Dossiers législatifs - Projet de loi d'orientation des mobilités (TRET1821032L)

Dernière modification: 22 mars 2019

    • Étude d'impact du projet de loi : (PDF, 3,6 Mo).
    • Étude d'impact de la lettre rectificative : (PDF, 460 Ko).
    • Avis du Conseil d'État sur le projet de loi
    • Avis du Conseil d'État sur la lettre rectificative
    • Communiqué de presse du Conseil des ministres du 26 novembre 2018 La ministre auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, a présenté un projet de loi d’orientation des mobilités. Les transports sont essentiels dans la vie quotidienne : leur bon fonctionnement est indispensable pour l’émancipation individuelle, le développement économique, la cohésion sociale et territoriale. Cette politique est confrontée à quatre grands défis et bouleversements : le manque de solutions dans de nombreux territoires, qui entretient un sentiment d’assignation à résidence ; l’urgence environnementale et climatique, qui appelle à changer nos comportements ; les impasses d’une politique d’infrastructures tournée vers les grands projets et non financée depuis des décennies ; une révolution de l’innovation et des pratiques, qui constitue une formidable opportunité. Pour relever ces défis, le Gouvernement a lancé, dans toute la France, des assises nationales de la mobilité à l’automne 2017. Élus, citoyens, entreprises, associations ont pu y exprimer leurs attentes et leurs propositions pour une nouvelle politique qui réponde vraiment à leurs besoins. Le projet de loi engage cette transformation profonde au service d’un objectif : améliorer concrètement la mobilité au quotidien de tous les Français et dans tous les territoires. 1 - Apporter partout des solutions pour sortir de la dépendance à la voiture individuelle La loi fixe un objectif : permettre que soient proposées partout des alternatives à l’usage individuel de la voiture. Cela passera par la suppression des zones où, faute d’autorité publique en capacité de proposer des solutions, posséder sa voiture est la seule option pour se déplacer. La loi simplifiera l’exercice de la compétence mobilité par les collectivités territoriales, qui pourront mettre en place des solutions plus simples et mieux adaptées : covoiturage, auto-partage, transport à la demande, etc. Elle renforcera la coordination entre autorités organisatrices pour faciliter le parcours des voyageurs, ainsi que l’implication des employeurs et des usagers, avec la création de comités des partenaires. Pour accompagner nos concitoyens en difficultés d'insertion ou en recherche d'emploi, la loi vise également à déployer le conseil individualisé à la mobilité. Elle favorisera les déplacements des personnes handicapées en améliorant leur information sur les parcours accessibles et en garantissant des tarifs réduits à leurs accompagnateurs. 2. Accélérer le développement des nouvelles solutions de mobilités Pour tirer parti de la révolution digitale, la loi ouvrira les données en temps réel des offres de mobilité pour que chacun puisse connaître toutes les solutions à sa disposition et mieux préparer son trajet. Elle facilitera les expérimentations de solutions nouvelles dans les territoires, le développement d’offres intégrées accessibles en un clic, et le déploiement des véhicules autonomes. La loi apportera un nouveau cadre pour le développement des nouveaux services de mobilités (trottinettes en libre-service, vélos ou scooters sans station d’attache), avec la possibilité pour les autorités organisatrices d’instaurer des « cahiers des charges » à respecter par les nouveaux opérateurs. 3. Réussir la transition écologique Le projet de loi contribue aux objectifs ambitieux que la France s’est fixée dans l’accord de Paris puis dans le plan climat. Pour encourager les mobilités actives et partagées, un forfait mobilité durable sera créé, permettant aux employeurs de verser jusqu’à 400 euros par an, sans charges ou impôts, aux salariés ayant recours au vélo ou au covoiturage pour leurs déplacements domicile-travail. L’État généralisera ce forfait à tous ses agents dès 2020. Pour faire du vélo un mode de transport à part entière, la loi traduira également les dispositions du plan vélo présenté par le Gouvernement en septembre 2018. Par ailleurs, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur, la loi accélérera la transition de tous les parcs de véhicules, avec par exemple sur les véhicules légers le double objectif de multiplier par cinq les ventes de voitures électriques d’ici 2022 et de stopper la vente de voitures émettant des gaz à effet de serre en 2040. Des dispositions sur la baisse des coûts de raccordement des installations de recharge et d’avitaillement et l’élargissement du droit à la prise seront mises en place. Pour améliorer la qualité de l’air, la loi portera notamment le déploiement de zones à faibles émissions, en particulier pour les métropoles les plus polluées. Quinze collectivités ont déjà annoncé s’engager dans cette démarche proposée par l’État. 4. Construire une programmation des infrastructures au service des transports du quotidien La programmation des investissements de transports proposée dans le projet de loi doit permettre de sortir des promesses non financées du passé et de définir pour la première fois de façon claire, priorisée et sincère la politique d’investissement pour la prochaine décennie. Elle consacre une forte augmentation des investissements de l’État, avec 13,4 milliards d’euros sur cinq ans, soit 40 % d’augmentation par rapport au quinquennat précédent. Elle repose enfin sur cinq programmes prioritaires élaborés sur la base des propositions du conseil d’orientation des infrastructures : l’entretien et la modernisation des réseaux routiers, ferroviaires et fluviaux ; la désaturation des grands nœuds ferroviaires ; le désenclavement routier des villes moyennes et des territoires ruraux et le développement des mobilités propres et partagées au quotidien ; et enfin le report modal dans le transport de marchandises. Enfin, ce projet de loi portera une réforme du permis de conduire, pour en réduire le coût et le délai d’obtention. En effet, l’obtention du permis peut constituer un frein important à la mobilité : le projet de loi sera enrichi dans la perspective du débat parlementaire des dispositions législatives nécessaires.
    • Communiqué de presse du Conseil des ministres du 20 février 2019 Le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire et la ministre auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, ont présenté une lettre rectificative au projet de loi d’orientation des mobilités. Le projet de loi d’orientation des mobilités engage une transformation profonde des politiques publiques de mobilités, au service d’un objectif : améliorer concrètement la mobilité au quotidien de tous les Français et dans tous les territoires. Présenté en conseil des ministres le 26 novembre 2018, à l’issue de dix-huit mois d’une large concertation, il sera débattu au Sénat au mois de mars. La lettre rectificative porte principalement sur deux thématiques. En premier lieu, elle prolonge l’habilitation du Gouvernement, initialement prévue par l’article 32 de la loi du 27 juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire, à légiférer par ordonnance dans le domaine de la négociation collective pendant une période de neuf mois à compter de la publication de la loi d’orientation des mobilités. En effet, l’arrêt du recrutement au statut des agents de la SNCF, qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2020, nécessite de disposer d’instruments juridiques permettant de s’assurer que la branche ferroviaire se dote d’une convention collective complète, comportant des garanties sociales adaptées et applicables à tous les salariés au plus tard le 31 décembre 2019. Les négociations dans la branche sont actuellement en cours, et ne nécessitent pas la mise en oeuvre d’un tel dispositif. Cette mesure vise uniquement à ce qu’il puisse être activé par le Gouvernement en cas d’échec des négociations, pour que la branche ferroviaire dispose d’un cadre complet à partir du 1er janvier 2020. En second lieu, cette lettre rectificative intègre dans le projet de loi d’orientation des mobilités les dispositions concernant le secteur des transports ferroviaires qui figuraient dans le projet de loi portant suppression de sur-transpositions de directives européennes en droit français, qui a été examiné en première lecture au Sénat en fin d’année 2018. Dans le cadre de la politique de réduction de la production normative et de simplification de la vie administrative qu'il a entreprise, le Gouvernement a en effet mené un travail de recensement et d'analyse de l'opportunité de l'ensemble des sur-transpositions de directives européennes identifiées en droit français, en vue de supprimer celles qui ne correspondent à aucune priorité nationale identifiée et qui pèsent, de façon injustifiée, sur la compétitivité et l'attractivité de la France en Europe. Ainsi, les dispositions reprises simplifient certaines règles de fonctionnement applicables aux entreprises gestionnaires d’infrastructures ferroviaires et aux entreprises ferroviaires ainsi qu’à la procédure applicable en matière d’accès aux installations de service. Ces mesures de simplification sont prévues après que l’État s’est assuré qu’elles garantissent le même haut niveau de sécurité ferroviaire, qui demeure la priorité absolue.
    • Dossiers législatifs

    • Documents préparatoires

    • Débats parlementaires (Procédure accélérée)

      • Sénat (1ère lecture)

        • Compte rendu analytique de la séance du 19 mars 2019 ‎: discussion générale, question préalable, discussion générale (suite), discussion des articles : art 1er A, ‎rapport annexé.‎
        • Compte rendu analytique de la séance du 20 mars 2019‎ ‎: discussion des articles (suite) : rapport annexé (suite), art additionnels, art 1er B, art additionnels, art ‎‎1er C, art 1er D, art additionnels, art 1er, art additionnels, art 1er bis.‎
        • Compte rendu analytique de la séance du 21 mars 2019 : discussion des articles (suite) : art 2, art additionnel, art 2 bis, art 3, art 4, art additionnel, art 5, art additionnels, chapitre III : mobilité solidaire, art 6, art 7, art additionnels, art 8, art additionnels, exception d'irrecevabilité, art 9, art additionnels, art 11, art 12, art additionnels, art 13 (supprimé), art 13 bis, art 14, art additionnels.