemble des données.

    Argumenter et défendre ses choix de plasticien.

    Situer stylistiquement, esthétiquement, historiquement sa posture artistique ou dire ce qu'elle n'est pas.

    Expliciter oralement et visuellement la singularité de son choix de création par une communication adaptée et bien ciblée (quel type de monstration, d'exposition, d'installation, etc.)

    U. 4.1

    U. 5

    UF. 2

    S 5 : Culture design

    Préliminaires

    L'enseignement de la Culture design approche à la fois des connaissances relevant de l'histoire du costume, du textile, des coutumes et de la mode. La mode, notion sociologique, est étroitement liée aux productions qui touchent le corps - le vêtement et ses accessoires - ou l'individu - l'environnement de ses lieux de vie. A partir de thèmes transversaux et fédérateurs, dont certains sont cités en exemple ci-dessous, il s'agit de mener à bien cinq approches.

    Induire la transversalité

    L'amplitude et la diversité des champs interférant dans la formation d'une culture de la mode, du textile et de l'environnement permettent d'en aborder l'enseignement avec la transversalité nécessaire à l'acquisition d'un savoir réflexif, mobile et articulé. Le fait de pratiquer des connexions, des croisements qui convoquent la diversité des activités humaines incite l'étudiant à s'interroger et à élaborer une réflexion singulière et autonome.

    Formuler des problématiques

    L'un des objets de cet enseignement est de tenter la mise à jour des questionnements implicites à la discipline au moyen d'un parcours didactique organisé autour de manifestations repérables et déterminantes de l'évolution d'une culture. Il s'agit de repérer, indiquer, expliquer ce qui étonne.

    Mettre en place des outils conceptuels

    Pour aborder les productions, les œuvres, les démarches de projet, la mise en place d'outils méthodologiques adaptés sera pratiquée de manière instrumentale. Il s'agit d'apprendre à l'étudiant à voir, percevoir, décrypter, reconnaître, choisir, relier, comparer. Il s'agit de comprendre où, quand et comment naissent et se développent les idées, les courants, les influences, les filiations ou les ruptures. Ainsi, les connaissances ne sont plus assujetties à la seule chronologie historique, ni à l'inventaire exhaustif d'éléments constitutifs.

    S'exercer à l'archéologie du document

    Le mot "archéologie" implique la volonté de retourner à la source de l'objet / document, indépendamment des interprétations, descriptions ou explications déjà émises. Cette méthode critique d'analyse aboutit à un effacement de l'historien qui se veut comme un naturaliste devant l'archive. S'interroger et identifier la nature des documents iconographiques : quel type "d'image", pour quel objet, sur quel support et à quelles visées (informatives, didactiques, promotionnelles, artistiques, etc.), citer ses sources et légender les documents, décrypter et déconstruire déterminent analyse et interprétation d'où la nécessité d'une confrontation directe avec les productions, les manifestations, les œuvres, les textes fondateurs, les auteurs. Il s'agit de laisser parler un regard attentif à la matérialité des éléments mis en présence et d'identifier les opérations qui ont présidé à leur élaboration. Ces modalités doivent ouvrir la réflexion à de multiples niveaux de sens qu'il s'agit de croiser, articuler, hiérarchiser. La recherche d'un vocabulaire précis et incarné est fondamentale puisqu'il s'agit de trouver des formulations fines et différenciées susceptibles de faire émerger la richesse polysémique de l'objet d'étude.

    Déployer une culture iconographique

    Actuellement, les modes d'expression et les signes se télescopent de sorte que les limites esthétiques sont souvent transgressées et les codes culturels éclatés. La recherche de réseau de références n'est pas nécessairement localisée dans une forme ou une technique particulière ni même dans un lieu ou domaine précis. Il devient donc nécessaire de déployer une culture iconographique la plus élargie possible ainsi que son appropriation par l'étudiant.

    Au cours de la formation, cet enseignement s'attachera à :

    - privilégier une démarche réflexive s'appuyant sur des référents culturels déterminants et associant dans une même dynamique passé et présent ;

    - mettre en place des repères chronologiques fondateurs en relation avec des problématiques prospectives (sans étudier de manière exhaustive toutes les époques et civilisations périphériques associées à la diversité des productions) ;

    - aider l'étudiant à prolonger ses savoirs afin de les transférer dans d'autres disciplines, d'autres contextes et situations projectives ;

    - utiliser le vocabulaire relatif au contenu disciplinaire.

    Les problématiques indiquées et les exemples correspondants ne sont pas exhaustifs ; il est donc possible de proposer ou de travailler également à partir d'autres thèmes et références.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    Fabriquer un corps

    "Fabriquer" un corps, son apparence vestimentaire et l'environnement dans lequel il évolue, revient à fabriquer une identité sociale

    Le temps du corps

    La nostalgie d'un corps disparu et sa représentation exacte (de la médecine de la Renaissance au XIXe , XXe siècle - la photographie - les rayons X - le cinéma).

    Corps naturels, corps fabriqués, les contraintes ostentatoires, hygiénistes et esthétiques au XIXe siècle.

    Le textile depuis les temps les plus anciens a rassemblé des valeurs très concrètes : gestuelles, corporelles, manuelles.

    Les gestes du tisserand, le toucher du fil et du tissu, l'usage corporel.

    Naître, devenir, grandir, vieillir.

    Le tissu témoin accompagnateur "des langes au linceul" (Patrice Hugues).

    Les matériaux et la forme comme matrice, enveloppe, moulage.

    Les objets concrets dans leur matérialité physique (vêtement [ou partie de], sélection ou reste d'objets).

    Les vêtements que l'on porte et les objets que l'on touche pour travailler, prier, dormir, séduire, mourir, soigner, voyager, combattre.

    La danse, la musique, le cinéma et la métamorphose du corps : corps de rêve, "corps à venir", un corps inédit, un corps futur.

    La modification corporelle comme jeu et inventions d'identités multiples.

    Le vêtement comme support privilégié de notre relation au monde animal, végétal (les mythes, les contes, la science-fiction, etc.)

    Photo de presse, page gravée de dictionnaire, croquis de défilé, page de tendance, article journalistique, etc.

    La magie de la métamorphose : changer de peau ou entrer dans la peau de ...

    La peau, le cuir, la fourrure, la fausse fourrure, la laine, le feutre de laine, etc.

    Le latex, les matières synthétiques, le silicone, l'élasthanne, etc.

    Architecture textile : la tente, les huttes textiles (feuilles tressées en peaux, en natte et peaux d'animaux pour le revêtement, la yourte, etc.)

    Repérer, reconnaître et analyser des problématiques, les documenter et les argumenter.

    Écrire, rédiger pour structurer et développer sa réflexion.

    Traduire par des formulations personnelles et adaptées, le résultat des recherches ou de l'approfondissement.

    Noter, relever, dessiner.

    Répertorier les données et les classer.

    Appréhender la multiplicité des aspects et qualités de ces objets du point de vue formel : texture, structure, forme, échelle, dimensions, matériaux, couleurs, etc.

    Repérer, dans les éléments en présence, le point qui touche, trouble, émeut, provoque, interroge.

    Échanger, confronter ses sensations et sentiments.

    Appréhender de manière sensible et intuitive.

    Prendre des notes.

    Questionner.

    U. 6.1

    U. 6.2

    Fabriquer une identité

    Le vêtement comme expression des comportements individuels et des structures de société

    L'autre dans l'espace

    L'orientalisme et les expositions universelles au XIXe siècle.

    Les châles cachemires, le kimono japonais (motifs en relation avec les saisons), le paysage historié ou le papier peint panoramique.

    Essor de l'industrialisation : traditions et innovations techniques se confrontent et créent de nouveaux styles.

    L'anglomanie au XVIIIe , XIXe siècle : le frac comme l'habit, l'élégance masculine anglaise, "le gentleman".

    Création du magasin Old England à Paris (1827) voué à l'habillement (Harris tweed, lainage, ...) et aux objets du cadre de vie.

    Première théorie de la mode et les premiers traités d'élégance.

    Peace and love : l'anti mode de la rue ; les civilisations extra européennes deviennent catalogue de ressources.

    Une génération de motifs, oubli des cloisonnements, des échelles et des registres précédents.

    Motifs revisités : fleurs, écossais, pieds-de-poule et cachemires géants ; les motifs sont surtout brodés et imprimés.

    L'autre dans le temps

    La mode Antique sous le Directoire et l'Empire.

    Robe fine et transparente, silhouette tubulaire.

    Mousseline et coton, gaze de soie, petits motifs brodés et imprimés, Toile de Jouy.

    Les imprimés d'Arthur Liberty (1875-1917).

    Arthur Liberty devient un défenseur de l'Art nouveau et de la philosophie du mouvement Arts and Crafts.

    Les chemises Cacharel adoptent le Liberty ; 1967, Sarah Moon, la photographe, en crée l'image.

    Inspiration des vêtements historiques et ethniques pour créer un style actuel chez John Galliano (Dior), Vivienne Westwood, etc.

    Identifier la nature et la matérialité des documents mis en présence : photographie, pièce de vêtement, vidéo, etc.

    Lire des textes d'auteurs (essais, romans, articles journalistiques, etc.)

    Formuler des hypothèses de recherche et les explorer.

    Replacer l'objet à étudier dans son contexte, repérer les éléments à problématiser en vue de découvrir de nouvelles transversalités.

    Les images fixes et animées :

    - articuler légendes et images ;

    - repérer les auteurs (de l'élément représenté, du document), les dates, les lieux de production ou d'édition, les descriptifs de matériaux, de fabrication ou d'utilisation par rapport à d'autres contextes.

    Analyser les objets concrets dans leur matérialité physique (vêtement, objet) du point de vue formel (texture, structure, forme, échelle, dimensions, matériaux, couleurs, etc.)

    Articuler légendes et images.

    Repérage des auteurs des lieux de production ou d'édition, les procédés de fabrication et d'utilisation.

    Réaliser des documents photographiques et / ou filmiques (en relation avec l'atelier de "photographie et vidéo").

    Interroger et préciser les détails.

    U. 6.1

    U. 6.2

    La pratique du détournement chez Jean-Paul Gaultier dans les années 80 ; les pièces de sous-vêtements traditionnels comme le corset et la gaine pour les transformer en vêtements de dessus... Le dandysme.

    La construction de soi.

    L'excentricité du dandy, le vêtement comme signe privilégié.

    Le pouvoir du vêtement sur l'imaginaire d'autrui.

    L'autre dans sa classe, classe sociale, genre, âge La révolution française délaisse les soies raffinées au profit de simples étoffes de coton.

    Tendance à uniformiser le vêtement.

    Les "sans-culottes", la "carmagnole".

    L'émancipation féminine au début du XXe siècle et l'appropriation du vestiaire masculin : le tailleur et le pantalon.

    La garçonne et les mouvements d'avant-garde artistiques dans les années 20.

    Le jean, uniforme de travail, a remplacé le bleu de chauffe de l'ouvrier, la molesquine du charpentier, le lin de l'orfèvre.

    "La grande aventure du jean débute en France à Nîmes, dès le XVIe siècle (...).

    C'est cette toile magique que Levi Strauss va importer".

    Gilles Lhôte et Christian Audigier, Le jean des héros.

    Des pionniers aux rebelles, 1850-1950.

    Féminin, masculin Le concept d'unisexe dans l'histoire du jean, fin des années 60.

    La féminisation du jean à partir des années 70.

    Le bleu comme couleur.

    La bataille des marques dans le vestiaire adolescent.

    Identifier la nature des supports, leur origine, leurs caractéristiques, leur fonction.

    Saisir l'implication de systèmes esthétiques, artistiques et plastiques développés ailleurs par d'autres créateurs et / ou théoriciens.

    Identifier, classer, articuler, verbaliser les caractéristiques et l'ensemble des propriétés et transformations de ces objets.

    Classer, hiérarchiser les sources documentaires connues et les documents qui en sont extraits, afin d'affiner et positionner un point de vue.

    Appréhender le caractère pluriel des modalités et attitudes de recherche possibles.

    U. 6.1 U. 6.2

    Géographie du corps et espace du corps

    Un tracé définissant le corps dans son environnement géographique et social

    Visibilité du corps par le modelage ; la contrainte du corps ; le vêtement intervient pour retrancher, ajouter, modeler, se faisant tantôt masque, tantôt substitut, d'un corps de mode sans cesse réinventé.

    Le pourpoint au XIVe siècle

    "Une vision presque anatomique du tronc comme on ne l'avait plus vu depuis l'Antiquité" Odile Blanc, Parade et Parures (L'invention du corps de mode à la fin du Moyen Age).

    Le corset, objet du tracé de cette contrainte jusqu'au milieu du XXe siècle.

    Le corps soumis à un "design" parfois radical ne laissant rien en friche (body building, régimes alimentaires, marques corporelles, chirurgie esthétique).

    Les pièces de vêtements et accessoires comme gestuelle et lieu géographique du corps : fraises, cols, plastron chaussures, gants, mouchoir, ceintures, éventails.

    Le vêtement n'est plus l'assemblage d'un haut et d'un bas, d'un devant et d'un derrière mais d'une structure souple à trois dimensions.

    Madeleine Vionnet cultive le biais

    Claude Parent, architecte revalorise l'oblique.

    Coupe droite et à plat, le kimono, par sa structure ne détermine ni le corps ni la taille, ni les sexes ni les âges.

    Le corps caché, dissimulé : la crinoline, la tournure (XIXe siècle).

    Au début des années 70, les femmes s'émancipent, travaillent, font du sport et s'habillent en prêt-à-porter.

    La mode se démocratise et vient de plus en plus de la rue.

    Le corps s'exhibe, se montre, c'est une nouvelle conscience de son corps.

    La "mini" découvre les jambes et deviendra l'expression de cette nouvelle sensibilité (Mary Quant).

    1964 robes futuristes de Pierre Cardin, motifs géométriques, matières synthétiques.

    Le corps dans l'art contemporain initié au départ par le body art, les performances interrogent l'identité sexuelle, les limites corporelles.

    Le sport véritable laboratoire des nouvelles technologies s'exprime à travers des matières se rapprochant de la sensibilité et de la qualité de l'épiderme humain.

    Un nouvel imaginaire du corps et de l'espace : fin des années 60, début des années 70.

    Un confort basé sur la souplesse du matériau ; Verner Panton, Paysage de fantaisie, présenté lors de Visiona II, exposition organisée par la firme Bayer, Cologne, 1970.

    1965, entrée du mot "design" dans le vocabulaire français.

    Industrialisation du meuble en France.

    Sapac : Prisunic, Denise Fayolle engagent cette société dans la création d'une gamme économique de meubles.

    1964, ouverture à Londres du premier magasin Habitat.

    1979, Alchimia, le nouveau design italien

    Alessandro Mendini le "re-design" : réintroduire l'élément décoratif insolite sur un produit existant.

    Le groupe dénonce la faillite du design industriel.

    Fauteuil Proust, Alchimia, Milan 1978.

    "Redesign" d'un buffet des années quarante avec décor de Kandinsky, Milan 1978.

    Mode, matériaux, volume surface : les créateurs japonais (1970 -1980) entre art et technologie (vêtements troués, déchirés, effilochés, décolorés, ...)

    Les matières, les formes et les fonctions du vêtement sont étroitement liées.

    Issey Miyake : exploration du plissé.

    Rei Kawakubo : robes en papier dans la grande tradition japonaise, robes en polyester et mélange de papiers découpés...

    La grande influence du vêtement plat japonais dans les années 20 et 80.

    Margiela : vêtements récupérés, refaçonnés, traitement de l'usure et du rapiècement.

    "Rien ne définit ce qui peut ou ne peut pas être tissu" Issey Miyake.

    Les images fixes et animées, les documents textuels :

    - repérer les constituants formels du (des) document(s) et les opérations qui ont présidé à leur élaboration : décomposer, démonter, déconstruire, fouiller ;

    - mettre en question le sens des mots choisis ;

    - chercher les définitions de ces mots pour en découvrir la polysémie ;

    - élargir son vocabulaire spécifique.

    Écouter, se concentrer, observer, s'imprégner (expo, film, etc.)

    Capacité à s'émouvoir, réagir.

    Prospecter, se documenter, rechercher de nouvelles information (iconiques / textuelles).

    Réaliser des synthèses pour rendre compte de lectures de textes d'auteurs (essais, romans, article journalistique, etc.)

    Consulter des catalogues monographiques, thématiques et d'exposition, des revues de presse.

    Regarder des films documentaires et de fiction.

    Écouter et / ou voir des spectacles.

    Fréquenter les expositions artistiques ou autres, les galeries d'art et de design, les salons professionnels.

    Participer à des forums et débats.

    Croiser l'ensemble des données.

    Articuler des langages variés et agencer des données issues de champs différenciés (ethnologie, histoire, esthétique, sociologie, vie quotidienne, etc.)

    Appréhender la multiplicité des modalités et attitudes de recherche.

    Constituer un répertoire d'images, une banque de données autour d'une thématique ou problématique.

    U. 6.1

    U. 6.2

    S 6 : Philosophie

    En plus des deux heures de philosophie en 2e année, une heure de philosophie sera dispensée en co-animation
    en Laboratoire de création et de conception sur les 3 heures en classe entière.

    Le monde sensible

    - L'espace et le lieu. Le temps

    - Le corps

    - Matières et formes

    - L'imaginaire

    - La représentation

    Le langage

    - Expression, communication, signification

    - Le concept, le style

    Art, technique, science

    - L'invention

    - Fabrication, création

    - L'utile, le beau

    La société

    - La culture

    - Le travail. Les échanges

    - La personne

    - La politique

    La liberté, la vérité

    * * * *

    Les notions qui composent le programme ne désignent pas les champs successifs d'un cours. Il appartient au professeur d'analyser ces notions, d'en organiser l'étude et de déterminer celle-ci par des problèmes philosophiques explicitement formulés. Dans la liste présente, la plupart des notions sont accompagnées de quelques indications

    L'ordre d'exposition du programme n'impose pas l'ordre de son traitement. La découverte des solidarités philosophiques qui permettent d'articuler les notions, de rassembler certaines d'entre elles et, ainsi, de ne pas les examiner de manière juxtaposée, relève du travail philosophique et pédagogique du professeur, qui veillera à son adéquation avec l'ensemble de l'enseignement dispensé.

    S 7 : Économie et gestion

    Préliminaires

    L'objectif de l'enseignement d'économie et gestion dans les sections de techniciens supérieurs "Design de mode, textile et environnement" est triple. Il s'agit en effet de permettre au titulaire du diplôme de :

    - se repérer dans l'environnement économique et juridique dans lequel il exerce son activité professionnelle ;

    - mettre en œuvre des compétences organisationnelles et de gestion dans le cadre d'un groupe projet et / ou en responsabilité d'une petite structure ;

    - communiquer avec les différents partenaires concernés par le projet auquel il participe. L'enseignement prendra appui sur des cas pratiques issus du domaine du Design de mode, textile et environnement et plus particulièrement, en deuxième année, sur le projet de l'étudiant.

    L'enseignement est assuré par un professeur d'économie et gestion.

    CONNAISSANCES

    INDICATEURS D'ÉVALUATION

    UNITÉS

    Première partie
    Percevoir un environnement projet

    1. Caractériser la dimension juridique de l'activité professionnelle

    Les libertés économiques

    Le contrat : sa formation et ses effets

    La preuve : actes et faits juridiques, modes de preuve.

    L'action en justice et l'organisation judiciaire.

    La propriété littéraire et artistique : les droits d'auteur.

    La propriété industrielle : marques, brevets, dessins et modèles.

    Le statut de salarié.

    Le statut de travailleur indépendant.

    Les types d'entreprises : individuelles, sociétaires.

    Le titulaire du diplôme doit être capable de caractériser son environnement professionnel (secteur d'activité et organisation dans laquelle il exerce) tant dans sa dimension juridique qu'économique.

    L'objectif est d'explorer la dimension juridique de l'activité du technicien supérieur "design de mode, textile et environnement", à partir d'exemples issus de l'environnement professionnel immédiat et ainsi de permettre la compréhension des notions juridiques correspondantes.

    On se limitera strictement aux notions et concepts nécessaires à une bonne identification des droits et des devoirs spécifiques.

    Le cadre juridique de l'activité économique sera décrit dans ces grandes lignes. Le contrat de vente commerciale servira d'ancrage à l'étude du contrat.

    L'étude de contrats relatifs à la cession de droits sera envisagée.

    L'approche des différents statuts permettra la mise en évidence des conséquences sur l'activité professionnelle, en terme d'incidences fiscales et de mise en œuvre de la protection sociale.

    L'étude du contrat de travail mettra en valeur le lien de subordination.

    On évitera l'analyse détaillée des différentes formes de sociétés. On se limitera aux caractéristiques essentielles de l'EURL, la SARL, la SA et la SAS.

    U. 4.1

    2.Caractériser l'environnement économique de l'activité professionnelle

    Les activités économiques.

    La mesure de la richesse par les entreprises.

    Le cadre économique de l'activité de design de mode, textile et environnement :

    La notion de marché : les intervenants et leur rôle respectif

    Les caractéristiques des marchés.

    Le cadre mondial.

    La finalité est de décrire les grandes lignes du cadre économique des activités de production, de prestation de service et artistiques et de mettre en évidence la place du design de mode, textile et environnement dans le cadre économique général :

    aspects qualitatifs : variété des activités de design de mode, spécificités de la production artistique.

    aspects quantitatifs : poids du secteur, valeur ajoutée, effectifs, évolutions.

    La notion de valeur ajoutée sera présentée dans son principe général, sans entrer dans le détail des modalités du calcul comptable.

    L'objectif est d'appréhender la situation des différents marchés sur lesquels s'effectuent les échanges de produits et de services.

    Il s'agit de cerner les spécificités des marchés du design de mode, textile et environnement : côté de l'offre (prescripteur, producteur, fournisseur, sous-traitant) et de la demande.

    Place des TPE, PME-PMI et des grandes entreprises ; le degré de concentration des marchés.

    Les principaux groupes : leurs structures et leurs activités.

    Les principaux courants d'échanges relatifs au secteur seront décrits :

    principaux pays concernés

    nature des échanges

    principales organisations mondiales des échanges concernant ce secteur d'activité.

    U. 4.1

    3. Appréhender le marché et les attentes des clients

    La démarche mercatique : l'orientation "client"

    La clientèle et ses attentes : typologie de clientèle, caractéristiques des attentes et des motivations :

    Approche sociologique

    Notion de segmentation

    Le positionnement mercatique du produit

    On s'appuiera sur des exemples professionnels issus du domaine du design de mode, textile et environnement.

    À partir d'exemples, les conséquences de l'orientation client seront mises en évidence (durée de vie des produits, renouvellement rapide des séries...).

    On s'attachera à montrer la nécessité d'une bonne connaissance des évolutions sociologiques pour déterminer et / ou comprendre les tendances. Une bonne connaissance des segmentations possibles est nécessaire à la mise en œuvre des différents métiers.

    Pour chaque segment de clientèle on s'attachera à montrer la cohérence entre les variables mercatiques (produit, prix, communication, distribution).

    U. 4.1

    4. Intégrer les principes du pilotage de l'organisation

    Les principes généraux de pilotage : stratégie/tactique

    Les notions de projet et de groupe projet

    Le processus de prise de décision : information et décision

    Les principes d'action : les objectifs, les contraintes, l'organisation (compétences à mobiliser, définition des niveaux de responsabilité, planification, hiérarchisation, répartition des tâches)

    À partir d'exemples professionnels simples, on montrera qu'une organisation efficace, quelle que soit sa nature (entreprise, groupe projet), est nécessairement pilotée selon des principes rigoureux de gestion (but, objectifs, plans d'action, budgets, contrôles...).

    Le rôle de l'information dans la prise d décision sera mis en évidence grâce à des exemples issus de l'environnement professionnel des étudiants.

    L'objectif de cette partie est essentiellement méthodologique. Il s'agit de montrer les principes d'organisation de l'action, de la définition d'objectifs opérationnels jusqu'à l'évaluation au regard de critères pertinents.

    On s'attachera à mettre en évidence les divers acteurs qui collaborent au projet, qu'ils soient en interne ou en externe et leurs modalités de collaboration.

    U. 4.1

    5. Appréhender la dimension de gestion financière

    Le cycle d'exploitation de l'entreprise

    Notion de fonds de roulement

    Les indicateurs de performance : activité, rentabilité

    Les coûts :

    coûts opérationnels, coûts de structure amortissement des immobilisations

    Le processus commercial : devis, facture, TVA

    L'objectif est de repérer les exigences de gestion en s'appuyant sur des situations de micro-entreprise.

    Le titulaire du diplôme devra être capable de prendre en compte les contraintes de temps du cycle d'exploitation et ses conséquences financières.

    On s'attachera à mettre en évidence les notions de chiffre d'affaires, valeur ajoutée, marge, trésorerie, résultat, bénéfice. On fera apparaître les conséquences fiscales de l'existence d'un résultat.

    La compréhension des indicateurs sera prioritaire par rapport aux techniques comptables.

    Les notions devront être installées sans entrer dans les modalités de calcul comptable.

    On exigera une capacité à traiter les données concernant les documents commerciaux et éventuellement à réaliser une déclaration de TVA.

    On mettra en évidence le caractère contractuel du devis.

    On s'en tiendra au principe de la TVA et à son impact sur le coût pour le client.

    U. 4.1

    Deuxième partie Construire le projet

    1. Caractériser le projet

    La nature du service et / ou du produit.

    La création intellectuelle et la valeur ajoutée associée

    Le prix

    2. Organiser le projet

    La répartition des tâches

    La planification des activités

    L'organisation de l'information

    La définition des critères d'efficacité

    3. Prévoir le budget du projet

    L'identification des moyens nécessaires à mobiliser : matériels, humains, informationnels

    Le budget prévisionnel et le suivi des écarts.

    On s'appuiera sur des situations concrètes de fonctionnement de groupes projets pour mettre en œuvre des méthodes d'organisation. On insistera particulièrement sur l'importance du partage et de l'échange d'informations entre les membres de ce groupe et les apports des T.I.C dans ce domaine.

    Il s'agit de mettre en relation les caractéristiques techniques et artistiques propres à la prestation offerte au client et leur valorisation à travers le prix proposé.

    Le suivi de la réalisation du projet dans sa dimension d'avancement des tâches et dans sa dimension financière devra permettre d'acquérir les compétences organisationnelles nécessaires.

    Les savoirs présentés dans la partie relative aux coûts et au processus commercial seront mobilisés.

    Des exemples simples de projets permettront de construire une prévision sous la forme d'un budget.

    U. 4.1

    Troisième partie Communiquer

    1. Promouvoir et soutenir le projet

    Les types de communication : interpersonnelle, de groupe, de masse.

    Les composantes de la communication : acteurs, message, canal, contexte, sens, enjeux.

    La communication orale : signes verbaux, registre de langage, signes non verbaux, normes sociales, rituels, écoute.

    La communication écrite : qualités rédactionnelles et formelles, les apports des T.I.C.

    La négociation du projet : préparation de la négociation, choix et mise en œuvre d'une démarche, conduite des entretiens, suivi de la relation.

    2. Communiquer dans le groupe projet

    Les objectifs du groupe : échanges, travail partagé, partage de l'information, créativité.

    Le fonctionnement du groupe : dynamique, conflits et régulation.

    Les caractéristiques des groupes : taille, composition, groupe formel, informel, permanent, temporaire, activité, structuration.

    La communication dans le groupe : communication formelle, informelle, système de communication.

    Les attitudes des participants : rôles et influences.

    L'apprentissage des notions de base de la communication vise à développer l'aptitude à analyser et à mener une communication professionnelle. Elle s'exercera dans un contexte de relations internes ou externes.

    La maîtrise de la communication orale permettra notamment de rendre pertinente la présentation et la soutenance du projet.

    On évitera donc tout développement théorique excessif qui s'effectuerait au détriment de la formation à la négociation.

    On favorisera les mises en situation permettant le repérage des conditions d'efficacité de la communication au sein d'un groupe et la mise en œuvre des actions favorables à cette efficacité.

    La compréhension des exigences des divers acteurs du projet est un élément clé de la réussite. Ces notions s'illustreront autour d'exemples (statut du technicien, du créateur et du commercial).

    U. 4.1

    S 8 : Sciences physiques

    L'enseignement doit être assuré par un professeur unique, de sciences physiques

    L'enseignement des sciences physiques et chimiques dans ce BTS est destiné à développer, chez les étudiants, la compréhension et la connaissance des phénomènes et lois physiques mis en œuvre dans le domaine professionnel. Le professeur donnera à son enseignement, une orientation résolument expérimentale et concrète. Il recherchera des exemples et applications en liaison avec les enseignements technologiques.

    Le programme de sciences physiques est élaboré pour apporter une réponse aux besoins réels des étudiants de cette filière professionnelle : il est en cohérence avec le Référentiel des Activités Professionnelles établi par les membres de la profession.

    Aux objectifs de connaissances s'ajoutent des objectifs méthodologiques : la poursuite de la pratique de la méthode et du raisonnement scientifiques, notamment au cours des séances de travaux de laboratoire, doit contribuer à développer chez le futur technicien l'esprit critique et l'autonomie nécessaires à l'analyse des situations qu'il rencontrera.

    A ce niveau, l'enseignement de sciences physiques prolonge la formation scientifique acquise dans le second cycle afin de renforcer chez les étudiants leur aptitude à élaborer et maîtriser les capacités générales de communication, de conceptualisation et d'action, ce qui leur permettra de s'adapter à l'évolution des techniques et d'accéder à des niveaux supérieurs de qualification.

    En sciences, la logique de construction des compétences chez les étudiants se fonde d'abord sur l'acquisition de connaissances et de savoir-faire résultant d'un enseignement privilégiant la démarche expérimentale. Grâce aux travaux pratiques, de nombreux points du programme offrent la possibilité d'une approche concrète et accessible aux étudiants permettant ensuite au professeur d'introduire les concepts en évitant toute mathématisation excessive.

    Le professeur ne perdra pas de vue que son public est constitué d'étudiants ayant des origines scolaires parfois très différentes. Il est possible d'apporter à tous un niveau d'information équivalent c'est-à-dire une connaissance ciblée de ces champs disciplinaires au travers d'une approche spécifique adaptée aux besoins de la filière et mettant en jeu une stratégie pédagogique différente, qui paraîtra nouvelle à tous : il serait donc particulièrement maladroit de donner des compléments d'information sous la forme de monographies, ce qui apparaîtrait comme des redites de programmes des classes antérieures aux yeux des étudiants.

    Le programme de sciences physiques met l'accent sur l'utilisation professionnelle qui peut être faite d'un enseignement scientifique : il en résulte que, pour dispenser un enseignement scientifique, le professeur devra s'appuyer sur la pratique professionnelle propre à la filière, en choisissant des exemples et des supports d'exercices provenant de la spécialité.

    Sommaire

    1- Mécanique

    1.1- Action mécanique

    1.2- Équilibre d'un solide

    1.3- Mécanique des fluides

    1.1.a- Notion de force.

    1.1.b- Poids et masse.

    1.2.a- Équilibre d'un solide soumis à 2 forces et plus.

    1.2.b- Moment d'une force

    1.3.a- Tension superficielle

    1.3.b- Pression exercée par un fluide

    2- Matériaux

    2.1- Polymères

    2.2- Autres

    2.1.a- les fibres textiles

    2.1.b- polymères utilisés

    2.1.c- mise en œuvre des polymères

    3- Comportement des matériaux

    3.1- Résistance des matériaux

    3.2- Entretien des tissus

    3.1.a- Résistance des tissus et textiles

    3.1.b- Sollicitations simples

    3.2.a- Lessives, adoucissants et détachants

    3.2.b- Altération des colorants textiles

    4- Couleur

    4.1- Origines et mesure

    4.2- Les matériaux de la couleur

    4.1.a- Perception de la couleur

    4.1.b- Mesure de la couleur

    4.2.a- Colorants naturels et synthétiques

    4.2.b- Pigments naturels et synthétiques

    4.2.c- La teinture

    5- Toucher

    5.1- Perception des textures

    5.2 - Sens du toucher

    6- Image

    6.1- Résolution de l'image

    6.2- Gestion des couleurs de l'image

    6.3- Formats de fichier

    6.4- Hardware.

    .

    1- Mécanique

    1.1- Action mécanique

    1.1.a- Notion de force

    - Définition d'une force

    - Représentation et mesures de quelques forces

    1.1.b- Poids et masse

    - Représentation du poids d'un corps

    - Relations entre poids, masse, masse volumique, volume d'un corps.

    - Masse volumique et densité.

    1.2- Équilibre d'un solide

    1.2.a- Équilibre d'un solide soumis à 2 forces et plus

    - Étude expérimentale de quelques problèmes simples de statique.

    - Application de la relation fondamentale. On se limitera à la résolution graphique.

    1.2.b- Moment d'une force

    - Définition.

    - Théorème des moments.

    • Étude des leviers

    1.3- Mécanique des fluides

    1.3.a- Tension superficielle

    - Définition de la constante de tension superficielle

    - Étalement d'un liquide

    1.3.b- Pression exercée par un fluide

    - Force pressante.

    - Relation fondamentale de l'hydrostatique. Application aux fontaines.

    - Poussée d'Archimède. Notions d'aérodynamique.

    2- Les matériaux

    2.1- Les polymères

    2.1.A : Les fibres textiles

    Fibres naturelles, artificielles et synthétiques

    - Structure

    - Propriétés physico-chimiques

    - Résistance et comportement aux agents chimiques

    - action des acides, bases et oxydants

    - tests de reconnaissance des tissus

    - le dévorage et mercerissage (action du sulfate d'aluminium sur le coton).

    Les nouveaux textiles

    - Microfibres

    - Fibres non feu (Nomex®)

    - Fibres thermorégulatrices (Coolmax®)

    - Tissus antibactériens

    - Microencapsulation

    2.1.B : Polymères et architecture

    - Structure des principaux polymères utilisés en architecture (PC, PMMA, PS, nylons...)

    - Classification des polymères : thermodurcissables, thermoplastiques

    - Résines : structures, propriétés.

    2.1.C : Mise en œuvre des polymères

    Obtention des fils

    - Filage des fibres naturelles

    - Extrusion des polymères artificiels et synthétiques

    Les apprêts : domaines d'application des polymères synthétiques comme le Kevlar®, le polypropylène, le Téflon®. Enduction, laminage.

    Techniques récentes

    - Découpage au laser

    - Matelassage aux ultrasons

    2.2- Autres

    Exemples : Métaux et alliages

    - Structure des métaux et alliages.

    - Classification électrochimique qualitative des métaux.

    - Étude de la corrosion : micropiles en milieu salin et humide, traitements contre la corrosion.

    3- Comportement des matériaux

    3.1- Résistance des matériaux

    3.1.a : Résistance des tissus et textiles

    - Étude du comportement des tissus, analyse d'essais réalisés en laboratoire.

    - Résistance des fils : traction, torsion.

    - Arrachement : résistance des coutures.

    - Comportement au pochage.

    3.1.B : Sollicitations simples

    - Sollicitations simples et déformations correspondantes

    - Exploitation de la fiche technique d'un matériau

    3.2- Entretien des tissus

    3.2.A : Lessives, adoucissants et détachants

    - Composition chimique

    - Mode d'action :

    - interaction tache/détergent

    - interaction fibre/détergent

    3.2.B : Altération des colorants et des pigments :

    - Action des UV, de l'air, des détergents.

    4- Couleur

    4.1- Origines et mesure

    4.1.A : Perception de la couleur

    - Structure de l'œil, rôles de la rétine et du cerveau.

    - Éclairage et métamérisme : influence de l'éclairage sur les couleurs perçues, différences de rendu des couleurs.

    - Procédés d'éclairage.

    4.1.B : Mesure de la couleur

    La lumière :

    - dispersion de la lumière, notion de longueur d'onde.

    - sources de lumière naturelles et artificielles :spectres d'émission, température de couleur, efficacité lumineuse.

    Colorimétrie :

    - détermination précise d'une couleur (longueur d'onde, luminance, pureté)

    - espace des couleurs :

    - fidélité des couleurs en infographie

    Production des couleurs :

    - absorption et réflexion de la lumière.

    - synthèses additive et soustractive.

    - phosphorescence.

    4.2- Les matériaux de la couleur

    4.2.A : Colorants naturels et synthétiques

    - historique, structure des colorants

    - interaction lumière-matière

    - colorants sublimables

    4.2.B : Pigments naturels et synthétiques

    - historique

    - pigments interférentiels, thermochromiques

    - iridescence

    4.2.C : La teinture : classification tinctoriale des colorants

    - coloration directe

    - technique du mordançage

    - teinture en cuve

    5- Toucher

    - Etude de la perception des textures

    - Récepteurs sensoriels de la peau

    - Sens du toucher

    6- Image

    6.1- Résolution de l'image

    - Différences entre image bitmap et image vectorielle

    - Principe de fonctionnement d'un scanner, d'un appareil photo numérique (dispersion prismatique, capteur CCD...)

    - Réglage de la résolution du scanner en fonction de la destination de l'image (affichage WEB, impression journal, impression magazine, impression jet d'encre)

    6.2- Gestion des couleurs de l'image

    - Synthèses additive et soustractive : reproduction d'images par un moniteur, par une imprimante ...

    - Espaces colorimétriques (RVB, CMJN, Lab)

    - Différences entre les périphériques RVB (scanner, moniteur, imprimante) : représentation et comparaison à l'aide du diagramme de chromaticité

    - Etalonnage du moniteur

    - Choix d'un espace de travail dans un logiciel de traitement de l'image (conversion de profils...)

    - Différence d'affichage entre les systèmes informatiques présents sur le marché.

    - Notion de profil colorimétrique (explication du fonctionnement d'un colorimètre, optimisation du respect des couleurs dans la chaîne graphique)

    6.3- Formats de fichier

    - TIFF, EPS, DCS, PDF, PICT, JPEG, GIF... : avantages et inconvénients, taille physique des fichiers, principe de la compression (LZW, jpeg...)

    - WEB, impression : choix du format idoine.

    6.4- Hardware

    - Microprocesseur, Ram , Rom, mémoire cache, mémoire virtuelle (optimisation pour l'utilisation d'un logiciel de traitement de l'image)

    S9 : culture générale et expression

    Annexe I et II de l'arrêté du 16 novembre 2006.

    Objectifs et contenus

    Le but de l'enseignement du français dans les sections de techniciens supérieurs est de donner aux étudiants la culture générale dont ils auront besoin dans leur vie professionnelle et dans leur vie de citoyen et de les rendre, aptes à une communication efficace à l'oral et à l'écrit.

    Culture générale

    La culture générale est développée par la lecture de tout type de textes et de documents (presse, essais, œuvres littéraires, documents iconographiques, films) en relation avec les questions d'actualité rencontrées dans les médias, les productions artistiques, les lieux de débat.

    En première année, le choix des thèmes de réflexion, des textes et documents d'étude est laissé à l'initiative du professeur qui s'inspire des principes suivants :

    - créer une culture commune chez des étudiants arrivant d'horizons scolaires variés ;

    - développer la curiosité des étudiants dans le sens d'une culture générale ouverte sur les problèmes du monde contemporain (questions de société, de politique, d'éthique, d'esthétique) ;

    - développer le sens de la réflexion (précision des informations et des arguments, respect de la pensée d'autrui, formation à l'expression d'un jugement personnel) en proposant des textes et documents de qualité en accord avec les compétences de lecture du public concerné.

    En deuxième année, deux thèmes sont étudiés. Ces thèmes, dont l'un est renouvelé chaque année, font l'objet d'une publication au BO. Cette publication précise un intitulé, une problématique et des indications bibliographiques qui orientent et délimitent la problématique de chaque thème.

    Expression

    Une communication efficace à l'oral et à l'écrit suppose la maîtrise d'un certain nombre de capacités et de techniques d'expression. Cette maîtrise suppose, à son tour, une connaissance suffisante de la langue (vocabulaire et syntaxe) et une aptitude à la synthèse pour saisir avec exactitude la pensée d'autrui et exprimer la sienne avec précision.

    Des exercices variés concourent à cette maîtrise : débat oral, exposé oral, analyse des interactions verbales ; analyse et résumé d'un texte, comparaison de textes plus ou moins convergents ou opposés, étude logique d'une argumentation, constitution et analyse d'une documentation, compte rendu d'un livre lu, composition d'une synthèse à partir de textes et de documents de toute nature, rédaction d'un compte rendu, d'une note, d'une réponse personnelle à une question posée, d'une argumentation personnelle.

    Annexe - capacités et techniques

    Cette annexe se présente sous la forme d'un répertoire des capacités et techniques dont la maîtrise constitue l'objectif de l'enseignement du français dans les sections de techniciens supérieurs. Il comprend une analyse de ces capacités et techniques, un recueil de situations dans lesquelles il est possible d'acquérir, d'exercer et d'évaluer ces compétences, un recensement de critères spécifiques d'évaluation.

    Les situations proposées sont des situations de formation. Certaines d'entre elles peuvent servir de supports à une évaluation (par exemple, l'exercice de synthèse). D'autres ne figurent pas en tant que telles dans les épreuves de certification mais sont essentielles dans un parcours de formation (l'exercice de résumé, par exemple, ou encore les activités d'expression orale).

    Ces situations ne constituent pas un catalogue exhaustif ou impératif, elles ne définissent pas un itinéraire obligé, mais il importe de rappeler qu'une progression bien étudiée ne suppose pas réalisables d'emblée les épreuves imposées pour la délivrance du diplôme et au niveau requis en fin de formation.

    Chaque professeur de français conserve la responsabilité de définir son projet pédagogique, en déterminant ses priorités et sa progression. Il prend en charge, selon les horaires dont il dispose, les exigences professionnelles propres aux sections où il enseigne et répond aux besoins recensés chez ses étudiants ou ses stagiaires.

    Chaque fois que cela est possible, il veille à établir des liens entre l'enseignement qu'il dispense et les enseignements généraux et professionnels que ses étudiants reçoivent dans leur section.

    Capacité A - communiquer oralement

    Compétences caractéristiques - être capable de :

    1. Connaître et respecter les conditions préalables et indispensables à toute communication orale (attention, écoute, disponibilité...).

    2. Mémoriser et restituer par oral un message écrit ou oral.

    3. Reformuler un message oral.

    4. Se fixer un ou des objectifs (informer, expliquer, justifier, réfuter, convaincre, persuader) et le (ou les) faire connaître.

    5. Choisir, ordonner, structurer les éléments de son propre message.

    6. Produire un message oral :

    - en fonction d'une situation de communication donnée ;

    - en respectant le sujet, les données du problème, le ou le(s) objectifs fixé(s) ;

    - en tenant compte du destinataire.

    7. Recentrer le sujet de discussion ou le thème d'un débat.

    Situations possibles

    Auditoire familier ou non

    1. Avec ou sans support présent

    1.1. Formulation de consignes.

    1.2. Questionnement à des fins d'information.

    1.3. Communication téléphonique.

    1.4. Entretien.

    1.5. Réponse argumentée à une demande.

    1.6. Restitution d'un message, reformulation personnalisée d'un message.

    1.7. Prise de parole.

    1.8. Exposé bref, entretien, préparés en temps limité ; exposé (seul ou à plusieurs).

    1.9. Débat.

    2. Avec support présent

    2.1. Commentaire d'images isolées ou en suite.

    2.2. Commentaire de documents non textuels (organigramme, tableau de statistiques, schéma, graphique, diagramme...).

    2.3. Revue de presse.

    2.4. Rapport.

    2.5. Présentation et soutenance d'un dossier.

    3. Sans support présent

    3.1. Compte rendu d'un événement dans l'entreprise, d'une visite de chantier, d'une réunion, d'une lecture, d'un spectacle.

    3.2. Prise de parole, discussion.

    3.3. Jeu de rôles, simulation d'entretien.

    Critères d'évaluation

    1. Adaptation à la situation

    Maîtrise des contraintes de temps, de lieu, d'objectif.

    2. Adaptation au destinataire

    2.1. Choix des moyens d'expression appropriés (images, exemples, répétitions volontaires, usage du métalangage, formules de relations sociales...).

    2.2. Prise en compte du discours et de l'attitude de l'interlocuteur (écouter, saisir les nuances, reformuler, s'adapter).

    3. Organisation du message

    3.1. Unité de sens (en rapport direct avec le sujet et la situation).

    3.2. Structure interne (déroulement chronologique, articulation logique, progression appropriée à l'objectif visé).

    4. Contenu du message

    4.1. Intelligibilité du message.

    4.2. Précision des idées.

    4.3. Pertinence des exemples.

    4.4. Valeur de l'argumentation.

    4.5. Netteté de la conclusion.

    Technique α - La langue orale

    Compétences caractéristiques - être capable de :

    1. Prendre la parole, se faire entendre.

    2. Adapter sa voix et son attitude aux contraintes de la situation.

    3. Choisir et maîtriser le registre de langue approprié.

    4. Utiliser un vocabulaire précis et varié.

    5. Produire un message oral dont les éléments forment des productions achevées (en tenant compte des spécificités de la langue orale).

    Situations possibles

    1. Les mêmes que pour la capacité A.

    2. Certains exercices spécifiques pour apprendre à :

    2.1. Poser sa voix, articuler, contrôler le débit, varier l'intonation.

    2.2. Maîtriser le regard, les gestes, les mimiques.

    2.3. Utiliser l'espace.

    2.4. Respecter les contraintes de temps.

    Critères d'évaluation

    1. Présence

    1.1. Voix (articulation, débit, volume, intonation).

    1.2. Regard.

    1.3. Attitude.

    1.4. Utilisation des documents.

    1.5. Spontanéité de la formulation (distance par rapport au message écrit).

    2. Langue

    2.1. Registre (courant, soutenu) adapté à la situation de communication et à l'auditoire.

    2.2. Lexique (précision, variété).

    2.3. Structure syntaxique (phrases simples ou complexes, achevées ou non...).

    Capacité B - s'informer - se documenter

    Compétences caractéristiques - être capable de :

    1. Rechercher, c'est-à-dire :

    1.1. Maîtriser les outils et les techniques documentaires usuels.

    1.2. Établir une problématique de la recherche envisagée.

    1.3. Réduire un axe de recherche à des notions et à des mots-clés.

    1.4. Fixer l'ordre des opérations documentaires.

    2. Trier et traiter, c'est-à-dire :

    2.1. Identifier le support de l'information et en apprécier la pertinence.

    2.2. Repérer une information dans un ensemble organisé ou non.

    2.3. Sélectionner, selon un ou plusieurs critères, une information, une documentation.

    2.4. Analyser, classer, ordonner informations et documents en fonction d'objectifs explicités.

    2.5. Relativiser les informations en fonction de leur environnement (contextes et connotations).

    2.6. Préparer une conclusion.

    Situations possibles

    Toute situation de recherche, de tri et de traitement d'informations (écrites, orales, visuelles) sur des ensembles organisés ou non.

    1. Recherche méthodique sur un ensemble de notions à coordonner (par exemple dans des dictionnaires, des encyclopédies).

    2. Dépouillement et sélection d'informations en fonction d'une problématique.

    3. Recherche d'exemples ou d'illustrations documentaires pour argumenter un point de vue (par exemple en vue d'un exposé, d'un texte écrit).

    4. Étude des effets "texte-image" sur l'information.

    5. Élaboration d'une fiche de description analytique, critique (par exemple, sommaire d'un dossier).

    6. Relevé de conclusions à partir de documents contradictoires.

    7. Constitution d'un dossier.

    8. Synthèse de documents de nature, d'époques, de points de vue différents.

    Critères d'évaluation

    1. Adéquation de la méthode de recherche à la situation.

    2. Pertinence des choix opérés.

    3. Cohérence de la production (classement et enchaînement des éléments).

    4. Pertinence des conclusions en fonction des documents de référence.

    Capacité C - appréhender un message

    Compétences caractéristiques - être capable de :

    1. S'interroger pour :

    1.1. Prendre en compte les caractères spécifiques du code (écrit, oral, iconique, gestuel) ou des codes employés.

    1.2. Reconnaître le statut du texte (genre, registre, type de discours, destinataire).

    1.3. Situer le message dans ses contextes (historique, linguistique, référentiel, idéologique...).

    1.4. Discerner les marques d'énonciation.

    1.5. Distinguer les idées et les mots-clés du message.

    1.6. Percevoir les effets de sens dus au langage (ambiguïtés, connotations, figures de style...).

    1.7. Mettre en relation les éléments d'un même document ou des éléments appartenant à des documents différents, repérer les idées convergentes et divergentes.

    1.8. Découvrir le système ou les systèmes de cohérence d'un message (chronologique, logique, symbolique...).

    2. Rendre compte de la signification globale d'un message.

    3. Restructurer un message à partir d'éléments donnés.

    Situations possibles

    1. Lecture silencieuse d'un ou de plusieurs textes.

    2. Étude comparée de textes.

    3. Audition d'un message oral (revue de presse, exposé, discours argumenté, etc.).

    4. Lecture d'images fixes isolées ou en séquences, lecture de films.

    5. Lecture de documents écrits non textuels (organigramme, tableau de statistiques, schéma, graphique, diagramme, etc.).

    Critères d'évaluation

    Selon les situations :

    1. Pertinence dans le relevé des idées et mots-clés du message définis selon son ou ses systèmes de cohérence.

    2. Exactitude, précision, cohérence dans l'analyse et la mise en relation de ces éléments.

    3. Interprétation justifiée des moyens mis en œuvre dans le message (registre de langue, syntaxe, structure, système des connotations, figures, etc.).

    4. Mise en perspective du message par rapport à son ou à ses contextes.

    5. Fidélité à la signification globale du message.

    Capacité D - réaliser un message

    Compétences caractéristiques - être capable de :

    1. Respecter les éléments constitutifs d'une situation de communication (destinataire, niveau de langue).

    2. Recenser les données d'un problème.

    3. Se fixer des objectifs avant de formuler ou de rédiger un message (informer, expliquer, justifier, réfuter, convaincre, persuader).

    4. Rassembler des éléments d'information et des moyens d'argumentation.

    5.

    5.1. Élaborer une idée à partir d'un fait, d'un exemple, d'un document.

    5.2. Développer des idées à partir d'une notion, d'une question, d'une idée donnée.

    5.3. Illustrer une idée à l'aide d'exemples, de citations.

    6. Organiser les données et les idées en fonction des objectifs retenus.

    7. Choisir les moyens d'expression appropriés à la situation et au destinataire.

    8. Nuancer, relativiser, si besoin, I'expression de sa pensée.

    9. Donner, si besoin, un tour personnel à un message.

    Situations possibles

    Toutes les situations qui permettent la création d'un message, avec ou sans implication de l'émetteur, notamment :

    1. Réponse à une demande, à une question.

    2. Préparation d'un questionnaire.

    3. Correspondance professionnelle, administrative.

    4. Compte rendu d'un événement dans l'entreprise, d'une visite de chantier, d'une réunion, d'une lecture, d'un spectacle.

    5. Résumé.

    6. Rapport.

    7. Synthèse de documents.

    8. Discours argumenté :

    8.1. Exposé bref, entretien, préparés en temps limité avec ou sans support présent.

    8.2. Exposé (seul ou à plusieurs).

    8.3. Commentaire de textes, développement composé, essai...

    9. Présentation et soutenance d'un dossier.

    Critères d'évaluation

    1. En toute situation.

    1.1. Compréhension du message par le destinataire.

    1.2. Présentation matérielle adaptée au type de message.

    1.3. Présence et exactitude des informations, des données, des notions requises par le sujet traité.

    1.4. Organisation et cohérence du message.

    1.4.1. Unité de sens (en rapport direct avec le sujet et la situation).

    1.4.2. Structure interne (déroulement chronologique, articulation logique, progression adaptée à l'objectif visé).

    2. Selon les situations.

    2.1. Efficacité du message (densité du propos, netteté de la conclusion...).

    2.2. Implication ou non de l'émetteur (attendue dans un rapport, proscrite dans un résumé, par exemple).

    2.3. Exploitation opportune des références culturelles, de l'expérience personnelle.

    2.4. Originalité de l'écriture, du contenu.

    Capacité E - apprécier un message ou une situation

    Compétences caractéristiques - être capable de :

    1. Apprécier les données d'une situation vécue (événement, conduite, débat, etc.).

    2. Évaluer l'intérêt, la pertinence, la cohérence, la portée d'un message (y compris de son propre message) ou de certains de ses éléments.

    3. Justifier son point de vue.

    4. Établir un bilan critique.

    Situations possibles

    1. Formulation d'un jugement critique après lecture, étude, audition, observation (voir situations évoquées en A, B, C, D).

    2. Auto-évaluation.

    Critères d'évaluation

    1. En toute situation

    1.1. Choix motivé et utilisation judicieuse des éléments de la situation ou du message examinés :

    - distinction entre l'essentiel et l'accessoire ;

    - recul par rapport au message ou à la situation ;

    - mise en perspective des éléments retenus ;

    - jugement critique.

    1.2. Pertinence des arguments logiques et hiérarchisation de ces arguments.

    2. En situation d'auto-évaluation

    Perception juste de l'effet produit sur autrui, de la valeur de sa prestation par rapport aux exigences requises.

    Technique ß - la langue à l'écrit

    Compétences caractéristiques

    1. Rédiger un message lisible (graphie, ponctuation, mise en page).

    2. Respecter le code linguistique écrit (morphologie, orthographe lexicale et grammaticale, syntaxe).

    3. Respecter la logique d'un texte écrit (connecteurs, marques de chronologie, reprises anaphoriques).

    4. Prendre en compte la situation d'écriture (niveau de langue, précision lexicale).

    Situations possibles

    1. Les situations de production de message écrit évoquées en D.

    2. Toute activité spécifique permettant de consolider la maîtrise du code écrit.

    Critères d'évaluation

    Ces critères sont définis par les compétences caractéristiques énumérées ci-dessus.

    S10 : Communication en langue étrangère

    Annexe I de l'arrêté du 22 juillet 2008

    1. "Objectifs"

    L'étude des langues vivantes étrangères contribue à la formation intellectuelle et à l'enrichissement culturel de l'individu.

    Pour l'étudiant de Section de techniciens supérieurs, cette étude est une composante de la formation professionnelle et la maîtrise d'au moins une langue vivante étrangère constitue un atout important pour l'exercice de la profession. C'est pour cela que, compte tenu du développement considérable des échanges avec l'étranger, le choix d'une seconde langue à titre facultatif est vivement encouragé.

    Sans négliger les activités langagières de compréhension et de production à l'écrit (comprendre, produire, interagir), on s'attachera plus particulièrement à développer les compétences orales (comprendre, produire, dialoguer) dans une langue de communication générale, tout en satisfaisant les besoins spécifiques à l'utilisation de la langue vivante dans l'exercice du métier.

    Le niveau visé est celui fixé dans les programmes pour le cycle terminal (BO hors série n° 7 28 août 2003) en référence au Cadre européen commun de référence pour les langues (1) : le niveau B2 pour la première langue vivante étudiée et le niveau B1 pour la seconde langue vivante étudiée, ici à titre facultatif. Cependant, selon les sections, le professeur pourra tenir compte de la diversité des étudiants en se fixant pour objectif la consolidation du niveau B1 avant de viser le niveau B2.

    Dans le Cadre européen commun de référence (CECRL), le niveau B1 est défini de la façon suivante :

    Un étudiant devient capable de comprendre les points essentiels quand un langage clair et standard est utilisé à propos de choses familières dans le travail, à l'école, dans la vie quotidienne. Il est en mesure dans la plupart des situations rencontrées en voyage dans une région où la langue est parlée, de produire un discours simple et cohérent sur des sujets familiers. Il peut relater un événement, décrire un espoir ou un but et exposer brièvement un raisonnement.

    Le niveau B2 est défini de la façon suivante :

    Peut comprendre le contenu essentiel de sujets concrets ou abstraits dans un texte complexe, y compris une discussion technique dans sa spécialité. Il peut communiquer avec un degré de spontanéité et d'aisance tel qu'une conversation avec un locuteur natif ne comporte de tension ni pour l'un ni pour l'autre. Il peut s'exprimer de façon claire et détaillée sur une grande gamme de sujets, émettre un avis sur un sujet d'actualité et exposer les avantages et les inconvénients de différentes possibilités.

    2. Contenus

    2.1. Grammaire :

    Au niveau B1, un étudiant peut se servir avec une correction suffisante d'un répertoire de tournures et expressions fréquemment utilisées et associées à des situations plutôt prévisibles.

    Au niveau B2, un étudiant a un assez bon contrôle grammatical et ne fait pas de fautes conduisant à des malentendus

    (1) Cadre européen commun de référence pour les langues ; apprendre, enseigner, évaluer ; Conseil de l'Europe 2001

    La maîtrise opératoire des éléments morphologiques syntaxiques et phonologiques figurant au programme des classes de première et terminale constitue un objectif raisonnable. Il conviendra d'en assurer la consolidation et l'approfondissement.

    2.2. Lexique :

    La compétence lexicale d'un étudiant au niveau B1 est caractérisée de la façon suivante :

    Étendue : Possède un vocabulaire suffisant pour s'exprimer à l'aide de périphrases sur la plupart des sujets relatifs à sa vie quotidienne tels que la famille, les loisirs et les centres d'intérêt, le travail, les voyages et l'actualité.

    Maîtrise : Montre une bonne maîtrise du vocabulaire élémentaire mais des erreurs sérieuses se produisent encore quand il s'agit d'exprimer une pensée plus complexe.

    Celle d'un étudiant au niveau B2 est caractérisée de la façon suivante :

    Étendue : Possède une bonne gamme de vocabulaire pour les sujets relatifs à son domaine et les sujets les plus généraux. Peut varier sa formulation pour éviter des répétitions fréquentes, mais des lacunes lexicales peuvent encore provoquer des hésitations et l'usage de périphrases.

    Maîtrise : L'exactitude du vocabulaire est généralement élevée bien que des confusions et le choix de mots incorrects se produisent sans gêner la communication.

    Dans cette perspective, on réactivera le vocabulaire élémentaire de la langue de communication afin de doter les étudiants des moyens indispensables pour aborder les sujets généraux. C'est à partir de cette base consolidée que l'on pourra diversifier les connaissances en fonction notamment des besoins spécifiques de la profession, sans que ces derniers n'occultent le travail indispensable concernant l'acquisition du lexique plus général lié à la communication courante.

    2.3. Éléments culturels

    Outre les particularités culturelles liées au domaine professionnel (écriture des dates, unités monétaires, unités de mesure, sigles, abréviations, heure, code vestimentaire, modes de communication privilégiés, gestuelle..), la formation intellectuelle des étudiants exige que l'enseignement dispensé soit ouvert et fasse une place importante à la connaissance des pratiques sociales et des contextes culturels au sein de l'entreprise et à l'extérieur.

    On s'attachera donc à développer chez les étudiants la connaissance des pays dont ils étudient la langue, (valeurs, contexte socioculturel, normes de courtoisie, us et coutumes, comportement dans le monde du travail, situation économique, politique, vie des entreprises..), connaissance indispensable à une communication efficace qu'elle soit limitée ou non au domaine professionnel.

    3. Niveau à atteindre dans les activités langagières

    Les domaines pertinents pour l'enseignement/apprentissage des langues sont au nombre de quatre : personnel, public, éducationnel et professionnel. Afin d'éviter des redondances avec le programme du cycle terminal et de risquer ainsi de démotiver les futurs techniciens supérieurs, on s'attachera à développer les différentes activités langagières en relation avec le domaine professionnel. La prise en compte du domaine professionnel ne signifie pas pour autant que l'enseignement doive se limiter à l'apprentissage d'une communication utilitaire réduite à quelques formules passe partout dans le monde du travail ou au seul accomplissement de tâches professionnelles ou encore à l'étude exclusive de thèmes étroitement liés à la section. Tout thème qui permettra aux étudiants de mieux comprendre la culture du pays dont ils étudient la langue pourra être abordé à condition qu'il reste pertinent à la section (2).

    (2) Le thème de la pollution en tant que tel n'offre pas grand intérêt, mais la prise en compte de ce phénomène par les industries est pertinente.

    3.1. Production orale générale :

    Niveau à atteindre pour la langue facultative :

    B1 : Peut assez aisément mener à bien une description directe et non compliquée de sujets variés dans son domaine en la présentant comme une succession linéaire de points.

    Niveau à atteindre pour la langue obligatoire :

    B2 : Peut méthodiquement développer une présentation, une description ou un récit soulignant les points importants et les détails pertinents à l'aide d'exemples significatifs. Peut s'exprimer de façon claire et détaillée sur une grande gamme de sujets relatifs à ses centres d'intérêt. Peut utiliser un nombre limité d'articulateurs pour lier ses phrases en un discours clair et cohérent, bien qu'il puisse y avoir quelques sauts dans une longue intervention.

    Compétence phonologique :

    B1 : La prononciation est clairement intelligible, même si un accent étranger est quelquefois perceptible et si des erreurs de prononciation se produisent occasionnellement.

    B2 : A acquis une prononciation et une intonation claires et naturelles.

    Le tableau 1 en annexe met en parallèle des tâches de la vie professionnelle auxquelles les futurs techniciens supérieurs pourront être confrontés dans l'exercice de leur métier, les niveaux attendus pour la réalisation de ces tâches dans la langue obligatoire et la langue facultative, ainsi que quelques apprentissages qu'il conviendra de mettre en place. Ces derniers sont signalés en complément de savoirs, savoir faire et stratégies à maîtriser quelle que soit la tâche de production orale :

    • Planifier ce qu'il veut dire et mobiliser les moyens linguistiques indispensables.

    • S'exprimer de façon intelligible en respectant prononciation, accents de mots, de phrase, rythme, intonation

    • Utiliser périphrases et paraphrases pour compenser des lacunes lexicales et structurales.

    • Reformuler une idée pour la rendre plus claire.

    • Corriger lapsus et erreurs après en avoir pris conscience ou s'ils ont débouché sur un malentendu.

    3. 2 Interaction orale générale

    Niveau à atteindre pour la langue facultative

    B1 : Peut exploiter avec souplesse une gamme étendue de langue simple pour faire face à la plupart des situations susceptibles de se produire au cours d'un voyage. Peut aborder sans préparation une conversation sur un sujet familier, exprimer des opinions personnelles et échanger de l'information sur des sujets familiers, d'intérêt personnel ou pertinents pour la vie quotidienne (par exemple, la famille, les loisirs, le travail, les voyages et les faits divers).

    Niveau à atteindre pour la langue obligatoire :

    B2 : Peut communiquer avec un niveau d'aisance et de spontanéité tel qu'une interaction soutenue avec des locuteurs natifs soit tout à fait possible sans entraîner de tension d'une part ni d'autre. Peut mettre en valeur la signification personnelle de faits et d'expériences, exposer ses opinions et les défendre avec pertinence en fournissant explications et arguments.

    Le tableau 2 en annexe met en parallèle des tâches de la vie professionnelle auxquelles les futurs techniciens supérieurs pourront être confrontés dans l'exercice de leur métier, les niveaux attendus pour la réalisation de ces tâches dans la langue obligatoire et la langue facultative, ainsi que quelques apprentissages qu'il conviendra de mettre en place.

    3. 3 Compréhension générale de l'oral

    Niveau à atteindre pour la langue facultative :

    B1 : Peut comprendre les points principaux d'une intervention sur des sujets familiers rencontrés régulièrement au travail, à l'école, pendant les loisirs, y compris des récits courts.

    Niveau à atteindre pour la langue obligatoire :

    B2 : Peut comprendre les idées principales d'interventions complexes du point de vue du fond et de la forme, sur un sujet concret ou abstrait et dans une langue standard, y compris des discussions techniques dans son domaine de spécialisation. Peut suivre une intervention d'une certaine longueur et une argumentation complexe à condition que le sujet soit assez familier et que le plan général de l'exposé soit indiqué par des marqueurs explicites.

    Le tableau 3 en annexe met en parallèle des tâches de la vie professionnelle auxquelles les futurs techniciens supérieurs pourront être confrontés dans l'exercice du métier, les niveaux attendus pour la réalisation de ces tâches dans la langue obligatoire et la langue facultative ainsi que quelques apprentissages particulièrement pertinents pour les tâches annoncées Ces derniers sont signalés en complément de savoirs, savoir faire et stratégies à maîtriser quelle que soit la tâche de compréhension de l'oral :

    • anticiper la teneur du message à partir d'indices situationnels ou de la connaissance préalable que l'on a du sujet traité de façon à en identifier la fonction et orienter son écoute ;

    • déduire des informations des éléments périphériques (bruits de fond, voix, ton, images...) ;

    • émettre des hypothèses et prédire ce qui va suivre à partir des données de la situation afin de libérer sa mémoire à court terme ;

    • stocker en mémoire les éléments perçus sous une forme résumée et les utiliser pour comprendre la suite ;

    • repérer les éléments porteurs de sens pour segmenter la chaîne sonore et faire des hypothèses de sens ;

    • repérer les éléments spatio-temporels pour reconstruire la géographie ou la chronologie des événements ;

    • repérer les liens logiques pour comprendre les tenants et les aboutissants d'une situation ;

    • repérer les différents locuteurs et leurs relations ;

    • interpréter les éléments rhétoriques du discours pour percevoir le ton et le point de vue

    • repérer et interpréter les données relevant du domaine culturel pour mettre la situation en perspective ;

    • émettre des hypothèses de sens à partir des éléments repérés et les confirmer ou les infirmer si nécessaire ;

    • inférer le sens des mots inconnus ou mal perçus d'après le contexte ou en se référant à son expérience.

    Bien que les activités langagières de compréhension et de production écrites ne soient pas prioritaires ni évaluées dans le cadre du CCF, les textes donnés à comprendre ou à produire ne doivent pas disparaître de l'enseignement. En effet, selon le poste qu'il occupera, le technicien supérieur pourra avoir besoin de comprendre des notices, règlements, brefs articles relatifs à un sujet dans son domaine de spécialité ou à rédiger des notes, des messages, des courriers. Les paragraphes 3.4 et 3.5 donnent quelques exemples de tâches.

    3. 4. Compréhension générale de l'écrit :

    Niveau à atteindre pour la langue facultative :

    B1 : Peut lire des textes factuels directs sur des sujets relatifs à son domaine et à ses intérêts avec un niveau satisfaisant de compréhension.

    Niveau à atteindre pour la langue obligatoire :

    B2 : Peut lire avec un grand degré d'autonomie en adaptant le mode et la rapidité de lecture à différents textes et objectifs et en utilisant les références convenables de manière sélective. Possède un vocabulaire de lecture large et actif mais pourra avoir des difficultés avec des expressions peu fréquentes.

    Le tableau 4 en annexe met en parallèle des tâches de la vie professionnelle auxquelles les futurs techniciens supérieurs pourront être confrontés dans l'exercice de leur métier, les niveaux attendus pour la réalisation de ces tâches dans la langue obligatoire et la langue facultative, ainsi que quelques apprentissages particulièrement pertinents pour les tâches annoncées Ces derniers sont signalés en complément de savoirs, savoir faire et stratégies à maîtriser quelle que soit la tâche de compréhension de l'écrit:

    • identifier le type d'écrit ;

    • adapter sa méthode de lecture au texte et à l'objectif de lecture (informations recherchées par exemple) ;

    • anticiper la teneur du texte à partir de la connaissance préalable que l'on a du sujet et des éléments périphériques (iconographie, type de texte, titre, présentation..) ;

    • adopter une attitude active afin de développer les attentes adéquates (se poser des questions, explorer des champs lexicaux) ;

    • lire par unité de sens ;

    • repérer la structure du texte ;

    • repérer tous les mots connus et les mots transparents

    • émettre des hypothèses à partir des éléments repérés et des données de la situation ;

    • modifier une hypothèse lorsqu'elle est erronée ;

    • retrouver les phrases minimales afin d'accéder rapidement à la compréhension de l'essentiel ;

    • repérer les phrases clés afin d'accéder à l'essentiel par une lecture survol ;

    • repérer les éléments spatio-temporels pour reconstruire la géographie ou la chronologie des événements ;

    • repérer les liens logiques pour comprendre les tenants et les aboutissants d'une situation

    • repérer les différentes personnes mentionnées et leurs fonctions ;

    • reconstruire le sens à partir des éléments repérés ;

    • savoir identifier les intentions et le point de vue de l'auteur, savoir distinguer les faits des opinions ;

    • inférer le sens des mots inconnus d'après le contexte ou en se référant à son expérience.

    3. 5 Production et interaction écrites :

    Niveau à atteindre pour la langue facultative :

    B1 : Peut écrire des textes articulés simplement sur une gamme de sujets variés dans son domaine en liant une série d'éléments discrets en une séquence linéaire.

    Peut écrire des notes et lettres personnelles pour demander ou transmettre des informations d'intérêt immédiat et faire comprendre les points qu'il/elle considère importants.

    Niveau à atteindre pour la langue obligatoire :

    B2 : Peut écrire des textes clairs et détaillés sur une gamme étendue de sujets relatifs à son domaine d'intérêt en faisant la synthèse et l'évaluation d'informations et d'arguments empruntés à des sources diverses.

    Peut utiliser avec efficacité une grande variété de mots de liaison pour marquer clairement les relations entre les idées

    Peut relater des informations et exprimer des points de vue par écrit et s'adapter à ceux des autres

    Le tableau 5 en annexe regroupe les activités de production et d'interaction écrites. Il met en parallèle des tâches de la vie professionnelle auxquelles les futurs techniciens supérieurs pourront être confrontés dans l'exercice de leur métier, les niveaux attendus pour la réalisation de ces tâches dans la langue obligatoire et la langue facultative, ainsi que quelques apprentissages particulièrement pertinents pour les tâches annoncées

    Tableau 1 : activité langagière : production orale en continu

    TÂCHES PROFESSIONNELLES (3)
    (exemples)

    NIVEAUX

    SAVOIRS, SAVOIR FAIRE, STRATÉGIES
    (exemples)

    Annoncer une décision prise par un cadre dirigeant ou le chef d'entreprise

    B1 : peut faire de très brèves annonces préparées même avec une intonation et un accent étranger ;

    B2 : peut faire des annonces sur la plupart des sujets avec clarté et spontanéité

    Parmi les apprentissages à maîtriser pour mener à bien une tâche de production orale, certains seront particulièrement utiles ici :

    - respecter l'information à transmettre

    - adapter l'annonce au contexte et à l'auditoire

    Présenter oralement une entreprise, un processus de fabrication, un poste de travail, un produit, une machine, un règlement intérieur, un CV.

    Rendre compte d'un travail réalisé ou d'un stage à l'étranger

    B1 peut faire une description directe et non compliquée en la présentant comme une succession linéaire de points ;

    B2 peut faire une description claire, structurée et détaillée

    Parmi les apprentissages à maîtriser pour mener à bien une tâche de production orale, certains seront particulièrement utiles ici :

    - rendre le propos clair par des synthèses partielles, la mise en évidence des parties de l'exposé, le recours à des illustrations ou graphiques

    - rendre l'auditoire actif en suscitant des demandes d'élucidation, d'explication complémentaire.

    Argumenter une décision personnelle dans le cadre de son activité professionnelle, un choix, un point de vue.

    Justifier une façon de faire

    Expliquer à des collègues les raisons d'une décision prise par un supérieur, de l'acceptation ou du rejet d'une proposition, les avantages et les inconvénients d'un produit, d'une option, d'une façon de faire, d'une solution à un problème de conception.

    B1 : peut développer une argumentation suffisamment pour être compris Peut donner brièvement raisons et explications relatives à des opinions, projets et actions Peut faire un exposé simple, direct et préparé et sait expliciter les points importants avec précision

    B2 : peut développer une argumentation claire avec arguments secondaires et exemples pertinents. Peut enchaîner des arguments avec logique Peut expliquer un point de vue sur un problème en donnant les avantages et les inconvénients d'options diverses.

    Parmi les apprentissages à maîtriser pour mener à bien une tâche de production orale, certains seront particulièrement utiles ici :

    - faire une présentation organisée : mettre en évidence les avantages et les inconvénients d'une option

    - savoir s'exprimer à partir de notes succinctes

    - savoir rapporter des données chiffrées (proportions, dates...)

    savoir hiérarchiser les informations de manière à établir un plan cohérent

    - savoir souligner les relations logiques dans le discours: changement d'orientation, compléments, exemples

    - connaître les formes linguistiques utiles pour argumenter : expression de l'opinion, de l'accord/désaccord, du contraste, de la cause, de la conséquence etc.)

    (3) Les types de discours figurent en gras. Le professeur veillera à prévoir un entraînement pour ces types de discours, par le biais de tâches scolaires qui, tout en prenant en compte le domaine professionnel ne s'y limitent pas étroitement. On pourra tout aussi bien entraîner les étudiants à la présentation orale d'une activité spécifique par une simulation ou par un entraînement systématique à la présentation orale d'une tâche scolaire, d'un dossier ou d'un document étudié en classe.

    .

    Tableau 2 : activité langagière : interaction orale

    TÂCHES PROFESSIONNELLES
    (exemples)

    NIVEAUX

    SAVOIRS, SAVOIR FAIRE, STRATÉGIES
    (exemples)

    Participer à un entretien dans le cadre d'une recherche de stage ou de formation à l'étranger.

    Communiquer au téléphone ou en face à face avec

    - un client

    - un fournisseur

    - un collègue étranger un prestataire (transporteur, hôtel) - un étranger

    Pour

    - s'informer

    - renseigner,

    - obtenir des biens et des services

    - réaliser une tâche

    - organiser une activité, un déplacement

    - résoudre un problème concret

    - recevoir des instructions et en demander

    - recevoir une réclamation

    - négocier

    - établir un contact social

    - échanger des idées,

    B1 : peut répondre aux questions mais peut avoir besoin de faire répéter. Peut exprimer poliment accord ou désaccord, donner brièvement raisons et explications, fournir des renseignements concrets mais avec une précision limitée.

    B2 : peut répondre aux questions avec aisance Peut prendre l'initiative lors d'un entretien en résumant ce qu'il a compris et en approfondissant les réponses intéressantes

    B1 : peut échanger avec assurance un grand nombre d'informations sur des sujets courants. Peut discuter la solution de problèmes, transmettre une information simple et directe et demander plus de renseignements et des directives détaillées. Peut prendre rendez-vous, gérer une plainte, réserver un voyage ou un hébergement et traiter avec des autorités à l'étranger.

    B2 : peut transmettre avec sûreté une information détaillée, décrire de façon claire une démarche et faire la synthèse d'informations et d'arguments et en rendre compte. Peut gérer une négociation pour trouver une solution à un problème (plainte, recours).

    - savoir intervenir sur des sujets appropriés de façon à entretenir une conversation informelle n'entraînant aucune tension

    - savoir intervenir de manière adéquate en utilisant les moyens d'expression appropriés

    - savoir commencer un discours, prendre la parole au bon moment et terminer la conversation quand on le souhaite même si c'est parfois sans élégance.

    - savoir varier la formulation de ce que l'on souhaite dire ;

    - savoir expliciter une idée, un point précis, corriger une erreur d'interprétation, apporter un complément d'information

    - savoir formuler une demande, donner une information, exposer un problème.

    - savoir poser des questions pour vérifier que l'on a compris ce que le locuteur voulait dire et faire clarifier les points équivoques

    - savoir utiliser des expressions toutes faites pour gagner du temps, pour formuler son propos et garder la parole

    - savoir soutenir la conversation sur un terrain connu en confirmant sa compréhension, en invitant les autres à participer etc.

    - savoir s'adapter aux changements de sujet, de style et de tons rencontrés normalement dans une conversation.

    Cf. ci-dessus

    Tableau 3 : activité langagière : compréhension de l'orale

    TÂCHES PROFESSIONNELLES
    (exemples)

    NIVEAUX

    SAVOIRS, SAVOIR FAIRE, STRATÉGIES
    (exemples)

    Comprendre une information ou une demande d'information en face à face ou au téléphone pour se renseigner, s'informer ou réagir en conséquence dans le cas par exemple d'une réclamation (4)

    B1 : peut comprendre l'information si la langue est standard et clairement articulée. Peut suivre les points principaux d'une discussion conduite dans une langue simple

    B2 : peut comprendre en détail les explications données au téléphone ainsi que le ton adopté par l'interlocuteur et son humeur. Peut suivre une conversation qui se déroule à vitesse normale mais doit faire efforts.

    Parmi les apprentissages pertinents pour toute tâche de compréhension, certains seront particulièrement utiles comme :

    - anticiper la teneur du message à partir d'indices situationnels ou de la connaissance préalable que l'on a du sujet de la conversation à tenir de façon à orienter son écoute;

    - déduire des informations des éléments périphériques (bruits de fond, voix, ton, ...).

    Comprendre des annonces et des messages oraux dans un lieu public ou sur un répondeur pour s'orienter, obtenir des renseignements.

    Comprendre des consignes pour effectuer une tâche. Ou des consignes de sécurité ou un mode d'emploi ou un règlement ou une procédure à suivre.

    Comprendre des émissions de radio ou de télévision par exemple en relation avec le domaine professionnel pour s'informer

    B1 : peut comprendre en détail des informations techniques simples.

    B2 : peut comprendre en détail annonces et messages courants à condition que la langue soit standard et le débit normal.

    B1 : peut comprendre les points principaux

    B2 : peut comprendre le contenu factuel et le point de vue adopté dans des émissions de télévision ou des vidéos relatives à son domaine d'intervention.

    Parmi les apprentissages pertinents pour toute tâche de compréhension, certains seront particulièrement utiles comme :

    Pour des annonces :

    - repérer les informations essentielles dans un environnement sonore bruyant (cas d'annonces dans des lieux publics) ;

    - repérer les marqueurs indiquant un ordre d'exécution (tout d'abord, ensuite, après avoir fait ceci, enfin...).

    - repérer les données chiffrées (dates, heures, porte, quai, numéro de train ou de vol.)

    Pour des consignes :

    - maîtriser les formes verbales utiles (impératifs, infinitifs)

    Parmi les apprentissages pertinents pour toute tâche de compréhension, certains seront particulièrement utiles comme

    - déduire des informations des éléments périphériques (bruits de fond, voix, ton, images...) ;

    - repérer les différents locuteurs et leurs relations ;

    (4) Dans cette tâche d'interaction c'est la partie compréhension qui est traitée ici. Pour la partie expression, se reporter à la tâche correspondante dans le tableau : interaction orale.

    .

    Tableau 4 : activité langagière : compréhension de documents écrits

    TÂCHES PROFESSIONNELLES
    (exemples)

    NIVEAUX

    SAVOIRS, SAVOIR FAIRE, STRATÉGIES
    (exemples)

    Lire de courts écrits quotidiens (documents d'entreprise, des instructions, notice, publicité) pour trouver une information ou exécuter une tâche.

    Parcourir de la documentation pour trouver des informations, accomplir une tâche ou faire une synthèse

    B1 : peut comprendre l'essentiel et prélever les informations pertinentes nécessaires à une réutilisation, les classer à condition que les documents soient courts et directs ; Peut comprendre le mode d'emploi d'un appareil, le mode opératoire d'un logiciel s'il est direct, non complexe et clairement rédigé ;

    B2 : peut comprendre dans le détail des instructions longues et complexes (mode d'emploi, consignes de sécurité, description d'un processus ou d'une marche à suivre).

    Peut exploiter des sources d'information multiples afin de sélectionner les informations pertinentes et en faire la synthèse.

    On insistera sur les apprentissages suivants :

    - adapter sa méthode de lecture au texte et à l'objectif de lecture (informations recherchées par exemple) ;

    - repérer les phrases clés afin d'accéder à l'essentiel par une lecture survol ;

    - retrouver les phrases minimales afin d'accéder rapidement à la compréhension de l'essentiel.

    Pour la correspondance :

    - repérer expéditeur, destinataire,

    - identifier le problème posé.

    Lire des articles de presse et des documents divers (témoignages, reportage) en relation ou non avec l'activité de l'entreprise pour s'informer au sujet du pays étranger

    B1 : reconnaître les points significatifs dans un article de journal direct et non complexe

    B2 : identifier rapidement le contenu et la pertinence d'une information, obtenir des renseignements dans des articles spécialisés, comprendre des articles sur des problèmes contemporains et dans lesquels les auteurs adoptent une position ou un point de vue ;

    On insistera sur les apprentissages suivants :

    - prendre rapidement connaissance du contenu d'un article grâce au titre, au sous-titre, au paragraphe introductif et à la conclusion.

    - repérer les phrases clés afin d'accéder à l'essentiel par une lecture survol ;

    - retrouver les phrases minimales afin d'accéder rapidement à la compréhension de l'essentiel.

    - savoir identifier les intentions de l'auteur et distinguer les faits des opinions

    Tableau 5 : activité langagière : production et interaction écrites

    TÂCHES PROFESSIONNELLES
    (exemples)

    NIVEAUX

    SAVOIRS, SAVOIR FAIRE, STRATÉGIES
    (exemples)

    Rédiger des documents professionnels de base (courriel, lettre) pour communiquer avec des clients, fournisseurs, ou des prestataires

    B1 : peut apporter une information directe.

    B2 : peut rédiger des courriers de façon structurée en soulignant ce qui est important et en faisant des commentaires. Peut également rédiger une lettre de motivation

    - connaître les différents types de courriers : structure, présentation, mise en page

    - disposer de modèles textuels de référence intériorisés.

    - savoir écrire les dates

    - savoir utiliser les formules d'usage

    - savoir développer une argumentation claire avec arguments secondaires et exemples pertinents, savoir enchaîner des arguments avec logique, savoir faire une contre proposition,

    - contrôler sa production a posteriori

    Rédiger des notes et des messages à destination d'un collègue, d'un service, d'un ouvrier) pour transmettre des informations, donner des consignes.

    B1 (5) peut prendre un message concernant une demande d'information, l'explication d'un problème Peut laisser des notes qui transmettent une information simple et immédiatement pertinente à des employés, des collaborateurs, des collègues, un supérieur... en communiquant de manière compréhensible les points qui lui semblent importants.

    - formuler de façon concise

    - mettre en évidence l'essentiel

    Rédiger un compte-rendu ou une synthèse d'informations à partir de sources diverses.

    B1 : peut résumer une source d'information factuelle et donner son opinion.

    B2 : peut synthétiser des informations et des arguments issus de sources diverses (orales et/ou écrites pour en rendre compte)

    - prendre des notes organisées

    - rédiger de façon hiérarchisée à partir de notes

    - synthétiser en fonction d'axes pré déterminés

    - savoir faire ressortir les articulations du discours: marques des enchaînements logiques d'une partie à une autre, d'une sous partie à une autre, marque de la concession, du contraste

    - contrôler sa production a posteriori pour corriger les erreurs, utiliser des reformulations en cas de difficulté ;

    (5) Il n'existe pas de description pour le niveau B2. C'est donc le descripteur pour le niveau B1 qui est pris comme référence.

    Annexe 2

    Stage, relations avec l'entreprise

    Le design de mode, textile et environnement comprend plusieurs domaines professionnels : l'habillement, l'accessoire, l'environnement maison, la production textile, l'automobile, la cosmétique, les tendances, etc.

    Durant ce cycle de formation, l'étudiant doit :

    - recevoir une information générale sur les domaines professionnels qui constituent le design de mode, le design textile et le design d'environnement ;

    - prendre contact avec la réalité professionnelle ;

    - définir un choix et justifier ses motivations en accord avec ses capacités et son projet professionnel ;

    - s'initier aux fonctionnements et aux champs d'application spécifiques de chaque domaine ;

    - connaître les phases qui gèrent la mise en œuvre d'un produit.

    C'est avec les enseignements croisés vécus dans l'établissement de formation, en relation avec les réalités constatées en milieu professionnel que l'étudiant va s'initier à son futur métier, tisser le début d'un réseau relationnel nécessaire pour engager sa vie professionnelle ou sa poursuite d'études.

    1. : information générale

    Contenu :

    L'étudiant reçoit en début de formation une information sur le design de mode, le design textile et le design d'environnement (champs d'application, spécificités de chaque métier, savoir-faire, déontologie professionnelle, conventions et usages...)

    Modalités :

    Cette information peut être effectuée :

    - dans l'établissement scolaire, sous la forme de conférences débats avec des personnalités professionnelles extérieures, invitées par l'équipe pédagogique ;

    - à l'extérieur, sous la forme de visites d'entreprises ou de colloques.

    Faisant suite aux informations professionnelles reçues, l'étudiant devra réaliser un dossier de présentation en faisant ressortir sa réflexion personnelle. Ce dossier sera remis à l'équipe pédagogique.

    2. : stage dans une entreprise de design de mode, de design textile ou de design d'environnement :

    L'étudiant effectue un stage de quatre à six semaines en entreprise dans un des domaines du design de mode, de textile et d'environnement.

    Contenu :

    Le stage permet à l'étudiant de prendre connaissance, sous forme d'étude de cas :

    - de la réalité professionnelle du domaine choisi ;

    - du schéma d'une entreprise ;

    - de l'approche en vraie grandeur des méthodes et de l'organisation du travail (hiérarchie verticale et horizontale, mode de fonctionnement, travail individuel et travail en équipe, niveau de responsabilité...)

    Modalités :

    L'étudiant choisit le domaine dans lequel il veut réaliser son stage après avoir justifié ses motivations auprès de l'équipe pédagogique et en liaison avec la structure d'organisation des stages.

    Choix de l'entreprise :

    L'entreprise est proposée par l'étudiant, en accord avec l'équipe pédagogique et la structure d'organisation des stages de l'établissement. Elle doit impérativement :

    - offrir une structure capable d'assurer l'accueil et le suivi de l'étudiant stagiaire tels qu'ils sont définis dans la convention de stage ;

    - garantir la collaboration de formation entre l'établissement scolaire et l'entreprise par l'intermédiaire d'un tuteur, telle qu'elle est définie dans l'annexe pédagogique jointe à la convention de stage.

    Après le stage et sous la double tutelle de l'équipe et du correspondant de l'entreprise, l'étudiant devra remettre un dossier écrit et visuel qu'il présentera oralement. Cette présentation sera évaluée lors de l'épreuve de projet professionnel (unité 4.2). Ce dossier consiste en un document de synthèse d'une dizaine de page (hors annexes éventuelles), présentant l'entreprise d'accueil, le déroulement du stage, la mission de stage, les activités conduites et mettant en évidence les réflexions et les conclusions suscitées par l'expérience (tout en respectant le caractère confidentiel des activités spécifiques de l'entreprise).

    Le stage est obligatoire pour les étudiants relevant d'une préparation par la voie scolaire, par la voie de l'apprentissage, par la voie de la formation continue. Ce stage, organisé avec le concours des milieux professionnels, est placé sous le contrôle des autorités académiques dont relève l'étudiant et, le cas échéant, des services culturels français du pays d'accueil pour un stage à l'étranger ; il est effectué obligatoirement dans une ou plusieurs entreprises, publiques ou privées, françaises ou étrangères, dans une administration ou une collectivité locale françaises.

    Chaque période de stage en entreprise fait l'objet d'une convention entre l'établissement fréquenté par l'étudiant et la ou les entreprise(s) d'accueil. Cette convention est établie conformément aux dispositions en vigueur (circulaire du 30 octobre 1959, BOEN n°24 du 14 décembre 1959 et du 26 mars 1970, BOEN n°17 du 23 avril 1970). Toutefois, cette convention pourra être adaptée pour tenir compte des contraintes du pays d'accueil. Pendant le stage, l'étudiant a obligatoirement la qualité d'étudiant stagiaire et non de salarié.

    Les périodes de stage sont placées sous la responsabilité de l'équipe pédagogique dans son ensemble ; celle-ci est responsable de leur mise en place, de leur suivi et de l'exploitation qui en est faite. Au cours du stage, les étudiants sont suivis et visités par les professeurs de la section qui réserveront leur horaire d'enseignement à cet effet.

    En fin de stage, un certificat attestant la présence de l'étudiant lui est remis par le responsable de l'entreprise ou son représentant. L'ensemble des certificats est exigé au moment de l'inscription du candidat. Un candidat qui n'aurait pas présenté les pièces ne serait pas admis à passer l'épreuve de projet professionnel (U. 4).Un candidat qui, pour une raison de force majeure dûment constatée, n'aurait effectué qu'une partie du stage obligatoire, pourra être autorisé par le recteur à se présenter à l'épreuve, le jury étant tenu informé de la situation.

    Voie de l'apprentissage

    Pour les apprentis, les certificats de stage sont remplacés par la photocopie du contrat de travail ou par une attestation de l'employeur confirmant le statut du candidat comme apprenti dans son entreprise.

    Ces candidats rédigent un rapport dans le même esprit que celui des candidats scolaires.

    Voie de la formation continue

    En situation de première formation ou en situation de reconversion :

    La durée de stage (4 à 6 semaines) s'ajoute aux durées de formation dispensée dans le centre de formation continue. Les modalités sont identiques à celles des candidats "voie scolaire", à l'exception des points suivants :

    - la recherche de l'entreprise d'accueil peut être assurée par l'organisme de formation ;

    - le stagiaire peut avoir la qualité de salarié d'un autre secteur professionnel.

    En situation de perfectionnement :

    Les modalités sont identiques à celles des candidats "voie scolaire", à l'exception du point suivant :

    -le certificat de stage peut être remplacé par un ou plusieurs certificats de travail attestant que l'intéressé a occupé des activités relevant du design d'espace en qualité de salarié à plein temps pendant six mois au cours de l'année précédant l'examen ou à temps partiel pendant un an au cours des deux années précédant l'examen.

    Ces candidats rédigent un rapport sur leurs activités professionnelles dans le même esprit que celui des candidats scolaires.

    Lorsque la préparation au diplôme s'effectue dans le cadre d'un contrat de travail de type particulier, le stage obligatoire est inclus dans la période de formation dispensée en milieu professionnel si les activités effectuées sont en cohérence avec les exigences du référentiel et conformes aux objectifs et aux modalités générales définis ci-dessus.

    Candidats ayant occupé pendant 3 ans au moins à la date du début des épreuves un emploi dans un domaine professionnel correspondant aux finalités du brevet de technicien supérieur design de mode, textile et environnement :

    Les modalités sont identiques à celles des candidats "voie scolaire", à l'exception du point suivant :

    - le certificat de stage peut être remplacé par un ou plusieurs certificats de travail attestant que l'intéressé a été occupé dans les activités professionnelles du secteur considéré.

    Ces candidats rédigent un rapport sur leurs activités professionnelles dans le même esprit que celui des candidats scolaires.

    Durée du stage :

    Durée normale : 4 à 6 semaines. Durée minimum exigée dans le cadre d'une formation aménagée : 3 semaines. Durée minimum exigée en formation continue dans le cas d'une décision de positionnement : 3 semaines. (Pour les candidats qui suivent une formation réduite, l'organisation du stage doit être arrêtée d'un commun accord entre le chef d'établissement, le candidat et l'équipe pédagogique.)

    Toutefois, les candidats qui produisent une dispense de l'unité 4.2 (notamment au titre de la validation des acquis de l'expérience) ne sont pas tenus d'effectuer de stage.

    Organisation de la session d'examen :

    Le recteur fixe la date à laquelle le(s) certificat(s) de stage, le certificat de travail, le document de synthèse doivent être remis au service chargé de l'examen.

    Candidats en formation à distance

    Les candidats relèvent, selon leur statut (voies scolaire, de l'apprentissage, de la formation continue), de l'un des cas précédents.

    Candidats ayant échoué à une session antérieure de l'examen

    Les candidats ayant échoué à une session antérieure de l'examen peuvent, s'ils le jugent nécessaire au vu des éléments de note et du regard portés par le jury sur l'unité 4.2, soit modifier leur rapport, soit effectuer une nouvelle période de stage en entreprise en vue d'élaborer un nouveau rapport.

    Les candidats apprentis redoublants peuvent présenter à la session suivant celle au cours de laquelle ils n'ont pas été déclarés admis :

    - soit leur contrat d'apprentissage initial, prorogé pendant un an ;

    - soit un nouveau contrat conclu avec un autre employeur (en application des dispositions de l'article L.117-9 du code du travail).

    Annexe 3
    Horaires

    Formation initiale sous statut scolaire

    BTS 1

    BTS 2

    Total horaire sur les deux ans calculé sur la base de 30 semaines par an (à titre indicatif)

    ENSEIGNEMENTS OBLIGATOIRES

    Français

    2

    2

    120

    Philosophie

    0

    2*

    60

    Langue vivante étrangère 1

    1+ (1a)

    1+ (1a)

    120

    Sciences physiques

    1+ (1a)

    1+ (1a)

    120

    Économie et gestion

    2

    2

    120

    Expression plastique

    3 + (2a)

    0 + (4a)

    270

    Culture design

    3

    2

    150

    Laboratoire de création et de conception

    3 + (8a**) + (2b)

    3*+ (8a**) + (2b)

    780

    Technologies

    1 + (2a***)

    1 + (2a***)

    180

    ENSEIGNEMENTS FACULTATIFS

    Langue vivante étrangère 2

    0 + (1)

    0 + (1)

    60

    Approfondissement sectoriel (c)

    0

    0 + (2)

    60

    Total des heures d'enseignement :

    Obligatoires

    32

    32

    1 920

    Facultatives

    1

    3

    120

    (a) travaux dirigés

    (b) travaux pratiques consacrés aux "ateliers" avec l'intervention de professeurs d'ateliers et de professionnels

    (c) des modules d'approfondissement (liste à proposer) pourront être mis en place afin de tenir compte des spécificités du contexte local et du terrain de stage choisi par l'étudiant ; une épreuve facultative donnera lieu à une mention sur le diplôme.

    * En plus des deux heures de philosophie en 2e année, une heure de philosophie sera dispensée en co-animation en laboratoire de création et de conception sur les 3 heures en classe entière.

    ** En option "mode", 20% du temps sera consacré à la communication de mode.

    *** En option "mode", une heure est à consacrer à la "technologie fondamentale et appliquée à la fabrication".

    Annexe 4

    Règlement d'examen

    Design de mode, textiles et environnement

    Voie scolaire dans les établissements publics ou privés sous contrat, voie de l'apprentissage dans les CFA ou sections d'apprentissage, habilités.

    Voie de la formation professionnelle continue dans les établissements publics habilités.

    Voie scolaire dans les établissements privés, voie de l'apprentissage dans les CFA ou sections d'apprentissage, non habilités, voie de la formation professionnelle continue dans les établissements publics non habilités ou établissements privés, enseignement à distance, candidats justifiant de trois ans d'expérience professionnelle.

    ÉPREUVES

    UNITÉS

    COEF.

    FORME

    DURÉE

    FORME

    DURÉE

    FORME

    DURÉE

    Épreuves obligatoires

    Culture générale et expression

    U.1

    3

    écrit

    4 h 00

    CCF

    3 situations d'évaluation

    écrit

    4 h 00

    Langue vivante étrangère (a)

    U.2

    2

    CCF

    2 situations d'évaluation

    CCF

    2 situations d'évaluation

    oral

    45 min*

    Sciences Physiques

    U.3

    2

    écrit

    1 h 30

    CCF

    2 situations d'évaluation

    écrit

    1 h 30

    Épreuve professionnelle de synthèse

    11

    Sous-épreuve :

    Projet professionnel : Cas concret ou hypothèse économie et gestion philosophie

    U.4.1

    10

    CCF

    2 situations d'évaluation

    CCF

    2 situations d'évaluation

    Oral

    0 h 30

    Sous-épreuve :

    port de stage ou d'activités professionnelles (c)

    U.4.2

    1

    CCF

    1 situation d'évaluation

    CCF

    1 situation d'évaluation

    oral

    0 h 10

    Dossier de travaux

    U.5

    (b)

    6

    CCF

    1 situation d'évaluation

    CCF

    1 situation d'évaluation

    oral

    0 h 30

    Culture Design et technologie

    6

    Sous- épreuve culture Design

    U.6.1

    3

    écrit

    3 h

    écrit

    3 h

    écrit

    3 h

    Sous- épreuve technologies

    U.6.2

    3

    écrit

    3 h

    écrit

    3 h

    écrit

    3 h

    Épreuves facultatives

    Langue vivante étrangère (a) (b)

    UF.1

    oral

    0 h 20

    oral

    0 h 20

    oral

    0 h 20

    Approfondissement sectoriel (d)

    UF.2 (c)

    CCF

    1 situation d'évaluation

    CCF

    1 situation d'évaluation

    oral

    0 h 15 (c)

    a- La langue vivante étrangère facultative est différente de la langue étrangère obligatoire

    b- La sous-épreuve "rapport de stage ou d'activités professionnelles" et l'épreuve facultative "approfondissement sectoriel" se déroulent dans le prolongement de la sous épreuve "projet professionnel"

    c- Mention sur le diplôme

    d- Ces unités sont communes aux deux options. Les titulaires de ces unités sont dispensés de les présenter à nouveau s'ils souhaitent obtenir le diplôme de l'autre option

    *1ère partie : Compréhension de l'oral : 30 minutes sans préparation

    2ème partie : Expression orale en continu et en interaction : 15 minutes assorties d'un temps de préparation de 30 minutes

    Définitions des épreuves ponctuelles et des situations d'évaluation en cours de formation

    E1 - culture générale et expression (U1)

    Annexe III de l'arrêté du 16 novembre 2006.

    Coefficient 3.

    1. Finalités et objectifs

    L'objectif visé est de certifier l'aptitude des candidats à communiquer avec efficacité dans la vie courante et dans la vie professionnelle.

    L'évaluation sert donc à vérifier les capacités du candidat à :

    - tirer parti des documents lus dans l'année et de la réflexion menée en cours ;

    - rendre compte d'une culture acquise en cours de formation ;

    - apprécier un message ou une situation ;

    - communiquer par écrit ou oralement ;

    - appréhender un message ;

    - réaliser un message.

    2. Formes de l'évaluation

    A. Forme ponctuelle (écrite, durée : 4 heures)

    On propose trois à quatre documents de nature différente (textes littéraires, textes non littéraires, documents iconographiques, tableaux statistiques, etc.) choisis en référence à l'un des deux thèmes inscrits au programme de la deuxième année de STS. Chacun d'eux est daté et situé dans son contexte.

    Première partie : synthèse (notée sur 40)

    Le candidat rédige une synthèse objective en confrontant les documents fournis.

    Deuxième partie : écriture personnelle (notée sur 20)

    Le candidat répond de façon argumentée à une question relative aux documents proposés.

    La question posée invite à confronter les documents proposés en synthèse et les études de documents menées dans l'année en cours de culture générale et expression .

    La note globale est ramenée à une note sur 20 points.

    B. Contrôle en cours de formation

    L'unité de français est constituée de trois situations d'évaluation de poids identiques :

    - deux situations relatives à l'évaluation de la capacité du candidat à appréhender et à réaliser un message écrit ;

    - une situation relative à la capacité du candidat à communiquer oralement, évaluée lors de la soutenance du rapport de stage.

    1) Première situation d'évaluation (durée indicative : 2 heures)

    a) Objectif général : évaluation de la capacité du candidat à appréhender et réaliser un message écrit.

    b) Compétences à évaluer :

    - respecter les contraintes de la langue écrite ;

    - synthétiser des informations : fidélité à la signification des documents, exactitude et précision dans leur compréhension et leur mise en relation, pertinence des choix opérés en fonction du problème posé et de la problématique, cohérence de la production (classement et enchaînement des éléments, équilibre des parties, densité du propos, efficacité du message).

    c) Exemple de situation : réalisation d'une synthèse de documents à partir de deux à trois documents de nature différente (textes littéraires, textes non littéraires, documents iconographiques, tableaux statistiques, etc.) dont chacun est daté et situé dans son contexte. Ces documents font référence au deuxième thème du programme de la deuxième année de STS.

    2) Deuxième situation d'évaluation (durée indicative : 2 heures)

    a) Objectif général : évaluation de la capacité du candidat à appréhender et réaliser un message écrit.

    b) Compétences à évaluer :

    - respecter les contraintes de la langue écrite ;

    - répondre de façon argumentée à une question posée en relation avec les documents proposés en lecture.

    c) Exemple de situation : à partir d'un dossier donné à lire dans les jours qui précèdent la situation d'évaluation et composé de deux à trois documents de nature différente (textes littéraires, textes non littéraires, documents iconographiques, tableaux statistiques, etc.), reliés par une problématique explicite en référence à un des deux thèmes inscrits au programme de la deuxième année de STS, et dont chaque document est daté et situé dans son contexte, rédaction d'une réponse argumentée à une question portant sur la problématique du dossier.

    3) Troisième situation d'évaluation

    a) Objectif général : évaluation de la capacité du candidat à communiquer oralement.

    b) Compétences à évaluer :

    - s'adapter à la situation (maîtrise des contraintes de temps, de lieu, d'objectifs et d'adaptation au destinataire, choix des moyens d'expression appropriés, prise en compte de l'attitude et des questions du ou des interlocuteurs) ;

    - organiser un message oral : respect du sujet, structure interne du message (intelligibilité, précision et pertinence des idées, valeur de l'argumentation, netteté de la conclusion, pertinence des réponses...).

    c) Exemple de situation : la capacité du candidat à communiquer oralement est évaluée au moment de la soutenance du rapport de stage.

    Chaque situation est notée sur 20 points. La note globale est ramenée à une note sur 20.

    E2 - Langue vivante étrangère (U2)

    Annexe III de l'arrêté du 22 juillet 2008.

    Liste des langues autorisées : anglais, allemand, arabe, chinois, espagnol, italien, portugais, russe.

    Finalités et objectifs :

    L'épreuve a pour but d'évaluer au niveau B2 les activités langagières suivantes :

    -Compréhension de l'oral

    - Production et interaction orales

    I. Contrôle en cours de formation : deux situations d'évaluation de poids équivalent.

    • Première situation d'évaluation : évaluation de la compréhension de l'oral : durée 30 minutes maximum sans préparation, au cours du deuxième trimestre de la deuxième année.

    Organisation de l'épreuve :

    Les enseignants organisent cette situation d'évaluation au cours du deuxième trimestre, au moment où ils jugent que les étudiants sont prêts et sur des supports qu'ils sélectionnent. Cette situation d'évaluation est organisée formellement pour chaque étudiant ou pour un groupe d'étudiants selon le rythme d'acquisition en tout état de cause avant la fin du second trimestre. Les notes obtenues ne sont pas communiquées aux étudiants et aucun rattrapage n'est prévu.

    Passation de l'épreuve

    Le titre de l'enregistrement est communiqué au candidat. On veillera à ce qu'il ne présente pas de difficulté particulière. Trois écoutes espacées de 2 minutes d'un document audio ou vidéo dont le candidat rendra compte par écrit ou oralement en français.

    Longueur des enregistrements

    La durée de l'enregistrement n'excèdera pas trois minutes maximum. Le recours à des documents authentiques nécessite parfois de sélectionner des extraits un peu plus longs (d'où la limite supérieure fixée à 3 minutes) afin de ne pas procéder à la coupure de certains éléments qui facilitent la compréhension plus qu'ils ne la compliquent. Le professeur peut également choisir d'évaluer les étudiants à partir de deux documents. Dans ce cas, la longueur n'excèdera pas 3 minutes pour les deux documents et on veillera à ce qu'ils soient de nature différente : dialogue et monologue.

    Nature des supports

    Les documents enregistrés, audio ou vidéo, seront de nature à intéresser un étudiant en STS sans toutefois présenter une technicité excessive. On peut citer, à titre d'exemple, les documents relatifs à l'emploi (recherche, recrutement, relations professionnelles, etc.), à la sécurité et à la santé au travail, à la vie en entreprise; à la formation professionnelle, à la prise en compte par l'industrie des questions relatives à l'environnement, au développement durable etc. Il pourra s'agir de monologues, dialogues, discours, discussions, émissions de radio, extraits de documentaires, de films, de journaux télévisés.

    Il ne s'agira en aucune façon d'écrit oralisé ni d'enregistrements issus de manuels.

    On évitera les articles de presse ou tout autre document conçu pour être lu. En effet, ces derniers, parce qu'ils sont rédigés dans une langue écrite, compliquent considérablement la tâche de l'auditeur. De plus, la compréhension d'un article enregistré ne correspond à aucune situation dans la vie professionnelle.

    • Deuxième situation d'évaluation : évaluation de la production orale en continu et de l'interaction au cours du deuxième et du troisième trimestre de la deuxième année (durée 15 minutes + 30 minutes de préparation) :

    1. Expression orale en continu: présentation personnelle du candidat, et présentation des documents qui lui auront été remis en loge (5 minutes environ)

    Cette épreuve prend appui sur deux ou trois documents textuels et iconographiques appropriés illustrant un thème adapté pour des sections industrielles. La totalité des documents écrits, y compris les textes accompagnant les documents iconographiques (légende de photos ou de dessins, slogans de publicités etc.) n'excédera pas 250 mots. Les documents iconographiques ne représenteront au plus qu'un tiers du dossier.

    Le candidat enchaînera brève présentation personnelle (une ou deux minutes environ) et présentation structurée des documents (trois ou quatre minutes environ) en mettant en évidence le thème qu'ils illustrent et en soulignant les points importants et les détails pertinents (cf. définition du niveau B2 Cadre européen commun de référence pour la production orale en continu). Cette partie de l'épreuve durera 5 minutes environ.

    2. Expression orale en interaction (10 minutes environ) :

    Au cours de l'entretien qui suivra, l'examinateur s'attachera à permettre au candidat de préciser certains points, d'en aborder d'autres qu'il aurait omis. Cette partie de l'épreuve durera 10 minutes environ.

    II. Épreuve ponctuelle

    Finalités et objectifs :

    L'épreuve a pour but d'évaluer au niveau B2 les activités langagières suivantes :

    -Compréhension de l'oral

    -Production et interaction orales

    Les modalités de passation de l'épreuve, la définition de la longueur des enregistrements et de la nature des supports pour la compréhension de l'oral ainsi que le coefficient sont identiques à ceux du contrôle en cours de formation.

    1. Compréhension de l'oral : 30 minutes sans préparation

    Modalités : Cf. Première situation d'évaluation du CCF.

    Expression orale en continu et en interaction : 15 minutes assorties d'un temps de préparation de 30 minutes. Cf. Deuxième situation d'évaluation du CCF.

    E3 - Sciences physiques (U. 3)

    Coefficient 2

    Objectifs

    L'évaluation en sciences physiques a pour objet :

    - d'apprécier la solidité des connaissances des candidats et de s'assurer de leur aptitude au raisonnement et à l'analyse correcte d'un problème en rapport avec des activités professionnelles ;

    - de vérifier leur connaissance du matériel scientifique et des conditions de son utilisation ;

    - de vérifier leur capacité à s'informer et à s'exprimer par écrit sur un sujet scientifique.

    Formes de l'évaluation

    • Contrôle ponctuel : Épreuve écrite, durée 1 h 30

    Le sujet de sciences physiques comporte deux ou trois exercices qui portent sur des parties différentes du programme et doivent rester proches de la réalité professionnelle.

    Aucun sujet ne porte exclusivement sur une partie d'un programme antérieur, mais on ne s'interdit pas, si cela s'avère nécessaire, de faire appel à toute connaissance acquise antérieurement et supposée connue.

    Chaque exercice comporte une part d'analyse d'une situation expérimentale ou pratique et des applications numériques destinées à tester la capacité du candidat de mener à bien, jusqu'à ses applications numériques, l'étude précédente. Une question de connaissance du cours peut éventuellement être glissée dans la progression graduée de chaque exercice.

    Il convient d'éviter toute difficulté théorique et toute technicité excessives et recours important aux mathématiques.

    La longueur et l'ampleur du sujet doivent permettre à un candidat moyen de traiter le sujet et le rédiger aisément dans le temps imparti.

    En tête du sujet il sera précisé si la calculatrice est autorisée ou interdite lors de l'épreuve.

    La correction de l'épreuve tiendra le plus grand compte de la clarté dans la conduite de la résolution et dans la rédaction de l'énoncé des lois, de la compatibilité de la précision des résultats numériques avec celle des données de l'énoncé (nombre de chiffres significatifs), du soin apporté aux représentations graphiques éventuelles et de la qualité de la langue française dans son emploi scientifique.

    • Contrôle en cours de formation Le contrôle en cours de formation comporte deux situations d'évaluation, de poids identique, situées respectivement dans la seconde partie et en fin de formation et qui respectent les points ci-après :

    - Ces situations d'évaluation sont écrites ; chacune a pour durée 1 heure 30 et est notée sur 20 points.

    - Les situations d'évaluation comportent des exercices dans lesquels il convient d'éviter toute difficulté théorique excessive et recours important aux mathématiques.

    - Les contenus abordés ont comme point de départ des situations professionnelles en rapport avec la définition de l'unité.

    - La longueur et l'ampleur du sujet doivent permettre à un candidat moyen de traiter le sujet et de le rédiger posément dans le temps imparti.

    - L'utilisation des calculatrices pendant chaque situation d'évaluation est autorisée dans les conditions définies par la réglementation en vigueur relative aux examens et concours relevant de l'éducation nationale.

    - La note finale sur vingt proposée au jury pour l'unité est la moyenne, arrondie au demi point, des notes résultant des deux situations dévaluation.

    Annexe II

    Définitions des épreuves ponctuelles et des situations d'évaluation en cours de formation

    E4- Épreuve professionnelle de synthèse (U.4 .1 et U.4.2)

    Coefficient 11

    U.4.1 - Projet professionnel : coefficient 10 (cas concret ou hypothèse professionnelle)

    U.4.2 - Rapport de stage ou d'activités professionnelles : coefficient 1

    U.4.1 - Projet professionnel

    Objectifs

    Cette sous épreuve a pour but d'articuler les différentes hypothèses professionnelles du projet ; elle est destinée à apprécier l'aptitude du candidat à :

    - Repérer, choisir, analyser une (des) situation(s) réelle(s) ou vraisemblable(s)

    - Contextualiser cette (ces) situation(s) professionnalisante(s)

    - Mettre en œuvre les démarches et les outils spécifiques nécessaires au développement du (des) projet(s)

    - Argumenter les choix opérés en rendant compte des questionnements rencontrés.

    Forme de l'évaluation

    • Contrôle en cours de formation

    Modalités

    Le contrôle en cours de formation de cette sous épreuve est constitué de deux situations d'évaluation faisant l'objet d'une présentation orale suivie d'un échange avec le jury. Chaque situation a une durée de 30 minutes par étudiant. Les situations d'évaluation, soutenues par un oral devant jury, prennent appui sur un (des) cas concret(s) ou une (des)hypothèse(s) professionnelle(s). La communication se fait sous forme de dossiers composés de documents visuels, tactiles et rédactionnels dédiés à une phase particulière d'avancement du projet. Le projet se construit et évolue de telle sorte qu'il soit à la fois conforme au programme et en adéquation avec les recherches du candidat, les questions et le thème sont accompagnés par le professeur de philosophie. En fonction de chacune des situations, les aspects techniques, économiques et de gestion sont intégrés et articulés avec le développement du projet ou de sa finalité d'ensemble. Les questions relatives à chacune des phases d'études sont posées par les membres du jury. Le candidat doit pouvoir répondre, dans les disciplines concernées, à des questions relatives au projet. Le travail doit être mené dans une optique de cas concret(s) ou d'hypothèse(s) professionnelle(s) dans le courant de la deuxième année de formation.

    Évaluation

    Cette sous épreuve est évaluée en contrôle en cours de formation par deux situations d'évaluation. Chaque situation d'évaluation permet d'évaluer un nombre défini de savoir de compétences et de savoir-faire relatifs :

    - Au laboratoire de création et de conception

    - À la mise en place d'un champ de questionnement philosophique dans le cadre du laboratoire

    - À la technologie appliquée à la création

    - À la prise en compte de l'environnement économique et juridique du projet

    - À la communication relative à chacune des options.

    L'épreuve est évaluée au moment des deux situations d'évaluation par un jury composé de professionnels, de professeurs intervenant en laboratoire de création et de conception : professeurs d'arts appliqués, de philosophie, (et de technique de fabrication pour l'option mode ou génie industriel textile pour l'option textile). Le professeur d'économie et de gestion se joint aux autres membres de jury pour la seconde évaluation. Le jury se réunit deux fois dans l'année selon une temporalité précisée par chaque équipe.

    À l'issue des deux situation d'évaluation, dont le degré d'exigence est équivalent à celui requis dans le cadre de l'épreuve ponctuelle correspondante, le jury communique au chef de l'établissement de formation, une fiche d'évaluation pour chaque candidat. Ces résultats seront adressés, au même titre confidentiel de rigueur que des copies d'examen à l'autorité rectorale, ou service des examens qui les mettra à disposition du jury final qui arrête les notes.

    • Contrôle ponctuel : épreuve sur dossier comportant un oral de 15 minutes

    Candidats concernés :

    - Candidats en situation de perfectionnement : le projet sera réalisé soit pendant le stage, soit dans le cadre de l'activité professionnelle précédant le stage

    - Candidats ayant occupé pendant trois ans au moins à la date des épreuves un emploi dans le domaine professionnel correspondant au BTS postulé : le projet sera réalisé dans l'année précédant l'épreuve

    - Candidats des établissements privés hors contrat

    Modalités

    L'épreuve prend appui sur un (des) cas concret(s) ou une (des) hypothèse(s) professionnelle(s).

    La communication se fait sous forme de trois dossiers :

    - Un dossier contenant, en cinq pages minimum, le texte de présentation et d'argumentation philosophique du projet

    - Un dossier contenant, en deux à cinq pages, la réflexion économique et juridique relative au projet (marketing, gestion, propriété intellectuelle, etc.)

    - Un dossier portfolio, contenant l'ensemble des recherches et le développement du projet sous forme de documents tactiles, visuels et rédactionnels accompagné d'un sommaire détaillé et exhaustif certifié par l'organisme de formation. Ce dossier fait l'objet d'une communication orale devant jury.

    Ces dossiers sont transmis selon une procédure mise en place par chaque Académie et à une date fixée dans la circulaire d'organisation de l'examen. Le contrôle de conformité des dossiers est effectué selon des modalités définies par les autorités académiques avant l'interrogation. La constatation de non conformité des dossiers entraîne l'attribution de la mention non valide à l'épreuve correspondante. Le candidat, même présent à la date de l'épreuve, ne peut être interrogé. En conséquence, le diplôme ne peut lui être délivré.

    Dans le cas où, le jour de l'interrogation, le jury a un doute sur la conformité des dossiers, il interroge néanmoins le candidat.

    L'attribution de la note est réservée dans l'attente d'une nouvelle vérification mise en œuvre selon des modalités définies par les autorités académiques. Si, après vérification, les dossiers sont déclarés non conformes, la mention non valide est portée à l'épreuve.

    La non conformité des dossiers peut être prononcée dès lors qu'une des situations suivantes est constatée :

    - Absence de dépôt des dossiers

    - Dépôt des dossiers au-delà de la date fixée par la circulaire d'organisation de l'examen ou de l'autorité organisatrice.

    Évaluation

    Le dossier philosophique sera évalué par un jury composé de professeurs de philosophie. Le jury peut consulter le dossier de développement du projet qui est mis à sa disposition.

    Le dossier d'économie et de gestion sera évalué par un jury composé de professeurs d'économie et de gestion.

    Le dossier portfolio sera évalué par un jury composé de professionnels et de professeurs d'arts appliqués. Cette phase d'évaluation comprend : La lecture préalable du dossier, déposé préalablement dans le centre d'examen, par le jury. La soutenance orale prévue est de 15 minutes.

    Le degré d'exigence de l'ensemble de l'épreuve est équivalent à celui requis dans le cadre de l'évaluation des situations du contrôle en cours de formation correspondantes.

    Sont évaluées les capacités à :

    - Interroger et développer les différentes pistes de recherches (thématique(s), tendances, gammes, etc.)

    - Faire émerger un processus de conception créative

    - Exprimer des transversalités par un repérage des courants actuels de mode, de design d'objets et d'environnement

    - Élaborer et communiquer visuellement ses intentions

    - Articuler des éléments relevant de l'expression plastique avec les orientations du dossier personnel

    - Communiquer et à articuler les différentes phases d'une démarche.

    U.4.2 - Rapport de stage ou d'activités professionnelles

    Objectifs

    Cette sous épreuve a pour but de valider la compréhension de l'entreprise et de son domaine d'activité par le candidat au travers de la rédaction de son rapport de stage ou d'activités professionnelles.

    Forme de l'évaluation

    • Contrôle en cours de formation

    Modalités

    Le contrôle en cours de formation de cette sous épreuve est constitué d'une situation d'évaluation faisant l'objet d'une présentation orale suivie d'un échange avec le jury, elle a une durée de 10 minutes par étudiant.

    À partir de son rapport, le candidat rend compte oralement de son analyse de l'entreprise comme de son activité. Des questions peuvent être posées au candidat.

    Le rapport de stage sera évalué par un jury composé de professeurs d'arts appliqués.

    L'entretien se déroule au début du premier semestre de la deuxième année à partir du calendrier prévu par chaque équipe.

    Évaluation

    - Qualité du constat portant sur l'analyse critique des données intrinsèques à l'entreprise et des activités menées

    - Qualité graphique et écrite du document au service d'une communication claire

    - Esprit de synthèse

    - Capacités d'expression orale du candidat

    - Pertinence de l'argumentation lors de l'entretien avec le jury.

    À l'issue de la situation d'évaluation, le jury reporte le résultat de chaque candidat sur les fiches d'évaluation établies pour l'ensemble de l'épreuve E4 et communique ces fiches au chef de l'établissement de formation. Les résultats complets de l'épreuve E4 seront adressés, au même titre confidentiel de rigueur que des copies d'examen à l'autorité rectorale, ou service des examens qui les mettra à disposition du jury final qui arrête les notes.

    • Contrôle ponctuel : épreuve orale, durée : 10 minutes

    Modalités

    À partir de son rapport, le candidat rend compte oralement de son activité. Des questions peuvent être posées au candidat.

    Le rapport de stage sera évalué par un jury composé de professionnels et de professeurs d'arts appliqués.

    L'entretien se déroule à la suite de l'épreuve de projet professionnel et de l'approfondissement sectoriel, devant le même jury.

    Évaluation

    - Qualité du constat portant sur l'analyse des données intrinsèques à l'entreprise

    - Qualité graphique et écrite du document au service d'une communication claire

    - Esprit de synthèse

    - Capacités d'expression orale du candidat

    - Pertinence de l'argumentation lors de l'entretien avec le jury.

    Ce rapport technique est transmis selon une procédure mise en place par chaque Académie et à une date fixée dans la circulaire d'organisation de l'examen. Le contrôle de conformité du rapport est effectué selon des modalités définies par les autorités académiques avant l'interrogation. La constatation de non conformité du rapport entraîne l'attribution de la mention non valide à l'épreuve correspondante. Le candidat, même présent à la date de l'épreuve, ne peut être interrogé. En conséquence, le diplôme ne peut lui être délivré.

    Dans le cas où, le jour de l'interrogation, le jury a un doute sur la conformité du rapport, il interroge néanmoins le candidat. L'attribution de la note est réservée dans l'attente d'une nouvelle vérification mise en œuvre selon des modalités définies par les autorités académiques. Si, après vérification, le rapport est déclaré non-conforme, la mention non valide est portée à l'épreuve.

    La non conformité du rapport peut être prononcée dès lors qu'une des situations suivantes est constatée :

    - Absence de dépôt du rapport

    - Dépôt du rapport au-delà de la date fixée par la circulaire d'organisation de l'examen ou de l'autorité organisatrice.

    E5 - Dossier de travaux (U. 5)

    Coefficient 6

    Objectifs

    Cette épreuve est destinée à apprécier les dimensions personnelles, sensibles, créatives et plastiques du candidat.

    Forme de l'évaluation

    • Contrôle en cours de formation

    Modalités

    Le contrôle en cours de formation de cette épreuve est constitué d'une situation d'évaluation faisant l'objet d'une présentation orale suivie d'un échange avec le jury, elle a une durée de 30 minutes par étudiant.

    La situation d'évaluation fait l'objet d'un oral devant jury prenant appui sur un dossier, constitué par le candidat. Ce dossier présente des recherches et des productions réalisées au cours de la formation. La communication se fait sous forme d'une présentation par l'étudiant des différents éléments visuels, tactiles et rédactionnels suivie d'un échange avec le jury. Le jury est composé de professionnels et de professeurs intervenant dans le laboratoire de création et de conception, en Expression plastique et en Technologie(s).

    Évaluation

    Une situation d'évaluation dont la date, précisée par chaque équipe, sera placée au cours du dernier semestre de la deuxième année de formation.

    Sont évaluées :

    - Les qualités de recherches créatives

    - Les qualités plastiques et sensibles

    - L'aptitude à explorer et à intégrer une culture technologique à des fins créatives

    - L'engagement personnel

    - La démarche de création

    - Le regard critique

    - La qualité et la richesse de l'argumentation.

    À l'issue de la situation d'évaluation, dont le degré d'exigence est équivalent à celui requis dans le cadre de l'épreuve ponctuelle correspondante, le jury communique au chef de l'établissement de formation, une fiche d'évaluation pour chaque candidat. Ces résultats seront adressés, au même titre confidentiel de rigueur que des copies d'examen à l'autorité rectorale, ou service des examens qui les mettra à disposition du jury final qui arrête les notes.

    • Contrôle ponctuel : épreuve orale, durée de 15 à 30 minutes

    Candidats concernés

    - Candidats en situation de perfectionnement : le dossier sera réalisé dans le cadre de l'activité professionnelle.

    - Candidats ayant occupé pendant trois ans au moins à la date des épreuves un emploi dans le domaine professionnel correspondant au BTS postulé : le dossier sera réalisé dans l'année précédant l'épreuve.

    - Candidats des établissements privés hors contrat

    Modalités

    Le candidat présente un dossier des recherches et des productions réalisées au cours de la formation ou de travaux réalisés dans l'année précédant l'examen.

    Le dossier sera limité à une trentaine de planches (auxquelles peuvent être adjoints un ou deux carnets de recherche de manipulations créatives) L'infographie et les connaissances de technologie sont interrogées, intégrées et problématisées à tous les stades de recherches et de création.

    Ce dossier est transmis selon une procédure mise en place par chaque Académie et à une date fixée dans la circulaire d'organisation de l'examen. Le contrôle de conformité du dossier est effectué selon des modalités définies par les autorités académiques avant l'interrogation. La constatation de non conformité du dossier entraîne l'attribution de la mention non valide à l'épreuve correspondante. Le candidat, même présent à la date de l'épreuve, ne peut être interrogé. En conséquence, le diplôme ne peut lui être délivré.

    Dans le cas où, le jour de l'interrogation, le jury a un doute sur la conformité du dossier, il interroge néanmoins le candidat. L'attribution de la note est réservée dans l'attente d'une nouvelle vérification mise en œuvre selon des modalités définies par les autorités académiques. Si, après vérification, le dossier est déclaré non-conforme, la mention non valide est portée à l'épreuve. La non conformité du dossier peut être prononcée dès lors qu'une des situations suivantes est constatée :

    - Absence de dépôt du dossier ;

    - Dépôt du dossier au-delà de la date fixée par la circulaire d'organisation de l'examen ou de l'autorité organisatrice.

    Évaluation

    Le degré d'exigence de l'épreuve est équivalent à celui requis dans le cadre de l'évaluation de la situation en cours de formation correspondante.

    E6 - Culture design et Technologies (U6)

    Coefficient 6

    U. 6.1 - Culture design : coefficient 3

    U. 6.2 - Technologies : coefficient 3

    Objectifs

    Cette épreuve est destinée à vérifier l'aptitude du candidat à :

    - analyser, commenter et conduire une réflexion argumentée à partir des documents proposés ;

    - comprendre et repérer les articulations des signes propres aux domaines du design de mode et du design textile - matériaux - surface, en relation avec l'ensemble des productions relevant des arts appliqués ;

    - faire émerger des problématiques en s'appuyant sur les référents culturels et technologiques de l'ensemble du champ disciplinaire ;

    - communiquer par écrit.

    Formes de l'évaluation

    • Contrôle ponctuel : épreuve écrite, durée : 6 heures

    Modalités

    Deux séries de trois (ou plus) documents iconiques et éventuellement textuels, accompagnés d'une demande, sont proposées au candidat. Sur les trois documents, au moins deux sont issus du champ disciplinaire spécifique (design de mode ou design textile - matériaux - surface). Le candidat est invité à choisir une des deux séries de documents à partir de laquelle il rédige deux commentaires argumentés distincts, l'un en réponse à la problématique de culture design, l'autre relatif à la problématique de culture technologique (l'argumentaire technologique peut être éventuellement accompagné de croquis).

    Le candidat choisit l'ordre dans lequel il traite chacun des deux domaines. Les deux copies (de culture design et de culture technologique) seront évaluées séparément et donneront lieu à deux notes distinctes.

    Évaluation

    Sont évaluées les capacités :

    - d'analyse et de réflexion,

    - d'articulation et de hiérarchisation des savoirs,

    - de pertinence de la réponse,

    - de maîtrise de l'expression écrite.

    • Contrôle en cours de formation

    Cette épreuve est constituée de deux situations d'évaluation :

    1°) Première situation : forme écrite, durée deux heures, coefficient 2.

    Le candidat doit procéder par écrit à l'analyse comparée de plusieurs documents iconiques, éventuellement accompagnés de textes. Les documents servant de support à l'épreuve sont choisis parmi les divers champs de la création.

    Évaluation

    L'évaluation porte sur les savoirs en Culture design et en Technologies.

    Sont évaluées :

    - l'articulation et la hiérarchisation des savoirs ;

    - la maîtrise de l'expression écrite, l'utilisation du vocabulaire spécifique.

    2°) Deuxième situation : coefficient 4.

    Le candidat doit réaliser une étude relevant de l'actualité du design, de la création contemporaine et de la question technologique. Cette étude met en évidence les qualités réflexives du candidat et peut porter sur une problématique, un thème, une œuvre... Elle se présente sous forme de dossier et est limitée à une dizaine de pages, hors iconographie. Elle doit être remise au professeur en fin de formation.

    Évaluation

    Sont évaluées :

    - les capacités d'analyse et de synthèse.

    A l'issue des situations d'évaluation, dont le degré d'exigence est équivalent à celui requis dans le cadre de l'épreuve ponctuelle correspondante, l'équipe pédagogique de l'établissement de formation adresse au jury une fiche d'évaluation du travail réalisé par le candidat.

    Le jury pourra éventuellement demander à avoir communication des supports des situations d'évaluation. Ces documents seront tenus à la disposition du jury et de l'autorité rectorale pour la session considérée et jusqu'à la session suivante.

    Après examen attentif des documents fournis le cas échéant, le jury formule toute remarque et observation qu'il juge utile et arrête la note.

    EF. 1 - Langue vivante étrangère 2 (UF. 1)

    Objectifs

    L'épreuve a pour but d'évaluer :

    - la compréhension de la langue vivante étrangère orale et éventuellement écrite ;

    - l'expression orale dans la langue vivante étrangère ;

    Formes de l'évaluation

    • Contrôle ponctuel : épreuve orale facultative, durée 20 minutes, temps de préparation 20 minutes

    Modalités

    L'épreuve se décompose ainsi :

    - présentation personnelle du candidat et entretien sur son expérience professionnelle (stage en entreprise, activités professionnelles...) en langue vivante étrangère ;

    - entretien en langue vivante étrangère sur la base d'un document écrit, audio ou vidéo, en relation plus ou moins directe avec le domaine professionnel.

    EF. 2 -Approfondissement sectoriel (UF. 2)

    Objectifs

    L'épreuve a pour but d'évaluer les acquis du candidat et sa culture dans le domaine d'approfondissement qu'il a choisi. Elle permet de vérifier ses capacités d'analyse et de synthèse, son sens critique et la pertinence de ses choix.

    Formes de l'évaluation

    • Contrôle ponctuel : épreuve orale facultative, durée : 15 minutes

    Modalités

    L'épreuve consiste en un entretien prenant appui sur un dossier de synthèse élaboré par le candidat.

    Le dossier, qui peut être constitué de textes et de croquis personnels ainsi que de références et de documents iconographiques, ne doit pas excéder une dizaine de pages, format A4 maximum.

    L'entretien se déroule à la suite de l'épreuve de projet professionnel, devant le même jury.

    Le dossier est remis en même temps que celui de l'épreuve de projet professionnel.

    EF.2 - Approfondissement sectoriel (UF.2)

    Objectifs

    L'épreuve a pour but d'évaluer les acquis du candidat et sa culture dans le domaine d'approfondissement qu'il a choisi, soit en rapport avec une des hypothèses professionnelles développées par le projet, soit motivé par le secteur professionnel singulier ou innovant rencontré lors d'un stage, soit par son environnement technologique.

    Forme de l'évaluation

    • Contrôle en cours de formation

    Modalités

    Le contrôle en cours de formation de cette épreuve facultative est constitué d'une situation d'évaluation faisant l'objet d'une présentation orale suivie d'un échange avec le jury, elle a une durée de 15 minutes par étudiant.

    La situation d'évaluation, soutenue à l'oral devant jury, permet au candidat d'exposer la motivation de son choix et de répondre aux interrogations sur les connaissances et les savoirs particuliers acquis au cours du travail de recherche approfondie mené pour cette étude. L'entretien prend appui sur un dossier de synthèse élaboré par le candidat. Le dossier, qui peut être constitué de textes et de croquis personnels ainsi que de références et de documents iconographiques, ne doit pas excéder une dizaine de pages, format A4 maximum.

    L'entretien se déroule à la suite de la deuxième évaluation de projet professionnel, devant le même jury.

    À l'issue de la situation d'évaluation, le jury communique au chef de l'établissement de formation, une fiche d'évaluation pour chaque candidat. Ces résultats seront adressés, au même titre confidentiel de rigueur que des copies d'examen à l'autorité rectorale, ou service des examens qui les mettra à disposition du jury final qui arrête les notes.

    Évaluation

    Le degré d'exigence de la situation de contrôle en cours de formation est équivalent à celui requis dans le cadre de l'épreuve ponctuelle correspondante.

    • Contrôle ponctuel: épreuve orale facultative, durée : 15 minutes

    Modalités

    L'épreuve consiste en un entretien prenant appui sur un dossier de synthèse élaboré par le candidat.

    Le dossier, qui peut être constitué de textes et de croquis personnels ainsi que de références et de documents iconographiques, ne doit pas excéder une dizaine de pages, format A4 maximum.

    L'entretien se déroule à la suite de l'oral de l'épreuve de projet professionnel, devant le même jury.

    Le dossier est remis en même temps que ceux de l'épreuve de projet.

    Ce dossier est transmis selon une procédure mise en place par chaque Académie et à une date fixée dans la circulaire d'organisation de l'examen. Le contrôle de conformité du dossier est effectué selon des modalités définies par les autorités académiques avant l'interrogation. La constatation de non conformité du dossier entraîne l'attribution de la mention non valide à l'épreuve correspondante. Le candidat, même présent à la date de l'épreuve, ne peut être interrogé. En conséquence, le diplôme ne peut lui être délivré.

    Dans le cas où, le jour de l'interrogation, le jury a un doute sur la conformité du dossier, il interroge néanmoins le candidat. L'attribution de la note est réservée dans l'attente d'une nouvelle vérification mise en œuvre selon des modalités définies par les autorités académiques. Si, après vérification, le dossier est déclaré non-conforme, la mention non valide est portée à l'épreuve. La non conformité du dossier peut être prononcée dès lors qu'une des situations suivantes est constatée :

    - Absence de dépôt du dossier ;

    - Dépôt du dossier au-delà de la date fixée par la circulaire d'organisation de l'examen ou de l'autorité organisatrice.

    Évaluation

    L'entretien sur dossier sera évalué par un jury composé de professionnels et de professeurs d'arts appliqués.

    L'entretien se déroule à la suite de l'épreuve de projet professionnel, devant le même jury.

    Sont évalués :

    - La pertinence et la cohérence de la réflexion et de l'analyse des références au regard de la problématique traitée ;

    - Le positionnement critique et l'implication personnelle

    - Les qualités de la communication écrite et visuelle du dossier et l'efficacité de la communication orale.

    Annexe 6

    Tableaux de correspondance épreuves / unités

    Tableau de correspondance entre les épreuves / unités des examens du brevet de technicien supérieur "stylisme de mode" définies par l'arrêté du 3 septembre 1997 et les épreuves / unités de l'examen du brevet de technicien supérieur "design de mode, textile et environnement, option mode" définies par le présent arrêté.

    Épreuves / unités du BTS "stylisme de mode" définies par l'arrêté du 3 septembre 1997

    Épreuves / unités du brevet de technicien supérieur "design de mode, textile et environnement, option mode" définies par le présent arrêté

    Épreuves / sous-épreuves

    Unités

    Épreuves / sous-épreuves

    Unités

    - E1 Français

    U. 1

    - E1 Français

    U. 1

    - E2 Langue vivante étrangère 1

    U. 2

    - E2 Langue vivante étrangère 1

    U. 2

    - E3 Mathématiques - sciences

    - Sous-épreuve : Mathématiques

    U. 3

    U. 3.1

    Pas d'unité correspondante

    - E3 Mathématiques - sciences

    - Sous-épreuve : Sciences physiques

    U. 3

    U. 3.2

    - E3 Sciences physiques

    U. 3

    - E4 Projet - Technologie

    - Sous-épreuve : Projet

    . Recherche

    . Développement

    . Présentation discussion

    - E5 Dossier personnel - Gestion - Législation

    - Sous-épreuve : Gestion législation

    U. 4

    U. 4.1*

    U. 5

    U. 5.2*

    - E4 Projet

    - Sous-épreuve : projet professionnel (les sous-épreuves U. 4.1 et U. 5.2 du diplôme précédent sont nécessaires pour valider celle-ci)

    U. 4

    U. 4.1

    - E5 Dossier personnel - Gestion - Législation -

    Sous-épreuve : Présentation d'un dossier de travaux personnels

    U. 5

    U. 5.1

    - E5 Dossier de travaux

    - E4 Projet

    - Sous-épreuve : rapport de stages ou d'activités professionnelles

    U. 5

    U. 4

    U. 4.2

    - E4 Projet - Technologie

    - Sous-épreuve : Technologie

    U. 4

    U. 4.2

    - E6 Culture design et Technologies

    - Sous-épreuve : Technologies

    U. 6

    U. 6.1

    - E6 Arts, techniques et civilisation

    U. 6

    - E6 Culture design et Technologie

    - Sous-épreuve : Culture design

    U. 6 U. 6.2

    - EF1 Musique

    UF. 1

    Pas d'unité correspondante

    - E2 Langue vivante étrangère 2

    UF. 2

    - EF1 Langue vivante étrangère 2

    UF. 1

    Pas d'unité correspondante

    - EF2 Approfondissement sectoriel

    UF. 2

    En cas d'ajournement au brevet de technicien supérieur "stylisme de mode" défini par l'arrêté du 3 septembre 1997, les bénéfices des notes obtenus sont reportés sur les unités correspondantes du brevet de technicien supérieur "design de mode, textile et environnement, option mode" défini par le présent arrêté (la durée de validité de ces bénéfices est de 5 ans à compter de leur date d'obtention sous réserve de modification du règlement). Les anciennes unités qui ne trouvent pas leur correspondance dans le nouveau règlement sont perdues. Inversement, les nouvelles unités qui n'ont pas d'équivalent dans l'ancien règlement font l'objet d'une présentation par les candidats.

    *Les candidats doivent attester d'une note égale ou supérieure à 10/20 à chacune des unités 4.1 et 5.2 du brevet de technicien supérieur "stylisme de mode" défini par l'arrêté du 3 septembre 1997 pour prétendre au bénéfice de l'unité 4.1 "projet professionnel" du brevet de technicien supérieur "design de mode, textile et environnement, option mode" défini par le présent arrêté.

    Tableau de correspondance entre les épreuves / unités des examens du brevet de technicien supérieur "art textile et impression" définies par l'arrêté du 3 septembre 1997 et les épreuves / unités de l'examen du brevet de technicien supérieur "design de mode, textile et environnement, option, textile - matériaux - surface" définies par le présent arrêté.

    Épreuves / unités du BTS "art textile et impression" définies par l'arrêté du 3 septembre 1997

    Épreuves / unités du brevet de technicien supérieur "design de mode, textile et environnement, option textile - matériaux - surface" définies par le présent arrêté

    Épreuves / sous-épreuves

    Unités

    Épreuves / sous-épreuves

    Unités

    - E1 Français

    U. 1

    - E1 Français

    U. 1

    - E2 Langue vivante étrangère 1

    U. 2

    - E2 Langue vivante étrangère 1

    U. 2

    - E3 Mathématiques - sciences

    - Sous-épreuve : Mathématiques

    U. 3

    U. 3.1

    Pas d'unité correspondante

    - E3 Mathématiques - sciences

    - Sous-épreuve : Sciences physiques

    U. 3

    U. 3.2

    - E3 Sciences physiques

    U. 3

    - E4 Projet - Technologie

    - Sous-épreuve : Projet

    . Recherche

    . Développement

    . Présentation discussion

    - E5 Dossier personnel - Gestion - Législation

    - Sous-épreuve : Gestion législation

    U. 4

    U. 4.1*

    U. 5

    U. 5.2*

    - E4 Projet

    - Sous-épreuve : projet professionnel (les sous-épreuves U. 4.1 et U. 5.2 du diplôme précédent sont nécessaires pour valider celle-ci)

    U. 4

    U. 4.1

    - E5 Dossier personnel - Gestion - Législation

    - Sous-épreuve : Présentation d'un dossier de travaux personnels

    U. 5

    U. 5.1

    - E5 Dossier de travaux

    - E4 Projet

    - Sous-épreuve : rapport de stages ou d'activités professionnelles

    U. 5

    U. 4

    U. 4.2

    - E4 Projet - Technologie

    - Sous-épreuve : Technologie

    U. 4

    U. 4.2

    - E6 Culture design et Technologies

    - Sous-épreuve : Technologies

    U. 6

    U. 6.1

    - E6 Arts, techniques et civilisation

    U. 6

    - E6 Culture design et Technologie

    - Sous-épreuve : Culture design

    U. 6

    U. 6.2

    - EF1 Musique

    UF. 1

    Pas d'unité correspondante

    - E2 Langue vivante étrangère 2

    UF. 2

    - EF1 Langue vivante étrangère 2

    UF. 1

    Pas d'unité correspondante

    - EF2 Approfondissement sectoriel

    UF. 2

    En cas d'ajournement au brevet de technicien supérieur "art textile et impression" défini par l'arrêté du 3 septembre 1997, les bénéfices des notes obtenues sont reportés sur les unités correspondantes du brevet de technicien supérieur "design de mode, textile et environnement, option textile - matériaux - surface" défini par le présent arrêté (la durée de validité de ces bénéfices est de 5 ans à compter de leur date d'obtention sous réserve de modification du règlement). Les anciennes unités qui ne trouvent pas leur correspondance dans le nouveau règlement sont perdues. Inversement, les nouvelles unités qui n'ont pas d'équivalent dans l'ancien règlement font l'objet d'une présentation par les candidats.

    *Les candidats doivent attester d'une note égale ou supérieure à 10/20 à chacune des unités 4.1 et 5.2 du brevet de technicien supérieur "art textile et impression" définis par l'arrêté du 3 septembre 1997 pour prétendre au bénéfice de l'unité 4.1 "projet professionnel" du brevet de technicien supérieur "design de mode, textile et environnement, option textile - matériaux - surface" défini par le présent arrêté.

    Correspondance des épreuves et unités de l'examen du brevet de technicien supérieur "design de mode, textile et environnement" définies par l'arrêté du 31 juillet 2003 avec les épreuves et unités de l'examen du brevet de technicien supérieur "design de mode, textile et environnement" définies par l'arrêté du 8 avril 2009.

    Brevet de technicien supérieur "design de mode, textile et environnement" (défini par l'arrêté du 31 juillet 2003)

    Brevet de technicien supérieur "design de mode, textile et environnement" (défini par l'arrêté du 31 juillet 2003 modifié)

    Épreuves / sous-épreuves

    Unités

    Épreuves / sous-épreuves

    Unités

    E1 Français

    U1

    E1 Culture générale et expression

    U1

    E2 Langue vivante étrangère 1

    U2

    E2 Langue vivante étrangère 1

    U2

    E3 Sciences physiques

    U3

    E3 Sciences physiques

    U3

    E4 Projet

    - Sous-épreuve : Projet professionnel

    - Sous-épreuve : Rapport de stage ou d'activités professionnelles

    U41

    U42

    E4 Épreuve professionnelle de synthèse

    - Sous-épreuve : Projet professionnel

    - Sous-épreuve : Rapport de stage ou d'activités professionnelles

    U41

    U42

    E5 Dossier personnel

    U5

    E5 Dossier de travaux

    U5

    E6 Culture design et technologie

    - Sous-épreuve : Culture design

    - Sous-épreuve : Technologies

    U61

    U62

    E6 Culture design et technologie

    - Sous-épreuve : Culture design

    - Sous-épreuve : Technologies

    U61

    U62

    EF1 Langue vivante étrangère 2

    UF1

    EF1 Langue vivante étrangère

    UF1

    EF2 Approfondissement sectoriel

    UF2

    EF2 Approfondissement sectoriel

    UF2

    En cas d'ajournement au brevet de technicien supérieur "design de mode, textile et environnement" défini par l'arrêté du 31 juillet 2003, les bénéfices des notes obtenues sont reportés sur les unités correspondantes du brevet de technicien supérieur "design de mode, textile et environnement" défini par le présent arrêté (la durée de validité de ces bénéfices est de 5 ans à compter de leur date d'obtention sous réserve de modification du règlement).

Pour le ministre et par délégation :

Par empêchement du directeur

de l'enseignement supérieur :

Le chef de service, adjoint au directeur,

J.-P. Korolitski